Étiquette : Parkanyi Quartet

  • Et maintenant un incisif, enflammé et très juste Quatuor de Ravel par des Tchalik en état de grâce…

    Ma première impression à la toute première audition, hier soir, du Quatuor de Ravel par les Tchalik, en leur tout nouveau CD « Ravel – Lyatoshynsky« , le CD Alkonost 009 :

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    « Et à la toute première écoute du Quatuor par les Tchalik, ma première impression est très favorable : une interprétation incisive et vive,

    dénuée d’une once de graisse : à la Ravel donc…« .

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    Et en effet, en ré-écoutant quasiment en boucle ce matin ce chef d’œuvre du jeune Maurice Ravel, en 1903, par les Tchalik

    et en comparant aussi leur jeu avec celui des Parkanyi, en 2003 (en leur CD Praga Digitals PRD/DSD 250 208) et avec celui des Arcanto, en 2009 (en leur CD Harmonia Mundi 902 067) _ deux enregistrements qui m’ont beaucoup plu ! Cf les annotations de mon article « « , en date du 3 juin 2020, durant la période des 106 jours de confinement du Covid, marquée par la brûlante nécessité de joies .. _

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    il se trouve que mon impression première se confirme, les Tchalik suivant à la perfection les notations précises de Ravel pour les 4 mouvements de ce somptueux Quatuor :

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    « Très doux » pour le premier mouvement _ ouaté et infiniment tendre par eux ; écouter ici le podcast de 8′ 20 _ ;

    « Très rythmé » pour le deuxième mouvement _ remarquablement vif et incisif, affirmé ; regarder ici cette superbe vidéo de 6′ 33 _ ;

    « Très lent » pour le troisième _ grave, sombre, et très doux ; écouter ici le podcast de 8′ 13  _ ;

    et « Vif et agité » pour le quatrième _ à nouveau très incisif, et même exacerbé pour ce final ; écouter ici le podcast de 4′ 54...

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    Bravissimo les Tchalik !!!

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    Ce mercredi 5 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la joie paradoxale du sombre et incisif Quatuor de Debussy par le Parkanyi Quartet

    Le plutôt ombrageux Claude Debussy (Saint-Germain-en-Laye, 22 août 1862 – Paris, 25 mars 1918)

    _ cf aussi l’encre acerbe de son Monsieur Croche… _

    n’a pas la réputation d’être particulièrement un joyeux,

    y compris, et bien sûr d’abord et surtout, en sa musique…

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    Et encore n’ai-je pas lu les 449 pages du récent ouvrage de Benjamin Lassauzet, paru aux Éditions Hermann au mois de juillet 2019, L’Humour de Claude Debussy…

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    Pourtant sa musique

    non particulièrement joyeuse, en effet,

    génère beaucoup de joie,

    sinon à l’interpréter, pour le musicien ou chanteur

    qui vient physiquement l’incarner,

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    du moins à l’écoute attentive _ et exigeante _ du mélomane…

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    J’en veux pour exemple

    ce chef d’œuvre puissant et subtil qu’est son Quatuor à cordes,

    en sol mineur,

    créé le 29 décembre 1893 à la Société Nationale de Musique, à Paris.

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    Alors quelle interprétation au disque choisir ici ?

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    J’opte, et après écoute de plusieurs CDs,

    _ de même que pour mon choix à propos du Quatuor de Ravel _

    pour l’incarnation, incisive et puissante, du Párkányí Quartet

    _ István Párkányí et Heinz Oberdorfer, violons, Ferdinand Erblich, alto, et Michael Müller, violoncelle _,

    enregistrée à Deventer, aux Pays-Bas, en décembre 2003 ;

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    soit, à nouveau, le superbe CD Praga Digitals PRD 250 312.

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    Debussy réclame une forte présence d’incarnation.

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    Si Debussy n’a pas le charme poli, élégant, soyeux, de Ravel,

    sa musique, tout autant d’esprit français,

    est d’une merveilleuse et constamment inventive _ sans formules à suivre et dérouler, ou répéter _ subtilité

    qui nous comble, elle aussi, d’une enivrante puissante joie musicale.

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    De ce Quatuor en sol mineur de Claude Debussy,

    voici aussi un très éloquent podcast, en 1958, par le Budapest String Quartet

    _ Joseph Roisman et Alexander Schneider, violons, Boris Kroyt, alto, et Mischa Schneider, violoncelle.

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    Ce dimanche 14 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa