Étiquette : Nathalie Lamire-Fabre

  • Ella Maillart, voyageuse humaniste : une exposition exemplaire à la Base sous-marine _ pour fêter les vingt ans d’ »Itinéraires des photographes voyageurs » de Nathalie Lamire-Fabre

    Vendredi soir, 1er avril, une conférence de la plus haute qualité _ humaine ! _ de Daniel Girardin,

    conservateur du Musée de l’Élysée, à Lausanne

    _ où est conservé le fonds d’archives photographiques d’« une des voyageuses les plus étonnantes du 20e siècle«  : Ella Maillart. « Exploratrice par quête de vérité _ c’est là le départ, l’alpha, mais aussi l’oméga, tant de (toute) sa vie que de son œuvre : la vérité de l’humanité… _, photographe par goût _ et avec quel talent direct ! _, écrivain et journaliste par nécessité, Ella Maillart (1903-1997), célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir, dès les années 1930, les régions les plus reculées de la planète _ aux fins fonds (interdits) de l’Asie centrale et orientale _ dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure« .  La collection Ella Maillart du Musée de l’Elysée comprend « 11 137 positifs et environ 20 000 négatifs« … _,

    présentant,

    à travers un choix très riche de ses photos, mais aussi de courtes séquences cinématographiques, ainsi que de témoignages de la voix d’Ella Maillart,

    ce que fut la traversée du XXème siècle,

    par des contrées peu courues, voire interdites, en Asie centrale et orientale, tout particulièrement _ soit « Sur les routes de l’Orient« … _,

    de cette femme admirable,

    à l’auditorium de la Bibliothèque municipale de Bordeaux.

    …

    Cette lumineuse conférence _ déjà ! _ d’un ami qui put s’entretenir régulièrement avec elle en sa dernière décennie d’existence,

    était très justement intitulée : « Ella Maillart, voyageuse du XXème siècle« …

    …

    Ella Maillart dans la Madrasa d'Ulug Beg, Samarkand, Ouzbékistan, 1932

    Ella Maillart dans la Madrasa d’Ulug Beg, Samarkand, Ouzbékistan, 1932
    (© Musée de l’Elysée, Lausanne)

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    « Ella Maillart (21 février 1903 – 27 mars 1997)

    est devenue par goût une voyageuse infatigable du XXe siècle.

    …

    Elle a porté sur le monde un regard d’une grande intensité _ oui ! ce dont témoignent à un très haut degré tant ses photos que ses récits et réflexions… _

    et a transcrit _ voilà ! _ sa vie exceptionnelle en textes, en films et photographies.

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    Son parcours de vie a commencé avec le sport _ la voile, le ski : tant aux championnats du monde qu’aux Jeux olympiques _,

    s’est poursuivi avec la découverte et le voyage aventureux _ les deux ! _,

    et est ensuite devenu un voyage plus intérieur _ à partir de son long séjour en Inde, de 1940 à 1945 _, celui qui lui a appris à se connaître elle-même.

    …

    Ella Maillart a _ bientôt… _ compris que nul voyage ne mène au bout du monde.

    Ce qui n’empêche personne de le parcourir« 

    _ et découvrir et mieux connaître :

    …

    ainsi a présenté Daniel Girardin son propos introductif à l’exposition

    qu’il a co-dirigée, avec Danièle Martinez, à la Base sous-marine de Bordeaux,

    avec une parfaite délicatesse de ton

    autant que justesse d’analyse _ le public, très nombreux, a pu l’apprécier…

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    http://idata.over-blog.com/2/57/37/48//photo_8.jpg

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    Quant à cette exposition

    « Ella Maillart sur les routes de l’Orient« ,

    qui se tient à la Base sous-marine du 29 mars au 30 avril 2011,

    entrée libre, du mardi au dimanche inclus, de 13h30 à 19h (sauf jours fériés),

    …

    elle est _ ses photos comme ses textes ! _ merveilleusement disposée (et éclairée) : à notre attention _ très admirative !

    …

    En voici une présentation

    par les organisateurs :

    …

    « Douée d’une énergie extraordinaire et d’une intelligente curiosité _ magnifiques ! en leur sobriété et classicisme… _, Ella Maillart (1903-1997) entreprend un premier voyage terrestre à Moscou en 1930, après avoir longtemps navigué en mer. Ce périple, très rare à ce moment lorsqu’il est entrepris _ suite à diverses rencontres éminemment positives successives : Ella sait s’y rendre disponible… _ sans opinion politique, la met définitivement _ voilà _ sur la longue route de l’Orient et décide de sa carrière d’écrivain et de photographe.
    …
    Lorsqu’on jette un regard rétrospectif sur la vie d’Ella Maillart, rien ne semble _ mais cela ne nous apparaît que très rétrospectivement ! rencontre après rencontre !!! _ être dû au hasard. Ce premier voyage fut financé – à hauteur de 50 dollars – par la veuve de Jack London, rencontrée à Berlin. Dans la capitale soviétique, elle fit ses premières photographies avec des déchets de pellicule _ mais oui ! _ donnés par le grand cinéaste Vsevolod Poudovkine, qui lui prodigua conseils et encouragements. Son premier Leica lui fut offert par le Dr Leitz en personne _ le patron de Leica… _, impressionné par les photographies qu’elle ramenait, en toute modestie _ mais oui : celle de la plus pure naïveté… _, du Turkestan russe, qu’elle visita en 1932. Elle en revint en découvrant les Kirghizes, les Kazakhs, les Ouzbeks, passant par Frounze, Tachkent et Samarcande, sans aucune autorisation officielle _ c’est peu croyable, mais c’est vrai !

    …

    De la frontière russe, du haut des Monts Célestes qu’elle atteint en accompagnant des scientifiques, elle voit miroiter _ sur la ligne même d’horizon… _ le Takla-Makan chinois, pays interdit qu’elle foulera _ voilà ! _ malgré toutes les difficultés en 1935, en compagnie de l’écrivain _ et journaliste, alors : grand reporter pour le Times ; son frère Ian Fleming s’inspirera de ses activités (ultérieures) pour les services secrets pour son personnage de James Bond…  _ britannique Peter Fleming. Un périple incroyable _ de difficultés _ de huit mois, qui les mènera de Pékin à Srinagar _ au Cachemire indien.
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    Elle pratiqua une photographie libre et mobile _ voilà ! _, caractérisée par une esthétique sobre, immédiate _ oui ! _, qui laisse à l’esprit sa liberté et au regard son acuité _ quelle merveilleuse justesse ! Si ses photographies ont souvent un caractère ethnologique, elles ne donnent jamais _ fort justement _ l’impression d’avoir été volées. Elles témoignent avant toute chose d’une certaine forme d’échange _ humain _ et d’un sentiment de respect _ c’est tout à fait cela ! Ella n’est jamais une voyeuse… _, qui constituent une grande part _ mais oui ! _ de leur beauté _ essentielle, droite et profonde !

    …

    Ella Maillart a vécu _ toute sa vie, sans en dévier _ selon son goût _ naïvement puissant (et non prosélyte) _ de la différence. Évitant le reportage rapide ou superficiel _ d’actualité journalistique… _, elle s’est immédiatement tournée _ aussi _ vers le livre, apte à rendre substantielle _ vraiment ! par son recul méditatif _ l’expérience _ humaine : à la Montaigne _ toujours approfondie _ de fait, déjà _ de ses rencontres _ sur le vif et sur le champ ! Dans l’immédiateté du vivant : cela, en effet, s’apprenant… Elle incarne _ oui : durablement par son essentielle droiture d’âme _ cette nouvelle génération de femmes indépendantes qui deviennent dans les années trente photographes, écrivains et journalistes, telles Marianne Breslauer, Gerta Taro ou son amie Annemarie Schwarzenbach.

    …

    Ses photographies montrent _ avec la puissance de la rectitude et de la profondeur vraies _ la qualité _ oui ! _ de regard et l’originalité _ de fait ; sans rechercher jamais en quoi que ce soit la moindre pose ! _ qui illustrent sa personnalité _ toute de probité : « vraie« …

    …

    Au-delà de la nostalgie obligée _ le temps (des années) passant _ des sujets _ que de mondes (!) ont disparu, en ce que Robert Jaulin a qualifié d’« ethnocide« … _, ses photographies touchent à l’essence de l’être humain _ tout simplement ! _ et illustrent l’intérêt _ absolument désintéressé ! loin de toute géopolitique, pour ce qui la concernait… _ incontournable qu’elle a toujours eu pour les autres _ en tant que ses « frères humains« , en l’altérité (profondément fraternelle, donc) de leur fière et intacte puissante singularité menacée… 

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    Cette exposition « Ella Maillart sur les routes de l’Orient« ,

    à la Base sous-marine de Bordeaux,

    est la manifestation-pilote du vingtième anniversaire (1991-2011) du Festival « Itinéraires des photographes voyageurs« 

    …

    festival de photographies

    dont a eu l’idée, il y a exactement vingt ans, Nathalie Lamire-Fabre

    _ qui fut, en la toute première session de ce festival, en mars 1991,

    la première en France à présenter une exposition de photographies d’Ella Maillart !

    …

    Nathalie Lamire-Fabre dirige,

    outre ce festival très remarquable (qui permet à de jeunes talents de se manifester !),

    l’excellente galerie « Arrêt sur l’Image« , au Bassin à Flot, à Bordeaux… _,

    …

    Cette exposition « Ella Maillart sur les routes de l’Orient« , à la Base sous-marine de Bordeaux, donc,

    est ainsi la « tête de pont » de vingt-deux autres expositions _ vingt-trois au total ! _ de _ plus jeunes… _ photographes voyageurs,

    en dix-neuf autres lieux _ vingt au total ! _ disséminés en Bordeaux ;

    …

    une rétrospective des vingt années du festival,

    avec une photo par expo,

    étant, aussi, bien visible, sur le large et beau cours de Verdun,

    accrochée sur les grilles du (si beau) Jardin public de Bordeaux…

    …

    J’ai plaisir, aussi, à rappeler, par ailleurs,

    en particulier à la mémoire de notre maire _ qui ne manque pas de citer, en son speech d’inauguration (à la suite de M. Daniel Girardin, et juste avant Nathalie Lamire-Fabre), les noms de Henri Cartier-Bresson, Jean Dieuzaide ou Raymond Depardon,

    mais oublie celui de Bernard Plossu !.. _,

    …

    qu’en 2008, la dix-septième édition du Festival « Itinéraires des photographes voyageurs« 

    eut pour « tête de pont« , en cette même Base sous-marine,

    une (tout aussi lumineusement _ par la magie de cette même Danièle Martinez _) splendide exposition _ croisée ! _

    de Bernard Plossu _ le plus grand photographe français vivant, Monsieur le Maire ! _

    et (le peintre, de Valence) Marcelo Fuentes :

    …

    « Regards croisés sur villes et paysages«  : cette exposition admirablement accrochée, elle aussi _ mais Danièle Martinez est une « magicienne«  des éclairages ! _, fut visible du 25 mars au 5 mai 2008,

    ainsi que, en même temps, une seconde exposition Plossu, qui éclaboussait de sa lumière

    la très lumineuse, déjà, galerie « Arrêt sur l’Image« , ouverte très largement, par son immense baie, sur le Bassin à flot,

    et la Garonne, en direction de l’estuaire :

    …

    « Bernard Plossu et Marcelo Fuentes sont fascinés par les paysages, l’architecture fonctionnelle, rationaliste, constructiviste et par l’architecture héroïque de la modernité. Le photographe Bernard Plossu présente son travail autour d’architectures urbaines et de paysages inhabités. Le peintre valentien Marcelo Fuentes regarde les villes et les paysages comme des natures mortes.

    L’exposition “ Regards croisés sur villes et paysages “ propose la confrontation fascinante de ces deux regards » _ humbles et perspicaces ; Bernard Plossu a pas mal appris de l’immense Paul Strand ! (1890-1976)…

    …

    Voilà.

    …

    Courez

    venir admirer

    sereinement

    _ = contempler… _

    le talent intensément et profondément

    _ « substantiellement« , dit magnifiquement Daniel Girardin _

    « vrai« 

    d’Ella Maillart.

    …

    Que sa probité et son humanité

    de « personne »

    éclaire

    les talents des jeunes photographes voyageurs de 2011 ;

    …

    même si le sens de l’aventure _ artistique et humaine ! mais est-ce dissociable ?.. _

    a (forcément _ au moins par le contexte des regards… : et l’« ethnocide«  !.. versus la « mondialisation«  financière du commerce…) un peu changé ;

    …

    la planète ayant considérablement comme rapetissé

    ainsi

    par nos temps (et allures les plus courantes…) de 2011…

    …
    Titus Curiosus, ce 3 avril 2011

  • Bernard Plossu de passage à Bordeaux : la photo en fête ! pour un amoureux de l’intime vrai…

    Pour résumer ma « perception » du passage à Bordeaux de l’ami Bernard Plossu _ très « objectivement » le « principal«  photographe français contemporain vivant depuis la disparition de Henri Cartier-Bresson ; la modestie « vraie » de Bernard dût-elle en souffrir… _,

    …

    je me bornerai à simplement re-produire le message que je viens d’adresser à notre amie Michèle Cohen, la directrice de la galerie La NonMaison à Aix-en-Provence…

    …

    …

    Le voici tel quel :

    …

    De :   Titus Curiosus

    Objet : Hier soir Bernard à la Bibliothèque municipale de Bordeaux
    Date : 13 février 2010 09:25:53 HNEC
    À :   Michèle Cohen

    …
    Finalement,
    pour préciser ce que serait ma (modeste !) « participation » (de faire-valoir…) à la manifestation « Bernard Plossu » à la Bibliothèque municipale de Bordeaux
    …
    _ « M’apprêtant à gagner l’auditorium de la Bibliothèque Municipale (de Bordeaux) où va intervenir Bernard : il m’a dit qu’il aurait peut-être besoin que je « dialogue » avec lui : nous verrons bien« ,
    avais-je indiqué à Michèle lors de mon message précédent, la veille, peu avant 18 heures _,
    …
    finalement,  ce fut une (toute simple) conversation (improvisée, comme j’aime ! _ « conversation » : voilà ! un processus « vrai«  trop rare ! _) avec Bernard, après la projection du magnifique _ film (de 20 minutes environ) _ « Marseille en autobus« ,
    et suite à un premier commentaire
    _ génial ! _ de Bernard à partir de son « photographier » montré, tel que, et commenté par lui en ce film si beau et passionnant
    (sur la « poïétique » de Bernard : à l’œuvre : photographiant !!!)
    de Hedi Tahar…
    …
    Déjà, quel plaisir de voir ce film ; après le _ film _ « Sur la voie » (de Hedi Tahar aussi) que j’ai pu voir et regarder au FRAC à Marseille

    _ cf mon article du 27 janvier dernier sur les deux expos (au FRAC de Marseille et à La NonMaison d’Aix-en-Provence) ainsi que sur le (superbissime !) livre « Plossu Cinéma » : « L’énigme de la renversante douceur Plossu : les expos (au FRAC de Marseille et à la NonMaison d’Aix-en-Provence) & le livre “Plossu Cinéma”« …
    …
    Le facile de l’ »entretien » avec Bernard, est qu’il suffit de l’écouter bien et de le faire « rebondir«  sur une expression, un concept de son « Nonart » _ ou « Nonstyle Plossu » : il a repris cette expression que je proposais.
    …
    J’ai avec Bernard la même connivence (joyeuse, jubilatoire : parce que gourmande et comblée : avec ces joyeux-là ! autant que sérieusement « vrais » !..) qu’avec Yves Michaud _ cf le podcast de mon entretien avec Yves Michaud dans les salons Albert-Mollat le 13 octobre dernier, à propos de son si lucide « Qu’est-ce que le mérite ?« , aux Éditions Bourin _,

    …

    ou Marie-José Mondzain…

    …

    Ecouter et faire rebondir : la vraie conversation ! Avec probité (vérité) et liberté…

    …

    D’où la joie : et elle rayonne…

    …

    Au fond, nous croisons dans la vie assez peu de vrais joyeux ; hormis quelques philosophes et artistes un peu plus « vrais » !!!! que tant d’autres, de l’espèce proliférante, elle, des « faiseurs » et des carriéristes,
    qui font, eux _ pas besoin d’en citer ! _, les têtes d’affiche des medias _ plus on est dé-culturé, plus on les croit…
    …
    Bernard, Yves, Marie-José
    _ Baldine Saint-Girons aussi : lumineuse ; elle m’avait immédiatement très fortement impressionné lors de sa conférence bordelaise (à l’annexe de La Machine à lire) à propos de son si juste « L’Acte esthétique » : quelle présence ! quelle générosité !.. _,

    …

    ce sont des joyeux (généreux)
    _ et moi aussi : si je puis le dire entre nous (!), Michèle, et sans trop de fausse modestie, j’espère ;

    même s’il m’a fallu du temps _ = prendre de l’âge _ pour oser « faire« , agir, ainsi, moi aussi _ si j’ose m’exprimer de la sorte : sans forfanterie…
    Avant, j’avais l’impression d’être tout petit-petit (à côté de « grands« ) ; et puis j’ai appris, peu à peu _ en rencontrant des philosophes à notre Société de Philosophie de Bordeaux _, à démythifier tout ça _ les fausses « grandeurs«  ! pas les « vraies« , bien sûr : celles qui, en plus, sont modestes !.. Et cela va de pair (en compagnie de l’humour) !!!
    …
    Je sais que tu comprends toi aussi ce langage…

    …

    J’en ai touché deux mots à Mélanie Gribinsky avant-hier soir au vernissage de _ l’exposition _ « Hirondelles andalouses » à la galerie « Arrêt sur l’image » de Nathalie Lamire-Fabre (excellente ! elle aussi !) ;

    …

    et Mélanie me disait qu’elle avait fait ta connaissance à Marseille, il y a un bon moment, par Patrick Sainton :

    …

    sainton_p105_der-11-droite.jpg

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    …

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    Patrick Sainton 2000 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

    …

    j’ai pu montrer à Mélanie la photo de Patrick dans le _ livre _ « Plossu Cinéma » que j’avais amené ;

    …

    je voulais que Bernard m’y griffonne un mot…  _ au passage : cette petite merveille de 192 pages est désormais disponible en librairie !.. Un très grand livre !!! Sans doute la meilleure clé à ce jour de l’Art (ou plutôt « Nonart« ) de Plossu…

    …

    Bref, il nous faut aussi un peu de temps _ et de vie ! _ pour mûrir et oser… Après (et avec) un peu d’ »expérience« , c’est plus facile… Il faut aussi de la chance (quelques rencontres « positives » ; et à ne pas trop gâcher, si possible)…
    …
    Le public _ d’amateurs « vrais » de photos _,

    …

    je reviens à hier soir à la Bibliothèque municipale,

    …

    a immédiatement été « dégelé« , par Bernard, si chaleureux _ comme toujours _ ;

    …

    et il y a eu de remarquables échanges, en particulier sur le « danser » du photographe en son « photographier« …

    …

    michele_10-gauche.jpg

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    Michèle 1963 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

    …

    Une jeune femme, danseuse, a raconté qu’elle était passée de la danse à la photo après s’être cassé la jambe…
    …
    Sans compter l’immense culture et pertinence de conception de ce qu’est le « photographier » de Bernard :

    …

    ainsi Bernard a-t-il a évoqué l’idée de réaliser un grand livre des photographes oubliés, négligés par la critique,
    un bon nombre d’entre eux ayant même complètement « renoncé » à continuer de photographier _ du moins à le donner à partager avec quelque public : en expos et en livres…

    …

    Je pensais par devers moi alors au « retrait » _ comment le qualifier sinon ainsi ?.. _ de son grand ami chilien (de Valparaiso) Sergio Larrain ; mais combien d’autres, pour Bernard !!!
    …
    Ainsi a-t-il parlé, hier soir, d’un certain John Cohen ;
    et aussi d’une photographe (déjà âgée) qu’il était venue rencontrer en son village perdu d’Española au Nouveau-Mexique _ elle n’en revenait pas !!!…
    …
    Et tant d’autres : mais il suffit de le lui demander…

    …

    Les « vrais » grands ne sont pas les (ou rien que les) plus (et efficacement) médiatisés…
    La notoriété n’est pas le meilleur critère, hélas.
    …
    Et sur l’échelle des « vraies » grandeurs (modestes, en plus !),
    Bernard a un œil infaillible !!!
    …
    Bref, il y a là un projet passionnant et d’expo et de livre, me semble-t-il, Michèle…

    …

    Ne serait-ce qu’en le concevant comme un « dialogue » _ par (et à partir de) photos _ entre Bernard et chacun d’entre ces « oubliés« -là… _ oubliés de la critique et des medias, qui font, par leur pia-pia entêtant, la pluie et le beau temps de la notoriété ! et s’ils sont encore de ce monde, en leur demandant d’y participer s’ils le souhaitent…
    …
    Bernard s’est inscrit expressément dans la filiation d’Edouard Boubat ;

    …

    moi je pensais aussi à Eugène Atget _ le flamboyant (et si discret !) libournais ! Qu’on contemple ses photos !!! Une extase !!! sans chi-chis…

    …

    Une filiation (ou une amicale…) de photographes de la douceur…

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    auvergne_p35_04-gauche.jpg

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    Massif Central 2007 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

    …

    Même si n’a pas été prononcée hier soir l’expression (« inadmissible douceur« ) de Denis Roche à propos de Bernard Plossu

    …

    _ cf par exemple la reprise de cette expression par Gilles Mora en sa belle « présentation« , page 12, du très vaste (et nécessaire !) « Bernard Plossu : Rétrospective 1963-2005« …
    …

    …

    Un jeune photographe bordelais, Joseph Charroy _ je ne le connaissais pas _, est venu présenter à Bernard une série de ses photos : remarquables !
    Bernard lui a donné l’adresse d’un excellent professeur de « tirage » de photos, Yann de Fareins, à Uzès.
    Et quelques conseils pratiques pour se faire « reconnaître » un peu _ en commençant par un projet de « manifestation« , peut-être, à Bordeaux : d’images de Bordeaux…

    …

    La ville de Bordeaux _ qui avait été candidate au label « Capitale européenne de la culture » : et c’est Marseille qui l’a emporté ! _ en a plutôt besoin…

    …

    Comme d’un développement conséquent de manifestations photographiques
    _ Nathalie Lamire-Fabre s’y consacre ardemment, et de longue haleine, depuis sa (très belle) galerie « Arrêt sur l’image« , au Hangar G2 donnant lumineusement sur le Bassin à Flot n°1…

    …

    Car il demeure toujours assez difficile _ que de circonlocutions ! _ d’obtenir des synergies fécondes à Bordeaux, me semble-t-il, du moins…
    Et comme j’aimerais me tromper sur cette appréciation de la situation bordelaise !..
    …
    Je regrette, ainsi _ dans ce même registre _, que le rayon Beaux-Arts de la librairie Mollat continue de demeurer, endémiquement, un peu trop chiche en livres de photos de Bernard Plossu _ j’y regarde de temps en temps : je suis curieux… _,
    alors que je viens assez souvent fréquenter ses tables (et ses rayons en hauteur) ; et « parler photo« , entre autres, avec Paul, Chantal, les deux David, tous très très gentils et remarquablement compétents ! _ et tout particulièrement en ce chapitre-ci du rayon, qui a pris pas mal d’ampleur ces dernières années…

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    Est-ce une affaire de distribution des livres (de photo) ? Ou de nombre d’exemplaires trop limité des tirages !
    _ hier soir, a été ainsi évoqué le cas du splendide « Couleur Fresson » de Bernard (à l’occasion d’une exposition à Nice _ la dame « qui dansait » (et s’est cassé la jambe) avait pu se le procurer en visitant l’expo au Musée, à Nice) ! le tirage semble en être déjà épuisé… Paul Roger m’avait déjà parlé de ce phénomène (endémique, en effet !) ;

    aussi, ne jamais laisser passer l’occasion de se procurer un (splendide) livre de photos ! quand il est là, et qu’on le feuillette ; car il est toujours en voie d’« épuisement«  !.. Demain, il sera « introuvable«  !

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    Pourtant, quand je m’étais rendu à la librairie « Ombres blanches » à Toulouse, à l’occasion d’une virée d’une demie-journée pour le vernissage d’une expo de Bernard Plossu et Françoise Nuñez,

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    fran-oise_18-droite.jpg
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    Françoise 1980 © courtesy La NonMaison Aix-en-Provence

    …

    dans les jardins « Raymond VI » jouxtant le très beau lui-même Musée des Abattoirs,

    …

    j’avais pu « réaliser » une ample moisson de livres de photos de Bernard Plossu !!!
    Fin de l’incise sur les synergies bordelaises…
    …
    Bref, ce fut très bien, hier soir à l’auditorium de la Bibliothèque municipale, grâce à Michèle Pasquine, son active et chaleureuse responsable ;

    …

    comme avant-hier soir, au vernissage de l’expo « Hirondelles andalouses » à la lumineuse, donc, galerie de Nathalie Lamire-Fabre « Arrêt sur l’Image« … _ bien des amis de Bernard avaient fait le déplacement de Bordeaux pour l’occasion…
    …
    A suivre, comme toujours,

    …

    Titus

    …

    Soit un message (à l’amie Michèle Cohen, à Aix) qui me semble parler, sans plus de commentaire, de lui-même…

    …

    Comme quoi, en s’adressant à quelqu’un, en sa singularité même de personne (unique !) , on peut aussi se faire entendre de plusieurs, me semble-t-il…

    …

    Titus Curiosus, ce 13 février 2010