« Par delà » :
ou l’effort de surmonter, par l’écriture de successifs « je me souviens » – de blessures endurées (et indurées) – , ce qui continuait encore – un peu trop douloureusement sans doute – , de durer, induré : un surpassage-rattrapage envisagé et dévisagé – de face – en l’effort engagé d’oser enfin affronter – en face – , et par les infimes pourtant ressources-retouches de l’écrire, un passé jusqu’alors, dans un mutisme subi, demeuré indépassé, et ainsi laissé irréparé s’indurer, enkysté, sournoisement purulent et obscurément bien trop à vif encore…
Se trouver une forme sensible et vivable de réparation-apaisement-pacification, ce fut le grand travail d’écriture lumineuse de leur mémoire réactivée en mille précisions, formidablement réussi, et chacun à sa façon d’inventer-découvrir la sienne, de Cervantes (« Don Quichotte »), Montaigne (« Essais : III, 13, De l’expérience »), Spinoza (« Éthique »), Kafka (« Le Procès »), Proust (« À la recherche du temps perdu : Le Temps retrouvé »), Derrida (« Glas »), et encore aujourd’hui la grande Hélène Cixous («1938 – nuits ») – qui tous ont quelque chose à voir avec une native judéité – ;
ou aujourd’hui, aussi, mon ami René de Ceccatty (« Enfance, dernier chapitre »), ou le formidable Philippe Forest (« Toute la nuit »), ou l’immense Jean Clair (« Dialogue avec les morts »)…
Comme hier, bien sûr, le geste d’amplitude immanent-transcendant du si marquant Nietzsche (« Par delà le bien et le mal »)…
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Ce jeudi 14 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
