Étiquette : naturel

  • Comment interpréter les Intermezzi de Brahms ?

    Les dernières pièces pour piano de Brahms (1833 – 1897)

    sont d’une beauté fascinante, en leur brièveté.

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    Pas mal de très bonnes interprétations au disque.

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    …

    Choisir entre elles est une affaire de goût.

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    Pour ma part, je déteste le maniérisme, à la Volodos ;

    et apprécie des interprétations sobres et poétiques, avec un certain naturel…

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    À la Wilhelm Kempf, à la Radu Lupu, à la Adam Laloum ;

    à la Stephen Bishop-Kovacevich.

    …

    Le CD Intermezzi, Rhapsodies par François Chaplin

    qui vient de paraître chez Aparté,

    avec les opus 79, 117, 118 et 119

    _ le CD Aparté AP173 _,

    est loin de me déplaire.

    …
    …

    Ce dimanche 16 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’entretien d’Hélène Cixous avec Francis Lippa : « podcast de la semaine », après « vidéo de la semaine » précédente

    Double récompense

    sur le site de la librairie Mollat

    pour l’entretien du jeudi 23 mai dernier, à la Station Ausone,

    d’Hélène Cixous avec Francis Lippa,

    à propos du magnifique 1938, nuits, aux Éditions Galilée, d’Hèléne Cixous.

    …

    Ce vendredi 14 juin, en effet,

    au podcast de cet entretien

    est décerné le label « podcast de la semaine » de la librairie ;

    …

    alors que le vendredi 7 juin à la vidéo de cet entretien

    avait été décerné le label de « vidéo de la semaine« 

    de cette même librairie Mollat.

    …

    …

    Assez étrangement,

    l’impression ressentie au visionnage de la vidéo 

    diffère de l’impression ressentie à l’audition du podcast.

    …

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    Voici ce qu’avant hier j’écrivais de mes impressions là-dessus à un ami,

    en accompagnement d’un lien à cette vidéo :

    …

    …

    La vidéo de mon entretien avec Hélène Cixous chez Mollat est parue ;

    …

    et étrangement, à ma grande surprise _ tant je préfère le pouvoir de la voix à celui de l’image _, cette vidéo apporte (et découvre) beaucoup par rapport au podcast :
    …
    probablement du fait d’une certaine théatralité _ dénuée de toute ostentation : elle lui échappe plutôt ; et est absolument « naturelle«  ! et splendidement éloquente… _
    d’Hélène Cixous
    en ce qui vient sourdre d’elle dans l’entretien
    à partir de pertinentes questions ;
    …
    théâtralité soft et en rien exhibitionniste, chez elle,
    que l’on peut ressentir déjà à l’écoute, dans les inflexions et les rythmes naturels _ extraordinaires ! _ de sa voix,
    mais qui devient ici absolument visible _ aussi _, patent _ fulgurant même _, à l’image.
    …
    J’en suis le premier tout étonné…
    …
    Bien sûr le visionnage _ mais c’est déjà le cas de l’audition _ requiert un temps dont on ne dispose pas forcément
    dans le monde hyper-bousculé et sur-occupé d’aujourd’hui,
    du fait des conditions de travail _ pressurisé _ de la plupart…
    …
    Mais qui sait ? L’expérience en est assez significative.
    …
    Ce cas d’Hélène Cixous est en tout cas bien intéressant…
    De même que son œuvre _ magistrale.
    …
    J’espère qu’un jour, après Osnabrück, elle s’intéressera aussi à Dresde,
    où sa grand-mère a peut-être _ même si elle en disconvient au micro quand je le lui demande _ passé les années d’Hitler au pouvoir, de 1933 à 1938 ;
    même si il est plus commode pour l’auteure du livre qu’elle est peut-être d’abord ici
    de mettre en avant le théâtre et l’image de la cité d’Osnabrück _ plutôt que Dresde ;
    qui a aussi sa part, passablement chargée, au sein de l’Histoire allemande sous Hitler.
    …
    Car c’est bien à Dresde que sa fille Ève était venue pour la dernière fois rendre visite en Allemagne à sa mère Rosie, peut-être en 1934…
    Et pas à Osnabrück…
    …
    Et il est peu probable que le consul de France à Dresde, en 1938, ait pris la peine d’écrire à Osnabrück, et tout spécialement à Rosie Klein,
    pour lui conseiller de fuir au plus vite l’Allemagne après la Kristallnacht, grâce à son passeport français…
    …
    Il me semble par conséquent que c’est plutôt à Dresde que ce contact _ et amical conseil _ consulaire a eu lieu…
    …
    Les deux villes sont toutes deux très emblématiques _ cf la Dresde au quotidien des jours du nazisme, de Victor Klemperer en son extraordinaire Journal… : un témoignage absolument indispensable ! _,
    mais pas pour les mêmes raisons.
    …
    Mais il faut aussi souligner que l’écriture d’Hélène Cixous, en ce 1938, nuits, est d’abord de l’ordre de la littérature ;
    et pas de l’ordre de l’enquête historique…
    …
    D’ailleurs, au cours de l’entretien,
    l’auteure nous prévient elle-même de ne pas prendre nécessairement pour vérité de fait sa présentation dans 1938, nuits, du document de Siegfried-Fred Katzmann _ qu’elle aurait peut-être, affirme-t-elle non sans humour, inventé… _ ;
    alors que ce document de Fred Katzmann est accessible _ et de son initiative _ sur le web…
    …
    …
    Même si Hélène Cixous met aussi en relief la nécessité pour son récit _ de littérature d’absolue liberté… _ de disposer d’un fond historique _ de grande dimension en son fond tragique _ de vérité.
    …
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    Ce vendredi 14 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Le violoncelle dynamique du magnifiquement sympathique Gary Hoffman : un interprète merveilleux de vie !

    La semaine du 25 février au 1er mars,

    …

    c’est avec un très vif plaisir

    que j’ai pu suivre la très intéressante interview _ en cinq journées _,

    par Judith Chaine,

    en l’émission Les Grands Entretiens, sur France-Musique,

    du magnifiquement sympathique violoncelliste Gary Hoffman :

    …

    « Mon identité est liée à la musique« 

    « Les Hoffman, ils sont tous musiciens !« 

    « Bien jouer, je ne sais pas ce que ça veut dire« 

    « Il y a certaines choses qu’on ne peut pas vivre en-dehors de la scène« 

    et « Jouer les Suites de Bach, rien de plus effrayant« .

    …

    …

    Par lui, Gary Hoffman,

    je disposais surtout du magnifique CD ladolcevolta LDV35

    des deux Sonates pour piano et violoncelle de Johannes Brahms,

    avec l’excellente Claire Désert au piano.

    …

    Et je me suis procuré depuis

    le CD ladolcevolta LDV42

    de Schelomo, rhapsodie hébraïque pour violoncelle et orchestre, d’Ernest Bloch,

    et le Concerto pour violoncelle, d’Edward Elgar,

    avec l’Orchestre Royal Philharmonique de Liège, dirigé par Christian Arming.

    …

    C’est très beau !

    …

    …

    Et je me mettrai en chasse du CD

    de l’intégrale de l’œuvre pour violoncelle de Felix Mendelssohn

    _ un musicien que je vénère ! _,

    le CD ladolcevolta  LDV05,

    avec son compère pianiste David Selig.

    …

    …

    Des univers musicaux

    assurément bien différents,

    …

    mais tous interprétés _ en leur idiosyncrasie _ avec un merveilleux naturel,

    le plus vivant _ et juste ! _ qui soit !

    …

    …

    Rendons leur grâce !

    …
    …

    Ce dimanche 10 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La reconnaissance du triomphe du génie de Stéphane Degout dans « Les Nuits d’Eté » d’Hector Berlioz et Théophile Gautier : quand l’incarnation et l’imageance d’une interprétation atteignent, elles aussi, au sublime de l’oeuvre portée, soient, et la mélodie et le poème…

    Les lauriers s’abattent

    ces jours derniers

    sur le merveilleux baryton Stéphane Degout !

    …

    Cf mon article enchanté du 19 janvier dernier : …

    …

    …

    Ce jour,

    le miracle de sa performance dans les si merveilleuses Nuits d’été de Berlioz

    se voit célébré _ comme il convient _ par l’excellent Jean-Charles Hoffelé,

    en sa chronique Discophilia

    sur le site Artamag,

    par un article justement intitulé Nuits obscures :

    …
    …

    NUITS OBSCURES

    …

    …

    Ce n’est pas faire injure à François-Xavier Roth et à ses Siècles, moins encore à Tabea Zimmermann, que d’avouer que j’ai sauté à pieds joints _ mais moi aussi ! _ par-dessus leur Harold en Italie aussi surprenant que déconcertant : cet orchestre éruptif _ oui _, cet alto magique, vrai personnage _ sans doute _, ont leurs atouts, vous y viendrez ou pas, mais je crois bien que comme moi vous fondrez _ absolument ! _ dans la mélancolie _ somptueusement jouissive, mais sans pathos du tout ! du fait de son parfait naturel… _ de ces Nuits d’été inattendues où Stéphane Degout vole tranquillement la vedette _ parfaitement ! mais oui !!! _ à deux siècles de mezzo-sopranos _ et pas des moindres : Régine Crespin, Janet Baker, pour commencer ; somptueusement géniales déjà, elles aussi…

    …

    Affaire de timbre _ mais oui ! _ – ce creusement, ce sfumato du medium _ voilà ! _ qui – paradoxe ! – précise pourtant _ sans rien gâcher, mais dans la plénitude, au contraire, de l’élan porteur de chaque phrase, qui nous transporte et emporte sereinement par son art du naturel jusqu’au sublime !!! _ les mots, ce legato où les syllabes viennent vous étreindre _ oui _ comme un chant de violoncelle _ mais oui ! _, ah, Gautier n’aurait pas osé les imaginer, mais Berlioz en serait lui aussi _ peut-être _ surpris _ et là se situe bien le génie de l’interprétation (et d’un interprète), un jour de grâce (divinement béni) de la plus parfaite invention et justesse d’inspiration. L’imageance de l’interprète est elle aussi sublime, en sa plus que parfaite incarnation de ces poèmes !

    …

    C’est l’art qui cache l’art _ parfaitement, encore : pas un seul grain de voix qui soit là forcé _, cet enveloppement visionnaire _ oui, oui ! _ qui transporte _ parfaitement ! _ vers un horizon chimérique _ nimbé _, cette voix où le poème s’incarne _ oui _ dans une telle noblesse _ oui _ et avec tant d’émotion _ nous en tremblons de jubilation et reconnaissance. Qui chantait la mélodie ainsi ? Plus personne en tous cas depuis Charles Panzéra dont Stéphane Degout ressuscite ici les mânes. Venez vous y étourdir _ oui _, et rêver dans cette nuit sans lune _ absolument fidèle à l’univers du poème de Théophile Gautier, compris et donné, ici, comme probablement jamais auparavant ! _, infini sépulcre _ oui _, venez danser avec le fantôme _ de la rose disparue.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Hector Berlioz (1803-1869)

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    Les Nuits d’été, H. 81B
    Harold en Italie, H. 68

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    Stéphane Degout, piano
    Tabea Zimmermann, alto
    Les Siècles
    François-Xavier Roth, direction

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    Un album du label harmonia mundi HMM 02634
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    Photo à la une : le baryton français Stéphane Degout – Photo : © Julien Benhamou

    …

    …

    L’intelligence du critique (Jean-Charles Hoffelé)

    sait donc ici rejoindre

    celle

    _ exceptionnelle, à un tel degré d’intuition et d’imageance, il faut aussi le souligner :

    disons véritablement géniale ! _

    de l’interprète (Stéphane Dégout),

    …

    qui sait _ si merveilleusement : chapeau bien bas l’artiste ! _

    se mettre à la parfaite _ sublime ! _hauteur

    …

    et du poème (de Théophile Gautier) 

    et de la mélodie (d’Hector Berlioz) :

    sublimes

    _ déjà….

    …

    …

    Jamais nous n’avons si bien perçus et compris

    et la mélodie (de Berlioz)

    et le poème même (de Gautier) ! Aussi !

    Quel art sublime de la diction…

    …

    C’est dire le génie tout à fait exceptionnel de Stéphane Degout,

    et de l’apport très fructueux à sa réalisation musicale

    de François-Xavier Roth

    et des Siècles.

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    …

    Ce vendredi 22 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa