Étiquette : Nikolai Lugansky

  • Mais moins convaincu par la Sonate Op. 111 du CD « Beethoven – Late Piano Sonatas – Opp. 101 – 109 – 111 – Nikolai Lugansky piano » : pas assez de folie…

    Mais je suis bien moins convaincu par la génialissime Sonate Op. 111 du CD Harmonia Mundi HMM 902441 – enregistré à Moscou au mois de juillet 2020 – « Beethoven – Late Piano Sonatas – Opp. 101 – 109 – 111 – Nikolai Lugansky piano« , à laquelle je ne trouve décidément pas assez de la folie – terminale – qui est pourtant si sublimement la sienne…

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    Regardez ainsi cette vidéo d’un concert à Saint-Petersbourg (d’une durée de 27′ 31).  L’Arietta débute à 9′ 06…

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    Dommage…

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    Ce dimanche 15 février 2026 , Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Simplement apprécier le beau pianisme de Nikolai Lugansky en son CD « Robert Schumann – Fantasie Op. 17 – Carnival Scenes from Vienna – Humoreske »…

    C’est en toute ingénuité et quasi innocence – pour ne pas dire incompétence, faute d’assez de culture schumannienne… – que j’apprécie le jeu sensible, ouvert et varié, et sans esbroufe de Nikolai Lugansky dans le CD Harmonia Mundi HMM 902753 « Lugansky – Schumann«  – enregistré  à Dobbiaco-Toblach du 26 au 28 mai 2025 – qu’il vient de consacrer au goût vif de la fantaisie – hérité de Theodor Amadeus Hoffmann et Jean-Paul Richter –  de Robert Schumann (1810 – 1856) dans un choix de pièces où celui-ci s’y adonne tout spécialement : la « Fantasie » Op. 17 (de 1836) – admirez-la ici en cette vidéo d’un concert donné à Moscou le 10 octobre 2024 (32′ 25) – , l’ »Humoreske » Op. 20 (de 1839) et le « Carnaval de Vienne » Op. 26 (de 1839 aussi)…

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    Et je me permets, en toute simplicité, de me référer ici à l’article plus expert de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Retour à Schumann » de son site Discophilia, en date du 10 février dernier…

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    RETOUR À SCHUMANN

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    Parmi les merveilles révélées dans le coffret des inédits de Radu Lupu – cf mon article « S’émerveiller à quelques inédits du grand Radu Lupu réunis en un coffret de 6 CDs « Radu Lupu – The unreleased recordings Decca Masters and Radio Tapes 1970-2002 », dont les sublimes Quatuors avec Piano K. 478 et K. 493 de Mozart par le Tel Aviv String Quartet avec Radu Lupu au piano, en 1976… » en date du 16 décembre 2024… – , un prodigieux Carnaval de Vienne ouvrait des espaces poétiques que je n’y avais guère aperçus jusque-là. La proposition si subtile de Nikolai Lugansky n’en est pas si éloignée, mouvement vif et apartés secrètes, clavier qui chante tout du long, rien qui pèse – voilà !

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    Quel art !, qui éclate à plein dans les ombres, les replis, les abandons de ce chef-d’œuvre absolu du piano de Schumann, la grande Humoreske que Radu Lupu justement chérissait tant. Nikolai Lugansky en laisse perler l’incipit – plage 9 de ce CD – si Waldszenen, merveille qui dit tout de son art de timbrer sans appuyer, de laisser chanter les voix qui se répondent, ce jeu à deux mains est tout simple, mais le rendre touchant à ce point… – voilà, voilà…

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    Le disque s’ouvre par la Fantaisie. L’œuvre a toujours comporté une verrue à mes oreilles : ce Mässig – plage 2 de ce CD – dont Nikolai Lugansky ôte toute pompe, du moins sous ses doigts je peux l’entendre pour mieux m’immerger dans ce Finale beau à serrer le cœur, où le boisé de son subtil Steinway peint des sfumatos inoubliables, faisant croire qu’on tient là le plus beau disque de l’artiste – voilà, voilà…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Robert Schumann
    (1810-1856)

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    Fantaisie en ut majeur, Op. 17
    Faschingsschwank aus Wien, Op. 26
    Humoreske, Op. 20

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    Nikolai Lugansky, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902753
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    Photo à la une : le pianiste Nikolai Lugansky –
    Photo : © Nikita Larionov

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    Très simplement…

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    Ce samedi 14 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’extase Wagner par bien d’autres chemins que les plus parcourus : l’intense et prenant CD « Richard Wagner » de Nikolai Lugansky, pianiste, croisant le très original et merveilleusement réussi lui aussi « In the shadows – Wagner » de Michael Spyres…

    Après le stupéfiant et magnifique CD _ Erato 5054197879821 _ « In the shadows – Wagner » de Michael Spyres _ cf mon article «  » de mardi 5 mars dernier… _, qui explorait les chemins qui ont insensiblement conduit Richard Wagner (Leipzig, 22 mai 1813 – Venise, 13 février 1883) à devenir le compositeur qui s’est épanoui en lui à partir de « Lohengrin« , en 1848 _ et c’est en effet sur le « Mein lieber Schwan ! » de Lohengrin (5′ 49) que s’achève cet exceptionnel CD « In the shadows – Wagner«  de Michael Spyres… _,

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    c’est maintenant le piano raffiné et merveilleusement subtil de Nikolai Lugansky qui vient nous enchanter dans un superbissime CD _ Harmonia Mundi HMM 902393 _  « Richard Wagner » de transcriptions pour le piano _ par Franz Liszt (1811 – 1886), Louis Brassin (1836 – 1884), Zoltan Kocsis (1952 – 2016), ainsi et surtout lui-même (Nikolai Lugansky est né à Moscou le 26 avril 1972)… _ de scènes somptueuses extraites du cycle du « Ring » et « Parsifal« , et venant culminer dans l’extase magicienne et proprement ensorcelante de la « Mort d’Isolde » de « Tristan« ,

    dans le livret duquel CD intitulé « Richard Wagner » Nikolai Lugansky, présentant le sens, pour lui, de ce projet et réalisation discographique _ d’un Wagner transcrit au piano ! _ a priori sinon un peu surprenant, du moins assez inattendu, déclare :

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    « Wagner me fascine depuis bien longtemps.

    (…)

    J’ai trois sentiments différents selon le moment où il a composé. Il y a une première période, quand il écrit _ à l’âge de 19 ans, en 1832 _ sa « Symphonie en do majeur« , des œuvres pour piano ; si on s’en tient à ces pages, je ne vois pas du tout en quoi c’est prometteur. Puis surgissent « Rienzi » _ en 1842 _, « Le Vaisseau fantôme » _ en 1843 _, « Tannhaüser » _ en 1845 _ : là, la musique oscille entre le bon et le génial. Enfin tout ce qu’il a écrit à partir de « Lohengrin«  _ en 1848 _ est du pur génie _ voilà. C’est très inhabituel pour un compositeur : pour la plupart d’entre eux, on peut déceler les germes du génie _ en gestation, donc, avant l’éclosion et l’épanouissement... _ dès leurs premières œuvres. C’est donc cette dernière partie de son œuvre, notamment des scènes du monumental « Anneau du Nibelung » _ de 1869 à 1876  _, que j’ai choisi de présenter _ au simple piano _ ici« ,

    etc.

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    En conséquence de quoi,

    se dégage très clairement en quoi ces deux merveilleuses réalisations discographiques de Nikolai Lugansky, pianiste, et Michael Spyres, chanteur d’opéra, qui paraissent chez les disquaires presque simultanément, se révèlent, non pas opposées et contradictoires, mais bien plutôt étrangement complémentaires :

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    Michael Spyres traquant et montrant ce qui avant même Wagner va peu à peu et quasi insensiblement, mener le génie en gestation-germination d’abord lente et souterraine de Wagner, à accoucher bientôt un peu plus tard _ en d’infiniment prolongés sublimes orgasmes de musique… _ du Wagner idiosyncrasique et génialissime du Ring _ de 1869 à 1876 _, de Tristan _ en 1865 _, ainsi que de Parsifal _ en 1882 _,

    dont le piano de Nikolai Lugansky traque, lui, et expose _ et comment ! _, à son simple piano _ et transcrit beaucoup aussi par lui… _ le sublime extatique de la sublimissime apothéose, orgasmique en effet, de cet idiosyncrasique chant wagnérien, ici saisi par lui à son acmé musical accomplissement…

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    Deux indispensables CDs, magnifiquement complémentaires donc,

    par Michael Spyres, chanteur, d’une part, et Nikolai Lugansky, pianiste et transcripteur, d’autre part,

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    ou quand des parallèles musicales finissent par se rencontrer, du moins par et pour nous, mélomanes qui partageons leur écoute doublement enchantée…

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    Ce mercredi 13 mars 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa