Étiquette : mozartien

  • Le charme absolu, très prenant et très tendre, des « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn, en un choix de 14 pièces, par Igor Levit, en un parfait CD, tout fraîchement enregistré à Berlin au mois de décembre dernier…

    Retrouver le charme très prenant et très tendre, voilà, des « Lieder ohne Worte«  de Felix Mendelssohn, en une anthologie de 14 d’entre eux, puisés aux Op. 19, 30, 38, 53, 62 et 102 du maître,

    sous les doigts justement délicats d’Igor Levit,

    en un CD Sony Classical 19658878982 tout fraîchement enregistré à Berlin les 3 et 4 décembre 2023 pour paraître le 26 janvier 2024

    _ en une forme de réponse sienne au massacre du 7 octobre dernier : « And, at some point, it became clear that I had no other tools than to react as an artist. I have the piano, I have my music. And so the idea came to me to record these works, Mendelssohn’s « Songs Without Words » (…)  It is my artistic reaction  – as a person, as a musician, as a Jew – to what I have felt in the past few weeks and months. Or, to put it more precisely, it is one of many reactions that came to mind  » ; écouter et regarder cette brève vidéo de présentation par Igor Levit lui-même…

    Je dois immédiatement ajouter cependant ici que rien, rien de rien, surtout, ne s’entend des terrifiantes atroces circonstances (et retentissements) qui ont conduit Igor Levit à ce parfait enregistrement-ci au Teldex Studio de Berlin les 3 et 4 décembre derniers, du sublime classicisme (mozartien ?..) de Felix Mendelssohn à son apogée de poésie (apollinienne ?..) de ces sublimissimes, si parfaitement dénuées du moindre pathos, 14 « Lieder ohne Worte« … Le choix d’une toute simple musique pour l’éternité, très humblement parfaitement servie ici, voilà, par l’interprète, tout simplement, comme il se doit… _,

    est un très délicat et modeste délice : écoutez donc…

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    Qui me rappelle aussi mon affection personnelle pour le jeu magnifique et idéal de Roberto Prosseda, dant tout l’œuvre pour piano de l’immense probe et humble Felix Mendelssohn

    _ et en cette occurrence-ci le parfait double CD Decca 476 6796 des 57 « Lieder ohne Worte » (8 x 6 = 48 + 7 restés sans numéro), enregistré à Aci Reale, en Sicile, au pied de l’Etna, aux mois de janvier et mars 2008 ; cf le témoignage-constat de mon bref article du 3 mars 2018 :  « « , et écoutez aussi ceci…

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    Tout simplement servir la grâce humble et modeste, heureuse et tranquille, intérieure et sereine, toute pure, de Felix Mendelssohn…

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    Ce mardi 6 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lili Kraus, ou la « perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart »…

    Sous le titre de  »La grande Lili« ,

    ce dimanche, Jean-Charles Hoffelé, en son site Discophilia,

    fait l’éloge de la perfection mozartienne _ qui fait grand bien ! _ de Lili Kraus :

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    « une perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart« , conclut-il, excellemment, son article,

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    à propos du CD St-Laurent Studio YSLT-940,

    consacré à 2 Concertos _ et une sonate : la sonate n°12 en Fa majeur, K. 332 _ de Mozart,

    le n°9, en Mi bémol majeur, K. 271, dit Jeune homme, et le n°12, en La majeur, K. 414,

    avec Jean Fournet et Manuel Rosenthal…

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    Voici donc cet article mozartissime :

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    LA GRANDE LILI

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    À la fin, elle qui jouait Bartók et Beethoven, Mozart lui aura été mieux que son compositeur chéri, un autre soi-même _ probablement : elle le vivait… _, et ses Concertos enregistrés modestement à Vienne, avec un orchestre modeste et un chef modeste, le pain quotidien.

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    D’ailleurs qu’une formation symphonique l’invitât, ce serait Mozart, toujours, et ce dès les années cinquante alors qu’à Paris l’étiquette blanche des Discophiles Français l’avait établi mozartienne absolue, seule à son piano, ou avec ses camarades viennois, Boskowsky et Huebner.

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    Son Jeunehomme sans façon _ voilà _ rappelle qu’elle jouait Mozart avec fièvre, en grand déploiement (et toujours en aussi beau son, précis, porté loin, comme celui d’une voix bien placée et naturellement expressive) _ voilà. Rien ne s’y force, tout y rayonne _ comme il se doit ! _, rien ne s’y cherche, tout au contraire est trouvé _ voilà, voilà ! _, le giocoso de l’Allegro, la mélancolie douloureuse de l’Andantino, et les espiègleries du Finale où les doigts volent.

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    Et comme Fournet lui accompagne cela!, réglant l’orchestre au cordeau, ce que ne fera pas Rosenthal pour le la majeur, plus distant, plus propre, mais peu importe, qu’elle entre seulement et dès les premières notes c’est elle qui dirige, emportant l’œuvre au grand air, en faisant une sérénade, et des plus vives.

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    Au final Rosenthal se rattrapera, faisant danser son orchestre lui aussi, et Lili d’y caracoler, l’air de rien, sous un crinoline de traits, merveille !, que prolonge encore une Sonate en fa majeur confiée aux micros de la Radio Nationale, tendre et impérieuse à la fois _ voilà _, jouées avec des ombres, des accents, des contre-chants qui semblent venir d’un autre temps et pourtant si classiques, si mesurés, une perfection qui désigne ce qu’est le style même _ oui _ de la musique de Mozart.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Lili Kraus Edition – Vol. 1

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 9 en mi bémol majeur, K. 271
    « Jeunehomme »

    Concerto pour piano et orchestre No. 12 en la majeur, K.414/385p
    Sonate pour clavier No. 12 en fa majeur, K. 332

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    Lili Kraus, piano
    Orchestre National de la R.T.F
    Jean Fournet, direction (K. 271)
    Manuel Rosenthal, direction (K. 414)

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    Un album du label St-Laurent Studio YSLT-940
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    Photo à la une : la pianiste Lili Kraus – Photo : © DR

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    De cette si simple merveilleuse évidence

    _ de très grand art, mais parfaitement discret, forcément, en sa jubilation rayonnante _

    merci, madame…

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    Ce dimanche 13 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter le tendre ténor slovaque Pavol Breslik dans les Mélodies moraves du râpeux et sublime Leos Janacek

    Géographiquement,

    Kysucké Nové Mesto,

    le lieu de naissance (le 9 mars 1979) du ténor _ slovaque _ Pavol Breslik

    _ cf mes articles des 11 février et 28 mai 2018, et 19 janvier 2020 : ,  et … _

    …

    n’est vraiment pas très éloigné

    de Hukvaldy,

    le lieu de naissance (le 3 juillet 1854) du compositeur _ morave _ Leos Janacek…

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    C’est seulement le 1er janvier 1993 que la Slovaquie s’est séparée _ à l’amiable _ de la Bohème-Moravie, à laquelle elle était unie depuis le Traité de Saint-Germain-en-Laye, le 10 septembre 1919, qui avait créé la République de Tchécoslovaquie ;

    en conséquence de quoi Pavol Breslik a possédé à sa naissance, en 1979, la nationalité tchécoslovaque

    que possédait Leos Janacek lors de son décès, le 12 août 1928.

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    Surtout,

    le chanteur _ slovaque _  et le compositeur _ morave _ appartiennent au même monde culturel slave 

    assez proche de Vienne…

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    Le CD _ Orfeo C989201 _ The Diary of one who disappeared,

    consacré à trois cycles de Mélodies de Leos Janacek :

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    Le Journal d’un disparu JW V/12,

    Six chants populaires d’après Eva Gabel, JW V/9

    et Mélodies de Detva, Ballades de Brigands, JW V/11,

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    est ici servi

    par le ténor Pavol Breslik,

    accompagné au piano par Robert Pechanec ;

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    avec, à l’occasion, la participation des chanteuses

    Ester Pavlu, mezzosoprano,

    Dominika Hanko, soprano,

    Zuzana Marczelova, soprano

    et Maria Kovac, mezzosoprano.

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    Pavol Breslik

    est un _ tendre _ ténor mozartien ;

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    et c’est avec un très grand plaisir

    que nous l’entendons pénétrer ici

    le langage un peu rapeux _ et très idiosyncrasique ; et sublime ! _ de Leos Janacek…

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    Ce mardi 10 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • gratitude à l’éditeur du mozartissime CD « Sonates pour pianoforte & violon » Alpha 177, par Rémy Cardinale & Hélène Schmitt _ le vortex de la braise

    Ce courrier à l’initiateur du projet de ce nouveau bijou discographique,

    le CD « Sonates pour pianoforte & violon » de Mozart & Beethoven, par Rémy Cardinale et Hélène Schmitt

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    comportant la Sonate en mi bémol majeur KV 380 « pour le clavecin ou piano forte avec l’accompagnement d’un violon, dédiée à Josepha von Aurnhammer, Vienne 1781« 

    et la Sonate en si bémol majeur KV 454 « pour clavier et violon, Vienne 1784« 

    de Wolfgang Amadeus Mozart,

    ainsi que la « Première Sonate en ré majeur opus 12 pour violon et clavier, dédiée à Antonio Salieri, Vienne 1798« 

    de Ludwig van Beethoven,

    …

    interprétées

    _ sublimement ! les deux artistes sont dans un état de grâce qui, tous deux et ensemble, se répondant idéalement, les transcende (à un incroyable point !) : la virtuosité d’une parfaite justesse de la moindre des inflexions, et de l’élan justissime du mouvement, de Rémy Cardinale, que je ne connaissais pas jusqu’ici (honte à moi !), rejoignant à la perfection (quelle entente ! c’est déjà un pur enchantement !) la grâce félinissime, et cela à chacune de ses interprétations, au concert comme au disque (cf le monument de sa superbissime discographie chez Alpha) , de la merveilleuse et plus que bouleversante, radieusissime !, Hélène Schmitt _

    par Rémy Cardinale

    sur un pianoforte d’après Anton Walter & Sohn, de Christoph Kern, 2006

    & Hélène Schmitt

    sur un violon Nicolò Gagliano, Naples, début des années 1760,

    …

    soit le CD Alpha 177 _ il fait date ! _ :

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    Voici le courriel :

    …

    Je n’arrive pas _ mais alors, pas du tout ! c’est une magie hypnotique !.. _ à interrompre le passage en boucle
    sur mon lecteur
    du CD de Hélène Schmitt et Rémy Cardinale,
    tant la grâce s’enlace indéfiniment (et ô combien sublimement !) au sublime

    _ pour reprendre deux des pôles du trilemme de Baldine Saint-Girons (en son « Pouvoir esthétique«  ; le troisième est le beau : plus froid…) ; cf mon précédent article : Lumière de l’acte même de penser (l’Esthétique… et autre) : la force de la conférence de Baldine Saint-Girons… _
    en ce CD mozartissime
    _ la sonate (n°1) de Beethoven s’essayant à s’en émanciper comme elle peut…

    …
    J’y trouve une intense filiation Carl-Philipp-Emanuel-Bach-ienne _ voilà mon intuition ! _,
    dans la tension entre les échappées rapides fulgurantes
    _ des feux d’artifice ! qui nous saisissent _
    et le vortex à la limite du supportable (dans la jouissance : un infini feu de braise implacable sur notre peau !..) des mouvements lents
    _ l’Andante con moto de la KV 380, comme je ne l’avais jamais entendu jusqu’ici ! le Largo, puis l’Andante de la KV 454 : c’est à fondre ! _ d’une beauté à s’effondrer, et comme liquéfier absolument tout entier, en larmes de pure joie brûlante !!!!

    …

    que je retrouve aussi dans le Mendelssohn (élève surdoué de Zelter : immédiatement, quasiment, génialissime !) que j’aime tant
    et aussi dans Chopin…

    …
    Ce CD est sublimissime !
    …
    Et je te trouve ainsi bien attrapé, toi,
    d’être pour quelque chose
    _ si peu que ce soit : mais tout de même pas mal !.. _ dans ce CD mozartissime,
    toi, si peu addict à Mozart, en principe
    _ comme tu le plaisais un peu, en t’amusant, à l’affirmer… _ jusqu’alors…
    …
    Peut-être, justement _ voilà ! _, faute de tels interprètes _ comme ces deux diables-anges diaboliques-ci ! le virtuose justissime Rémy rejoignant là la virtuose justissime Hélène ! _ jusqu’ici

    aussi inspirés et justes
    que Hélène Schmitt
    et Rémy Cardinale : prodigieusement fabuleux !..

    …
    Je les attends
    donc aussi dans la braise de Mendelssohn…

    …
    Pour moi,
    ce CD (Alpha 177 ; enregistré à
    _ l’idéale aussi ! _ l’Heure bleue de La Chaux-de Fonds, en juin 2010 ; et par le magicien Hugues Deschaux !!!..)
    marque une date
    dans l’historiographie de la discographie mozartienne !

    …

    C’est à se damner de jouissance

    musicale !

    …
    Titus

    …

    Titus Curiosus, le 1er février 2011