Étiquette : musique baroque française

  • A propos de l’accessibilité discographique aux merveilles de Jean-Philippe Rameau et autres compositeurs d’opéras français d’opéras entre 1686 (« Armide » de Lully) et 1764 (« Les Boréades » de Rameau) : un sublime répertoire laissé en dormance…

    Au plus éminent des ramelliens d’aujourd’hui,

    voici un courriel exprimant une opinion sur d’éventuelles promesses de renouvellement discographique qui offrirait au grand public des mélomanes la possibilité tangible d’un peu plus facilement accéder aux trésors de la splendide musique d’opéra à la française,

    d’œuvres produites entre l’Armide de Lully, en 1686, et Les Boréades de Rameau, en 1764.

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    Un répertoire splendide bien trop laissé en dormance…

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    Cher Patrick,

     
    nul n’est mieux à même que toi de goûter les merveilles du CD que Reinoud Van Mechelen vient de consacrer à « Jeliote, haute-contre de Rameau » , le CD Alpha 753.
     
    Voici l’article que je viens de lui consacrer sur mon blog :

    Je suppose que tu connais déjà ce CD ;
    et je serais bien sûr ravi de recueillir, concernant ce tout récent travail discographique, l’avis du plus éminent ramellien d’aujourd’hui !..
     
    Au passage, il est aussi très intéressant de mesurer ici, grâce à ce très riche CD
    _ au point qu’un second volume de ce répertoire chanté par Jélyotte, et dans Rameau, et dans ses contemporains, serait même tout à fait bienvenu ! Il y a très amplement matière pour… _,
    ce que les compositeurs français contemporains de Rameau, ont pu apprendre très positivement concrètement de lui ;
    de même que ce que ses plus ou moins immédiats prédécesseurs, après la mort de Lully, en 1687, ont pu apprendre ou inspirer, à Rameau lui-même, ce compositeur si essentiel…
    Et c’est parfois sidérant !!!
     
    Tout un riche pan, hélas trop mal connu jusqu’ici, parce que trop mal servi au concert comme au disque, de la si belle musique française de l’époque, commence encore timidement, par des choix de quelques airs, surtout, plutôt que par des intégrales d’opéras, à révéler ici un bout de ses trésors…
    C’est passionnant !
     
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    Au passage, 
    en un autre de mes articles,  en date du 17 octobre,
     
    j’ai relevé une erreur d’attribution, en ce CD « Amazone » produit par Erato,
    concernant, à la plage 9 de ce CD, trois extraits (Marche, Récits et le duo entre Thalestris et Hippolyte « Combattons, courrons à la gloire » _ duo interprété par Léa Désandré et Véronique Gens ; cf la vidéo de 2′ 40… _ de la mascarade « Les Amazones » , une mascarade donnée à Marly, pour Louis XIV, en 1700 ;
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    soient des pièces que les indications du CD accordent, mais c’est à tort, à André Danican Philidor (1652 – 1730), dit Philidor-l’aîné, le bibliothécaire et archiviste musical du roi Louis XIV,
    alors que cette mascarade-ci, « Les Amazones », est en fait l’œuvre de son fils, Anne Danican Philidor (1681 – 1728), le créateur, en 1725, de l’institution si importante à Paris, entre 1725 et 1790, du Concert spirituel :
    la dynastie des Philidor, de France, est bien moins repérée et connue que celle des Bach, d’Allemagne ; non seulement du grand public, mais même et surtout de certains musicologues ; ce qui est évidemment fâcheux et gênant…
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    Un tel manque de professionnalisme de la part de l’auteur-signataire du programme de ce CD, est bien triste !
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    Il se trouve que _ conseiller artistique de La Simphonie du Marais _ j’avais participé, début juillet 1995, à l’enregistrement, à la Maison de la Radio, à Paris, du CD _ instrumental seulement : vierge de pièces vocales chantées… _ d’Hugo Reyne et La Simphonie du Marais « Marches, fêtes et chasses pour Louis XIV », d’André Danican Philidor _ cf le récit que j’en donne en mon article du 25 juin 2020 : …
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    J’ai donc joint Hugo au téléphone, et nous avons convenu de l’incuriosité bien trop répandue aujourd’hui _ à quelques heureuses exceptions près ; tel, par exemple, à mes yeux (et oreilles !) du moins,  l’exemplaire travail du violoniste Johannes Pramsohler, en son très intéressant label discographique Audax _ de pas mal d’interprètes d’aujourd’hui,
    le plus souvent davantage obnubilés par la dure pression de leur carrière, de leur com, et de leur buzz, que soucieux d’une recherche musicologique vraiment approfondie et tant soit peu sérieuse…
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    Cependant, un des grands mérites de ce très réussi CD « Amazone » de Léa Désandré et Thomas Dunford, est de participer, lui aussi, à un début de redécouverte, au moins au disque, de ce même merveilleux répertoire français _ si extraordinairement fin et délicat _, de Lully à Rameau,
    que celui auquel nous fait accéder le magnifique CD « Jeliote, haute-contre de Rameau » de Reinoud Van Mechelen ;
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    avec, notamment, de très beaux extraits (aux plages 11, 13 et 16 de ce CD « Amazone ») de « Marthésie, première reine des Amazones », d’André-Cardinal Destouches (1672 – 1749), tragédie en musique créée à Fontainebleau le 16 octobre 1699…
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    Le CD, plus décevant, lui _ en sa réalisation _, « Passion », de Véronique Gens, m’a toutefois permis de découvrir _ ou re-découvrir _ certains airs de Pascal Collasse (1649 – 1709), extraits d’ « Achille et Polyxène » (1687) et « Thétis et Pélée » (1689) ;
    ainsi que certains airs de Henry Desmarets (1661 – 1741), extraits de « La Diane de Fontainebleau » (1686) et « Circé » (1694).
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    Collasse et Desmarets,
    deux vraiment magnifiques compositeurs dont Hugo Reyne et La Simphonie du Marais avaient commencé à explorer les œuvres, en leurs très beaux CDs de 1995-96 : « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », pour ce qui concerne Collasse _ avec le sublime air du suicide d’Astrée, chanté ici par Isabelle Desrochers, extrait du merveilleux opéra « Astrée » de Collasse, sur un livret de La Fontaine, créé à l’Académie Royale de Musique, à Paris, le 25 novembre 1691… _, et « La Diane de Fontainebleau », pour ce qui concerne Desmarets…
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    Certes ni Collasse, ni Desmarets, non plus que Destouches, ne peuvent être considérés comme des compositeurs contemporains de Rameau (1693 – 1764), mais plutôt comme des prédécesseurs ;
    il n’empêche que l’infiniment précieuse et délicate transmission musicale au sein de la musique française _ bien distincte de ce qui se passait au même moment en Italie, ou en Allemagne _ entre les décès de Lully (en 1687) et de Rameau (en 1764), est tout à fait passionnante ;
    et encore bien trop peu servie au disque…
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    Et la quasi absence de Collasse au catalogue discographique constitue, à mes yeux, une énorme injustice…

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    Ce mercredi 20 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P. s. :

    cf aussi mon article du 17 septembre dernier : 

  • L’éclatant CD « Amazone » de Léa Désandré, Thomas Dunford, et Jupiter : la plénitude d’une splendide voix (de mezzo-soprano) et la révélation d’un répertoire français (et italien) magnifique, à redécouvrir vraiment ; ou la magie d’un CD…

    Le proprement magique CD « Amazone » de la mezzo-soprano Léa Désandré,

    avec l’ensemble Jupiter, sous la direction de Thomas Dunford,

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    nous fait tout spécialement assister au splendide épanouissement de la voix et de l’art de chanter _ splendides tous les deux ! _ de Léa Désandré,

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    en même temps qu’il nous offre,

    par des airs excellemment choisis, sur la thématique suivie des Amazones (de la mythologie antique),

    de magnifiques _ très prometteuses… _ fenêtres sur plusieurs pans, français et italiens, du meilleur du Baroque musical du XVIIIème siècle.

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    Ainsi l’article intitulé « Destouches« , de Jean-Charles Hoffelé, le 12 octobre dernier, sur son site Discophilia,

    nous a-t-il _ déjà _ grandement mis l’eau à la bouche,

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    et préparé à porter toute l’attention nécessaire à l’interprétation par Léa Désandré,

    en ce CD Erato 0190295065843,

    tout particulièrement _ mais pas seulement : c’est l’ensemble du programme, mis au point par Yannis François, qui est tout simplement magnifique ! _de sublimes airs extraits de « Marthésie, première reine des Amazones« , d’André-Cardinal Destouches _ une œuvre inédite jusqu’ici au CD…

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    Et c’est peu dire que l’audition de ce CD (de 76 ‘) nous a comblé de joie !

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    DESTOUCHES

    « Amazone » : le titre du nouveau récital de Lea Desandre m’alertait. Et si elle avait eu, probablement aiguillée par Thomas Dunford, la bonne idée d’enregistrer les airs de Marthésie, reine des Amazones d’André Cardinal Destouches ?

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    Bingo !, deux grands airs y sont, magnifiques de nostalgie et de révolte (« Faible fierté, gloire impuissante » et son magnifique berceau de flûtes _ l’air, sublime, dure 4′ 05 … _), d’intense déclamation où passe _ oui, bien sûr _ l’ombre de Lully (« Ô Mort ! Ô triste Mort »)_ l’air dure 2’24 _), et aussi la saisissante scène finale avec sa foudre _ « Quel coup me réservait la colère céleste ?« , l’air dure 4′ 28 ;

    et me rappelle le sublime air du suicide d’Astrée de l’opéra « Astrée » (en 1691) de Pascal Collasse, sur un livret de Jean de La Fontaine,

    présent dans le programmme du CD Virgin Classics (paru en 1996) de La Simphonie du Marais « Un portrait musical de Jean de La Fontaine« , dont j’étais, pour 90 %, l’auteur, avec Hugo Reyne… ;

    cf mon article du 9 septembre 2021 :  ;

    ou celui du 3 juillet 2020 :  … _,

    coup de génie _ mais oui ! _ d’un compositeur majeur _ oui, vraiment ! _ du Grand Siècle _ André-Cardinal Destouches (Paris, 6 avril 1672 – Paris, 7 février 1744) _ que l’on n’en finit pas de découvrir _ après le « Sémiramis » que vient de diriger Sylvain Sartre, le frère aîné de Théotime Langlois de Swarte, présent, au violon, parmi les musiciens de l’ensemble Jupiter _ cf aussi leur merveilleux CD « The Mad Lover« , dont rendait compte, avec enchantement, mon article du 12 mai 2021 : …

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    Ailleurs les amazones permettent à Lea Desandre, entre France et Italie _ la chanteuse a des ascendances paternelles italiennes, probablement dans le Val d’Aoste ou le Piémont… _, de faire briller son beau soprano virtuose et sensible _ parfaitement ! _ si finement entouré par les soins amoureux des musiciens de Jupiter _ que dirige Thomas Dunford, son compagnon à la ville comme à la scène. La fantaisie rieuse du Non posso far de Provenzale qui ouvre cet album foisonnant _ oui ! _ donne la mesure d’un voyage fabuleux où William Christie s’invite _ plutôt discrètement, à mes oreilles, pour un tel chef d’œuvre !.. _ pour une Passacaille _ bien connue _ de Louis Couperin, Cecilia Bartoli et Véronique Gens la rejoignant pour deux plages

    _ de 4′ 57 (c’est sublime ! quelle découverte que ce compositeur napolitain, Giuseppe De Bottis, 1678 – 1753 , auteur de l’opéra Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707 ; d’où sont extraits 3 formidables airs de ce CD…) ;

    et de 2′ 40 (pour un très beau duo des Amazones, extrait d’une mascarade donnée à Marly en 1700, œuvre d’Anne Danican Philidor (Paris, 11 avril 1681 – Paris, 8 octobre 1728), le fondateur du Concert spirituel le 17 mars 1725, et fils d’André Danican Philidor (1652 – 1730), dit Philidor l’aîné, bibliothécaire et copiste du roi Louis XIV ; c’est à André Danican Philidor, le père d’Anne, que l’on doit la richesse considérable (!) des fonds musicaux de la Bibliothèque nationale de France et de celle de Versailles : ballets, opéras, musique instrumentale ou religieuse y sont réunis en de très précieux volumes qui présentent notamment la plupart des grands ballets et comédies-ballets de Lully… ; mais ici c’est hélas à tort que la notice du CD attribue au père, André Danican Philidor, une œuvre qui appartient à son fils, Anne, le fondateur, le 17 mars 1725, de cette institution si importante qu’a été le Concert spirituel, à Paris, de 1725 à 1790 ; Anne Danican Philidor est aussi l’auteur de la pastorale héroïque Diane et Endymion (réputée être son chef d’œuvre), en 1698, et de l’opéra Danaé, en 1701 ;

    à propos d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, cf le CD de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne, en 1995 : « Fanfares, fêtes et marches royales« , auquel il se trouve que j’ai un peu participé ;

    des 7 Mascarades données à Marly en 1700 par les Danican Philidor : André, dit Philidor l’aîné, le père (1652 – 1730), Anne Danican Philidor (1681 – 1728), son fils, ainsi que  Pierre Danican Philidor (1681 – 1731), son neveu, ce CD de 1995 de La Simphonie du Marais comporte des extraits instrumentaux seulement de la très exotique et pittoresque Mascarade du Roy de la Chine, d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, le père…

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    Et sur la localisation de cette partition de la mascarade des Amazones d’Anne Danican Philidor, donnée à Marly en 1700,

    cf cette décisive précision, donnée par un article extrêmement détaillé, et donc très précieux pour les chercheurs un peu curieux, de Laurent Guillo : « La loterie de 1729 : le chant du cygne du copiste André Danican Philidor » :

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    « Tome 57e.

    Les 7 Masquarades faites par ordre du Roy sur les ordres de Mr Bontens et representées [f. 15r] devant Sa Majesté à Marly, mis en musique sçavoir Le Roy de la Chine Par Mr Philidor Le pere, Les Amazones par Anne Philidor. Les Savoyards par Mr Philidor le pere. La Noce de village Mr Philidor le père. Le lendemain de la Noce par Anne Philidor. Les Echets par Pierre Philidor. Le Vaisseau Marchand par Mr Philidor le père. Les paroles sont de Mrs Le Noble et Babron. Ces 7 Masquarades ont esté representées plusieurs fois l’an 1700.

    ¶ Ce précieux volume, qui contient des unica, est à Berkeley UL : MS-455. Cité par Carl B. Schmidt, en 1992, page 384″…

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    Et si demain Thomas Dunford nous enregistrait l’intégrale de Marthésie, reine des Amazones ? Oui, décidément, Destouches est grand !

    Et quelle est donc _ la question se pose, en effet… _ cette mystérieuse _ et magnifique !!! _ vingt-sixième plage _ en français _ ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Amazone

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    Airs et parties instrumentales extraits d’opéras de Francesco Provenzale (Lo schiavo di sua moglie), Francesco Cavalli (Ercole amante), Giovanni Buonaventura Viviani (Mitilene), Giuseppe de Bottis (Mitilene), Georg Caspar Schürmann (Die getreue Alceste), Carlo Pallavicino (L’Antiope), André Danican Philidor (Les Amazones), François et Louis Couperin (Passacaille en ut majeur), André Cardinal Destouches (Marthésie, première reine des amazones), Marin Marais, Antonio Vivaldi (Ercole sul Termodonte)

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    Lea Desandre, mezzo-soprano
    Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
    Véronique Gens, soprano
    William Christie, clavecin
    Jupiter
    Thomas Dunford, direction

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    Un album du label Erato 0190295065843
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    Photo à la une : Lea Desandre et Thomas Dunford – Photo : © Julien Benhamou

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    Et les airs italiens de ce magnifique programme composé autour des Amazones,

    notamment celui (de 14′ 32) du napolitain Francesco Provenzale (1624 – 1704), « Non posso far« , qui ouvre en beauté le CD,

    n’ont absolument rien à envier à la sublimité des airs tirés d’opéras français d’André-Cardinal Destouches, ou d’André Danican Philidor… 

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    L’opéra de cet autre extraordinaire _ et jusqu’ici, il faut le reconnaître, complètement méconnu _  napolitain, Giuseppe De Bottis (1678 – 1753), Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707,

    est magnifiquement servi ici par deux très beaux airs et un fulgurant duo (de Léa Désandré avec Cecilia Bartoli) : 

    _ le stupéfiant duo « lo piango, lo peno« , plage 5 ;
    _ l’air « Lieti fiori, erbe odorosi« , plage 21 ;
    _ et l’air « Sdegno all’armi, alle vendette« , plage 22.

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    Giuseppe De Bottis, un compositeur à découvrir, donc ;

    de même que sont à explorer vraiment les œuvres vraiment superbes d’André Cardinal Destouches et André Danican Philidor…

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    Et je tiens à souligner aussi, et tout spécialement, la somptueuse poésie de l’interprétation, à la plage 12 du CD, par Thomas Dunford, au luth, de « L’Amériquaine« , de Marin Marais, extraite de la « Suite d’un goût étranger« … : une plage (de 4′ 57) de pure magie, tout simplement…

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    Une merveille, aussi : quel luxe !..

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    Ce dimanche 17 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    les chemins de la vie ont fait qu’il se trouve que j’ai été le professeur de philosophie, en 1979-80, à Bordeaux, de Philippe Désandré, le père de Léa ;

    ainsi que le collègue, à Arcachon et à Libourne, deux années scolaires différentes, de Thibault de Swarte, l’oncle maternel des musiciens Théotime Langlois de Swarte et son frère Sylvain Sartre…

  • Re-découvrir des compositeurs demeurés quasi inconnus : le claveciniste Nicolas Siret (1663 – 1754)

    Le plaisir de découvrir des compositeurs quasi inconnus, s’avère bien souvent délicieux :

    ainsi, par exemple, l’œuvre du claveciniste Nicolas Siret (1663 – 1754)…

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    C’est ce qu’offre le double CD du label Brilliant Classics 96130 nous faisant entendre la musique de ce Nicolas Siret.

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    Voici la présentation que, sur son site Discophilia, en propose Jean-Charles Hoffelé, en date du 7 juin 2021,

    en un article intitulé Face à Couperin :

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    FACE À COUPERIN

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    Issu d’une forte lignée de musiciens, organiste attaché à l’instrument de la cathédrale de Troyes, compositeur discret dont seules cinq Suites de pièces de clavecin furent publiées durant la décennie 1710-1720 alors que seul Couperin éditait alors des œuvres pour l’instrument à cordes pincées, Nicolas Siret est tout sauf un petit maître. L’éloquence de ses préludes non mesurés (il sera le dernier à en écrire, cela le relie à Louis Couperin), la vivacité de ses danses, la finesse de ses pièces en portraits qui le rapproche de François Couperin dont il fut un intime, le caractère trempé de son écriture souvent orchestrale, n’auront guère intrigué les clavecinistes, sinon Davitt Moroney, qui en grava l’intégrale voici quelques lustres, Universal serait d’ailleurs bien inspiré d’en proposer une nouvelle édition.

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    Incompréhensible qu’Olivier Baumont, Christophe Rousset, et qu’aujourd’hui Jean Rondeau ou Justin Taylor, n’aient pas approché cette œuvre aussi brève que celle de Rameau, mais à mon sens aussi passionnante. Blandine Verlet la première m’en toucha deux mots alors qu’elle s’était immergée dans Louis Couperin, lâchant, sibylline « il y aussi ce Siret, belle musique ! ».

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    Pouvoir à nouveau entendre les cinq Suites défendues un peu raides mais impérieuses par Vera Alperovich, plus subtilement peintes par Daniele Luca Zanghi, mieux sensible aux danses ou aux portraits qu’aux pièces savantes, confirme son invite à y aller entendre.

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    La singularité de cette langue, où passe encore le souvenir des fastes de Lully, et de son théâtre, ne suffit pas à en faire le compositeur conservateur qu’on croirait un peu vite. Les harmonies poivrées, l’audace des rythmes, la franchise des thèmes, la vivacité de l’ensemble et la perfection de l’écriture consacrent un maître qu’il était temps de redécouvrir _ voilà ! Le beau clavecin de Marco Brighenti d’après le Hemsch du Musée de Boston fait la fête plus éclatante encore.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Nicolas Siret
    (1663-1754)

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    Livre 1, INS. 1
    Suite en ré majeur*
    Suite en ré mineur

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    Livre 2, INS. 2
    Suite en sol mineur*
    Suite en sol majeur*
    Suite en la mineur
    Suite en la majeur

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    *Vera Alperovich, clavecin
    Daniele Luca Zanghì, clavecin

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    Un album de 2 CD du label Brilliant Classics 96130
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    Photo à la une : © DR

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    Ce mardi 3 août 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter divers sublimes « Tombeaux de Monsieur Blancrocher », par Johann-Jakob Froberger, Louis Couperin, Denis Gaultier, François Dufaut, interprétés par Pierre Gallon…

    Un passionnant CD _ L’Encelade ECL 1901, enregistré en janvier 2019 _,

    intitulé « Blancrocher – L’Offrande« ,

    interprété, au clavecin, par Pierre Gallon

    _ avec une ultime pièce, l’allemande « L’Offrande« , de Charles Fleury de Blancrocher, interprétée au luth par Diego Salamanca : la seule oeuvre qui nous demeure de Monsieur de Blancrocher… _,

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    vient nous proposer un superbe programme d’hommage aux musiciens _ Johann-Jakob Froberger, Louis Couperin, François Dufaut et Denis Gaultier _ amis de ce luthiste, décédé d’une malencontreuse chute dans l’escalier de son domicile, à Paris, en 1652,

    qui ont célébré si magnifiquement leur ami luthiste…

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    Ce vendredi 14 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa