Étiquette : paradis

  • Un superbe « J. S. Bach – Leipzig 1726 – Cantatas for alto » de Vaclav Luks et son Collegium 1704, avec le contreténor Benno Schachtner, avec la magique céleste, en direct du paradis, Cantate BWV 170 « Vergnüte Ruh, beliebte Seelenlust »…

    C’est un superbe « J. S. Bach – Leipzig 1726 – Cantatas for alto« , avec la magique céleste – en immédiate droite ligne du paradis ! – et éblouissante BWV 170 « Vergnüte Ruh, beliebte Seelenlust«  – en français « Repos délicieux, plaisir recherché de l’âme« … – , que vient présentement nous offrir – le CD est sorti le 18 septembre – le magnifique CD Glossa GCD 924901 du décidément toujours excellent Vaclav Luks et son Collegium 1704, avec le contreténor Benno Schachtner, ainsi que l’organiste Johannes Lang – enregistré à l’église Saint-Thomas de Leipzig au mois d’avril 2023…

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    Au cours de l’été et de l’automne 1726 – pour sa troisième saison de cantor à l’église Saint-Thomas de Leipzig – , Johann Sebastian Bach composa en l’espace de trois mois trois cantates pour alto solo. On peut supposer que Bach comptait à cette époque dans ses rangs un alto particulièrement talentueux. On ne sait toutefois – hélas – pas qui se cachait derrière ce rôle. Il s’agissait sans doute d’un jeune chanteur qui interprétait ces pièces en voix de tête, c’est-à-dire en fausset – il correspondait ainsi, selon Benno Schachtner, au type de chanteur que nous appelons aujourd’hui contre-ténor. Les trois cantates présentent en outre l’innovation de l’orgue obligé – voilà. Habituellement relégué au rôle de basse continue dans les cantates, Bach l’élève ici au rang d’instrument solo – voilà. Le Collegium 1704, sous la direction de – son chef et fondateur – Václav Luks, a enregistré cet album sur le lieu même où Bach exerçait son art, l’église Saint-Thomas de Leipzig – rien moins ! L’un des moments forts de cet enregistrement est donc la prestation de l’« orgue Bach », installé dans cette église en 2000. Sa sonorité et sa conception sont entièrement pensées pour interpréter les œuvres de Bach de la manière la plus idéale qui soit.

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    Cette cantate pour alto BWV 170 « Vergnüte Ruh, beliebte Seelenlust« , œuvre-chef d’œuvre, bénéficie ici d’une interprétation-incarnation transcendante absolument merveilleuse :

    si bien que toutes deux se placent pour nous qui l’écoutons en boucle, enthousiasmés, au plus proche du ciel…

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    Immense merci !!!

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    Ce jeudi 1er octobre 2026

  • Pour l’île déserte (suite) : un nouveau justissime salut de la critique envers le jubilatoire CD des Ebène et Belcea des sublimes Octuors de Mendelssohn et Enesco, en un élan qui porte loin, juste et très profond…

    Le 11 janvier dernier, mon article « Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !.. » saluait bien bas l’admirable CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu -Quatuor Ébène – Belcea Quartet » – enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au Schloss Elmau – en un article forcément dithyrambique…

    Bientôt renforcé, dix jours plus tard, le 21 janvier, par, et en forme de rappel, l’article « Le CD des sublimes « Octuors » de Mendelssohn et Enesco des Ébènes et Belcea salué, à son tour, par la critique : un CD jubilatoire, pour l’île déserte… « , suscité par la  lecture de l’article « Couplage classique » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia pour Artamag…

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    Et voici  qu’hier 11 juin nos éloges ont été rejoints par l’enthousiasme de l’article « Octuors d’Enesco et Mendelssohn éblouissants par les quatuors Belcea et Ébène » de Jean-Claude Hulot sur le site de ResMusica,

    que voici :

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    Octuors d’Enesco et Mendelssohn éblouissants par les quatuors Belcea et Ébène

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    Le génie peut parfois impressionner par sa précocité – certes… – ; les octuors sortis de la plume d’un Mendelssohn de seize ans et d’un Enesco de dix-neuf – voilà, voilà ! – sont des chefs d’œuvre absolus – ô combien ! – , miracles d’inspiration et d’équilibre. 

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    L’octuor de Mendelssohn est l’une des premières manifestations – en effet – du génie si précoce de Felix alors âgé d’à peine seize ans. Tout est miraculeux – mais oui ! – dans cette pièce, l’écriture à la fois transparente et puissante – c’est cela– pour les huit instruments à cordes, l’équilibre et l’élan – à la fois – des deux mouvements extrêmes, la tendresse ineffable – oui, oui –  de l’andante et la grâce aérienne – oui ! – du scherzo digne pendant de celui du Songe d’une nuit d’été. La discographie de ce chef d’œuvre vif argent est considérable – c’est vrai – mais la nouvelle version ici chroniquée s’impose d’emblée – absolument – parmi les meilleures. Longuement rôdée en concert par les Ébène (ici tenant le rôle du premier quatuor) et les Belcea, elle s’impose par sa parfaite homogénéité, l’élégance et la fluidité – coulant de source – de leur jeu et ce rayonnement juvénile et joyeux – jubilatoire ! – qui forme la signature du musicien – c’est magnifiquement juste.

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    Plutôt que de chercher un complément parmi les œuvres du XIXᵉ siècle proches stylistiquement de Mendelssohn comme les doubles quatuors de Spohr ou l’octuor de Gade, successeur de Mendelssohn au Gewandhaus de Leipzig, les musiciens ont eu l’excellente idée de sortir l’œuvre sœur – voilà – de , elle aussi issue de la plume géniale et inspirée d’un musicien de dix-neuf ans (la notice pourtant enthousiaste et subtile de Raphaël Merlin, lui-même ancien violoncelliste du , place la composition pendant l’exposition universelle de 1889, mais – et le correctif est très juste – c’est bien celle de 1900 qui a vu naître la partition, Enesco étant né en 1881 !). Vaste et complexe architecture en quatre mouvements étroitement reliés entre eux, où une puissance quasiment orchestrale – oui – alterne avec un raffinement exceptionnel – en effet – , mêlant un post-romantisme proche de l’école de Franck à des accents typiquement roumains, c’est un chef d’œuvre monumental – oui – (près de quarante minutes) et – très – hautement inspiré ; à nouveau, les huit musiciens y développent une capacité à maîtriser l’architecture cyclique qui va de pair avec un sens du détail capable de mettre en valeur les nombreux épisodes qui enrichissent le discours ; cette fois les Belcea tiennent la première partie et l’on reste émerveillé par les solos de sur le Stradivarius « ex-Ferras », elle-même d’origine roumaine – oui – dans le thème à l’apparence d’improvisation – et c’est là un trait qu’Enesco partage avec Mendelssohn… – qu’Enesco lui destine à plusieurs reprises, l’une des plus belles inspirations du compositeur.

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    A nouveau, les Ébène et les Belcea s’installent au sommet – voilà ! – de la discographie. Leur réunion par les archets inspirés donne naissance à l’un des plus beaux disques de musique de chambre de l’année – tout à fait ! il faut y insister… Ils signent là un enregistrement appelé à rester mémorable – oui.

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    Octets.

    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) :  Octuor à cordes en mi bémol majeur opus 20.

    Georges Enesco (1881-1955) : Octuor en ut majeur opus 7.

    Quatuor Belcea et Quatuor Ebène.

    1 CD Erato. Enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au château d’Elmau.

    Notice de présentation en français, allemand et anglais.

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    Oui ! C’est bien là un CD pour l’île déserte.
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    Un ressourcement jubilatoire permanent !!!
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    Et écoutez-en ceci, pour débuter l’élan, qui va loin, juste, et très profond…
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    Au jardin même du paradis…
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    Ce vendredi 12 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…

    Il y a déjà quelques jours que je m’apprête à célébrer, ré-écoutes après ré-écoutes émerveillées – et même carrément stupéfaites d’un tel « degré d’accomplissement » poétique et musical constaté ! – , le CD HMM 902747 « Franz Schubert – Licht und Schatten » – enregistré à Berlin au mois de mars 2024 – du baryton – né à Göttingen le 15 mai 1990 – Samuel Hasselhorn, et du pianiste – né à Jérusalemle 9 avril 1986  – Ammiel Bushakevitz,

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    tant « l’écoute réitérée de ce disque nous laisse – nous aussi, comme Sylvain Fort à la page 91 du n° 743 du Diapason de ce mois d’avril, qui décerne à ce CD un Diapason d’or archi-mérité ! – sans mots » d’admiration suffisants, à la hauteur de la performance extraordinaire d’interprétation de ce chanteur et ce pianiste d’exception – écoutez donc ici ce degré inouï de perfection !!!

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    Et voici que deux articles viennent, coup sur coup, ce vendredi 11 et ce samedi 12 avril, en renfort de cette sidération admirative…

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    Hier vendredi, celui de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Vers l’ombre« ,

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    VERS L’OMBRE

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    « Ombre et lumière » – « Licht und Schatten » – annonce la couverture, plus pourtant du côté ombre, la sélection – splendide de justesse – de grands lieder nocturnes ou tragiques l’atteste, le timbre même et où en est rendue la voix de Samuel Hasselhorn le confirment, baryton plus sombre – en effet – à mesure des albums – que je n’ai pas manqué de me procurer…

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    À cela s’ajoute que l’on chante ici moins qu’on ne dit, c’est le Schubert déclamatoire – voilà ! – qui pointe, manière de présenter quasiment l’envers d’une Schöne Müllerin (voir ici) où le chant était capiteux, ce qui permet à Samuel Hasselhorn de se faire diseur – magnifique ! – , ce qu’il faut pour le ton de ballade de Des Sängers Habe et Auf der Bruck, entre autres.

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    Dans ce voyage secret, Ammiel Bushakevitz ajoute – à son piano seul – Ländler et Deutsche Tänze, échappées tendres qui permettent de reprendre souffle avant de replonger dans les lieder, qui flirtent avec la ténèbre, où le pianiste nous guide – génialement ; je vais y revenir… – avec l’art qu’on lui connaît. Schubert est – en effet – son monde.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Schubert 200. Volume 2
    Licht und Schatten

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Die junge Nonne, D. 828
    Auflösung, D. 807
    Die Allmacht, D. 852
    17 Ländler, D. 366 (2 extraits : No. 3 en la mineur – No. 4 en la mineur – No. 3 en la mineur)
    Der Einsame, D. 800
    Abendstern, D. 806
    Normans Gesang, D. 846
    Das Heimweh, D. 851
    6 Deutsche Tänze, D. 820 (3 extraits : No. 1 en la bémol majeur – No. 2 en la bémol majeur – No. 1 en la bémol majeur – No. 3 en la bémol majeur – No. 1 en la bémol majeur)
    Fülle der Liebe, D. 854
    Des Sängers Habe, D. 832
    Auf der Bruck, D. 853
    Im Abendrot, D. 799
    18 Deutsche Tänze & Ecossaises, D. 783 (5 extraits : No. 2 en ré majeur – No. 4 en sol majeur – No. 5 en si mineur – No. 6 en si bémol majeur – No. 7 en si bémol majeur)
    Lied des gefangenen Jägers, D. 843
    An mein Herz, D. 860
    Wandrers Nachtlied II, D. 768
    Wiedersehn, D. 855

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    Samuel Hasselhorn, baryton
    Ammiel Bushakevitz, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM902747

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    Photo à la une : le baryton Samuel Hasselhorn – Photo : © Nikolaj Lund

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    Et aujourd’hui, ce samedi,

    cet autre article-ci, dans ResMusica, sous la plume de Matthieu Roc, intitulé « Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz : Schubert au sommet » :

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    Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakewitz : Schubert au sommet

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    Il n’y a pas d’interprètes définitifs – certes ! – pour Schubert, et surtout pas dans le Lied, tant les potentialités d’interprétation sont variées – oui. Mais Schubert porté à un degré d’accomplissement pareil – voilà, voilà ! –  , c’est quand même bien rare – et cela bien sûr nous marque considérablement…

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    Tant en reconnaissant les talents et les très belles choses que peuvent faire ensemble ce baryton et ce pianiste, on avait formulé quelques réserves à propos du disque où ils donnaient La belle Meunière. Ici, toutes ces réserves tombent, et le bonheur est complet – voilà ! – d’entendre un Schubert aussi juste – oui, oui : c’est en effet cela ! – , aussi profond et aussi poétique – parfaitement ! Dès le premier Lied, Die Junge Nonne, on trouve la confirmation que nous sommes face à des interprètes d’exception – oui, oui. La violence des éléments déchaînés comme des émotions, l’épuisement de l’âme qui veut renoncer au monde (Wie das Grab allégé, blanchi jusqu’au murmure …), l’aspiration à l’union mystique, le bonheur du dernier Alleluja… Chaque mot, chaque inflexion, chaque nuance est délicate et porteuse du sens profond du texte – oui. Fera-t-on un jour à ces deux-là le reproche d’en faire trop, comme on l’a fait à Dietrich Fischer-Dieskau et Gerald Moore ? Ce n’est pas certain, car tout semble couler de source, comme une évidence d’authenticité – absolument : tant pour le chant que pour le piano. Il ne fait pourtant aucun doute que tout est extrêmement travaillé, mais cela ne se ressent absolument pas – non, en effet. Il n’y a que beauté, émotion et spontanéité qui apparaissent et nous submergent – voilà, voilà ! – , et ceci encore après une demi-douzaine d’écoutes – et je le confirme à mon modeste tour… Evidente, l’infinitude de ces roulements sur ätherischen Chöre dans Auflösung. Lumineux, le ciel scintillant d’étoiles évoqué dans Die Allmacht, et impressionnante, la posture de prophète adoptée sur les mots Gross ist Jéhovah. Tout est parfaitement réussi – tout simplement, c’est cela. Chaque Lied est un sommet – oui. Avouons une fascination toute particulière pour Im Abendrot, où les couleurs étirées jusqu’au bout du phrasé le plus long et le plus souple qui soient créent une prière d’une humilité totale. Redisons : un degré d’accomplissement pareil, c’est rarissime – je contresigne cette justissime impression ressentie.

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    Le programme compte quinze lieder qui sont entremêlés de pièces pour piano seul, comme on a pris l’habitude de le faire dans les concerts de Lieder de nos jours. Ce n’est pas en soi nécessaire dans un CD, mais il faut avouer que c’est très agréable. Cela permet de relâcher un peu – voilà – la tension de l’écoute, qui est forte – pour le cas de ces lider choisis ici – , et ce que fait Ammiel Bushakewitz de ces Ländler et Deutsche Tänze est délicieux de légèreté toujours dense de sens – c’est très exactement cela… La phraséologie éditoriale parle d’ombres et de lumière, « Licht und Schatten », ce qui est un peu passe-partout, mais c’est sans importance. Ce qui compte, c’est que ces deux artistes-là continuent – dorénavant – à nous graver des Lieder, et à un CD annoncé par année anniversaire de 1824 à 1828, cela nous amène à 2028. A défaut d’une intégrale Schubert, que mériterait un schubertien aussi remarquable que  (lauréat ICMA 2025), on est preneur !

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    Voilà, voilà.

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    Il faut donc écouter et ré-écouter à ce degré de perfection de plaisir ce CD-ci…

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    Mais je dois ajouter qu’en demandant à mon ultra-compétent – quelle justissime oreille ! – disquaire préféré ce qu’il pensait de la performance musicale assez bouleversante du piano d’Ammiel Bushakevitz,

    il est allé tout de suite me rechercher le récent CD « Franz Schubert – Fantasies » d’Ammiel Bushakevitz, le CD Hänssler classic HC 24025 – enregistré à Eppelheim du 8 au 11 janvier 2024 – , dont l’écoute et les ré-écoutes, à leur tour, totalement me subjuguent ;

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    et je n’ai encore rien lu nulle part sur ce miracle d’interprétation de la Sonate pour piano Op. 78, D. 894 « Sonate-Fantaisie » et de la Fantaisie Op. 15, D. 760 « Wanderer-Fantaisie » par Ammiel Bushakevitz en ce CD du paradis !

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    Mais écoutez donc ici :

    ce lumineux toucher schubertien d’Ammiel Bushakevitz est tout bonnement sublimissime !

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    Quel artiste !!!

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    Ce samedi 12 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Mozart, ou la subjuguante jubilatoire évidence du bonheur absolu, par le piano (de grâce !) de Francesco Piemontesi ; ou le rare miracle de toucher ici aux lumières du paradis musical…

    Le CD « Mozart – Piano Concertos N° 19 & 27 – Rondo K. 386 » de Francesco Piemontesi , avec le Scottish Chamber Orchestra dirigé par Andrew Manze _ soit le CD Linn Records CKD 622, enregistré à Edimbourg les 2-3-4 mars 2019, et paru le 26 août 2020… _, renforce ma conviction jubilatoire que Mozart, à lui seul, pourvoie l’évidence simplissime d’un bonheur absolu…

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    Du Concerto n°19 en fa majeur K. 459 (du 11 décembre 1784),

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    voici le podcast de l’Allegro (de 12′ 21) du premier mouvement :

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    Et du Concerto n° 27 en si bémol majeur K. 595 (du 5 janvier 1791),

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    voici le podcast de l’Allegro (de 14′ 12) du premier mouvement ;

    et le podcast de l’Allegro (de 9′ 27) du troisième mouvement…

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    Une simple _ subjuguante _ évidence jubilatoire…

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    Cet article-ci, de ce 31 octobre 2023, se trouve être le neuvième que je consacre sur ce blog à des interprétations _ de Liszt, de Mozart, de Schubert… _ de Francesco Piemontesi _ pour les labels Orfeo, Pentatone, Linn Records…

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    _ 1° : celui en date du 26 décembre 2018 : «  » ;

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    _ 2° : celui en date du 6 juin 2019 : «  » ;

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    _ 3° : celui en date du 27 juin 2019 : «  » ;

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    _ 4° : celui en date du 25 septembre 2019 : «  » ;

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    _ 5° : celui en date du 29 octobre 2019 : «  » ;

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    _ 6° : celui en date du 24 octobre 2020 : «  » ;

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    _ 7° : celui en date du 19 septembre 2023 : «  » :

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    _ 8° : celui en date du 26 septembre 2023 : « « …

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    Mais c’est le stupéfiant miracle d’évidence simplissime de grâce _ voilà ! _ de ce proprement sublime CD des 19e & 27e  Concertos pour piano et orchestre K. 459 & 595 de Mozart sous les doigts de Francesco Piemontesi _ né à Locarno, dans le Tessin, le 7 juillet 1983 : il a maintenant 40 ans… ; lors de l’enregistrement de ce CD à Edimbourg les 2, 3 et 4 mars 2019, Francesco Piemontesi avait 36 ans… _,

    qui me fait toucher aux lumières du paradis, au moins, de la musique…

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    Et voici encore _ manière pour moi d’enfoncer encore un peu mon clou… _ un très significatif _ lucidissime _ compte-rendu de concert donné le 28 avril 2014 au Conservatoire de Bruxelles par Francesco Piemontesi, sous la plume de François Mardirossian,

    un compte-rendu découvert à l’instant sur le site de l’excellent Crescendo : « Francesco Piemontesi, l’intelligence musicale« 

    _ c’est un jour, possiblement à l’automne 2018, une interview, saisie à la radio (probablement sur France-Musique), d’un chef (je ne me souviens hélas plus qui : Daniel Barenboïm ?…), auquel il était demandé quel interprète de la musique il conseillerait d’écouter en priorité ; celui-ci avait alors cité le nom et parlé très chaleureusement de Francesco Piemontesi, dont le jeu, avec lui, en concert l’avait profondément marqué ; et c’est ce très avisé conseil d’expert qui m’a incité à découvrir alors ce pianiste inconnu jusqu’alors de moi, et qui, depuis, non seulement ne m’a jamais déçu, mais surtout, comme aujourd’ui pour ce sublime CD Mozart des Concertos 19 & 27 du label Linn Records, paru au mois d’août 2020 (je l’avais laissé passer…), me comble… _ :

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    Francesco Piemontesi, l’intelligence musicale

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    LE 29 AVRIL 2014 par La Rédaction
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    Francesco Piemontesi © Marco Borggreve

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    Wolfgang Amadeus Mozart : Sonate pour piano KV 533/494
    Ludwig van Beethoven : Sonate pour piano n° 30, op. 109
    György Ligeti : Cordes vides (Etudes pour piano I), Entrelacs (Etudes pour piano II)
    Claude Debussy : Des pas sur la neige (12 Préludes, livre I), La Danse de Puck (12 Préludes pour piano, livre I)
    Franz Schubert : Sonate pour piano, D 958

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    Du haut de ses 30 ans _ à cette date du concert bruxellois, le 28 avril 2014, donc _, Francesco Piemontesi vient de nous offrir un récital au programme très exigeant. On se souvient de son éclatant 3e Prix au Concours Reine Elisabeth (2007) et, ce soir, il atteint un niveau de perfection subjuguant _ un adjectif qui vient aussi sous ma plume ! Sa Sonate _ en fa majeur K. 533/494, n°15 _ de Mozart est d’une grande simplicité et d’une confondante évidence _ « simplicité« , « évidence«  : encore de mes mots pour caractériser le miraculeux talent d’interprétation de Francesco Piemontesi… _, son toucher est sans manière, aérien, chantant _ voilà : la grâce même… Un son tout à fait mozartien _ mais oui ! Mais qu’est-ce qu’un son mozartien ? La simplicité de rigueur, la rondeur dans l’attaque de la touche et une grande vocalité dans les lignes mélodiques _ voilà, voilà. Piemontesi ne tombe jamais dans l’affèterie _ certes non… _ et conduit sans cesse _ dynamiquement, mais sans jamais rien de forcé : seulement l’évidence du plus grand naturel… _ la mélodie. L’auditeur comprend parfaitement _ oui _ où le compositeur voulait l’amener. Ce jeune pianiste suisse-italien _ natif, le 7 juillet 1983, de Locarno, dans le Tessin ; et il enregistre souvent à Lugano _ comprend parfaitement _ oh que oui ! _ la musique et la fait comprendre aisément _ et tout est dit là, en cette merveilleuse dynamique de jeu, sans jamais rien de si peu que ce soit forcé. Le mouvement lent est joué dans la tendresse _ oui ! _ et nous fait regretter qu’elle ne soit pas donnée plus souvent. Le récital se poursuit avec la grande Sonate op. 109 de Beethoven. D’emblée, Piemontesi modifie l’approche de l’instrument et offre un son très différent. Dès les premières notes, on saisit le bond dans le temps. L’instrument pour lequel cette œuvre fut écrite n’est plus le même, et la manière de s’exprimer non plus _ en effet. Nous sommes plongés dans les tourments beethovéniens et le deuxième mouvement conjugue poigne et vitalité _ comme il convient pour Beethoven. Le dernier mouvement (thème et variations) est un des moments forts de ce concert : le public est attentif à cette musique qui nous porte à l’état de grâce _ encore un de mes mots, même si la grâce de Beethoven n’est pas la grâce de Mozart… _ quand elle est bien jouée comme ce soir. Francesco Piemontesi chante la vraie virtuosité : science des voix, connaissance approfondie de l’esprit beethovénien et grande générosité dans l’émotion _ oui… Il sait où il va et il donne en permanence l’impression que la musique naît sous ses doigts à l’instant même où il la joue _ comme cela devrait toujours, toujours, être le cas ! Après la pause, deux Études de Ligeti parfaitement maîtrisées, claires, bien construites et d’un grand soin du son. Même chose pour les deux Préludes de Debussy et la tension est à son comble dans Des pas sur la neige _ je possède aussi le CD des Préludes de Debussy par Francesco Piemontesi, enregistré à Lugano en mars et avril 2014 : le CD Naïve V 5415. Piemontesi impose naturellement au public une écoute sereine et silencieuse _ oui, lumineuse ; et c’est aussi le cas à l’écoute de ses magnifiques CDs successifs depuis… En bis, deux autres Préludes de Debussy dont Feux d’artifice, très impressionnants de clarté et de facilité _ des traits éminemment piemontésiens... _, presque sans pédale forte. 
Un récital mémorable et un programme sans complaisance.

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    François Mardirossian
    Bruxelles, Conservatoire Royal, le 28 avril 2014

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    Et de ce même magnifique écouteur qu’est François Mardirossian, lui-même interprète, et à nouveau à propos et de Mozart et de Francesco Piemontesi,

    on peut lire aussi, toujours sur le site de Crescendo, et en date du 12 juillet 2014, cet article-ci intitulé « Piemontesi : l’intelligence même de Mozart« , cette fois à propos du CD « Mozart – Piano Works » par Francesco Piemontesi, le CD Naïve V 5367…

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    Immense merci à cet exceptionnel passeur de musique qu’est au piano Francesco Piemontesi _ mozartien absolu !

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    Et bien sûr merci à ces (et ses) sublimes Mozart !

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    Ce mardi 31 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa