Étiquette : Palazzetto Bru-Zane

  • Faire mieux connaître les bijoux de la musique française demeurés trop méconnus : le CD « So Poétique ! », d’un goût parfait de délicatesse et raffinement, sans mièvrerie ni préciosité, de Cyrille Dubois (suite)…

    En quelque sorte en renfort à mon article « Une nouvelle brillantissime pépite du très épatant ténor Cyrille Dubois : un superbissime récital de mélodies françaises avec orchestre, le CD « So Poétique ! « avec le Brussels Philharmonic dirigé par un excellent Pierre Dumoussaud. Un trésor de plus que ravissantes découvertes de l’art français du chant entre 1870 et 1914… » en date du 12 avril 2026,

    avant-hier 27 mai, est paru sur ResMusica, et sous la plume de Matthieu Roc, l’article « Cyrille Dubois, chantre de la mélodie française avec orchestre« , faisant lui aussi un vif éloge du CD Alpha 1214 « So Poétique ! » en son fervent et très réussi service en faveur de la musique française méconnue,

    que j’ai bien sûr plaisir à partager ici ;

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    Cyrille Dubois, chantre de la mélodie française avec orchestre

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    Après son excellent récital « So romantique » (Clef ResMusica) composé de raretés du répertoire lyrique pour ténor léger, continue son service en faveur de la musique française méconnue avec « So poétique ! », un disque dédié aux mélodies avec orchestre.

     

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    , dans son excellente notice de présentation, explique que ce répertoire des mélodies françaises avec orchestre est à la fois spécifique et encore peu exploré. Voilà de quoi stimuler l’intérêt des enfants de la révolution baroque, c’est-à-dire nous tous, mélomanes et artistes curieux de vérité historique et gourmands de couleurs sonores différentes – voilà. Ces mélodies françaises présenteraient dans leur grande majorité un accompagnement instrumental réduit, léger, qui permet au chanteur de ne pas forcer la voix et de prioriser la mise en valeur du texte, et ceci les différencierait des Lieder avec orchestre d’outre-Rhin. Autre caractéristique : nombre d’entre elles seraient restées inconnues, car n’ayant pas dépassé le stade fragile de manuscrit. Bien sûr, on peut trouver des contre-exemples, mais quand Alexandre Dratwicki énonce les noms de Saint-Saëns, Massenet, Gounod, Godard, Dubois, Caplet, Vierne, de La Tombelle, Holmès, Fauré, Franck, David, Thomas…on est bien obligé de reconnaitre notre faible connaissance de ce qu’il appelle « un continent oublié du répertoire romantique français », malgré les progrès récents dus à l’activité du , partenaire de cette parution.

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    Voici donc, sans être exhaustif, Le Soir de Gounod, délicieux de couleurs crépusculaires, puis l’énergique Embarquez-vous ! – à découvrir en cette vidéo… – de . Des trente mélodies avec orchestre de Saint-Saëns, nous en avons trois ici, dont seule Extase a été gravée récemment par Tassis Chritoyannis et l’Orchestra della Svizzeria italiana. Le rayonnant Lever de soleil sur le Nil était, semble-t-il, inédit. Il y a beaucoup de merveilles à redécouvrir et surtout, simplement, à découvrir. Avouons une tendresse particulière pour le piquant Ne nous oubliez pas d’, et l’envoûtante Berceuse pyrénéenne de Fernand la Tombelle, mais tout le programme est d’une belle hauteur d’inspiration, y compris – hum, hum... – les exquises bondieuseries Pourquoi les oiseaux chantent de , Procession de Franck et En prière de Fauré. Pour alléger le programme et estomper un possible excès de sucre, on y a inséré quelques vers simplement parlés, et trois magnifiques pièces orchestrales de : Lamartine, Alfred de Musset, Victor Hugo. Ca ne vient pas mal.

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    Si on évite l’effet de saturation en confiserie, c’est surtout grâce au remarquable travail sur les couleurs – oui – opéré par les artistes. – une fois encore excellent ! – à la baguette gère avec une précision d’orfèvre les sonorités du , très souple et transparent – absolument. Dans cette dentelle musicale, n’a aucune peine à dérouler son souffle long, son phrasé exceptionnel, ses nuances subtiles et la prodigieuse intelligibilité de sa diction – oui, oui, oui, oui : quatre fois oui… Ce point est à louer avec vigueur – en effet ! – : entendre chaque mélodie et comprendre chaque mot sans avoir à lire le livret – voilà ! – , c’est rare même avec un piano – tout à fait ! Avec un orchestre, c’est exceptionnel – absolument. Son talent – rare – de diseur joue alors à fond, et valorise le texte au premier plan – absolument – , confirmant ainsi pleinement – oui – l’exposé d’ – ainsi que le choix du titre « So Poétique ! » donné à ce CD…

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    Un excellent album – voilà ! – , utile à la connaissance de la musique française et d’un goût parfait – oui !!! – , sur lequel se précipiteront tous ceux qui aiment la délicatesse et le raffinement – voilà, voilà ! -, sans les confondre avec mièvrerie (étrangère à ce programme) et préciosité (où n’est jamais) – tout cela d’une parfaite justesse…

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    Charles Gounod (1818-1893) : Le soir, Ma belle amie est morte ; Benjamin Godard (1849-1895) : Embarquez-vous, 3 fragments poétiques Op. 13 No. 1 Lamartine, No. 2 Alfred de Musset, No. 3 Victor Hugo ; Camille Saint-Saëns (1835-1921): Aimons-nous, Extase, Lever de Soleil sur le Nil ; Louis Vierne (1870-1937) : Chanson d’automne ; Théodore Dubois (1837-1924) : Printemps, Pourquoi les oiseaux chantent ; Gabriel Fauré (1845-1924) : Les roses d’Ispahan ; Fernand de La Tombelle (1854-1928) : Berceuse pyrénéenne, Sonnet d’Estienne de la Boétie ; Jules Massenet (1842-1912) : Le poète et le fantôme ; Augusta Holmès (1847-1903) : Ne nous oubliez pas ; Gabriel Fauré (1845-1924) : En prière ; César Franck (1822-1890) : La procession ; Félicien David (1810-1876) : La vengeance des fleurs ; Ambroise Thomas (1811-1896) : Le Soir. Cyrille Dubois, ténor ; Brussels Philarmonic ; Pierre Dumoussaud, direction. 1 CD Alpha-Classics. Enregistré du 31 mars au 4 avril 2025 à Flagey, Bruxelles. Notice de présentation en français, anglais, allemand. Textes des poésies fournis avec traduction en anglais. Durée : 68:43

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    Un travail musical parfait, et délicieux à savourer !

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    Ce vendredi 29 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…

    Le double CD Harmonia Mundi HMM 902769.70 « Bach from Italy – The Vivaldi & Marcello Influences » de Gli Incogniti admirablement dirigés du violon par Amandine Beyer – et avec le racé hautbois céleste d’Emmanuel Laporte – , nous offre un jubilatoire détour par la Venise d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741) et des frères Marcello, Alessandro (1673 – 1747) et Benedetto (1686 – 1739)…

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    En un voyage qui fut seulement musical pour Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) : c’est en effet Venise qui est musicalement venue à lui…

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    Mes pièces préférées, merveilleusement envolées, de ce double CD sont celles du très célèbre Concerto pout hautbois S.Z799 d’Alessandro Marcello, magistralement enlevé ici par le hautbois céleste d’Emmanuel Laporte, et le Concerto pour 4 Violons et violoncelle RV 580 d’Antonio Vivaldi…

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    En février 2011, pour le colloque consacré à Lucien Durosoir au Palazzetto Bru-Zane à Venise, nous logions à l’hôtel Al Sole, situé dans un magnifique palais de la famille Marcello – sur la Fondamenta Minotto, au bord du Rio del Gaffaro, Quartier Santa Croce ; cf par exemple mon article du 23 septembre 2012 : « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise« … – : inoubliable souvenir…

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    Ce mercredi 29 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le tout premier courriel de réception à mon envoi de la nouvelle adresse de mon Blog encherchantbien.fr : celui de l’amie Georgie Durosoir…

    Le tout premier courriel de réception à mon envoi de la nouvelle adresse de mon Blog encherchantbien.fr , est celui de l’amie très chère Georgie Durosoir :

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    cher Francis,

    j’ai à peine survolé car la maison est pleine! mais je vous dis un Bravo admiratif! quel travail accompli au cours des ans, varié, compétent, fervent! Une mine d’or… Vous avez encore beaucoup à faire pour tout classer, mais c’est d’ores et déjà clair, facile d’accès, et sympathique d’aspect.

    je vous dis mes encouragements admiratifs!

    georgie 

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    Quel travail accompli au cours des ans, varié, compétent, fervent !

    Une mine d’or : mazette ! Quels compliments !

    Et quel encouragement à poursuivre encore et encore – tant que j’aurai de l’encre et du papier, aurait dit un Montaigne ; ou plutôt, maintenant, tant que je, moi Titus Curiosus, dispose de ce clavier d’ordinateur et de cet accès si précieux à Internet … – , l’écriture jubilatoirement quotidienne de ce vital Blog encherchantbien.fr …

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    Et je me permets de renvoyer ici, en addendum et en outre, aux échanges de courriels – on les lira avec un peu de patience ; je ne les cite pas directement ici, ils sont, comme à ma terrible habitude, bien trop détaillés… – que, suite à la réception du CD des 3 «Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima (CD Alpha 125) que m’avais fait parvenir l’ami Jean-Paul Combet, le fondateur du merveilleux label Alpha – avec lequel je collaborais très activement – , j’avais placés en appendice à mon article du 4 juillet 2008 « Musique d’après la guerre » ; des échanges comportant les tous premiers messages de Georgie Durosoir qui avaient suivi la parution de ce CD Alpha 125 des 3 «Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, tels un prélude-ouverture à notre lumineuse et profonde amitié…  

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    J’en cite ici seulement, et très brièvement, ceci – qui va en peu de mots à l’essentiel ! – , du 23 mai 2008 à 23h 54 :

    Je vous remercie pour la qualité de votre écoute et pour ce chaleureux message ;

    et cela, du 2 juin suivant à 9h 32 :

    Je sais gré à J-P C. de m’avoir mise en relation avec vous car, à mon âge, on ne recherche plus que des gens de vérité et de sincérité.
    J’espère vous rencontrer un jour…

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    Et cela en prélude, entre autres fécondissimes rencontres, aux 2 contributions notoires que Luc et Georgie Durosoir me donneront la fabuleuse occasion de produire, le 11 février 2011, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, au passionnant et richissime colloque Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique :

    Une Poétique musicale au tamis de la guerre  : le sas de 1919 – la singularité Durosoir :

    Approcher l’idiosyncrasie de l’art de Lucien Durosoir oblige à interroger les raisons de sa singularité, et mettre à jour les tenants et aboutissants de cet œuvre et du génie de son auteur (1878-1955). Déployée au sortir de la Grande Guerre vécue sur le front dans les tranchées les cinq ans de 1914 à 1918, et après le sas d’exercices de préparation intensifs tout l’an 1919, la composition de Lucien Durosoir s’accomplit avec une immédiate sidérante maturité comme hors contexte d’écoles, tellement les influences de départ sont transmuées en un tout puissant et une forme achevée d’œuvre. Non seulement l’homme a un fort tempérament, et le virtuose du violon qu’il fut de 1897 à 1914 par l’Europe entière, une immense culture musicale, mais l’épreuve sauvage de la Grande Guerre fixe – et pour toujours : de 1919 à 1950 – la plus haute ambition artistique qui soit à sa création : une venue à « l’essentiel », et par une poétique musicale en symbiose avec la création-figuration des poètes reçue en exemple-modèle d’une poiêsis donnant accès à l’être même du réel. Non pas selon quelque Idéal du moi de type romantique, mais selon un Idéal d’œuvre à dimension – ontologique – de monde, à l’exemple thaumaturgique d’un Leconte de Lisle en poésie. Et, après une fabuleuse première moisson de « fruits mûrs » les années 1920-21-22, ce sera dans une dynamique de grandeur en expansion, à son acmé œuvre après œuvre jusqu’en 1934, et dans une logique de modernité exigeante, audacieuse en même temps que sereine, soucieuse – à la façon d’un Paul Valéry en sa poésie comme en sa Poétique – de la clarté de ses formes et flux, jamais inchoative : moderne sans modernisme.

    et

    La Poésie inspiratrice de l’oeuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Parnassiens, Symbolistes, Modernes :

    L’œuvre musical de Lucien Durosoir est en dialogue permanent et fondamental avec la poésie : pas seulement parce que la poésie – essentiellement celle de la seconde moitié du XIXe siècle – est, au plus haut des Arts, référence et modèle ; mais parce que la poésie est matrice même de sa création : un pôle consubstantiel du déploiement du discours musical. Un tel transfert d’imageance se révèle dès les intitulations des pièces de musique d’après des poèmes ; mais encore dans les vers placés en exergue des partitions, continuant ce dialogue. Et cela, alors que le compositeur répugne au genre de la mélodie, en déficience d’imageance musicale pour lui. Historiquement, entre les courants romantique, parnassien, symboliste et moderne de la poésie dont il est le contemporain, la préférence de Lucien Durosoir va, et avec fidélité, au modèle et idéal d’œuvre parnassien, dans la version de Leconte de Lisle surtout, tant sur un plan formel qu’ontologique. Avec aussi la fréquence de références thématiques à la Grèce, celle de Sophocle, Théocrite, Chénier, et Moréas. Ainsi que l’accomplissement, œuvre après œuvre, en la chair de la musique, d’une singulière puissante dynamique serpentine, au service du rendu le plus sensuel des forces de la vie. Et cela jusque dans le rapport de Lucien Durosoir aux œuvres de Baudelaire et Rimbaud. En même temps que, et alors que rien ne s’y réfère aux poètes du modernisme, selon la voie sereinement audacieuse d’une vraie modernité musicale, parfaitement libre, ouverte et renouvelée avec constance au fil des œuvres, magnifique en sa dense clarté d’affirmation.

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    Très simplement, voilà :

    tout se tient, se déploie et se déroule, en de telles lumineuses et fécondissimes rencontres – cf aussi mon décisif Pour célébrer la rencontre écrit en 2007 et retrouvé en 2016… – de nos vies…

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    Ce jeudi 14 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment…

    En forme de première esquisse d’une sorte de CV de mon parcours d’approches et apports divers, multiples et variés de la culture et des arts, et du philosopher vraiment, voici, pour débuter par le plus accessible (par simples clics à opérer !) de mon « œuvre » à inscrire sur un CV concernant mes diverses productions et performances (!) de chercheur-déchiffreur-défricheur et découvreur, voici donc, tout d’abord, cet article-ci en date d’avant-hier samedi 18 janvier 2025 «  », qui constitue un commode récapitulatif de la collection des 45 enregistrements (par podcasts et vidéos) disponibles, à ce jour, de mes entretiens chez Mollat :
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    en effet, avant l’entretien du 13 octobre 2009 avec mon ami Yves Michaud (sur son « Qu’est ce que le mérite ? »), qui entame cette collection de 45 entretiens enregistrés et désormais disponibles par simples clics de liens donnant accès à ces performances miennes d’interlocuteur _ j’aime la vie intense et méditée, toujours vive, de l’interlocution vraie ! _ avec d’excellents auteurs et le plus souvent amis, Denis Mollat n’avait pas encore commencé à procéder à l’enregistrement (podcasts, puis vidéos) de conférences dans les salons Albert-Mollat… Une initiative proprement géniale et fécondissime de sa part !!! Mes assez nombreux entretiens antérieurs à celui de ce 13 octobre 2009, et ils en fut de passionnants, n’ont donc pas été enregistrés, et leur écoute est impossible…
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    On mesure ainsi l’importance de la mise en pratique effective de ces prodigieuses techniques d’enregistrement. Dont viendront profiter les conférences de la Société de Philosophie de Bordeaux, une fois que, sur mon initiative et par mon (discret) entregent, il me faut en toute humilité le souligner ici, ces conférences de notre chère Société de Philosophie de Bordeaux (fondée en 1927) auront désormais lieu dans les salons de la librairie Mollat, et seront, ainsi, enregistrées, conservées et transmises : c’est-à-dire données librement à partager, au monde entier (au moins celui parlant ou comprenant le français) ! _ cf ce qu’en développe la vidéo de mon entretien de mardi 14 janvier dernier avec mon ami Bernard Sève, sur son magistral « Les Matériaux de l’art » _, devenues ainsi disponibles et accessibles de par le monde entier. Et c’est vraiment extraordinaire !!!..
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    Voici, aussi, la possibilité d’accès par simple clic, à toute la collection, elle aussi urbi et orbi disponible, des 2922 articles (à ce jour) de mon blog « En cherchant bien », qui a débuté, sur une proposition d’ouverture d’un tel blog (que j’ai alors choisi d’intituler « En cherchant bien » et signer Titus Curiosus) sur le site de la librairie Mollat, de la très remarquable libraire et amie Corinne Crabos, le 3 juillet 2008 avec l’article programmatique (et non vieilli) de ce blog et que j’avais intitulé tout simplement «  » ; l’article immédiatement suivant, le 4 juillet, étant l’article «  », consacré au CD Alpha 125 de ce chef d’œuvre absolu que sont les « 3 Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima (un article qui me conduira à Venise en février 2011, pour donner, le 21 février 2011, deux contributions au colloque consacré à tout l’œuvre musical de Lucien Durosoir !, je vais l’expliciter un peu plus loin) ; et le suivant encore, le 5 juillet, étant l’article «  », consacré à une exposition à Milan de mon ami l’immense photographe Bernard Plossu…
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    Toutefois, lors d’une révision technique du site Mollat il y a quelque temps _ je ne me suis pas immédiatement rendu compte de la disparition des connexions effectives à mes entretiens enregistrés  : catastrophe ! _, mais le webmaster Jean-Sébastien Giet que j’ai pu alors joindre, a pu m’aider à rétablir _ ouf ! _ toutes les connexions aux podcasts et vidéos de ces très précieux entretiens qui avaient disparus lors de cette refonte complète du site de la librairie Mollat… _, mon blog, tout en continuant d’exister, a cessé d’être directement accessible (par clic immédiat) sur le site de la librairie Mollat : je m’en suis fait une raison : le nom que j’avais choisi pour ce blog, manifestait déjà aussi la nécessité pour l’auditeur ou/et regardeur éventuel, de lui aussi « bien chercher » … C’est donc désormais moi-même qui adresse mes articles à des correspondants et amis me paraissant susceptibles de s’y intéresser ; ayant bien conscience que mes articles pointus et toujours un peu singuliers n’intéresseront pas tout le monde…
    Cependant parfois, à l’occasion de la magie improbable et malicieuse des échanges qui se produisent sur Internet, je découvre que certains d’entre ces articles de mon blog « En cherchant bien » sont devenus malgré tout, contre vents et marées (ou avec, a contrario, leur aide !) comme miraculeusement accessibles, en cherchant un peu (ou bien beaucoup) sur Google, quis’est chargé de les transmettre : ce qui est notamment le cas pour des personnes à la recherche d’informations sur la généalogie mal connue d’eux de leur propre famille ; et ils m’en remercient alors… Et j’ajoute que ce petit jeu-là des aléas des connexions (nouées, coupées ou rétablies) est loin de me déplaîre : mes articles étant, dans mon esprit, tels des bouteilles lancées à la mer, il se trouve donc que certaines de ces bouteilles confiées à l’océan, par le jeu formidable des courants, finissent par atteindre miraculeusement certains de leurs destinataires…
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    Mon texte de 2015 « Oasis versus désert », rédigé, sur la commande expresse de la librairie Mollat au client passionné un peu privilégié que je suis, pour le « Dictionnaire amoureux de la librairie Mollat » paru en 2016 (m’avait été donné le choix du mot ouvrant le titre, et ayant tiré au sort la lettre O, j’avais choisi le mot « Oasis »),  est accessible aussi en l’article intitulé « A Chantal Thomas, en souvenir d’avant 1968 à Bordeaux », un article que j’ai mis en ligne sur mon blog le 17 juin 2022.
    Ce texte, qui m’est cher, exprime ma perspective personnelle sur la vie de la culture à Bordeaux, et la place toute cruciale qu’y tient pour moi la fréquentation régulière, quasi permanente même, des rayons de livres et de disques de ma chère librairie Mollat, pour le lecteur et mélomane à jamais boulimique, insatiable et exigeant, que je suis…
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    Et sur ce même  blog « En cherchant bien », sont aussi accessibles, d’une part mon texte, crucial lui aussi, « Pour célébrer la rencontre », qui fait l’ouverture de mon gros essai, demeuré, lui, inédit, rédigé en 2007, « Cinéma de la rencontre : à la ferraraise _ ou un jeu de halo et focales sur fond de brouillard(s) : à la Antonioni », un texte que j’ai mis en ligne en mon article «  » en date du 26 octobre 2016 (cf aussi sur Antonioni mon article : « Un très intéressant témoignage d’Enrica Antonioni sur Michelangelo Antonioni et la sublime séquence ferraraise de son film (testamentaire…) « Al di là delle nuvole », en 1995… », en date du jeudi 31 août 2023) ;
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    et d’autre part un très long et très précieux commentaire-guide de lecture du chef d’œuvre (absolu !) d’Imre Kertesz « Liquidation », de lecture immédiate cependant assez difficile (et c’est bien, en effet, à mes yeux LE chef d’œuvre d’Imre Kertesz !), que j’ai intitulé : « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész – Ce qui dure d’Auschwitz », intégralement accessible en mon très long article en date du 8 novembre 2022 :  «  ».
     
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    Je continue cette esquisse de  CV un peu désordonnée (mes curiosités, très ouvertes, sont en effet très, très diverses !) par la mention de mon moment, vraiment très important _ un moment-clé ! _ pour mon devenir de chercheur, comme de mélomane passionné, tout le long de la décennie 90, de « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et l’ami Hugo Reyne, avec, par exemple, mon travail de composition de 90 % du programme du CD EMI – Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » (+ la rédaction du texte du livret de ce CD), réalisé en 1995 à partir de mes recherches très fouillées (avec d’extraordinaires découvertes !) sur les œuvres de La Fontaine et de Marc-Antoine Charpentier : la redécouverte, mais oui ! (cf là-dessus les précisions de mon article en date du 3 juillet 2020 : « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659 »), du petit opéra donné presque clandestinement, à Paris en 1678, en l’hôtel particulier de M. de Rians, procureur du Roi de l’ancien Châtelet, « Les amours d’Acis & de Galatée », et dont ce CD merveilleux donne à écouter les extraits par recoupements et ré-aboutements retrouvés, dans les œuvres et de La Fontaine et de Charpentier, sur lesquelles j’avais travaillé un an durant, pour La Simphonie du Marais !.. Un article qui évoque au passage mes échanges, alors, avec Patrick Dandrey ; ainsi que le commentaire laudatif que fit de ce CD La Fontaine, Boris Donné, sur le site du « Fablier »…
    J’ai été aussi à diverses reprises récitant _ quelle expérience ! _ lors de concerts de la Simphonie du Marais, en France et en Belgique : par exemple, dans le grand salon d l’hôtel de Ville de Lyon, pour un concert Lully, de la Simphonie du Marais, ou, à deux reprises, à Saint-Michel-en Thiérache, dans l’Aisne, où fut enregistré au mois d’août 1995 ce passionnant CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » : une expérience fabuleuse…
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    Puis ce fut l’étroite collaboration avec l’ami Jean-Paul Combet pour l’aventure elle aussi magnifique, flamboyante, des CDs Alpha qu’il a créés en 1998 (et dû quitter en 2010, faute d’entente avec le racheteur de son label Alpha, le riche brasseur et financier belge Charles Adriaenssen, fondateur (en 2004) de la firme Outhere) : avec, par exemple, mon texte « La construction de l’orgue Dom Bedos en l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux sous la réforme mauriste » du livret du CD Alpha 017 « L’Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux » du grand Gustav Leonhardt, un magistral CD enregistré à Bordeaux du 10 au 13 juin 2001.  Et j’ai pu rencontrer à diverses reprises l’immense Gustav Leonhardt…
    Cf ici mes articles des 31 août 2014 « Tombeau de Jacques Merlet en son idiosyncrasie _ à un grand bordelais… » et 16 octobre 2024 « Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier… », dans lesquels je reviens, au passage, sur les circonstances de l’enregistrement de ce très marquant CD Alpha 017 de Gustav Leonhardt à l’orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux…
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    En février 2011, événement évidemment lui aussi majeur en mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur, j’ai donné 2 contributions très détaillées, «  » et « La Poésie inspiratrice de l’oeuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes », au superbe colloque « Lucien Durosoir (1878 – 1955) : un compositeur moderne né romantique », qui s’est tenu au Palazzetto Bru-Zane à Venise, pour mes amis Luc et Georgie Durosoir, avec un séjour magnifique de 6 jours à (et dans) Venise (sur cet arpentage passionné, à cette merveilleuse occasion du colloque Lucien Durosoir,  des calli de Venise, cf mon instructif article « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise » en date du 4 septembre 2012)…
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    Et encore, en 2019, avec ma cousine Françoise Morin-Bioy,  nous avons organisé à Bordeaux (à la Médiathèque et à l’Institut Cervantes), toute une semaine du mois d’octobre, un colloque international « Regards croisés sur Adolfo Bioy Casares » consacré à notre célébrissime cousin l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 15 septembre 1914 – Buenos Aires, 8 mars 1999), le grand ami de Borges : son père, Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27 juillet 1882 – Buenos-Aires, 26 août 1962), et notre grand-père maternel, Paul Bioy (Oloron-Sainte-Marie, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), étaient cousins germains…
     
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    Enfin, ce mois de novembre 2025 (« Année Ravel 2025 » : année du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875 à Ciboure), il se trouve que les recherches que j’ai entreprises dès le mois de mars 2019, à la lecture méthodique de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel que venait de publier Manuel Cornejo _ le 13 mars prochain paraît en 2 volumes chez Gallimard, dans la collection Tel, une nouvelle édition de cette Correspondance, richement complétée ! par les soins inlassables et efficaces, très féconds, de Manuel Cornejo, le très actif président de la Société des Amis de Maurice Ravel, et devenu un ami _, sur ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel (1875-1937), via sa mère la cibourienne Marie Delouart (1840-1917), vont être éditées par la très dynamique Association Jakintza à Ciboure, que préside Guy Lalanne.
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    Et je dispose d’un appartement bien commode, il est très bien placé, à Saint-Jean-de-Luz.
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    Voilà, pour commencer cette première esquisse de CV du professeur de philosophie (passionné) que j’ai été, des années scolaires 1971-72 à 2012-2013, et que, bien sûr, je demeure : à jamais (comprendre vraiment et aider à partager)…
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    Et le pseudonyme, Titus Curiosus, que j’avais alors choisi, au printemps 2008, pour signer les articles de mon blog « En cherchant bien », me paraît toujours convenir très bien au chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné sans cesse au travail (en recherche !) que j’aime tout particulièrement être…  
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    Et depuis pas mal d’années maintenant, je suis vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux,
    à partir de la cessation _ je ne me souviens pas de la date ; et ne l’ai pas noté : les titres m’indiffèrent, même s’ils peuvent être utiles parfois… _ à ce poste de vice-président d’André Bord (Bordeaux, 6 janvier 1922 – Bordeaux, 2 décembre 2018), dont je m’aperçois qu’il a été nommé membre correspondant de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, en 1996 ; tiens, tiens…
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    Et c’est aussi sur mon initiative, je me permets de le signaler à nouveau ici, que les conférences de notre Société de Philosophie de Bordeaux, autrefois itinérantes, se sont « installées » dans les salons Albert-Mollat ; et sont ainsi désormais enregistrées et diffusées urbi et orbi (!), et même, depuis peu, en direct… Et c’est là, bien évidemment, un privilège formidable !

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    Voilà pour le moment,
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    Ce lundi 20 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa