Étiquette : Olivier Schneebeli

  • In memoriam Howard Crook (1947 – 2024), ténor baroque…

    L’article « Décès du ténor Howard Crook » paru  ce mercredi 4 septembre 2024 dans ResMusica, m’apprend ce jour le décès, à l’age de 77 ans du ténor baroque américain Howard Crook, le 27 août dernier ; il était né le 15 juin 1947 à Rutherford, dans le New-Jersey…

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    Je me souviens de lui, et de ses interprétations au disque…

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    Et sur mon blog « En cherchant bien« , je retrouve son nom en un _ unique (et tardif) _ article, intitulé « « , en date du 16 février 2022,

    pour sa participation au CD Virgin Veritas 7243 5 45531 2 7 « Michel-Richard de Lalande – Grands Motets » _ « Beati quorum remissæ sunt« , « Quam dilecta » et « Audite cœli » _,

    un CD enregistré à Versailles les 11 et 12 octobre 2001, par Les Pages & Les Chantres de Versailles et les chanteurs solistes Salomé Haller, Damien Guillon, Howard Crook, Hervé Lamy et Alain Buet, tous placés sous la direction d’Olivier Schneebeli,

    en un répertoire que j’apprécie beaucoup.

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    Les CDs restent, et nous restituent le présent devenu immortel de la voix des chanteurs…

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    Ce mercredi 4 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Servir vraiment les Grands Motets de Delalande : la splendide douceur sublime réussie par Olivier Schneebeli…

    En forme de suite à mon article du 16 février dernier « « , dans lequel j’exprimais ma déception à l’égard des derniers enregistrements discographiques de quelques uns des si beaux « Grands Motets » de Michel-Richard de Lalande _ en l’occurrence le tout récent CD de Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances pour Harmonia Mundi, et celui, un peu plus tôt, de Vincent Dumestre et son Poème Harmonique pour Alpha, en 2018 _,

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    je veux dire que la direction d’Olivier Schneebeli en son CD « Grands Motets« , enregistré en la Chapelle Royale du Château de Versailles au mois de juillet 2017, et publié en 2018 par le label Glossa (GCD 924301), vient combler toutes mes espérances, comme l’on fait ses enregistrements des « Grands Motets » de Pierre Robert, successivement pour le label K617 en 2008 (K617215), et le label Château de Versailles – Spectacles en 2021 (CVS051).

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    Pour des raisons qui m’échappent encore (!), j’avais manqué ce CD Delalande/Schneebeli de Glossa lors de sa parution en 2018.

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    Mais ayant dare-dare commandé de CD, et venant de le recevoir

    et de l’écouter,

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    je veux ici témoigner ici de mon entière satisfaction à l’écoute d’aussi parfaites interprétations d’aussi splendides œuvres de Delalande, que sont ici les Motets « Venite, exultemus Domino » (S. 58), « De profundis«  (S. 23) et « Dominus regnavit » (S. 65) ;

    après ces autres Motets de Delalande que sont « Beati quorum remissæ sunt » (S. 5), « Quam dilecta » (S. 12) et « Audite cæli quæ loquor » (S. 7) enregistrés par ce même Olivier Schneebeli à Versailles en 2002.

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    Ces « Grands Motets » de Michel-Richard Delalande (1657 – 1726), tout comme les « Grands Motets » de Pierre Robert (1622 – 1699),

    nous font toucher à la quintessence de la douceur splendidement renversante du sublime art français à son sommet…

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    Merci !!!

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    Ce samedi 5 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos de tout un pan regrettablement délaissé du Baroque musical français (religieux) dans la présente production discographique…

    En procédant à un _ encore bien trop partiel _ essai de rangement des CDs de ma discothèque personnelle,

    je me suis aperçu d’un certain contraste entre la production discographique des vingt dernières années du XXe siècle, et la production des vingt-et-unes premières années du XXIe siècle ;

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    au détriment, quantitatif surtout, mais aussi parfois aussi qualitatif, des productions les plus récentes…

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    Notamment pour ce qui concerne le splendide _ et si émouvant _ répertoire musical religieux français :

    de Henry Du Mont (1610 – 1684) et Pierre Robert (1622 – 1699) jusqu’à André Campra (1660 – 1744), Michel-Richard Delalande (1657 – 1726) compris…

    Sans oublier, bien sûr, ni Jean-Baptiste Lully (1632 – 1697), ni Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704),

    aux répertoires _ religieux _ tout de même un peu mieux connus ;

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    et encore quelques autres…

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    Et c’est la très récente parution _ une interprétation décevante pour mon goût : trop terne, pas assez vivante et enthousiaste, en comparaison d’autres, comme, par exemple, celle du CD « Grands Motets«  du Parlement de Musique sous la direction de Martin Gester, en 2001, pour le label Opus 111 (OP 30217), pour les Motets « Deus noster refugium«  et « Exaltabo te, Domine«  , et avec les chateurs Stéphanie Révidat, Stehan Van Eyck, Thomas Van Essen et Alain Buet ; ou encore, celle particulièrement réussie, en 2002, pour le label Virgin Veritas (7243 5 45531 2 7), du CD « Grands Motets«  d’Olivier Schneebeli, avec les Motets « Beati quorum remissae sunt« , « Quam dilecta«  et « Audite cæli quæ loquor« , avec les chanteurs Salomé Haller, Damien Guillon, Howard Crook, Hervé Lamy et Alain Buet… _, pour le label Harmonia Mundi, du CD Delalande « Grands Motets » HMM 902625 (Veni creator, Miserere, Dies irae) de l’Ensemble Correspondances sous la direction de Sébastien Daucé,

    qui m’a fait me pencher sur la récente discographie de Delalande, pour commencer par lui, en comparaison avec plusieurs antérieurs enregistrements de « Grands Motets » de cet important et brillantissime compositeur du grand siècle…

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    Et je ne partage pas tout à fait (!!!), pour une fois, l’avis très positif sur cette interprétation qu’a publié sur son site Discophilia Jean-Charles Hoffelé, en date du 18 février 2022, sous l’intitulé « Pour le Roi Soleil« …

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    Avis que voici :

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    POUR LE ROI SOLEIL

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    Le vaste geste roide _ vraiment ? La raideur du geste relevée ici est-elle vraiment celle du compositeur ? Je ne le pense pas du tout, pour ma part… Parler ici de « roideur«  est parfaitement inadéquat pour pareille sublime musique… _ dont Lalande para ses Motets enthousiasma Louis XIV, qui crut bien avoir trouvé _ dès 1683 _ un nouveau Lully pour sa chapelle. Les trois motets réunis ici par Sébastien Daucé illustrent ses premières années versaillaises.

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    Il faut entendre le Miserere, sa grande pompe _ mais toute en sublime douceur _ qui prolongeait les réflexions piétistes _ intenses et  profondes, en leur tendresse : à la française ! _ des Leçons de ténèbres par quoi se refermait le carême. Pénitence intense, harmonies glaciales _ non : sidérantes seulement … _, forme immense _ oui _ où le chœur semble ouvrir d’un même geste le tombeau et le ciel, tombeau dont essaye de nous consoler les harmonies résignées du Dies irae, qui conduiront au tombeau _ le 5 mai 1690 _ la Dauphine Marie-Anne de Bavière.

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    Les sombres harmonies de ce chef-d’œuvre _ oui ! _ accompagneront nombre de funérailles des membres de la famille royale, requiem versaillais que Sébastien Daucé et ses amis débarrassent de toute roideur _ où la trouve-t-on donc ?.. _, rendant au verbe ses propriétés rédemptrices, admirable lecture qui me semble renouveler le sujet.

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    Clore un disque de méditation sur la mort par l’éclaircie du tendre _ voilà _ Veni creator, où le génie de Delalande offre un visage plus apaisé, c’est ouvrir de nouvelles perspectives. Comme pour tous ses motets, Delalande le reprit moult fois, amplifiant l’espace harmonique de l’orchestre, magnifiant les couleurs. Sébastien Daucé a pris soin de comparer les différentes versions pour offrir ici ce qui gagnerait à être le premier volume d’une série explorant ce continent majeur du Grand Siècle dont la musique _ certes _ fut, avec l’architecture, l’art majeur.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Michel-Richard Delalande (1657-1726)

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    Dies iræ, S. 31
    Miserere, S. 27
    Veni creator, S. 14
    Simphonies pour le Souper du Roy (extrait : Troisième Caprice, S. 162/5)

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    Ensemble Correspondances
    Sébastien Daucé, direction

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    Un album du label harmonia mundi HMM902625
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    Photo à la une : © DR

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    De même que j’ai été très déçu du CD « Majesté _ Grands Motets pour le Roi-Soleil« , comportant les Grands Motets « Deitatis majestatem« , « Ecce nunc benedicite »  et « Te Deum« , de Michel-Richard Delalande par Le Poème Harmonique de Vincent Dumestre pour le label Alpha ; soit le CD Alpha 968, en 2018.

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    Je compte aussi revenir me pencher _ cf mon article du 10 novembre 2021 : «  » … _ sur les interprétations des admirables « Grands Motets » de Pierre Robert, tout particulièrement sous la direction d’Olivier Schneebeli, à Versailles…  

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    À suivre…

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    Ce mercredi 16 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un superbe « Sacre royal de Louis XIV » : un DVD de reconstitution musicale magnifiquement réussie de la cérémonie à Reims le 7 juin 1654

    Sébastien Daucé,

    avec son remarquable Ensemble Correspondances

    _ ainsi que Les Pages du CMBV (sous la direction d’Olivier Schneebeli) _

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    nous propose un superbe et très réussi DVD

    _ de 108′ ; édité par le Château de Versailles : CVS 017 _

    d’un essai de reconstitution musicale

    de ce que furent les cérémonies, à Reims, du sacre du roi Louis XIV,

    le 7 juin 1754

    _ le jeune roi (depuis le décès de son père Louis XIII, le 14 mai 1643, à Saint-Germain-en-Laye)

    était né (à Saint-Germain-en-Laye) le 5 septembre 1638…

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    Les chroniques du temps

    n’ont, en effet, hélas pas conservé le détail du programme musical de ces festivités du sacre

    _ pas davantage que ceux des mariages de Louis XIII avec Anne d’Autriche, le 21 novembre 1615, à Bordeaux, à la cathédrale Saint-André ;

    ou de Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Autriche, le 9 juin 1660, à Saint-Jean-de-Luz, en l’église Saint-Jean-Baptiste :

    j’avais entrepris des recherches là-dessus…

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    Mais il est demeuré possible de reconstituer

    avec une assez grande probabilité de justesse

    ce que purent être les musiques utilisées alors.

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    Ce fut la tâche des équipes du Centre de Musique Baroque de Versailles,

    sous la conduite éminemment experte de Thomas Leconte…

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    Et cela à partir de partitions

    _ très heureusement conservées, elles, un peu par hasard (et chance pour nous) :

    au sein de ce qui demeure de l’infiniment précieuse collection Philidor… _

    de musiques données pour des occasions sinon similaires, du moins fonctionnellement assez proches,

    et le plus souvent demeurées anonymes :

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    l’auteur de la composition important alors bien moins que sa fonction cérémonielle !

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    Et la réalisation de ce concert

    a été _ superbement _ filmée

    dans le cadre somptueux de la Chapelle Royale du Château de Versailles

    _ achevée de construire, elle, en 1710…

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    Les musiques _ d’une tendresse toute française : fondante ! _ sont ici merveilleusement données…

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    Et l’image,

    avec des gros plans sur les interprètes, chanteurs comme interprètes,

    est très agréable…

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    Ce dimanche 2 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa