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  • Sublimissime Gesualdo des Cantiones Sacrae (livre I , 1600) par Giuseppe Maletto dirigeant le Il Pomo d’Oro Choir : un éblouissement spirituel…

    Dans Gesualdo,

    déjà, pour commencer, rien que les Italiens !!!

    …

    …

    Une nouvelle preuve :

    la sublime réussite de Giuseppe Maletto _ présent dans les CDs si extraordinaires de La Compagnia del Madrigale… _ dirigeant le Il Pomo d’Oro Choir _ quel ensemble ! _ dans le Livre I (de 1600) des sublimissimes « Sacrae Cantiones » du sublime Carlo Gesualdo (Venosa, 8 mars 1566 – Gesualdo, 8 septembre 1613), dans le tout simplement admirable CD Aparté AP 312, qui vient tout juste de paraître _ enregistré en mai 2021 à la Confraternité des saints Roch et Sébastien, à Cumiana, avec une prise de son elle-même limpidissime…

    …

    …

    Déjà, il n’est que de comparer ce présent CD

    avec celui, sur exactement le même programme, d’Odhecaton dirigé par Paolo Da Col, enregistré en octobre 2013 à l’Abbaye de la Très Sainte Trinité à Venosa,

    soit le CD Ricercar RIC 343 :

    …

    alors que dans le CD d’Odhecaton,

    on entend seulement _ et c’est cruellement rédhibitoire… _ un chœur qui chante,

    ici, cette fois, et dès la première note,

    c’est la musique même de Carlo Gesualdo qui toute entière simplement parle et retentit en nous…

    …

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    Un intense éblouissement spirituel.

    Une merveille rare.

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    Et l’œuvre, et son interprétation.

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    Ce jeudi 30 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos de l’indispensable legs, toujours à inlassablement réactiver, de la lucidité d’imageance poïétique des chefs d’oeuvre majeurs des génies de la littérature mondiale _ ou la profonde vérité du « Ce qui demeure, les poètes le fondent », de Friedrich Hölderlin…

    En apostille-ajout à mon article du 14 février dernier « « ,

    ceci,

    et un peu « retravaillé » encore, à la relecture devenant ré-écriture _ à la Montaigne en ses indispensables « Essais » _,

    qui me paraît mériter, à lui seul, ce petit tiré-à-part-ci d’aujourd’hui :

    …

    …

    mon « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész, ou ce qui dure d’Auschwitz« , achevé de rédiger le 13 janvier 2006, est enfin redevenu accessible, grâce à Nathalie Georges-Lambrichs _ qui a réussi à le « récupérer » sur une ancienne sauvegarde sienne, qu’elle est, non sans difficulté (elle n’en avait plus le souvenir…), parvenue à réactiver : ouf ! immense merci à elle ! _, tel que j’ai, sur ce blog même, mis en ligne en mon article du 8 novembre 2022 : « « ,

    où ce très long texte mien _ plus long, mais c’était absolument nécessaire, que le texte de Kertész, dont il est n’est qu’une modeste, mais exigeante, lecture-commentaire, et un patient déchiffrage… _ de lecture-commentaire-déchiffrage du « Liquidation » de Kertész,

    est miraculeusement redevenu effectivement accessible _ il n’a finalement pas été « liquidé« , ouf !, réduit au pur néant, lui, par l’accident de mon précédent ordinateur (soudainement un jour kaput !) où je le conservais sans sauvegarde aucune… _ à de patientissimes lectures !!!  ;

    ce très très grand texte de Kertész qu’est ce chef d’œuvre étourdissant _ en son époustouflante complexité archi-enchevêtrée d’écriture par lui, l’auteur, mais aussi de lecture, par nous, ses lecteurs : pour ne pas nous y perdre, il nous faut, à nous lecteurs, très sérieusement nous y accrocher ; et c’est ce très patient effort-là que s’efforce de retranscrire, avec jubilation aussi et surtout, mon texte de lecture-commentaire-patient déchiffrage… _, de « Liquidation« , se re-révélant hélas ces jours de maintenant plus prémonitoire que jamais _ « Ce qui dure d’Auschwitz » avais-je, et à mon tour comme prémonitoirement, sous-titré ce modeste mien « Lire ‘Liquidation’« , qui, et cela à mon vif étonnement (!), résiste fort bien à la relecture, 17 ans après sa rédaction, achevée le 13 janvier 2006 !.. _ avec le présent retour de l’incroyable barbarie déchaînée sur ces décidément malmenées _ Boutcha, Irpin, Marioupol, Bakhmout, etc. _ terres d’Ukraine ;

    relire ici, du très grand historien américain Timothy Snyder, pour commencer, son indispensable lucidissime « Terres de sang : l’Europe entre Hitler et Staline » (et désormais Poutine !)

    _ et relire aussi, éventuellement et superfétatoirement, mes articles de commentaire, celui très détaillé, du 26 juillet 2012 « « , et celui, synthétique et rétrospectif, lui, du 4 mars 2022 « « , sur ce magistral travail de l’historien Timothy Snyder en ce magnifique et plus que jamais indispensable « Terres de sang : l’Europe entre Hitler et Staline« …

    Et où nous mesurons aussi _ et c’est à cela que je veux bien sûr en venir ici _, tout ce que nous pouvons devoir, voilà !, par nos lectures, à la lucidité de poïesis la plus fine et la plus juste sur le réel des plus géniaux écrivains,

    tel, en cette occurrence-ci, un Kertész…

    …

    …

    Oui, voilà bien ce qu’apporte l’imageance des plus grands génies visionnaires _ et je repense ici à ce qu’en présente ce dialogue essentiel et fondamental de Platon, à propos de la puissance propre du poétique, qu’est son petit Ion… _, écrivains et artistes ;

    et il nous est plus que jamais indispensable, à nous les lecteurs de ce qui demeure encore de ces génies, de venir toujours et à nouveau, et génération après génération, les lire, et revenir, de nouveau, de nouveau, et génération après génération, il me faut le redire, venir et revenir encore les lire et les relire, et les méditer, tant sont puissamment destructrices les forces d’effacement, de dénégation négationniste, ainsi, d’abord, que d’oubli !, à inlassablement combattre et renverser…

    …

    …

    Car, de ces génies visionnaires,

    les regards, via _ et c’est bien cela seul qui vraiment porte et transporte jusqu’à nous, d’abord inattentifs, et oublieux que nous sommes, de l’essentiel  _, leurs plus que jamais vivantes_ à dimension temporelle d’éternité, mais oui ! puisque d’éternité il n’y a réellement que dans le temps de vies humaines (mortelles, c’est là un pléonasme) : toute vie (sexuée du moins) passe, et est promise à passer un jour définitivement, et il appartient donc à chacun, individu de passage, d’apprendre le plus vite possible, tant qu’il est temps, à saisir au vol ce que vient très furtivement et très brièvement offrir et mettre à notre portée le généreux et très malicieux (et tranchant aussi !) Kairos… _ parlantes et vibrantes voix _ oui, les voix ! je dis bien les voix : qu’il nous appartient, à nous les lecteurs, d’apprendre à percevoir, recevoir, écouter, et alors clairement enfin entendre, en leurs ténus et fragiles souffles-respirations, ainsi qu’intonations et accents, même : ce qui est le propre du seul, mais puissant en ses effets, poïétique, du moins quand ces effets du poïétique sont effectivement bien reçus et intégrés par la conscience la plus lucide du lecteur à son intelligence actuelle des situations… _ précieusement maintenues ainsi activement parlantes, déposées qu’elles sont, pour ce moment du moins où elles subsistent et durent un peu pour nous, en livres, et en livres accessibles à la lecture, ainsi que, et surtout, à la pensée-méditation à venir du lecteur, dans les rythmes souples et colorés de ces phrases _ surtout , car c’est leur allure et leur rythme singuliers qui importent !_, lignes, pages de ces livres-là, nous demeurent donc ces regards via les voix, plus que jamais présents, ces extra-lucides regards-là visionnaires, via les voix parlantes et vibrantes de vie, il me faut le souligner, en l’éclat de la beauté, oui, de la beauté, de ces œuvres et chefs d’œuvre, qu’à nous, leurs potentiels _ en voie de devenir d’un peu plus effectifs, si possible… _ lecteurs, ils ont su, tel un infiniment précieux legs, nous laisser à venir méditer _ en dialoguant un minimum avec eux _ ; charge à nous de les écouter et les entendre, ces voix, et accéder, par leur écoute musicale, à ces regards perspicaces et vifs-là.

    La vraie lecture étant un réel et très effectif _ wirklich, dit Hegel… _ dialogue :

    un entretien actif _ de muses : à la François Couperin... _ des deux côtés, auteur et lecteur ainsi en dialogue _ les muses en dialogue, donc ; encore à la François Couperin… Et on peut comprendre ainsi, au passage, ce qui me rend aujourd’hui particulièrement impatient de la publication, le 6 juin prochain, aux Éditions du Canoë (de Colette Lambrichs), de l’ « Ut musica, ut poïesis«  du cher Michel Deguy ; comme pour continuer avec lui la conversation entamée à la Station Ausone le 9 mars 2017, autour de son vibrant « La Vie subite« … _, et entre lecteur et auteur, quand survient le miracle de cette grâce, voilà, de s’entendre vraiment l’un l’autre.

    …

    Immense merci donc à eux tous, ces plus grands des auteurs !!!

    Pour l’imageance poïétique de leurs vibrantes musicales voix, toujours vivantes et parlantes, en acte _ quand leur puissance est ainsi un peu richement activée _, pour nous, quand nous lisons vraiment leurs grands livres…

    …

    Lire et lier, relire et relier, étant consubstantiels.

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    Ce jeudi 23 février 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Après Federico Mompou lui-même, et puis Josep Colom, tous deux catalans, écouter la sublime « Musica callada » de Mompou par l’excellent anglais Stephen Hough : quand le miracle du silence de la musique rencontre celui du silence vibratoire le plus subtil du poème…

    Après Federico Mompou lui-même (Barcelone, 16 avril 1893 – Barcelone, 30 juin 1987)  _ dans le coffret Brilliant 5 029365 651523, en un sublime enregistrement à Barcelone en 1974 pour le label Ensayo ; cf aussi mon article du 11 avril 2020 : «  « … _,

    et puis Josep Colom (Barcelone, 11 janvier 1947) _ d’abord dans le coffret Mandala 5021/24, en un enregistrement de décembre 1991 et février, mars et juin 1992 ; puis en un nouvel enregistrement Eudora EUD-SACD 2101, à Saragosse les 16 et 17 avril 2019 ; cf mon article enthousiaste du 23 avril 2022 : « «  (ainsi que cette brève vidéo (de 2′ 32) du « Moderato«  par lui…) ; ainsi que l’article du lendemain, le 24 avril 2022, avec accès à la vidéo (de 85′) d’un concert donné par lui en 2018 à la Fundacion Juan March à Madrid : « « , mais sans rien de Mompou cette fois-là….. _,

    tous deux catalans,

    …

    écouter la sublime « Musica callada » (1959, 1962, 1965 et 1967) de Mompou

     maintenant par l’excellent anglais Stephen Hough (Heswall, 22 novembre 1961) en un enregistrement Hyperion CDA 68362, à Londres, les 22, 23 et 24 octobre 2020 :

    …

    un magnifique CD qui vient tout juste de paraître…

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    À écouter avec la plus complète sérénité _ pour intituler les 28 pièces de cette sublime « Musica callada« , Mompou emploie trois fois le mot « tranquillo » et quatre fois le mot « calme« … _ que demande cette œuvre sans pareille…

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    Préparez-vous à accueillir vous aussi ainsi ces moments humbles et si rares d’extase, dans lesquels la qualité même du silence à recevoir a une intense part ; et rappelle le merveilleux « Canticò » de Jorge Guillén (Valladolid, 18 janvier 1893 – Malaga, 6 février 1984), de 1928, ainsi que je l’évoquais déjà en mon article «  » du 11 avril 2020…

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    Ou l’évidence heureuse de la très grande proximité des plus subtilement intenses sereines vibratoires musique et poésie au plus près du plus beau de la vie…

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    Ce samedi 11 février 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Parution à venir, le 6 juin prochain, de l’ »Ut musica, ut poiesis » de Michel Deguy, avec Bénédicte Gorrillot, aux Editions du Canoë de Colette Lambrichs…

     

    L’information, par Colette Lambrichs, de la parution le 6 juin prochain, à ses Éditions du Canoë, de l’ « Ut musica, ut poiesis » du cher Michel Deguy avec Bénédicte Gorrillot,
    …
    me donne l’occasion de re-faire bien volontiers part sur ce blog « En cherchant bien » d’un précieux lien au podcast de l’entretien (de 75’) que j’ai moi-même eu l’honneur d’avoir avec Michel Deguy le 9 mars 2017 à la Station Ausone, à propos de son « La Vie subite _ Poèmes, biographies, théorèmes » ;
    …
    ainsi que de l’article de mon blog en date du 15 mars 2017, intitulé «  »,  dans lequel je revenais sur cet entretien, et ce livre, de Michel Deguy…
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    Alors, vous pensez comme cette publication à venir le 6 juin m’intéresse et avive ma curiosité…
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    Il me semble donc que la perspective de m’entretenir à mon tour avec Bénédicte Gorrillot _ cf le très riche « Noir, impair et manque : dialogue avec Bénédicte Gorrillot » de Michel Deguy, paru aux Éditions Argol le 21 octobre 2016 _ pour une exploration de cet ultime très précieux legs, « Ut musica, ut poiesis »,
    de ce maître s’il en est de la poïétique qu’est Michel Deguy, est particulièrement séduisante.
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    On doit à Bénédicte Gorrillot, Maître de conférences en poésie latine & littérature française contemporaine à l’Université Polytechnique des Hauts-de-France, de pouvoir lire les réflexions de Michel Deguy sur la musique. Elle a mené ces entretiens chez lui alors qu’il était déjà souffrant. Ils s’achèvent très peu de temps avant sa mort en janvier 2022, mais il lui faudra les transcrire et restituer au plus juste une parole orale. Elle l’avait déjà fait dans le très remarquable Noir, impair et manque publié aux Éditions Argol en 2016, où, déjà, il s’agissait de laisser s’exprimer Michel Deguy sur la façon dont il envisageait son œuvre en miroir aux autres arts – mais c’était à l’exception précisément de la musique… sur laquelle ils s’étaient promis de revenir. Voilà donc qui est maintenant réalisé  pour le plus grand intérêt du lecteur, car il y a probablement autant de façons de considérer le rapport musique/poésie qu’il y a de poètes et de musiciens… La parole de Michel Deguy est infiniment précieuse parce que c’était un poète, et que c’était un poète qui aimait passionnément la musique _ voilà ! Beaucoup de questions vont y être évoquées : dans la « ronde des arts », quelle place pour la musique, quelle place pour la poésie ? Pourquoi la poésie n’est-elle pas la musique ? Comment envisager la mise en musique du poème ? Qu’est-ce qu’une chanson, qu’est-ce qu’un poème ? En somme, et surtout : comment la musique permet-elle de penser la poésie, et vice-versa, la musique, la poésie ?
    …Et à ré-écouter avec attention le podcast du très riche entretien du 9 mars 2017 à la Station Ausone, nous voilà l’eau à la bouche…

    …

    Ce petit livre-ci de 120 pages est donc un bréviaire pour tous ceux qui s’intéressent à ces questions, et restitue la voix si intelligente, émouvante et presque enfantine de celui qui fut – qui est – l’un des plus beaux poètes de langue français…

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    Ce vendredi 27 janvier 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa