Étiquette : Mozart

  • Ecouter Pavol Breslik chanter Mozart (et Dvorak)

    Parmi les grands interprètes de Mozart à l’opéra,

    il faut compter avec le ténor slovaque Pavol Breslik,

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    ici dans un récital d’airs de Mozart

    extraits d’Idoménée, Don Giovanni, Cosi fan tutte, L’Enlèvement au Sérail, La Flûte enchantée ;

    ainsi que l’air de concert K 431 (425b) Misero ! O sogno ;

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    tel que nous l’offre un superbe CD Orfeo intitulé Mozart,

    avec le Münchner Rundfunkorchester, que dirige Patrick Lange ;

    soit le CD Orfeo  C 889 161 A.

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    J’avais découvert ce ténor dans un merveilleux récital de mélodies de Dvorak, intitulé Songs,

    accompagné au piano par Robert Pechanec :

    un CD Supraphon SU 4215.

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    CD Dvorak sur lequel on peut lire cette appréciation de Jean-Charles Hoffelé :

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    Ténor Mozart absolu, chez lui chez Schubert comme plus aucun ténor n’y fut depuis Wunderlich et Haeffliger, voici que Pavol Breslik nous offre un plein album de mélodies de Dvorak, revenant à sa langue natale _ le tchèque. Album magique _ voilà ! _, qui s’ouvre avec le second enregistrement – Marcus Ullmann l’a précédé de peu (2014) gravant la première mondiale chez Hänssler – de la version originale des Cyprès. Le cycle de poèmes de Gustav Pfleger-Moravsky est une merveille que le compositeur de Rusalka a mis en musique avec une dévotion poétique inouïe, l’œuvre est d’une beauté insensée, du tout grand Dvorak, surtout chantée avec ce timbre de miel, ces aigus filés, cette voix qui se suspend sur les paysages du piano conteur de Robert Pechanec. Ecoutez seulement le cinquième lied. On tient là un des tous grands cycles de mélodies du romantisme tardif et dans une interprétation probablement définitive. Cet état de grâce se poursuit dans les Chants du soir, Pavol Breslik parant sa voix de teintes plus sombres, médium véhément qui capture l’inquiète poésie de Vitezslav Halek, ligne admirable dans sa tension, dans ses élans. Puis viennent les biens plus courus Chants tziganes, propriété habituellement des voix féminines. Pourtant Philip Langridge en avait gravé une magnifique version – disque Forlane devenu rare où il donnait aussi Le Journal d’un disparu de Janacek – aujourd’hui Pavol Breslik lui succède avec un panache fou et une poésie désarmante. Quelle présence _ voilà ! _, comme la voix se lance et rebondit, danse la mélodie ! Magique simplement _ oui, oui ! _, conclusion parfaite d’un disque en or, indispensable à toute discothèque Dvorak. Et maintenant si Pavol Breslik tentait Le Journal d’un disparu et quelques mélodies de Janacek ? (Discophilia – Artalinna.com). (Jean-Charles Hoffelé)

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    Pour notre plus pure délectation.

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    Ce lundi 28 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

     

  • Pour approfondir la connaissance du travail au disque de John Butt

    Pour approfondir la connaissance du travail au disque, chez Linn Records, du chef John Butt,

    dont m’a enchanté le Mozart Requiem, le CD Linn CKR 449 _ cf mon article du 19 avril dernier … _,

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    Outhere diffuse présentement divers enregistrements antérieurs de ce chef et de son Dunedin Consort ;

    par exemple, ces trois coffrets Bach des années 2008, 2010 et 2013,

    dans les parfaites prises de son dont sont coutumiers les Linn Records :

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    une Bach’s last performing version, c. 1742 de la Matthew Passion parue en 2008 (un CD Linn CKR 313),

    une Reconstruction of Bach’s Passion Liturgy de la John Passion parue en 2013 (un CD Linn CKR 419),

    et une Mass in B minor, de Bach, d’après l’édition Breitkopf & Härtel, éditer by Joshua Rikkin in 2006 parue 2010 (un CD Linn CKR 354).

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    L’écoute de ces trois coffrets de ces trois chefs d’œuvre de Bach

    est bien sûr assez surprenante pour nos oreilles habituées à d’autres effectifs de musiciens et de chanteurs ;

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    et cela à la différence de l’écoute pleinement radieuse, elle, du Requiem de Mozart du Dunedin Consort,

    paru en 2014…

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    Mais la lisibilité des œuvres en sort assurément grandie…

    Et c’est au moins très intéressant _ ne serait-ce que pour l’histoire des interprétations de ces œuvres.

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    Ce lundi 23 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un superbe Requiem de Mozart, interprété par the Dunedin Consort tel qu’il le fut la première fois, le 10 décembre 1791

    Ce qui m’amène à la recension, ici, de ce sublime CD Mozart Requiem (le CD Linn Records CKR 449),

     

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    c’est moins la performance du musicologue David Black ayant identifié la date et le lieu _ le 10 décembre 1791, soit cinq jours après le décès de Mozart, et en l’église Saint-Michel, à Vienne, et en grande partie à l’initiative de son ami Emanuel Schikaneder _ de la toute première interprétation du Requiem en ré mineur (K. 626) de Mozart,

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    que la magistrale interprétation qu’en donnent le Dunedin Consort sous la direction de son chef, John Butt,

    avec les parfaits solistes que sont Joanne Lunn, soprano, Rowan Hellier, alto, Thomas Hobbs, tenor, et Matthew Brook, basse.

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    Quelle œuvre !

    Et quelle magnifique interprétation ici…

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    Ce jeudi 19 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    04 April 2014
    Le Parnasse Musical
    4 Stars

    Le Dunedin Consort est connu pour ses exécutions d’œuvres musicales à leur état d’origine. L’ensemble écossais a enregistré, entre autres, le Messie de Handel selon la première exécution publique de 1742. Ils ont tenté, avec le Requiem de Mozart, de respecter les premières intentions du compositeur, et surtout celles de Frans Xavier Süssmayr (1766-1803) son assistant de la dernière heure.

    On est à peu près certain que Süssmayr a composé en entier le Sanctus et l’Agnus Dei. Suivant les indications de Mozart, il a orchestré plusieurs parties manquantes, dont le très beau Lacrimosa. Plus d’un an après la mort de Mozart, on organisa un concert-bénéfice pour sa veuve, Constance Weber. C’est le manuscrit complété par Süssmayr qui fut utilisé le 2 janvier 1793 et qui est considéré comme la « first public performance » du Requiem.

    Les musicologues ont toujours vu dans le travail de Süssmayr des erreurs et quelques maladresses d’orchestrations dans l’ultime œuvre de Mozart. C’est pourquoi, il y a eu depuis plusieurs éditions « nouvelles » qui tentent de corriger ces irrégularités. L’édition de David Black tente un retour aux sources, en respectant tel quel le travail de Süssmayr et en tenant compte des pratiques courantes des exécutions de cette époque.

    En premier lieu, l’effectif du chœur est réduit à 16 voix. Les solistes vocaux sont placés à même le chœur. Ils chantent à la fois les parties chorales et leurs solos, ce qui donne une belle lisibilité à l’ensemble. On est loin des grandes masses chorales souvent entendues dans le passé. Bien entendu, l’utilisation des instruments anciens est plus qu’approprié. Ils offrent une palette de couleurs et de timbres sonores beaucoup plus séduisants. Notons enfin, l’utilisation du pianoforte dans le continuo, car les dernières recherches ont prouvé qu’il n’y avait pas d’orgue dans la salle viennoise de 1793!

    Toutes ces considérations demeurent plutôt sans intérêt pour le commun des mortels. Mais pour le directeur John Butt et ses musiciens, il semble que le retour à la genèse de cette œuvre mythique les a grandement inspirés! En effet, le chœur est vibrant et pleinement convaincant. Les solistes sont particulièrement beaux, tant dans leur esthétique que dans leur expression fervente et émouvante. L’orchestre est riche de musicalité et d’élan dynamique, parfois dramatique, parfois tendre et prenant. (merveilleux cors de basset!)

    Nous avons ici une réussite exemplaire, et la musique de Mozart nous touche à nouveau. Véritable chant du cygne d’un génie, cet adieu au monde est bouleversant et unique. Prise de son extraordinaire, l’une des meilleures de tout le catalogue discographique.

     

  • Le buzz sur Call me by your name

    Suite à la très récente cérémonie des Oscars 2018,

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    divers clips vidéos sur le bien intéressant film Call me by your name (Chiamami col tuo nome) de Luca Guadagnino

    (et à partir d’un scénario de James Ivory _ oscarisé pour la peine ! et, à 90 ans, pour la première fois de sa très brillante carrière de cinéaste (avec, entre autres réussites, Chambre avec vue, en 1986, Maurice, en 1987, Retour à Howards End, en 1991, etc.)… _, d’après le roman Appelle-moi par ton nom d’André Aciman né le 2 janvier 1951 à Alexandrie, en Egypte, écrivain américain d’origine Italo-turque : à découvrir ! )

    ont captivé mon attention ;

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    et cela, alors même que je n’ai pas le temps de me déplacer pour aller voir le film en salle en ce moment :

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    probablement parce qu’il s’agit là, même seulement entr’aperçue à travers ces simples clips,

    d’une représentation assez réussie _ même ainsi tronquée, faute de voir vraiment le film en son entièreté ! je le répète !… _ de la naissance et du déploiement plus ou moins timide ou audacieux du désir, et de la séduction _ au moment de l’adolescence, principalement (et de l’ouverture à la sexualité adulte) : le jeune Elio a 17 ans cet été-là (choisi par le film), en 1983 (au lieu de 1987 dans le roman) _,

    …

    et cela,

    quels que soient les sexes des deux personnes _ le désirant et le désiré, l’amant et l’aimé aurait dit Platon ; ou aussi, d’un seul et même mouvement, de la part des deux amants, à la fois désirants et désirés, les deux, l’un de l’autre : cela arrive aussi, heureusement… _ en cette situation et moment de naissance et déploiement du désir amoureux _ plus ou moins réciproque et plus ou moins simultané.

    …

    Soit une éducation sentimentale _ en 1983, donc ; moment où la fixent en ce film le scénariste James Ivory, et le réalisateur Luca Guadagnino ; alors que l’auteur du récit de départ, André Aciman, avait, lui, choisi 1987…

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    Et via le regard d’Elio, âgé de 17 ans ce lumineux été-là de 1983 _ Oliver, lui, l’objet de son désir, en a alors 24 ; puisque tel est l’écart d’âge fixé par le roman…

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    Et les acteurs du film, tant Timothée Chalamet (Elio), qu’Armie Hammer (Oliver),

    sont stupéfiants de vérité _ en ce délicat cheminement amoureux vers Cythère _ : magnifiques !!!

    …

    Au point de carrément crever l’écran _ chacun à sa façon, bien sûr : de sujet et d’objet du désir ; même si l’objet du désir est loin de demeurer inerte en l’évolution de la situation amoureuse ; il n’est certes pas qu’un objet : l’objet vit et réagit ! Et le voici bientôt séduit… _ de leur magique présence…

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    Quelles magnifiques incarnations de leurs personnages d’Elio et d’Oliver

    offrent de tels acteurs, à pareil degré de charisme…

    …

    …

    _ sur cette incarnation des personnages,

    voir mon article du 25 septembre 2011 à propos de La Voix des personnages de Martine de Gaudemar : «  ;

    et, à titre de rappel, et à propos de la construction même (ouverte) du sujet, qu’est la subjectivation,

    cet autre article-ci, du 4 février dernier :  »

    …

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    Or, rien _ bien an contraire ! _ dans le film n’assigne quelque identité sexuelle _ close et définitive _ à aucun des personnages protagonistes de ce récit _ parents compris, d’ailleurs… _ ;

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    nous sommes à mille lieues, dans ce film parfaitement intelligent et sensible _ juste ! _, de tout ghetto, et de tout communautarisme _ et de quelque propagande que ce soit : c’est bien seulement d’amour (et de sa part d’effarement face à son apparition et à ses ouvertures) qu’il s’agit là _ ;

    …

    d’ailleurs, le mot gay _ pas plus que ceux d’homo- et d’hétéro- sexualité, non plus _ n’est jamais prononcé…

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    …

    Il ne s’agit pas là, en effet, d’une initiation à la sexualité _ et moins encore à l’homosexualité _,

    mais simplement de la naissance et du déploiement d’un premier amour _ et cela quels que soient les genres des personnes qui vont s’aimer et s’aiment…

    …

    …

    A comparer, sur ce point, à mon article-critique du 31 janvier dernier «  …

    …

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    Voici, aussi _ en une sympathique vidéo (de 13′) _, une intéressante et significative analyse du film, en italien : Il significato di Chiamami col tuo nome, par un jeune Italien d’aujourd’hui, Lorenzo Signore

    _ un point de vue de quelqu’un d’une autre génération que la mienne ;

    ainsi que de celles des James Ivory (né à Berkeley, le 7 juin 1928 : 89 ans), le scénariste officiel, André Aciman (né à Alexandrie, le 2 janvier 1951 : 67 ans), l’auteur du roman de départ, ou Luca Guadagnino (né à Palerme, le 10 août 1971, d’un père sicilien et d’une mère algérienne : il a 46 ans), le cinéaste.

    Quant aux acteurs, Timothée Chalamet est né à New-York le 27 décembre 1995, et a donc 22 ans ; et Armie Hammer, à Los Angeles, le 28 août 1986, et a 31 ans : ils ont un écart d’âge de 9 ans, au lieu des 7 ans de leurs personnages, Elio et Oliver. Au moment du tournage du film, en mai-juin 2016, Timothée avait 20 ans, et Armie 29. Mais cela gêne-t-il notre adhésion à leur incarnation ? Pas le moins du monde, tant le charisme, certes différent, de chacun d’eux, irradie, rayonne, triomphe ; emporte en nous bouleversant notre conviction…

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    Une dernière remarque : alors que le scénario définitif situe l’été (six semaines aux mois de juillet et août) de la rencontre des personnages en 1983,

    le roman avait choisi, lui, de le situer quatre ans plus tard, en 1987 ; l’angoisse du sida était passée par là…

    Pour le solaire et tendre été de son film, Luca Guadagnino n’a pas voulu de l’ombre diaboliquement rongeuse de ce noir-là…

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    Ce sur quoi, pour ma part _ et quelle que soit l’insuffisance de la position de qui n’a pas vu une seule fois, le film, mais seulement divers clips !!! _, je désire mettre l’accent,

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    c’est sur l’extraordinaire jubilation heureuse qui se dégage au vu de ces images _ au passage, écouter l’amusante confidence d’Armie Hammer sur son vécu (« the most uncomfortable« , dit-il) du tournage de la séquence proprement dyonisiaque (orgasmique !) splendide (à commencer par le jeu de ses chaussures, des tennis blanches, sur le sol) quand il s’éclate, les yeux fermés, sur la piste de danse du dancing, sur la chanson Love my way… ; et cela par comparaison avec son vécu d’acteur du tournage des (pourtant plus délicates, a priori !) scènes d’intimité sexuelle ; mais c’est sur la tendresse de celles-ci qu’a désiré mettre l’accent, à l’image sur nos rétines, Luca Guadagnini… _,

    à commencer par la pénétrante _ infiniment douce _ sensualité des lieux _ la belle et grande maison (la splendide Villa Albergoni, à Moscazzano) et son luxuriant jardin-parc,

    …

    …

    Résultat de recherche d'images pour "villa albergoni moscazzano"

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    la délicieuse tranquille petite ville de Crema,

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    Image associée

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    la riche campagne lombarde environnante,

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    le bord de mer (ou plutôt de lac : Garde ;

    à la différence de la côte ligure de B. (Bordighera ou Bogliasco) dans le roman d’Aciman…),

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    la montagne (les éclaboussures de la grande cascade du Serio, à Valdombione, dans les Alpi Orobie, au nord de Bergame)… _,

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    Call Me by Your Name, Luca Guadagnino, Armie Hammer, Timothée Chalamet…

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    Cascate Del Serio

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    des décors,

    de la lumière _ principalement celle de l’été italien, surtout dans les environs de Crema (mais pas seulement…) où eut principalement lieu, quasi familialement, le tournage, au plus près du domicile même de Luca Guadagnino, à Crema, en mai-juin 2016 _,

    ô combien merveilleusement saisie par  le directeur de la photographie, Sayombhu Mukdeeprom (collaborateur régulier du si grand Apichatpong Weerasethakul)…

    …

    Pour ne rien dire de la douceur et même tendresse du jeu _ précis au cordeau, et dans la dynamique magiquement fluide et amoureuse (même réfrénée) de leurs gestes _ des acteurs.

    Ils sont proprement prodigieux ! Quel sublime casting !

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    Sensualité bienheureuse

    qui me rappelle celle, merveilleusement épanouie elle aussi, de l’émilien (de Parme) Bernardo Bertolucci, tout particulièrement dans l’éblouissant (et mozartien) La Luna _ de lui, j’avais adoré (et c’est un euphémisme !), à sa sortie française, Prima della Rivoluzione…

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    Ou celle de certains Francesco Rosi,

    tel, pour n’en choisir qu’un, le merveilleux Trois frères.

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    Oui, un bonheur ! italien…

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    Ce dimanche 10 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa