Étiquette : Oloron

  • Quelques utiles petits repères biographiques concernant, à Navarrenx sous l’Occupation, les activités d’Henriette Verdalle, ses proches et ses protégés, au Vieux Logis…

    Voici, ce jour, quelques petits utiles repères biographiques concernant, à Navarrenx sous l’Occupation, les activités très méritoires d’Henriette Verdalle, ses proches et ses protégés, au Vieux Logis…
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    Depuis le mois d’avril 2013, suite à mon entrée en retraite de l’Éducation Nationale le 12 décembre 2012, et disposant désormais pleinement de tout mon temps pour mener des recherches suivies,
    j’ai entrepris des recherches sur le parcours de vie sous l’Occupation (du 7 juin 1942 au 30 septembre 1944 – dates de son départ de et de son retour à Bordeaux – ) de mon père le Dr Benedykt Lippa – Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006 –
    – cf là-dessus mon riche article récapitulatif (avec des liens utiles à 9 précédents articles jalonnant ma recherche) en date du 30 août 2024 https://encherchantbien.fr/recueil-actualise-darticles-sur-le-parcours-en-bearn-dont-le-camp-de-gurs-du-dr-benedykt-lippa-1914-2006-entre-le-7-juin-1942-et-le-30-septembre-1944-les-gte-du-camp-de-gurs-marcel-brenot/ – ;
    et je me suis employé à recueillir, parfois sur le terrain, souvent par échanges téléphoniques ou de courriels, de précieux témoignages complètement inédits tant sur le camp de Gurs, par lequel est passé mon père à partir du mois de juillet 1942, que sur la vie à Navarrenx sous l’Occupation, autour des Verdalle.
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    Et, à partir de là, au fil de mes contacts et des informations que je recueillais, également sur la vie de la famille Verdalle (l’arrière-grand-père Paul Verdalle – Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – possiblement Navarrenx, 19 mars 1948 – , la grand-mère Henriette Verdalle – Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988 – , le père André Laclau-Barrère – Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001 – des jumeaux Didier et Régis Laclau-Barrère – nés à Bayonne le 31 mars 1976 – avec lesquels j’ai un contact amical ), qui, à Navarrenx, avaient hébergé au domicile d’Henriette Verdalle, le Vieux Logis, dans le Faubourg de Navarrenx, un interné lui aussi du camp de Gurs, François-Frédéric Wachsner – Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958 – , qui lui aussi, comme mon père à Oloron chez le Professeur Pierre Klingebiel – Bordeaux, 11 juillet 1896 –  Talence, 24 mars 1984 – , a bénéficié d’un contrat de travail de complaisance grâce aux bons soins du commandant de GTE Marcel Brenot –Saint-Laurent-lès-Mâcon, 18 juillet 1893 – Voisin-le-Bretonneux, 1er janvier 1986 – ,
    j’ai recueilli ainsi des témoignages 
    _ de Mirentxu Martin, la mère de Didier et Régis Laclau-Barrère, tout particulièrement, à laquelle j’ai plusieurs fois rendu visite chez elle à Hendaye ;
    _ de Nelly Jamet Cassin –née à Paris le 8 septembre 1932 – , hébergée avec ses parents Pierre et Hélène Cassin et son frère Jacques à Navarrenx de 1940 à 1942-43, et que j’ai rencontrée chez elle à Chaville le 12 juin 2015, le jour où Didier Laclau-Barrère et son épouse Sophie étaient conviés, en même temps que les enfants de Nelly ;
    _ de divers habitants de Navarrenx,
    dont Babeth Lacrouts-Pédelaborde – Navarrenx, 12 juin 1932 – Oloron, 12 mai 2019 – , condisciple de Nelly Cassin à l’école communale de Navarrenx,
    ou Henri Carsuzaa – Navarrenx, 6 décembre 1926 – Navarrenx, 12 mai 2024 – , condisciple d’André Laclau-Barrère jusqu’au lycée de l’Immaculée Conception à Pau, avec lequel je me suis entretenu deux heures durant chez lui, à Navarrenx, le 11 mai 2016…
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    Bien sûr, il est délicat de s’introduire ainsi dans la vie la plus intime de personnes qui ne sont pas de votre famille,
    mais au-delà de mon désir d’en connaître davantage sur le parcours de mon père, un taiseux, sous l’Occupation en Béarn (Gurs, Oloron, Louvie-Juzon, Jurançon, etc.),
    c’est à partir de ce que Bruno Le Marcis m’a appris des activités complexes de son parent Marcel Brenot (commandant du 182e GTE du camp de Gurs, puis du 526e GTE d’Oloron),
    suite à sa découverte des archives personnelles de celui-ci, au moment du décès de sa belle-mère Denise Brenot – Montrichard, 18 septembre 1925 – Voisin-le-Bretonneux, 27 novembre 2014 – , une des filles jumelles de Marcel Brenot ;
    l’autre jumelle étant Huguette Brenot – Montrichard, 18 septembre 1925 – Angers, 3 juin 2018 – , laquelle, interrogée alors par Bruno Le Marcis sur ses souvenirs de sa vie en Béarn entre 1940 et 1943, parlera avec quelques passionnants détails de Navarrenx, de l’amitié entre Marcel Brenot et Henriette Verdalle, ainsi que de la famille de Pierre Cassin que Henriette Verdalle à aidés,
    que je suis plongé dans la recherche de tout ce qui concernait les activités alors d’Henriette Verdalle…
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    De même que Marcel Brenot – cf aussi le très précieux document, très détaillé, notamment à partir de ses archives familiales, réalisé par Bruno Le Marcis sur le passage en Béarn, du 19 juin 1939 au 20 juin 1943, du commandant Marcel Brenot… – a aidé mon père en lui fournissant un contrat agricole de pure complaisance à Oloron auprès du Professeur de Philosophie Pierre Klingebiel – Bordeaux, 11 juillet 1896 – Talence, 24 mars 1984 – , 
    de même Marcel Brenot a donné un semblable contrat de travail de complaisance à François-Frédéric Wachsner, avocat berlinois, lui permettant de s’exfiltrer, lui aussi, du camp de Gurs, en allant résider, lui, à Navarrenx, au Vieux Logis, chez Henriette Verdalle, afin de donner des cours d’allemand à son fils André qui préparait à son domicile le bac,
    de la même façon que Pierre Cassin – Paris, 9 août 1910 – Paris, 26 juillet 2000 – , lui aussi avocat, au Vieux Logis du Faubourg de Navarrenx, donnait à André des cours de Français.
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    Ce mardi 4 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Avec un vif désir de secouer un peu certaines torpeurs béarnaises, et suite aux passionnantes demandes de précisions de Marie Sanchez, conservateur au patrimoine retraitée, concernant le devenir de l’avocat berlinois Frédéric-François Wachsner né à Ohlau, en Silésie, en 1893, l’enrichissement de mon déjà riche article du 30 août 2024 « Recueil actualisé d’articles sur le parcours en Béarn (dont le camp de Gurs) du Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006) entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 : les GTE du camp de Gurs, Marcel Brenot, Pierre Klingebiel à Oloron, Henriette Verdalle et Paul Verdalle à Navarrenx ; et les réseaux de Résistance en Béarn… »…

    Avec un vif désir de secouer un peu certaines torpeurs béarnaises du côté de Navarrenx – le temps passant, et les personnes susceptibles de pouvoir témoigner peu à peu disparaissant… – , et suite aux passionnantes demandes de précisions de Marie Sanchez, conservateur au patrimoine retraitée, ayant rencontré, grâce à Google, le nom de Frédéric-François Wachner sur mon blog encherchantbien.fr , concernant le devenir de l’avocat berlinois Frédéric-François Wachsner, né à Ohlau en Silésie en 1893, dont elle a trouvé diverses passionnantes traces du passage à Elbeuf, en Normandie, dès 1937,

    voici, et à toutes fins utiles pour les chercheurs un peu curieux, patients et passionnés, ce jour, l’enrichissement que je viens d’opérer à mon déjà riche article du 30 août 2024 « Recueil actualisé d’articles sur le parcours en Béarn (dont le camp de Gurs) du Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006) entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 : les GTE du camp de Gurs, Marcel Brenot, Pierre Klingebiel à Oloron, Henriette Verdalle et Paul Verdalle à Navarrenx ; et les réseaux de Résistance en Béarn… » :

    Frédéric-François Wachsner, ressortissant allemand, ayant été interné au camp de Vernuche (Nièvre), puis au camp de Cepoy (Loiret), avant d’être transféré, en 1940, au camp de Gurs (Basses-Pyrénées), puis autorisé à quitter le camp par le commandant de GTE Marcel Brenot, afin de donner, à Navarrenx, au Vieux Logis d’Henriette Verdalle, des cours d’allemand au fils de celle-ci, André Laclau-Barrère, qui préparait alors le bac à son domicile de Navarrenx ; puis réussissant à passer en Espagne, puis gagner Londres, et retournant, la guerre finie, à Navarrenx, venir épouser Henriette Verdalle le 8 décembre 1945 ; et achevant ses jours à Navarrenx le 28 février 1958…

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    Voici donc mon article du 30 août 2024, enrichi de nouvelles précisions à destination des chercheurs de micro-histoire un peu curieux, patients, et passionnés :

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    Recueil actualisé d’articles sur le parcours en Béarn (dont le camp de Gurs) du Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006) entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 : les GTE du camp de Gurs, Marcel Brenot, Pierre Klingebiel à Oloron, Henriette Verdalle et Paul Verdalle à Navarrenx ; et les réseaux de Résistance en Béarn…

    Voici le recueil actualisé des articles de mon blog « En cherchant bien » – tel qu’il était alors hébergé par la Librairie Mollat, à Bordeaux,  depuis le 3 juillet 2008 jusqu’au mois d’août 2025, avant de devenir autonome… –que je viens d’adresser, à sa demande, à Miléna Burlaud – paloise, et native de Pau en 1977 – qui travaille à une thèse sur les musiciens internés au camp de Gurs sous l’Occupation ; afin de l’aider si peu que ce soit à obtenir quelques contributions (documentation – témoignages) à un film-documentaire sur les évadés du camp de Gurs qu’a actuellement en chantier le documentariste Dietmar Schulz…

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    Ces articles (longs et fouillés) ne sont pas rédigés en vue de leur vulgarisation auprès du grand public – leur lecture requérant probablement une patience un peu rare, et vraiment motivée, voire carrément passionnée, pour ne pas paraître indigeste…  – ,
    mais ils comportent un maximum d’informations de détails susceptibles d’aider si peu que ce soit les chercheurs désireux d’informations précises et inédites de micro-histoire…
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    Et c’est moins aux évadés du camp de Gurs – déjà, ceux-là furent-ils très nombreux ? Et c’est surtout sur les filières des réseaux de résistance locaux, qui les ont aidés à passer en Espagne, qu’il faudrait aller puiser des renseignements… – que je me suis personnellement intéressé qu’aux membres des divers GTE retenus en ce camp dit de Gurs, qui en furent alors les prisonniers,
    tel mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislawow, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), de juillet 1942, à son arrivée, depuis Grenade-sur-Adour, où il avait été interpellé et détenu quelques jours fin juin par des gendarmes du régime de Vichy – il avait franchi clandestinement la ligne de démarcation à Hagetmau, le 7 juin 1942, à l’heure du repas de midi : ma mère Marie-France Bioy, sa fiancée, et ma tante Marcelle Bioy, l’avaient accompagné jusque là en un transport de fugitifs organisé par une infirmière de la clinique Bagatelle, à Talence… – , à août 1943, où il a pu légalement, contrat de travail en règle en poche, gagner Oloron avec, donc, un contrat dit « agricole » pour travailler, en tant que membre du 526e GTE (Groupe de Travailleurs Etrangers) d’Izeste, puis Oloron, auprès de la famille de Pierre Klingebiel (Bordeaux, 11 juillet 1896 – Talence, 24 mars 1984), professeur de philosophie au collège d’Oloron.
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    Au mois d’août 1943, en effet, et sur l’initiative, en amont, un peu plus tôt, de Marcel Brenot (Saint-Laurent-lès-Mâcon, 18 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986), qui a commandé, après le 152e GTE du camp de Gurs, le 526e GTE départemental d’Izeste, puis Oloron,
    mon père bénéficie en effet d’un contrat dit « agricole » de pure complaisance, passé avec Pierre Klingebiel (1896 – 1984), protestant très actif, et proche des Résistants d’Oloron, dont son ami Jean Bonnemason (Gère-Bélestein, 20 novembre 1894 – Oloron-Sainte-Marie, 8 décembre 1955), résistant actif de l’Armée secrète à Oloron, et qui dirigera un temps la municipalité d’Oloron à la Libération de la ville, au départ des Allemands et retrait des Collaborateurs – une voie d’Oloron porte aujourd’hui le nom de Jean Bonnemason ; et celui-ci a appuyé la demande de mon père d’être reconnu comme « Résistant« … – ;
    Pierre Klingebiel avait déjà aidé plusieurs républicains espagnols, protestants – dont plusieurs membres de la famille Maso, et le pasteur Arias Salvador Castro, que mon père, à son tour, aidera à échapper au pire, en 1944 à Muret, en Haute-Garonne… – , et d’autres encore, à quitter le camp de Gurs grâce à des contrats de travail, agricoles ou industriels, passés avc Marcel Brenot.
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    Et je tiens à citer ici in extenso le paragraphe suivant, de onze lignes, aux pages 269 et 270, de la plume d’André Klingebiel en son infiniment précieuse « Contribution à l’Histoire de la famille de Pierre Klingebiel, de 1919 à 1947« , un document de témoignage exceptionnel sur Oloron ces années-là :
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    « Le Commandant de la Compagnie de Travailleurs Etrangers de Pau-Oloron (n° 526) – Marcel Brenot ! (Alcide-Pierre-Marcel Brenot : Saint-Laurent-sur-Saône, 17 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986) – connaît bien Pierre Klingebiel qui a déjà accueilli des T.E. espagnols  en « contrat agricole » pour les sortir d’un internement d’attente à Gurs. Il – Marcel Brenot, donc, et c’est à souligner – recherche un contrat pour un jeune polonais qui a terminé ses études de médecine à Bordeaux en 1942 – non, c’était au mois de juin 1939 ; ensuite, mon père a été Assistant en Oto-Rhino-Laryngologie du Professeur Georges Portmann à la Faculté de Médecine de Bordeaux, jusqu’à son départ précipité de Bordeaux, le 7 juin 1942, sur les conseils très avisés du Pr Portmann lui-même, qui avait appris (il était extrêmement bien informé !) que la Gestapo allait venir l’arrêter… – , et qui alors est clandestinement passé en zone libre pour ne pas être incorporé dans l’armée allemande – ou bien pire… Les compétences de ce jeune médecin étranger seront fort utiles à la Compagnie auprès des travailleurs dispersés – chez divers employeurs agricoles ou industriels de la région d’Oloron. Mais pour qu’il ne soit plus interné à Gurs, il faut lui trouver un « travail agricole ou industriel ». Le professeur Klingebiel accepte avec complaisance de signer un contrat agricole pour le Dr Lippa qui pourra ainsi exercer ses talents au service de ses compagnons de la Compagnie » – tel était donc, comme on le voit ici, le souci prioritaire du commandant de GTE Marcel Brenot… 
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    Le fils de Pierre Klingebiel, André Klingebiel – né à Oloron-Sainte-Marie le 24 avril 1930, et toujours de ce monde : nous nous sommes parlé au téléphone le 14 mars dernier… Cependant André Klingebiel est décédé à Bordeaux le 4 mai 2025 – , m’a très aimablement remis aussi tous les documents concernant mon père (TE au 526e GTE) que son père avait très méticuleusement conservés ;
    ainsi qu’un merveilleusement détaillé et passionnant travail d’hommage familial rendu à ses propres parents Klingebiel : une mine d’informations très précises sur leur vie à Oloron tout particulièrement…
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    Mes recherches les années 2013 – 2014  -2015 – entreprises et effectuées à partir de mon entrée en retraite de l’Enseignement Public, le 12 décembre 2012  – , ainsi que mes fréquentes virées à Pau, à Oloron, et puis à Navarrenx, au cours desquelles j’ai patiemment recherché des documents, et surtout recueilli de très précieux témoignages de personnes presque toutes hélas décédées aujourd’hui (en 2024), ont constitué pour ma curiosité passionnée une très féconde aventure, qui vient se réactualiser ce mois d’août 2024 autour de ce projet de conférence l’année prochaine, 2025, à Navarrenx, à l’invitation du Centre Historique de l’Arribére (le CHAr), afin de rendre, en la belle cité de Navarrenx, l’hommage que méritent Henriette Verdalle (Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988), active militante des Droits de l’Homme et de la lutte contre l’antisémitisme, et son père Paul Verdalle (Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – probablement Navarrenx, 9 mars 1948), maire et conseiller général de Navarrenx, celui-là même qui avait accédé à la demande de Jean Mendiondou (Oloron-Sainte-Marie, 25 juin 1885 – Biarritz, 26 octobre 1961), député-maire d’Oloron, de bien vouloir aider à « accueillir », en 1938, les républicains espagnols de la Retirada réfugiés en France, sur le territoire de sa circonscription d’Oloron :
    ce fut ainsi sur les territoires des communes de Dognen, Préchacq-Josbaig et Gurs, que fut construit, avec des matériaux précaires – la durée de ce camp (provisoire) était initialement prévue comme devant être brève : un été… – , le camp de rétention dit de Gurs…
    Et Paul Verdalle l’avait effectivement accepté, en 1938…
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    Et les liens très amicaux qui ont demeuré toute leur vie durant, entre Henriette Verdalle (1896 – 1988) et Marcel Brenot (1893 – 1986) – Frédéric-François Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958), bénéficiaire d’un semblable « contrat agricole » de complaisance octroyé par Marcel Brenot à Henriette Verdalle afin que cet avocat berlinois donne des cours d’Allemand au fils d’Henriette, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001) qui préparait alors le bac chez lui, au Vieux-Logis, au faubourg de Navarrenx, s’évada ensuite en Espagne, passa par le camp de Miranda de Ebro, de là réussit à rejoindre Londres, puis revint à Navarrenx la guerre finie, en 1945, où il épousa le 8 décembre 1945 Henriette Verdalle, qui devint ainsi pour le reste de sa vie Madame Wachsner-Verdalle… – ont incontestablement permis, eux aussi, la protection et l’évasion de certains prisonniers des GTE retenus au camp de Gurs ;
    cf là-dessus les travaux remarquables de mon ami Bruno Le Marcis, époux de la petite-fille de Marcel Brenot, et découvreur, au décès de sa belle-mère Denise Brenot (Montrichard, 18 septembre 1925 – Voisins-le-Bretonneux, 27 novembre 2014) des archives parfaitement conservées dans une armoire du père de celle-ci, Marcel Brenot (1893 – 1986)…
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    Afin de s’éclairer davantage sur la présence et les activités comme commandant du 152e GTE du camp de Gurs de Marcel Brenot, Bruno Le Marcis – prenant connaissance des archives minutieusement conservées de celui-ci, qu’il venait ainsi de découvrir en leur armoire, et cherchant bien sûr à les déchiffrer et comprendre… – avait pris contact avec LE spécialiste de ce camp de Gurs, qu’est le palois Claude Laharie ; et celui-ci l’a sur le champ envoyé – le premier contact entre Bruno et moi-même, par courriel, puis par échange téléphonique, a eu lieu le 2 février 2015 – à mes propres recherches sur les GTE des Basses-Pyrénées, dont j’étais devenu, sans le vouloir, entre 2013 et 2015, en quelque sorte LE spécialiste, au moins pour Claude Laharie…
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    Une amitié est ainsi née et s’est construite par nos fréquents échanges, entre les chercheurs que Bruno Le Marcis et moi-même sommes ainsi devenus, sans être ni l’un ni l’autre des historiens professionnels. Fin de l’incise…
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    Henriette Verdalle a aussi aidé, réfugiés qu’ils étaient un peu par hasard, à Navarrenx – ils avaient franchi la ligne de démarcation à Salies-de-Béarn, et s’étaient immédiatement plu à Navarrenx, après un très bon repas au restaurant Camdeborde, comme s’en souvient fort bien Nelly Cassin, alors qu’ils envisageaient jusque là de chercher à rejoindre Nice, le berceau de la famille Cassin, depuis leur retour de Cuneo, au Piémont… – , Pierre Cassin (Paris, 1er octobre 1910 – Paris, 26 juillet 2000), son épouse Hélène Caroli (Trieste, 2 juillet 1905 – Paris, 15 novembre 1985) et leurs deux enfants, Nelly (née à Paris le 8 septembre 1932) et Jacques (Paris, 1938 – Saint-Céré, 2020) – leur seconde fille, la philosophe Barbara Cassin, née plus tard, le 24 octobre 1947 à Boulogne-Billancourt, est désormais membre de l’Académie française : elle y a été élue le 3 mai 2018 – :
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    De leur minuscule maison, avec petit jardin, du quartier excentré en lisière de la forêt, du Bois de Navarrenx – Barbara Cassin la qualifie, d’après le témoignage de sa sœur Nelly, de « maison de la putain« … – , Pierre Cassin, avocat, et cousin parisien de René Cassin (Bayonne, 5 octobre 1887 – Paris, 20 février 1976), se rendait quotidiennement au Vieux-Logis du faubourg de Navarrenx afin d’aider le jeune André Laclau-Barrère (né le 4 novembre 1925), le fils d’Henriette Verdalle, à préparer le bac ;
    et plus tard, après la fin de la guerre, l’avocat Pierre Cassin a reçu chez lui à Paris André Laclau-Barrère qui, envisageant alors de devenir avocat, avait entamé des études de droit à Paris…
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    Et c’est Nelly Cassin (née donc en 1932) qui lors de plusieurs longues conversations au téléphone, et qui m’a invité chez elle à Chaville – pour une très joyeuse rencontre à laquelle avaient été aussi conviés Didier Laclau-Barrère (Bayonne, 31 mars 1976), fils d’André Laclau-Barrère, et son épouse la cantatrice Sophie Koch, pour évoquer ensemble la vie à Navarrenx au Vieux-Logis, chez Henriette Verdalle, sous l’Occupation : ce fut le vendredi 12 juin 2015, chez Nelly Cassin-Jamet à Chaville, avec les membres de sa famille : ses filles Capucine et Eugénie et leurs époux Eric Naepels et Ivan Augusto, et son fils David Jamet et son épouse Marianne Deseilligny, tous très sympathiques… – , m’a fait partager ses souvenirs précis et très vivaces de la vie de sa famille Cassin à Navarrenx, où Nelly a été alors élève de l’école communale…
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    Tout cela est bien sûr passionnant, et très peu connu jusqu’ici.
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    Et en espérant pouvoir aider si peu que ce soit en ses recherches sur la musique au camp de Gurs, et par la bande de menues voire infimes précisions de faits, mais ayant eu un certain retentissement sur l’histoire – méconnue jusqu’ici – des circonstances entourant la création, Miléna Burlaud, pianiste et chercheuse… 
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    À Bordeaux, ce vendredi 30 août 2024, Francis Lippa – Titus Curiosus

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    Ce jeudi 16 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Recueil actualisé d’articles sur le parcours en Béarn (dont le camp de Gurs) du Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006) entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 : les GTE du camp de Gurs, Marcel Brenot, Pierre Klingebiel à Oloron, Henriette Verdalle et Paul Verdalle à Navarrenx ; et les réseaux de Résistance en Béarn…

    Voici le recueil actualisé des articles de mon blog « En cherchant bien » que je viens d’adresser, à sa demande, à Miléna Burlaud, qui travaille à une thèse sur les musiciens internés au camp de Gurs sous l’Occupation ; afin de l’aider si peu que ce soit à obtenir quelques contributions (documentation – témoignages) à un film-documentaire sur les évadés du camp de Gurs qu’a actuellement en chantier le documentariste Dietmar Schulz…

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    Ces articles (longs et fouillés) ne sont pas rédigés en vue de leur vulgarisation auprès du grand public _ leur lecture requérant probablement une patience un peu rare, et vraiment motivée, voire carrément passionnée, pour ne pas paraître indigeste… _,
    mais ils comportent un maximum d’informations de détails susceptibles d’aider si peu que ce soit les chercheurs désireux d’informations précises et inédites de micro-histoire…
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    Et c’est moins aux évadés du camp de Gurs _ déjà, ceux-là furent-ils très nombreux ? Et c’est surtout sur les filières des réseaux de résistance locaux, qui les ont aidés à passer en Espagne, qu’il faudrait aller puiser des renseignements… _ que je me suis personnellement intéressé qu’aux membres des divers GTE retenus en ce camp dit de Gurs, qui en furent alors les prisonniers,
    tel mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislawow, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), de juillet 1942, à son arrivée, depuis Grenade-sur-Adour, où il avait été interpellé et détenu quelques jours fin juin par des gendarmes du régime de Vichy _ il avait franchi clandestinement la ligne de démarcation à Hagetmau, le 7 juin 1942, à l’heure du repas de midi : ma mère Marie-France Bioy, sa fiancée, et ma tante Marcelle Bioy, l’avaient accompagné jusque là en un transport de fugitifs organisé par une infirmière de la clinique Bagatelle, à Talence… _, à août 1943, où il a pu légalement, contrat de travail en règle en poche, gagner Oloron avec, donc, un contrat dit « agricole » pour travailler, en tant que membre du 526e GTE (Groupe de Travailleurs Etrangers) d’Izeste, puis Oloron, auprès de la famille de Pierre Klingebiel (Bordeaux, 11 juillet 1896 – Talence, 24 mars 1984), professeur de philosophie au collège d’Oloron.
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    Au mois d’août 1943, en effet, et sur l’initiative, en amont, un peu plus tôt, de Marcel Brenot (Saint-Laurent-lès-Mâcon, 18 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986), qui a commandé, après le 152e GTE du camp de Gurs, le 526e GTE départemental d’Izeste, puis Oloron,
    mon père bénéficie en effet d’un contrat dit « agricole » de pure complaisance, passé avec Pierre Klingebiel (1896 – 1984), protestant très actif, et proche des Résistants d’Oloron, dont son ami Jean Bonnemason (Gère-Bélestein, 20 novembre 1894 – Oloron-Sainte-Marie, 8 décembre 1955), résistant actif de l’Armée secrète à Oloron, et qui dirigera un temps la municipalité d’Oloron à la Libération de la ville, au départ des Allemands et retrait des Collaborateurs _ une voie d’Oloron porte aujourd’hui le nom de Jean Bonnemason ; et celui-ci a appuyé la demande de mon père d’être reconnu comme « Résistant« … _ ;
    Pierre Klingebiel avait déjà aidé plusieurs républicains espagnols, protestants _ dont plusieurs membres de la famille Maso, et le pasteur Arias Salvador Castro, que mon père, à son tour, aidera à échapper au pire, en 1944 à Muret, en Haute-Garonne… _, et d’autres encore, à quitter le camp de Gurs grâce à des contrats de travail, agricoles ou industriels, passés avc Marcel Brenot.
    …
    Et je tiens à citer ici in extenso le paragraphe suivant, de onze lignes, aux pages 269 et 270, de la plume d’André Klingebiel – Oloron, 24 avril 1930 – Bordeaux, 4 mai 2025 – en son infiniment précieuse « Contribution à l’Histoire de la famille de Pierre Klingebiel, de 1919 à 1947« , un document de témoignage exceptionnel sur Oloron ces années-là :
    …
    « Le Commandant de la Compagnie de Travailleurs Etrangers de Pau-Oloron (n° 526) _ Marcel Brenot ! (Alcide-Pierre-Marcel Brenot : Saint-Laurent-sur-Saône, 17 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986) _ connaît bien Pierre Klingebiel qui a déjà accueilli des T.E. espagnols  en « contrat agricole » pour les sortir d’un internement d’attente à Gurs. Il _ Marcel Brenot, donc, et c’est à souligner _ recherche un contrat pour un jeune polonais qui a terminé ses études de médecine à Bordeaux en 1942 _ non, c’était au mois de juin 1939 ; ensuite, mon père a été Assistant en Oto-Rhino-Laryngologie du Professeur Georges Portmann à la Faculté de Médecine de Bordeaux, jusqu’à son départ précipité de Bordeaux, le 7 juin 1942, sur les conseils très avisés du Pr Portmann lui-même, qui avait appris que la Gestapo allait venir l’arrêter… _, et qui alors est clandestinement passé en zone libre pour ne pas être incorporé dans l’armée allemande _ ou bien pire... Les compétences de ce jeune médecin étranger seront fort utiles à la Compagnie auprès des travailleurs dispersés _ chez divers employeurs agricoles ou industriels de la région d’Oloron. Mais pour qu’il ne soit plus interné à Gurs, il faut lui trouver un « travail agricole ou industriel ». Le professeur Klingebiel accepte avec complaisance de signer un contrat agricole pour le Dr Lippa qui pourra ainsi exercer ses talents au service de ses compagnons de la Compagnie » _ tel était donc, comme on le voit ici, le souci prioritaire du commandant de GTE Marcel Brenot… 
    …
    …
    Le fils de Pierre Klingebiel, André Klingebiel _ né à Oloron-Sainte-Marie le 24 avril 1930, et toujours de ce monde : nous nous sommes parlé au téléphone le 14 mars dernier… André Klingebiel est décédé à Bordeaux le 4 mai 2025 _, m’a très aimablement remis aussi tous les documents concernant mon père (TE au 526e GTE) que son père avait très méticuleusement conservés ;
    ainsi qu’un merveilleusement détaillé et passionnant travail d’hommage familial rendu à ses propres parents Klingebiel : une mine d’informations très précises sur leur vie à Oloron tout particulièrement…
    …
    …
    Mes recherches les années 2013 – 2014  -2015 _ entreprises et effectuées à partir de mon entrée en retraite de l’Enseignement Public, le 12 décembre 2012 _, ainsi que mes fréquentes virées à Pau, à Oloron, et puis à Navarrenx, au cours desquelles j’ai patiemment recherché des documents, et surtout recueilli de très précieux témoignages de personnes presque toutes hélas décédées aujourd’hui (en 2024), ont constitué pour ma curiosité passionnée une très féconde aventure, qui vient se réactualiser ce mois d’août 2024 autour de ce projet de conférence l’année prochaine, 2025, à Navarrenx, à l’invitation du Centre Historique de l’Arribére (le CHAr), afin de rendre, en la belle cité de Navarrenx, l’hommage que méritent Henriette Verdalle (Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988), active militante des Droits de l’Homme et de la lutte contre l’antisémitisme, et son père Paul Verdalle (Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – probablement Navarrenx, 9 mars 1948), maire et conseiller général de Navarrenx, celui-là même qui avait accédé à la demande de Jean Mendiondou (Oloron-Sainte-Marie, 25 juin 1885 – Biarritz, 26 octobre 1961), député-maire d’Oloron, de bien vouloir aider à « accueillir », en 1938, les républicains espagnols de la Retirada réfugiés en France, sur le territoire de sa circonscription d’Oloron :
    ce fut ainsi sur les territoires des communes de Dognen, Préchacq-Josbaig et Gurs, que fut construit, avec des matériaux précaires _ la durée de ce camp (provisoire) était initialement prévue comme devant être brève… _, le camp de rétention dit de Gurs…
    Et Paul Verdalle l’avait effectivement accepté, en 1938…
    …
    Et les liens très amicaux qui ont demeuré toute leur vie durant, entre Henriette Verdalle (1896 – 1988) et Marcel Brenot (1893 – 1986) _ Frédéric-François Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958), bénéficiaire d’un semblable « contrat agricole » de complaisance octroyé par Marcel Brenot à Henriette Verdalle afin que cet avocat berlinois donne des cours d’Allemand au fils d’Henriette, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001) qui préparait alors le bac chez lui, au Vieux-Logis, au faubourg de Navarrenx, s’évada ensuite en Espagne, passa par le camp de Miranda de Ebro, de là réussit à rejoindre Londres, puis revint à Navarrenx la guerre finie, en 1945, où il épousa le 8 décembre 1945 Henriette Verdalle, qui devint ainsi pour le reste de sa vie Madame Wachsner-Verdalle… _ ont incontestablement permis, eux aussi, la protection et l’évasion de certains prisonniers des GTE retenus au camp de Gurs ;
    cf là-dessus les travaux remarquables de mon ami Bruno Le Marcis, époux de la petite-fille de Marcel Brenot, et découvreur, au décès de sa belle-mère Denise Brenot (Montrichard, 18 septembre 1925 – Voisins-le-Bretonneux, 27 novembre 2014) des archives parfaitement conservées dans une armoire du père de celle-ci, Marcel Brenot (1893 – 1986)…
    …
    Afin de s’éclairer davantage sur la présence et les activités comme commandant du 152e GTE du camp de Gurs de Marcel Brenot, Bruno Le Marcis _ prenant connaissance des archives minutieusement conservées de celui-ci, qu’il venait ainsi de découvrir en leur armoire, et cherchant bien sûr à les déchiffrer et comprendre… _ avait pris contact avec LE spécialiste de ce camp de Gurs, qu’est le palois Claude Laharie ; et celui-ci l’a sur le champ envoyé _ le premier contact entre Bruno et moi-même, par courriel, puis par échange téléphonique, a eu lieu le 2 février 2015 _ à mes propres recherches sur les GTE des Basses-Pyrénées, dont j’étais devenu, sans le vouloir, entre 2013 et 2015, en quelque sorte LE spécialiste, au moins pour Claude Laharie…
    …
    Une amitié est ainsi née et s’est construite par nos fréquents échanges, entre les chercheurs que Bruno Le Marcis et moi-même sommes ainsi devenus, sans être ni l’un ni l’autre des historiens professionnels. Fin de l’incise…
    …
    …
    Henriette Verdalle a aussi aidé, réfugiés qu’ils étaient un peu par hasard, à Navarrenx _ ils avaient franchi la ligne de démarcation à Salies-de-Béarn, et s’étaient immédiatement plu à Navarrenx, après un très bon repas au restaurant Camdeborde, comme s’en souvient fort bien Nelly Cassin, alors qu’ils envisageaient jusque là de chercher à rejoindre Nice, le berceau de la famille Cassin… _, Pierre Cassin (Paris, 1er octobre 1910 – Paris, 26 juillet 2000), son épouse Hélène Caroli (Trieste, 2 juillet 1905 – Paris, 15 novembre 1985) et leurs deux enfants, Nelly (née à Paris le 8 septembre 1932) et Jacques (Paris, 1938 – Saint-Céré, 2020 – non : Angers, 30 octobre 1939 – Toulouse, 16 mai 2020 ! – ) _ leur seconde fille, la philosophe Barbara Cassin, née plus tard, le 24 octobre 1947 à Boulogne-Billancourt, est désormais membre de l’Académie française : elle y a été élue le 3 mai 2018 _ :
    …
    De leur minuscule maison, avec petit jardin, du quartier excentré en lisière de la forêt, du Bois de Navarrenx – Barbara Cassin la qualifie, d’après sa sœur Nelly, de la « maison de la putain« … – , Pierre Cassin, avocat, et cousin parisien de René Cassin (Bayonne, 5 octobre 1887 – Paris, 20 février 1976), se rendait quotidiennement au Vieux-Logis du faubourg de Navarrenx afin d’aider le jeune André Laclau-Barrère (né à Cierp le 4 novembre 1925), le fils d’Henriette Verdalle, à préparer le bac ;
    et plus tard, après la fin de la guerre, l’avocat Pierre Cassin a reçu chez lui à Paris André Laclau-Barrère qui, envisageant alors de devenir avocat, avait entamé des études de droit à Paris…
    …
    Et c’est Nelly Cassin (née donc en 1932) qui lors de plusieurs longues conversations au téléphone, et qui m’a invité chez elle à Chaville _ pour une très joyeuse rencontre à laquelle avaient été aussi conviés Didier Laclau-Barrère (Bayonne, 31 mars 1976), fils d’André Laclau-Barrère, et son épouse la cantatrice Sophie Koch, pour évoquer ensemble la vie à Navarrenx au Vieux-Logis, chez Henriette Verdalle, sous l’Occupation : ce fut le vendredi 12 juin 2015, chez Nelly Cassin-Jamet à Chaville, avec les membres de sa famille : ses filles Capucine et Eugénie et leurs époux Eric Naepels et Ivan Augusto, et son fils David Jamet et son épouse Marianne Deseilligny, tous très sympathiques… _, m’a fait partager ses souvenirs précis et très vivaces de la vie de sa famille Cassin à Navarrenx, où Nelly a été alors élève de l’école communale…
    …
    …
    Tout cela est bien sûr passionnant, et très peu connu jusqu’ici.
    …
    …
    À Bordeaux, ce vendredi 30 août 2024, Francis Lippa – Titus Curiosus
  • Un bref rappel rétrospectif : les tous premiers encouragements de Joël Petitjean à mon travail de recherche, absolument original, à propos de la descendance des trois neveux (Amédée, Gaston et Raymond) de Louis Ducos du Hauron, en date des 24 et 25 septembre 2021…

    En matière de bref recul rétrospectif sur mon patient et suivi travail de recherche _ débuté très précisément le dimanche 6 décembre 2020, avec mon article « « … ; cf mon tout premier article consacré à ma découverte de Louis Ducos du Hauron (dont j’ignorais jusque là jusquà l’existence !!!), en date du jeudi 2 décembre 2020 : « « … _ sur la descendance des trois neveux, Amédée et Gaston Ducos du Hauron et Raymond de Bercegol, de Louis Ducos du Hauron,

    …

    voici,

    en forme de témoignage de l’amorce de notre amicale et féconde correspondance,

    ces deux courriels reçus de Joël Petitjean en date des 24 et 25 septembre 2021 :

    …

    …

    _ d’abord, celui-ci, en date du 24 septembre 2021, à 19h 58 :

    …

    « Cher Monsieur,

     
    Il y a quelques mois _ décembre 2020… _, Claude Lamarque, avec qui je suis en relation très amicale, m’avait demandé s’il pouvait vous donner mon adresse courriel afin que nous puissions échanger sur notre passion commune, ce que j’ai accepté bien volontiers !
     
    J’ai donc attendu votre message, et je le reçois aujourd’hui avec joie.
     
    Passionné et travaillant sur Ducos du Hauron depuis de longues années, j’ai fait l’effort de suivre au jour le jour, lire (et imprimer) votre formidable travail _ et je retiens, bien sûr, cette extraordinaire expression ! _ (qui mériterait grandement d’être organisé pour une publication) _ Wow !!! et c’est bien sûr moi qui mets cela en rouge… _ ; je suis donc un de vos lecteurs assidus _ re-wow !
     
    Vous m’avez beaucoup appris _ voilà qui grandement m’honore !
     
    Pour ma part, j’ai réuni une importante documentation et j’aurais quelques précisions à vous apporter.
     
    Je suis donc à votre disposition pour convenir, si vous le souhaitiez, d’un rendez vous téléphonique ces prochaines semaines. (Nous nous rencontrerons peut-être en marge du colloque du 27 novembre, mais il n’est pas sûr que nous puissions échanger longuement.)
     
    Je vous adresse en pièce jointe, pour information, un de mes articles ainsi que mon CV (c’est le plus simple…) où sont décrits tous mes travaux et réalisations sur Ducos du Hauron.
     
    Au plaisir de vous lire, bien cordialement.
     
    Joël Petitjean« …

    …

    …

    Avec ma réponse du lendemain, le 25 septembre, à 11h  02 :

    …

    …

    « Cher Monsieur,

     
    Quelle magnifique et heureuse surprise que votre courriel !
     
    Vous sachant très occupé, et m’étant petit à petit écarté du propos initial de ma recherche concernant les 3 neveux de Louis Ducos du Hauron, 
    pour porter mon attention sur leurs descendances, et bientôt les affiliations de ces descendants ;
    et plus encore, très vite, sur les parcours en Algérie _ Alger, Orléansville, etc. _ d’Amédée Ducos du Hauron et des personnes qui lui étaient de près, puis de plus loin, apparentées,
    je n’ai pas voulu vous ennuyer avec ces recherches qui s’éloignaient des activités de recherche et inventions de Louis Ducos du Hauron 
    (ainsi que de ses 3 neveux, qui ont plus ou moins, et à divers moments, collaboré _ Amédée lui aussi ! pas seulement Gaston et Raymond ; et il faudra assurément revenir le creuser !.. _ à ses travaux)…
     
    J’étais donc un peu loin de penser que le chercheur très sérieux que vous êtes, pouvait s’intéresser aux interrogations et étapes de ma curiosité à propos de la famille de Louis Ducos du Hauron…
     
    C’est que j’ignorais que vous êtes aussi, et peut-être d’abord, un passionné de la curiosité…
     
    Les articles de mon blog constituent, en effet, une sorte de journal, quasi au quotidien, de ma recherche tâtonnante, et avançant par « sauts »,
    au gré des indices que je parvenais, peu à peu, à glaner, et à connecter un peu entre eux, afin de répondre aux diverses strates de mes interrogations…
     
    Même si, de temps, j’éprouvais le besoin d’en tirer quelques maladroites synthèses _ me corrigeant au fur et à mesure.
     
    J’ai pu entrer en contact avec divers membres de familles directement issues des 3 neveux de Louis Ducos du Hauron, ou apparentées, via des mariages _ tout particulièrement en Algérie, et notamment à Orléansville et sa région…
    Je me suis pas mal appuyé sur des faire-part de mariage et de décès, voire des annonces de naissance _ glanées via le web… _, qu’il m’a fallu éclaircir, au fur et à mesure.
     
    Mais j’en ai pris l’habitude, ayant travaillé d’abord sur le parcours _ en zone dite libre, sous l’Occupation _ de mon père (1914 – 2006) durant la guerre (entre mai 1942 et septembre 1944),
    pour découvrir, à partir de menus indices, ce qu’il avait vécu : au camp de Gurs, où il a fait partie de Groupes de Travailleurs Étrangers (G. T. E.) ; puis à Toulouse et à Oloron, où il a eu quelques activités de Résistance…
     
    J’ai travaillé aussi sur la généalogie (béarnaise) de la famille Bioy, d’Oloron
    dont le plus célèbre membre est l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (1914 – 1999) _ ma mère (1918 – 2008) est née Marie-France Bioy : elle était LA mémoire de la famille… 

    Puis, sur la généalogie basquaise de la mère _ Marie Delouart (1840 – 1917) _ de Maurice Ravel (1875 – 1937) : 
    j’ai ainsi appris à une luzienne _ Maylen Lenoir, née Gaudin _ le cousinage effectif _ ignoré et même nié jusque là !!! _ de sa grand-mère, née Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), avec Maurice Ravel ;
    Maurice Ravel dont la grand-tante, Gachucha Billac (1824 – 1902), sœur de sa grand-mère maternelle Sabine Delouart (1809 – 1874),
    était la gouvernante des enfants Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dont l’aîné, Charles Gaudin (1875 – 1910), était le mari de Magdeleine Hiriart…
    Dans 2 lettres de 1910  et 1914, à l’occasion des décès de Charles Gaudin, puis de ses frères Pierre (1878 – 1914) et Pascal (1883 – 1914) Gaudin,
    Maurice Ravel et Magdeleine Hiriart s’appellent « Mon cher cousin », « Ma chère cousine » : j’ai simplement cherché à comprendre pourquoi…
     
    Je suis bien sûr en lien constant avec le Président des Amis de Maurice Ravel, Manuel Cornejo, l’éditeur de la Correspondance de Maurice Ravel,
    de laquelle je suis parti pour mes recherches…
    J’ai ainsi pu corriger de grossières erreurs de certains biographes prétendument sérieux, qui se contentent de reprendre tels quels, sans critique _ni recherche originale de leur part ! _, les travaux de chercheurs antérieurs…
    Manuel Cornejo en tiendra compte lors de la réédition à venir de cette très précieuse Correspondance…
    Lui aussi est un chercheur passionné (et sérieux !).
     
    Dernièrement, je me suis intéressé aussi à la famille d’un ancien collègue de travail, au tournant des années 80,
    dont deux neveux, fils de sa sœur Bertille de Swarte, sont d’intéressants musiciens baroques : Sylvain Sartre et Théotime Langlois de Swarte…
    Je me souvenais, en effet, que mon collègue, originaire de Dordogne, avait des liens de parenté avec la famille Sartre ;
    et il se trouve que le père de Jean-Paul Sartre était originaire de Thiviers, en Dordogne.
    Il suffisait d’opérer les connexions nécessaires…
     
    Le monde n’est pas si grand que des chemins ne finissent pas par se croiser…
     
    Et ma belle-mère est d’une vieille famille d’Agen, les Boué…
     
    Voici mon numéro de téléphone : …
    Et mon adresse : Francis Lippa …
     
    Je suis aussi Vice-Président de la Société de Philosophie de Bordeaux…
     
    Encore merci de ce merveilleux contact !
     
    Francis« …

    …

    …

    Suivi de la réponse immédiate de Joël Petitjean, en date de ce même 25 septembre 2021, à 12h 48,

    qui a constitué pour moi un encouragement magnifique, ainsi que le début d’une amitié de chercheurs curieux, honnêtes et généreux dans le partage de leurs découvertes… :

    …

    …

    « Cher Monsieur,

    Je suis si heureux de recevoir votre réponse !
     
    Votre message est passionnant et votre parcours tout à fait remarquable.
     
    Il me semble que personne, avant vous-même, n’avait tenté une étude et une synthèse aussi complètes sur la généalogie de Louis Ducos du Hauron _ Wow !!!
     
    J’ai lu et entendu bien des choses sur sa vie et son œuvre, mais je suis en effet très curieux d’en savoir davantage sur sa personnalité, ses relations avec ses proches, la manière dont il fut aimé et admiré par les siens, les souvenirs qu’il a laissés à sa famille… Tout cela est de nature à mieux faire comprendre son magnifique et étonnant parcours _ telle était en effet l’intuition originaire qui m’a animé dès le départ….
     
    C’est pourquoi mes longues conversations téléphoniques avec Claude Lamarque, dans un climat d’extrême gentillesse et de passion partagée, m’ont comblé de bonheur… (Je n’ai pas de nouvelle récente de Claude ; en avez-vous ?) _ Claude Lamarque va bien, m’a répondu à Lectoure samedi dernier 15 juillet son neveu Louis Allard, auprès duquel je m’enquérais de nouvelles de son oncle Claude…
     
    Je me réjouis de notre future conversation. Je vous proposerai une date dans quelque temps (je prépare en ce moment ma communication pour le colloque).
     
    Avec mes sincères remerciements, bien à vous.
     
    Joël
     
    N.B. 1. Après m’être senti bien seul durant de longues années (depuis 1998, sinon depuis 1984…), presque personne n’étant venu au musée voir les archives que j’ai retrouvées, je suis ravi de voir, depuis 2015, toute une synergie se mettre en place _ voilà ce qui est nécessaire à de telles entreprises ! _ à Chalon-sur-Saône, Paris, Agen, Lectoure, Langon, afin d’étudier et faire connaître Ducos du Hauron. Le colloque d’Agen _ du 27 novembre 2021 _ en sera un vibrant témoignage.
     
    N.B. 2. Grâce à Charles _ Sarion _ et aux Amis de Ducos du Hauron, j’ai rendu un long article à la Société académique d’Agen. Celui-ci sera bientôt publié, avec d’autres contributions, dans un numéro de la Revue de l’Agenais consacré à l’inventeur« …

    …

    …

    Voilà.

    …

    Le fait d’une pareille reconnaissance, précoce, de mon travail de recherche absolument original, et publié sur mon blog « En cherchant bien » dès le 6 décembre 2020, à propos des trois neveux de Louis Ducos du Hauron, Amédée et Gaston Ducos du Hauron et leur cousin Raymond de Bercegol, ainsi que de la descendance de chacun d’eux trois, est on ne peut plus précieux pour moi, tout particulièrement de la part d’un chercheur aussi compétent et admirable que Joël Petitjean…

    …

    …

    D’autant que Joël Petitjean m’a confirmé, samedi dernier, à Lectoure, qu’il continuait de suivre régulièrement la publication de mes articles sur mon blog…

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Ce samedi 22 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa