Étiquette : Pascal Bibal

  • Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz

    Afin de faire un rapide – et commode – bilan des domiciliations – de ce qui est alors dénommé – Grand Rue (au moins jusqu’en janvier 1883 –  où naît, le 31 du mois, au domicile de ses parents Gaudin-Bibal (ainsi que de la maîtresse de la maison, sa grand-mère Victoire Dupous, veuve de Pierre Bibal), au 41 Grand Rue, Pascal Gaudin… –), puis – de ce qui devient dénommé – Rue Gambetta (à partir d’au moins avril 1884 – où décède chez lui, au 41 rue Gambetta, Léon-Pierre Bibal, fils de Victoire Dupous, veuve de Pierre Bibal, ce 28 avril 1884 – ) des membres des familles Bibal (issus de Pierre Bibal et Victoire Dupous, à partir de leur mariage – à Saint-Jean-de-Luz – le 26 avril 1843, ainsi que de Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta, à partir le leur mariage – à Zarautz (Guipuzcoa) – le 23 janvier 1877 ; ainsi que, plus en amont, de leurs parents Jean-Baptiste Dupous et Françoise Benoît – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1821 – ) et Gaudin (issus d’Edmond Gaudin et Annette Bibal à partir de leur mariage à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875),

    …

    je constate que, lors de leur naissance ou de leur décès tels qu’ils sont attestés dans les actes d’état-civil, la plupart d’entre ces personnes Bibal et Gaudin nées ou décédées à Saint-Jean-de-Luz entre le 7 février 1844 (naissance de Jean-Baptiste Bibal – l’aîné des enfants de Pierre Bibal et son épouse Victoire Dupous, qui décèdera à l’hôpital de Rochefort, à l’âge de 27 ans, le 18 février 1871, laissant ainsi son droit d’aïnesse à sa sœur Annette Bibal, née, elle, le 28 avril 1845 (ajout du 15 juillet 2025) – ) et le 2 novembre 1899 (décès de Louis Gaudin – le dernier né, le le 23 février 1886 des 7 enfantsnts du couple d’Edmond Gaudin et Annette Bibal (ajout du 15 juillet 2025) – ), sont notées, dans l’acte d’état-civil déclarant cette naissance ou ce décès, être domiciliées au 21 Grand Rue, qui devient le 41 Rue Gambetta au moins dès avril 1884 – lors du décès chez lui de Léon-Pierre Bibal (1er février 1849 – 28 avril 1884) – Léon-Pierre Bibal est le cinquième né des 9 enfants nés du couple formé de Pierre Bibal et son épouse Victoire Dupous (ajout du 15 juillet 2025) – ; et je les énumère ici dans l’ordre chronologique de leur survenue :

    …

    Jean-Baptiste Bibal, né au 21 Grand Rue le 7 février 1844 ;

    Annette Bibal, née au 21 Grand Rue le 28 avril 1845 ;

    Léon-Pierre Bibal, né au 21 Grand Rue le 1er mars 1849 ;

    Marie Bibal, née au  22 Grand Rue le 12 juin 1847 ;

    Pascal Bibal, né au 23 Grand Rue le 12 juin 1847 ; – deux fâcheuses erreurs d’inscription de numérotation, tout particulièrement pour la naissance de jumeaux ! (ajout du 15 juillet 2025) -,

    Marie Bibal, décédée au 21 Grand Rue le 13 mars 1849 – à l’âge de un an et 9 mois – ;

    Justine Bibal, née au 21 Grand Rue le 13 septembre 1850 ;

    Marie Bibal, née au 21 Grand Rue le 19 mai 1852 ;

    Marie-Martine-Elisa Bibal, née au 21 Grand Rue le 11 novembre 1853 ;

    Justine Bibal, décédée au 21 Grand Rue le 31 mars 1854 – à l’âge de 3 ans et demi – ;

    Bernardine Bibal, née au 21 Grand Rue le 22 août 1855 ;

    Pierre Bibal, décédé au 21 Grand Rue le 12 septembre 1855 – à l’âge de 49 ans – ;

    Françoise Benoît (mère de Victoire Dupous, et proprétaire de la maison de ce 21 Grand Rue, dont hérite alors sa fille Victoire), décédée au 20 (?) Grand Rue le 13 septembre 1855, à l’âge de 82 ans : une nouvelle erreur de numérotation (ajout du 15 juillet 2025)

    Baptiste Dupous, décédé au 21 Grand Rue le 18 avril 1865 –  _ à l’âge de 64 ans – ;

    Charles Gaudin, né au 41 (sic) Grand Rue le 19 novembre 1875 ;

    Marie-Pascaline Gaudin, née au 41 (sic) Grand Rue le 10 novembre 1876

    Marie-Pascaline Gaudin, décédée au 21 Grand Rue le 30 avril 1877 – à l’âge de 5 mois et demi – ;

    Pierre Gaudin, né au 21 Grand Rue le 7 février 1878 ;

    Marie Gaudin, née au 21 Grand Rue le 3 mars 1879 ;

    Jeanne Gaudin, née au 21 Grand Rue le 16 octobre 1880 ;

    Pascal Gaudin, né au 21 Grand Rue le 31 janvier 1883 ;

    Léon-Pierre Bibal, décédé au 41 Rue Gambetta le 28 avril 1884 – à l’âge de 35 ans – ;

    Louis Gaudin, né au 41 Rue Gambetta le 23 février 1886 ;

    Louis Gaudin, décédé au 41 Rue Gambetta le 2 novembre 1899 – à l’âge de 13 ans – ;

    …

    et j’y ajoute, au XXe siècle :

    …

    Gracieuse Billac – non ! : pas Gracieuse Billac, mais sa sœur Engrace-Gachucha Billac ! (rectification du 12 juillet 2025) – domestique, gouvernante des enfants Gaudin et grand-tante de Maurice Ravel – , décédée au 41 Rue Gambetta le 17 décembre 1902 – à l’âge de 83 ans – ;

    Victoire Dupous – la mère d’Annette et Pascal Bibal, et la grand-mère des enfants Gaudin et Bibal – , décédée au 41 Rue Gambetta le 16 juin 1903 – à l’âge de 81 ans – ;

    et encore Edmond Gaudin – le mari d’Annette Bibal et le père des enfants Gaudin – , décédé au 41 Rue Gambetta le 28 décembre 1920 – à l’âge de 76 ans – ;

    …

    et au mois d’août 1924, Annette Bibal Gaudin, la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta depuis le décès de sa mère Victoire Dupous-Bibal le 16 juin 1903, vend, ou du moins déménage de, cette maison du 41 rue Gambetta, et va emménager avec sa fille Marie Gaudin, sa petite-fille Annie Courteault – qui vit avec elles à Saint-Jean-de-Luz – , et sa sœur Bernardine Bibal, la fameuse « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin, à l’assez proche Villa Mirentchu, rue du Midi ; depuis le double décès de ses fils Pierre et Pascal Gaudin, au Chemin des Dames, le 12 novembre 1914, et la mort de son mari Edmond Gaudin, le 28 décembre 1920, la maison du 41 Rue Gambetta est en effet devenue trop grande (et trop vide) pour ce qui demeure de la maisonnée Bibal-Gaudin… D’où ce déménagement dans cette plus petite maison, Mirentchu, aux volets verts… ;

    …

    aux toutefois notables exceptions d’inscriptions suivantes-ci, très probablement dues à des erreurs d’inscriptions sur le registre !) :

    …

    le 12 juin 1847, les jumeaux Pascal et Marie Bibal sont notés déclarés être nés aux 23 et 22 Grand Rue ;

    …

    le 13 septembre 1855, Françoise Benoît  (la mère de Victoire Dupous et grand-mère maternelle d’Annette et Pascal Bibal) est notée déclarée être décédée – à l’âge de 82 ans  – , elle au 20 Grand Rue.

    …

    S’agit-il, ces trois fois-là, d’une erreur de graphie du numéro (le n° 20, le n° 22 et le n°23, au lieu du n° 21) ? Ou bien cette double naissance des jumeaux Pascal et Marie Bibal, ainsi que ce décès de leur grand-mère Françoise Benoît, ont-ils eu lieu en une autre maison – une maison contigüe, côté impair de la rue, pour le n° 23, ou une maison située du côté pair de la rue pour les n° 20 et 22 ? C’est bien peu vraisemblable ! (ajout du 15 juillet 2025) – que celle numérotée 21 Grand Rue ?

    Ce sont là plus que vraisemblablement des erreurs d’écriture ! (ajout du 12 juillet 2025)…

    …

    …

    Ensuite, c’est au 39 Grand Rue – et pas au 21, mais ces maisons, ici, sont contigües… : est-ce à nouveau une erreur d’écriture ? C’est probable… – que’est inscrit naître le 17 septembre 1878 Ignace-François-Victor Bibal (Paquito), le fils aîné – et futur peintre bien connu, dont une rue, au quartier d’Urdazuri, porte aujourd’hui le nom… (ajout du 15 juillet 2025) – de Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta ;

    …

    et c’est au 16 Grand Rue – et pas au 21 – que naîtront ensuite, le 27 novembre 1880 et le 3 mai 1882 sa sœur Marie-Micaela-Léonie Bibal, puis son frère Grégoire Bibal ;

    et au 5 Rue Gambetta – et pas au 41 – que naîtra le 5 mai 1884 sa sœur Elise Bibal.

    …

    Les deux derniers enfants de Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta, soient Jeanne-Ignace-Bernardine Bibal, et Philippe-Joseph Bibal (Pepe), nés le 28 juin 1887 et le 29 décembre 1888, ne naîtront pas, eux, Rue Gambetta, mais Jeanne, au 16 Rue Tourasse, et Joseph (Pepe), Rue Saint-Jacques – sans numéro de maison mentionné sur l’acte de naissance à l’état civil…

    – sur les glorieuses destinées, notamment à Cuba, de certains (Gregorio et Pepe…) des 6 enfants de Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta, lire mes passionnants articles en date des 7 et 8 novembre 2019 : «  » et « « … (ajout du 15 juilet 2025) –

    …

    …

    C’est donc entre le 22 août 1855, date de la naissance de Bernardine Bibal, ou plutôt le 12 septembre 1855, date du décès de Pierre Bibal – ou même le 13 septembre 1855, date du décès de Françoise Benoît, la mère de Victoire Dupous… – , et le 18 avril 1865, date du décès, Grand Rue n° 41, de Baptiste Dupous (né à Urrugne-Béhobie le 26 juin 1800 – et époux à Saint-Jean-de-Luz, le 17 septembre 1821, de Françoise Benoît : née à Saint-Jean-de-Luz, (j’ignore dans quelle maison de quelle rue…) le 2 octobre 1786 et décédée à Saint-Jean-de-Luz, Grand Rue n° 20 – plus vraisemblablement au n° 21 (ajout du 15 juillet 2025) – , le 13 septembre 1855 – ), que semble avoir été modifié le numérotage de la Grand Rue de Saint-Jean-de-Luz :

    le numéro 21 devenant désormais le numéro 41 de la Grand Rue ; qui deviendra, et au moins dès avril 1884, le numéro 41 de la rue Gambetta.

    …

    …

    Je peux donc en déduire que le 21 Grand Rue d’entre au moins février 1844 et au moins septembre 1855, le 41 Grand Rue d’entre au moins avril 1865 et au moins janvier 1883, puis le 41 Rue Gambetta au moins dès avril 1884, semblent bien être les dénominations-numérotations de la même maison – et en effet c’est bien dans ce créneau temporel (janvier 1883 – avril 1884) que la municipalité de Saint-Jean-de-Luz procéda au changement de nom de pas mal des voies importantes de la cité : le 14 février 1883, pour être très précis. Et cela juste 15 jours après la naissance de Pascal Gaudin, le 31 janvier 1883, au 41 Grand Rue !..

    …

    …

    Cette maison a-t-elle d’abord été – et à partir de quelle date ? – la propriété des Dupous – voire, en amont, des Benoît ? C’est très probable : François Benoît (1746- 1828), le père de Françoise Benoît (1786-1855), était boulanger ; et il est décédé, lui le 16 avril 1828 au n° 2 de la rue Montante… (ajout du 15 juillet 2025) – ? ou celle des Bibal ? Non, la propriété des Dupous  ! (ajout du 12 juillet 2025, en s’appuyant – et là c’est un apport décisif de Guy Lalanne, qui m’a montré le précieux document le 2 mai 2025 à Ciboure… – sur le plan d’alignement des façades des maisons de la rue Gambetta, en date de 1847, qui attribue la parcelle n° 400, où est située cette maison, à la famille Dupous !) _ et en tout cas, pas la propriété des Gaudin : le mariage entre Annette Bibal et Edmond Gaudin a lieu seulement le 27 janvier 1875 _ : voici une piste assurément intéressante de recherche…

    …

    …

    Baptiste Dupous (1800 – 1865), le père de Victoire (1822 – 1903) était lui aussi boulanger – de même que le père de Françoise Benoît et grand-père maternel de Victoire Dupous : François Benoît (né en 1746 et décédé à Saint-Jean-de-Luz le 16 avril 1828, Rue Montante n° 2), était lui aussi boulanger de profession… – ;

    alors que Pierre Bibal (1806 – 1855), le mari de Victoire Dupous, était maître au cabotage – Pierre Bibal était né le 5 septembre 1806, Rue Saint-Jacques n° 24 ; et ses parents Baptiste Bibal (né à Hasparren en 1768, armurier, et décédé le 21 mai 1825, rue Saint-Jacques n° 25) et Catherine Jeyre (née à Saint-Jean-de-Luz en 1772 (j’ignore dans quelle maison de quelle rue), et décédée le 1er juin 1821, rue Saint-Jacques n° 24), étaient tous deux décédés, eux aussi rue Saint-Jacques : Baptiste Bibal est décédé au n° 25, et son épouse Catherine est décédée au numéro 24, selon les mentions des registres de l’état-civil : à quoi tient cette différence de numéro ? à une variation d’inscription de la numérotation sur le registre d’étatat-civil, et c’est le plus probable, ou à une différence de domicile ?.. – …

    …

    …

    La micro-histoire permet de préciser et enrichir la connaissance à partir de la prise en considération et l’exploration de micro-détails.

    Et c’est passionnant.

    …

    …

    Ce samedi 2 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Nouvelles précisions sur la famille du peintre Pascal Bibal, et les variations de leur domiciliation à Saint-Jean-de-Luz

    Si je n’ai toujours pas réussi à identifier

    la date et le lieu de décès du peintre Pascal Bibal – c’est à Bilbao, le 12 avril 1898 (ajout du 6 janvier 2026) – ,

    né le 12 juin 1847 à Saint-Jean-de-Luz, 22 Grand Rue

    _ et c’est peut-être là une erreur d’écriture : tous ses frères et sœurs

    du 7 février 1844, pour l’aîné de la fratrie, Jean-Baptiste Bibal,  jusqu’au 22 août 1855 pour Bernardine Bibal, la benjamine,

    ayant étant déclarés nés au 21 Grand Rue !

    À moins que le 21 et le 22 Grand Rue désignent deux maisons voisines, voire contigües ?..  _,

    …

    je viens d’identifier les lieux et dates de naissance de ses six enfants

    _ ainsi que de son épouse Dorotea Iburuzqueta (née à Zarautz, en Guipuzcoa) _,

    tous nés à Saint-Jean-de Luz entre 1878 et 1888 :

    …

    _ Ignace-François-Victor, le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39 : peintre bien connu, François-Ignace Bibal décèdera à Saint-Jean-de-Luz, 5 Place Maréchal Foch, le 26 mai 1944

    _ Marie-Micaela-Léonie, le 27 novembre 1880, Grand Rue n° 16

    _ Grégoire, le 3 mai 1882, Grand Rue n° 16 : peintre et architecte, marié, émigré à Cuba, il bâtira l’Opéra de La Havane 

    _ Elise, le 5 mai 1884, Rue Gambetta n° 5

    _ Jeanne-Ignace-Bernardine, le 28 juin 1887, rue Tourasse, n° 13 : elle décèdera la première de la fratrie ; à la différence de ses trois frères et ses deux sœurs, elle est en effet absente du faire-part de décès de son cousin Charles Gaudin à l’automne 1910. Je n’ai pas trouvé mention de son nom dans les actes de décès de l’État-Civil de Saint-Jean-de-Luz, ni avant le 31 décembre 1900, ni après le 1er janvier 1901.

    _ Philippe Joseph, le 29 décembre 1888, rue Saint-Jacques : émigré avec son frère Grégoire à Cuba, il sera un banquier très florissant.

    …

    Pascal Bibal _ qualifié d’artiste peintre, ou bien de peintre décorateur, voire d’antiquaire, en divers actes d’état-civil… et son œuvre de peintre est tout à fait remarquable ! _ et son épouse Dorotea ont ainsi logé dans divers domiciles successifs à Saint-Jean-de-Luz entre 1878 et 1888 :

    j’en ignore les raisons…

    …

    …

    Les parents des 9 enfants Bibal

    _ Jean-Baptiste, Annette, les jumeaux Pascal et Marie, Léon-Pierre, Justine, Marie, Marie-Martine-Eliza et Bernardine _

    que sont Pierre Bibal (5 septembre 1806 – 12 septembre 1855) et Victoire Dupous (9 septembre 1822 – 16 juin 1903)

    sont tous deux nés à Saint-Jean-de-Luz :

    …

    lui, Pierre Bibal, rue Saint-Jacques n° 24

    _ ses parents Baptiste Bibal et Catherine Jeyre étant tous deux décédés, lui Baptiste, le 21 mai 1825 , et elle Catherine, le 1er juin 1821, rue Saint-Jacques : au n° 25, pour Baptiste Bibal, et au n° 24, pour Catherine Geyre : la différence de numéro signifie-t-elle une différence de domicile ? ou seulement une variation de la numérotation ? _

    et elle, Victoire Dupous, rue Saint-Jean n° 4

    _ ses parents Baptiste Dupous et Françoise Benoît étant tous deux décédés, lui Baptiste, le 12 avril 1865, et elle Françoise, le 13 septembre 1855, Grand Rue : au n° 41, pour Baptiste Dupous, et au n° 20, pour Françoise Benoît.

    …

    …
    Je remarque aussi que, le 12 et le 13 septembre 1855, décèdent _ de quelque épidémie ? _ au n° 20 de la Grand Rue, Pierre Bibal (le mari de Victoire Dupous : il était né 24 rue Saint-Jacques à Saint-Jean-de-Luz, le 5 septembre 1806) et Françoise Benoît (la mère de Victoire Dupous) : elle était née le 2 octobre 1786 à Saint-Jean-de-Luz _ j’ignore la domiciliation de sa naissance en 1786 _).

    …

    …

    Que penser de ces différences de numérotation de maisons,

    ici pour la Grand Rue ?

    _ qui devient la Rue Gambetta

    entre le 31 janvier 1883 (date de la naissance de Pascal Gaudin, le 6éme des membres de la fratrie des enfants Gaudin d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, au n° 41 de la Grand Rue)

    et le 28 avril 1884 (date du décès de Léon-Pierre Bibal, le frère cadet de Pascal, et peintre lui aussi, au n° 41 de la rue Gambetta.

    …

    …

    La numérotation des maisons est-elle évolutive ?

    Ou bien s’agit-il de différences effectives de domiciles et de maisons ?

    …

    …

    En tout cas, le maire qui procède alors, entre le 1er février 1883 et le mois d’avril 1884, au changement de nom de certaines des rues de Saint-Jean-de-Luz

    est le républicain Martin Guilbeau (né à Urrugne en 1839 et décédé à Saint-Jean-de-Luz en 1912),

    qui avait été nommé maire par le Ministère de l’Intérieur _ de la IIIe République _ le 6 janvier 1878 _ Martin Guilbeau sera élu ensuite le 6 janvier 1881 et le 4 mai 1884 ; puis battu le 6 mai 1888 par le conservateur Albert Goyeneche _ ;

    de même qu’il nomme, en même temps que le maire Guilbeau, ses deux adjoints, David Anglade et Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n°39, le 12 septembre 1841 ; j’ignore encore la date et le lieu de son décès),

    lequel Charles Gaudin n’est autre que le beau-frère d’Annette Bibal, parce que le frère aîné du mari de celle-ci, Edmond Gaudin, né lui à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n° 38, le 17 novembre 1844.

    …

    À quoi tient cette différence de numérotation de la maison de naissance des deux frères Gaudin :

    Charles, Rue Neuve n° 39, le 12 septembre 1841 ?

    et Edmond, Rue Neuve n° 38, le 17 novembre 1844 ?

    …

    S’agit-il d’un changement de domicile des parents Gaudin, Martin Gaudin (né à Ciboure le 9 octobre 1788 et décédé à Saint-Jean-de-Luz, Grand Rue n° 4, le 22 avril 1864) et Catherine Goyetche (née à Saint-Jean-de-Luz, le 13 août 1799 et décédée à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n° 8, le 24 juin 1875), qui s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 ?

    ou d’une simple légère évolution de la numérotation ?

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Les avancées de la recherche se font détail après détail

    et en apprenant à les connecter…

    …

    …

    Ce vendredi 1er novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel…

    En continuation de ma lecture de deux articles de Jean-Noël Darrobers (1910 – 2004)
    que m’a très gentiment adressés Manuel Cornejo :
    ...
    Darrobers, Jean Noël, Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel, Ekaina. Revue d’Études Basques[Saint-Jean-de-Luz], n°22, 1987, p. 78-94.
    …
    Darrobers, Jean Noël, Les ancêtres maternels de Maurice Ravel, Cahiers de l’I.R.H.M.E.S. Mélanges savoisiens de l’Opera Seria à Maurice Ravel [Genève, Éditions Slatkine], n°4, 1997, p. 139-159.
    …
    …
    Bien sûr les deux articles de Jean-Noël Darrobers sont extrêmement intéressants ; j’y ai encore appris de nouveaux éléments factuels.
    Je les préciserai plus tard.
    …
    …
    Darrobers s’intéresse à préciser scrupuleusement l’ascendance Delouart de Ravel _ via sa mère, née Marie Delouart _,
    et s’amuse à contrer la partialité un peu aveugle du chanoine Narbaitz ;
    Pierre Narbaitz _ Ascarats, 25-3-1910 – Cambo-les-Bains, 16-8-1984 _ qui semble s’être opposé _ mazette ! _ à la publication d’une partie des travaux _ un peu plus objectifs que les siens _ de Jean-Noël Darrobers _ Bayonne, 25 décembre 1910 – 2004 _, ainsi que celui-ci le mentionne _ mais oui ! _ en son article récapitulatif de 1997.
    …
    Combien peuvent se révéler terribles, à l’occasion, ces ecclésiastiques si pleins de componction !
    …
    Et donc Darrobers se focalise essentiellement, lui aussi, à son tour, sur les ancêtres Delouart aux XVII et XVIIIèmes siècles.
    Et lui les montre, ceux de la branche aînée comme ceux de la branche cadette, un peu plus clairement _ sans hagiographie excessive _ tels qu’ils ont vraiment été, en leurs contextes historiques précis, souvent tragiques _ et c’est d’ailleurs passionnant : sur l’histoire de Ciboure et son port au XVIIIème siècle tout particulièrement.
    …
    …
    Alors que ma curiosité, ainsi que l’indique mon titre _  _, va, elle, aux « parentés cibouriennes » de Ravel, via sa mère, et au moment de ses séjours basques : à partir de 1901 et 1902 _ quand ceux-ci, du moins, sont avérés par la correspondance connue (à ce jour) de Maurice Ravel. D’autres les précédèrent, à suivre les témoignages, très précieux, des membres de la famille Gaudin.
    Fait hélas défaut la correspondance « basquaise«  de Maurice Ravel antérieure à sa lettre à Jane Gaudin du 2 août 1901 (pages 77-78 de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo.
    De même les premières photos de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure présentes dans le Ravel _ Portraits basques d’Étienne Rousseau-Plotto ne sont pas antérieures à 1901 (?) – 1902 (pages 54 et 61). 
    …
    Et donc aux branches collatérales, aux divers cousins de Ciboure : dont bien des noms me parlent _ puisque depuis mon enfance je suis un familier attentif et curieux de Saint-Jean-de-Luz…
    …
    …
    C’est ainsi que le parrain _ effectif, le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent de Ciboure _ de Maurice Ravel, Simon Goyenague (21 novembre 1821 – 18 avril 1890), s’avère être le cousin germain de la grand-mère de Maurice Ravel, Sabine Delouart (11 mars 1809 – 24 décembre 1874),
    ainsi que de la demi-sœur de celle-ci _ et grand-tante de Maurice, en plus d’être sa marraine _, Gachucha Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 ; et décédée très âgée, mais on ne sait quand précisément _ probablement avant 1916 : Maurice Ravel parlant alors d’elle au passé, en une lettre (datée du 20 septembre 1916) à son amie luzienne Marie Gaudin… ; en fait, Engrace Billac est décédée à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 _) !
    …
    Puisque ce Simon Goyenague était le fils aîné de Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – 1872), épouse _ le 28 février 1821, à Ciboure _ de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – 20 novembre 1849) :
    c’est-à-dire le fils aîné de la seconde sœur cadette _ c’est-à dire en fait la troisième au sein de la fratrie des quatre enfants (repérés à ce jour) de Gratien Delouart et Sabine Laxague _ de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) ;
    laquelle était l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937),
    la grand-mère de sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917)
    et la mère de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874).
    …
    Marie Delouart ne tenait probablement pas trop _ me semble-t-il, du moins ; mais peut-être fais-je erreur… Et j’ignore à quelle(s) date(s), avant son séjour avéré de 1911, Marie Delouart-Ravel est revenue à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, après la naissance, en 1875, de son fils aîné, Maurice… _ à ce que son mari Joseph, ni non plus ses fils !, en sache(-ent) trop de ses attaches et parentés (un peu bancales) cibouriennes ;
    c’est, en effet, seule, sans son mari, que Marie Delouart-Ravel s’est rendue à Ciboure pour les obsèques et la succession de sa mère Sabine Delouart décédée à Ciboure le 22 décembre 1874 ;
    et n’est rentrée à Paris rejoindre que son mari que trois mois après la naissance de Maurice, qui  avait eu lieu le 7 mars 1875…
    …
    …
    Et il faudrait aussi établir précisément si Joseph Ravel, le père de Maurice, est venu, ou pas, à Ciboure _ pour quelques brèves vacances _ avant son décès en octobre 1908 :
    la chose n’est pas très claire dans la Correspondance de Maurice, me semble-t-il  _ mais bien des lettres manquent ! _; mais je dois y regarder de plus près… Ainsi Joseph Ravel s’est-il rendu, ou pas, à Ciboure en 1901 et en 1902, lors des deux séjours que fit _ pour 1901, un doute semble-t-il demeure _ à Saint-Jean-de-Luz, chez les Gaudin _ 41 rue Gambetta _, son fils Maurice ?..
    …
    Cependant, il faut relever que des voyages vers Ciboure et Saint-Jean-de-Luz dans la voiture que possédait et conduisait Joseph étaient envisagés dans plusieurs lettres de Maurice Ravel à ses amies luziennes Jane et Marie Gaudin, ces années-là ! Mon hypothèse tombe donc ainsi…
    …
    …
    De même qu’existe une ambiguïté entre la date supposée de la rencontre de Joseph Ravel (qui avait 41 ans) et Marie Delouart (qui avait 33 ans), en Espagne, et peut-être à Aranjuez, en 1873 ;
    et leur mariage à Paris, le 3 avril 1873.
    …
    À quel moment Madame Feix _ ou plutôt Félix ? j’avais suivi la graphie erronée donnée par Etienne Rousseau-Plotto en son livre, page 30…_, l’amie modiste  parisienne _ au 15 rue du Faubourg-Saint-Honoré _ de la luzienne Annette Bibal _ ou plutôt de sa mère Victoire Dupous-Bibal. Étienne Rousseau parle, lui, toujours à la page 30 de son livre, de Catherine Goyetche, épouse de Martin Gaudin, mère d’Edmond Gaudin, et bientôt belle-mère d’Annette Bibal, mais seulement à partir du mariage le 27 janvier 1875, à Saint-Jean-de-Luz, de son fils Edmond avec Annette Bibal… _, a-t-elle donc, lors de son passage à Saint-Jean-de-Luz, emmené Marie Delouart avec elle _ en diligence _ à Madrid _ ou la modiste parisienne ouvrait une de ses succursales _ ? A préciser aussi… La chronologie affichée semblant un peu trop bousculée _ 1872 semblant plus vraisemblable, déjà, que 1873… 
    …
    Et qui s’en est jusqu’ici avisé ?.. _ les légendes hagiographiques (ou fake news) ont la peau assez résistante…
    …
    …
    Et encore _ et la question est bien intéressante _ :
    comment existait déjà ce lien, en 1872, entre la luzienne Annette Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845) et la cibourienne Marie Delouart (née à Ciboure le 24 mars 1840), au point que la première se fasse remplacer par la seconde pour le séjour espagnol à Madrid en compagnie de la modiste parisienne Madame Félix ?..
    …
    …
    D’autre part, Maurice qualifie la cousine _ pas directe, il est vrai ! Via les Larrea : le 31 juillet 1839, Jean Anchochury, marin, né à Ciboure le le 14 août 1804, avait épousé Claire Martina Larrea, née à Ciboure le 9 novembre 1811, et fille de Dominique Larrea, capitaine de navire, et son épouse Marie Legarralde ; alors que le 30 avril 1823, à Ciboure, Jean Delouart, né à Ciboure le 27 août 1788 avait épousé Marguerite Larrea, née à Ciboure le 18 décembre 1798 ; et que, à Ciboure, le 23 avril 1856, Jacques Goyenague (fils de la troisième sœur Marie Delouart) a épousé Catherine Larrea, née à Ciboure le 9 octobre 1832… Etc. Ces familles cibouriennes, du quartier de Pocalette, étaient la plupart d’entre elles, et par de nombreux liens, étroitement apparentées… _
    Dominica Anchochury de sa mère de « vieille amie » de celle-ci… _ en une lettre du 19 juillet 1911, page 267 de la Correspondance.
    …
    Maurice Ravel connaissait-il leur cousinage ? Ne serait-ce que par les sœurs Anchochury _ ou plutôt les belle-sœurs, Isabelle et Marie-Dominique : Isabelle Dithurbide, née à Ascain le 18 janvier 1858, avait en effet épousé le frère de Marie Dominique Anchochury, Grégoire Anchochury (né à Ciboure le 2 mars 1853) à Ciboure le 2 juillet 1878. Par conséquent, il s’avère que Marie Dominique Anchochury et Isabelle Dithurbide qui tenaient ensemble en 1911 la Pension Anchochury, 28 rue du Quai à Ciboure, n’étaient pas sœurs, mais bien belle-sœurs (ajout du 3 mars 2025)… _, chez lesquelles, en leur pension du 28 rue du Quai, Ravel et sa mère _ veuve depuis octobre 1908 _ ont logé, l’été 1911
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    Ajout du lundi 3 mars 2025 :
    …
    Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et sa belle-sœur Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) tenaient donc, ensemble, la Pension Anchochury, 28 rue du Quai à Ciboure ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile de ce 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’au pu établir lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024…
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    Maurice Ravel lui-même avouera bien plus tard, dans une intéressante lettre _ de la fin des années vingt : une lettre à Henry Prunières du 7 septembre 1927 (page 1126 de la Correspondance) _, qu’il n’a jamais eu le temps de vraiment s’occuper à éclairer _ si peu que ce soit… _ ses parentés cibouriennes :
    …
    « Pour ce qui est de mon arbre généalogique, l’essence en est si complexe _ et surtout lacunaire et/ou escamotée _ que je n’ai jamais eu le loisir _ voilà ! _ de l’analyser : ma  mère est née à Ciboure d’une famille de marins _ pour ce qui concerne en effet tous les hommes de son ascendance Delouart _, comme presque tous les Basques de la côte _ à ces époques, en effet. Il y a dû y avoir de tout : des capitaines au long cours jusqu’à de simples pêcheurs _ en effet. La plupart _ beaucoup, en effet ! _ de ces ancêtres _ masculins _ sont partis pour « les Amériques » et n’en sont jamais revenus » _ et ce fut bien le cas, en une très grande proportion, entre les disparus, jamais revenus, les tués dans les combats navals de l’époque, et les simplement péris en mer, ou dans la rade de Saint-Jean-de-Luz, noyés…
    …
    Ses amies luziennes Marie et Jane Gaudin lui suffisaient amplement _ de même que la mer, la plage, le ciel, le vert profond et tendre de la campagne et de la montagne proches de ce qu’il nommait « son cher pays natal« .
    Et c’était surtout le travail musical qui ne lui manquait pas…
    …
    …
    Je poursuis mes recherches sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel, en me centrant plus précisément ici sur sa grand-tante Gracieuse Billac _ la demi-sœur de sa grand-mère Sabine Delouart.
    …
    Celle que dans ses lettres à son amie luzienne Marie Gaudin, Maurice nomme affectueusement

    « ma chère tante Gachuch » (lettre du 16 octobre 1902, page 82),
    puis _ serait-elle donc décédée entre temps ? C’est probable ! Elle était née en 1824… : oui, Engrace Billac est décédée au domicile des Gaudin le 17 décembre 1902, je l’apprendrai plus tard, aux archives d’état-civil de la mairie de Saint-Jean-de-Luz _ « ma pauvre tante Gachucha » (lettre du 20 septembre 1916, page 537) ;
    …
    ainsi que, plus largement, sur les Billac (tant ceux de Ciboure que ceux de Saint-Jean-de-Luz).
    …
    …

    Or, il se trouve que j’en suis bien vite venu à me demander si c’est bien à Gracieuse Billac
    _ probablement déjà décédée le 20 septembre 1916, alors qu’elle était bien vivante encore en octobre 1902 : elle décèdera le 17 décembre suivant… _
    que s’appliquent les expressions _ assurément familières _ de Maurice Ravel
    « je vous embrasse toutes les trois, ainsi que la tante Bibi » (lettre du 20 octobre 1921, page 764 de la Correspondance),
    « Qui est-ce qui sera en noir au concert ? Bibi (pas le Bibi femelle, bien sûr… et encore !) » (lettre du 15 août 1930, page 1250),
    et « Je vous souhaite, à Madame Gaudin, à vous et à Bibi, toutes sortes de prospérités » (lettre du 3 janvier 1933, page 1300)
    dans ces trois lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin, en 1921, 1930 et 1933.
    …
    Et la réponse est non ! La « tante Bibi » n’est pas la « chère tante Gachuch« , Gracieuse Billac _ significativement devenue en 1916 « ma pauvre tante Gachucha »…
    …
    Les expressions « tante Bibi » de 1921, la « Bibi femelle » de 1930 et la « Bibi » de 1933
    de ces diverses lettres adressées à Marie Gaudin à Saint-Jean-de-Luz,
    ne pourraient-elle pas désigner, plutôt qu’une tante côté Ravel-Delouart _ le côté de Maurice, l’auteur de la lettre _, une tante côté Gaudin-Bibal _ le côté de Marie Gaudin, la destinataire ! _ :
    en l’occurrence la belle sœur _ côté Bibal, et non côté Gaudin, semble-t-il : l’épouse, non pas de l’oncle Charles Gaudin (le frère aîné d’Edmond Gaudin, le mari d’Annette), Louisa Schlaegel-Gaudin (Hasparren, 28 janvier 1850 – Hasparren, 19 août 1929), mais de l’oncle Pascal Bibal (le frère d’Annette) _ d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936) _ et tante, en effet, de Marie Gaudin, côté Bibal : puisque épouse de son oncle Pascal Bibal, le frère cadet de sa mère Annette _, alors probablement déjà veuve de Pascal Bibal _ dont j’ignore aussi jusqu’ici la date du décès _,
    Dorotea Bibal-Iburuzqueta,
    épouse (à Zarauz, le 23 janvier 1877 pour le mariage religieux) de Pascal Bibal (né à Saint-Jean-de-Luz en 1847),
    et née à Zarauz, en Guipuzcoa, en 1855 _ et je regrette de demeurer pour le moment dans l’ignorance des dates de décès et de Pascal Bibal, et de son épouse Dorotea. J’ignore encore alors l’existence de Bernardine Bibal, la petite sœur d’Annette, et benjamine de la fratrie des Bibal, qui est née le 22 août 1855…
    …
    Quant à la « Madame Gaudin » de la lettre à Marie Gaudin du 3 janvier 1933,
    il s’agit de la mère de la destinataire _ et maîtresse de la maison, héritée de ses parents Victoire Dupous et Pierre Bibal ; ainsi que, à la génération précédente, de la mère de Victoire Dupous (née le 9 juin 1822 à Saint-Jean-de-Luz), Françoise Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1786 – Saint-Jean-de-Luz, 13 septembre 1855), elle-même fille du boulanger de la Grand’ Rue François Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 1746 – Saint-Jean-de-Luz, 17 avril 1728) _, soit Annette Bibal-Gaudin,
    née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845,
    fille de Pierre Bibal (maître en cabotage, Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1810 – Saint-Jean-de Luz, 12 septembre 1855 _ ce dernier était fils de Jean-Baptiste Bibal, armurier (né à Hasparren), et Catherine Geyre _,
    et de Victoire Dupous (née à Saint-Jean-de Luz le 9 juin 1822 _ j’ignore la date de son décès : il s’agit du 16 juin 1903 ; Victoire Dupous, veuve Bibal, décède en son domicile du 41 rue Gambetta (ajout du 11 octobre 2021)… _) ;
    au domicile de laquelle Victoire Dupous _ déjà veuve de Pierre Bibal, décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855 _, au 41 de la Grand’ Rue _ plus tard rue Gambetta _, était décédé, le 12 avril 1865, son père Jean-Baptiste Dupous, boulanger _ né à Urrugne en juin 1800, fils de Jean-Baptiste Dupous (dont les parents étaient ardéchois, d’un village nommé Saint-Thomas) et Etiennette Berindoague (née à Hendaye, mais tôt réfugiée à Saint-Jean-de-Luz en raison de l’occupation d’Hendaye par les Espagnols en 1793…) ; le mariage de Jean-Baptiste Dupous-père et d’Etiennette (ou Estonta) Berindoague, avait eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 10 juin 1793, et les mariés avaient alors 26 et 27 ans. Jean-Baptiste Dupous, qui était cordonnier, est décédé à Gibraltar, en 1812 ; et son épouse Etiennette Berindoague est décédée chez elle, Dupousbaita, à Urrugne (au pas de Béhobie), le 7 janvier 1821. Fin ici de l’incise.
    Annette Gaudin-Bibal décèdera nonagénaire le 21 novembre 1936…
    …
    …
    Je remarque qu’en ces échanges épistolaires de Maurice Ravel avec les Bibal-Gaudin _ en l’occurrence en la personne, ici, de son amie Marie Gaudin (1879 – 1976) _ du 41 rue Gambetta (à partir de 1923, ce sera de la maison « Mirentxu » de la toute proche rue du Midi) à Saint-Jean-de-Luz,
    les membres à demeure de la maisonnée sont, dès la fin décembre 1920, exclusivement des femmes :
    ou bien célibataires, comme Marie Gaudin _ mais aussi, je l’apprendrai un peu plus tard, Bernardine Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz le 12 août 1855) ; ou la jeune Annie Courteault (née le 26 septembre 1913) _ ;
    ou bien veuves, comme Annette Bibal-Gaudin _ son époux (depuis le 27 janvier 1875) Edmond Gaudin, né le 10 novembre 1844, est en effet décédé le 28 décembre 1920 _, ainsi que sa belle sœur Dorotea Iburuzqueta-Bibal : celle qui selon moi serait la vraie « tante Bibi » _ même si j’ignore le moindre détail de ce qui permet à Maurice Ravel de la désigner familièrement ainsi, sinon la coutume de ses amies Gaudin… Ici je fais erreur ! ; car j’ignore encore l’existence de Bernardine Bibal.
    De même que j’ignore, surtout, la date du décès du mari de Dorotea, Pascal Bibal, peintre (né en 1847 à Saint-Jean-de-Luz).
    Je note cependant qu’au mariage civil de Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta, le 13 juillet 1878 à Saint-Jean-de-Luz, parmi les témoins des mariés figurait un Léon Bibal, peintre lui-même ; né en 1849, il était frère et d’Annette et de Pascal Bibal ; et il décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1884, à l’âge de 35 ans. Ainsi Pascal Bibal, puis son fils François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Ainhoa, 1944 _ non : Saint-Jean-de-Luz, le 26 mai 1944, 5 place Maréchal Foch : ajout du 11 octobre 2021 _), s’inscrivent-ils dans une lignée familiale Bibal d’artistes-peintres (dont fera aussi partie Grégoire Bibal, qui sera aussi et surtout architecte : à La Havane)… Même si dans sa correspondance connue à ce jour, Maurice Ravel n’en dit mot…
    …
    Avec, cependant, à l’occasion, lors de quelques vacances, la présence, aussi, dans cette maisonnée Bibal-Gaudin de Saint-Jean-de-Luz
    de la sœur _ devenue parisienne _ de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), Jane Courteault-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979), et de sa fille Annie Courteault (Paris, 26 septembre 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994) _ non, Annie Courteault réside à Saint-Jean-de-Luz, auprès de da grand-mère Annette ; elle y poursuit sa scolarité.
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    Voilà donc qui serait la « tante Bibi » de la lettre de 1921 : Dorotea Iburuzqueta-Bibal _ non : il s’agit de Bernardine Bibal, la plus jeune sœur d’Annette…
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    Son époux, Pascal Bibal, peintre mieux que très estimable, a contribué à la restauration _ et c’est bien sûr à relever : qui sait cela aujourdhui à Saint-Jean-de-Luz ? _ de la voûte de l’église Saint-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz !
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    Mais ce n’est pas à lui, Pascal Bibal, que nous devons le seul portrait connu de la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart ; mais à Édouard Ravel (Versoix, 5 mars 1847 – Genève, 8 mars 1920), le frère, artiste-peintre lui aussi, de son mari Joseph Ravel…
    Oncle paternel de Maurice ; et qui, à sa mort, en 1920, fit de Maurice son légataire universel…
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    Mais de Pascal Bibal, on connait surtout le beau portrait suivant,
    d’une dame basque :
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    Et encore ce fascinant tableau de « groupe de famille en un intérieur » _ qui sont-ils donc ? Les Bibal-Gaudin ?  Peut-être…
    On aimerait en savoir davantage… ; j’ai découvert depuis que ce très beau tableau n’est hélas pas de Pascal Bibal ; mais d’un peintre belge, nommé Pierre van Caillie _ :
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    Et nous remarquerons aussi que Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta _ j’ignore hélas les dates de leurs décès à tous deux _
    sont les parents du peintre basque bien connu François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Ainhoa, 1944) _ une rue de Saint-Jean-de Luz, dans le quartier d’Urdazuri, porte son nom…
    …
    …
    Dont voici un lumineux Sur la terrasse au pays basque,
    probablement peint à Ainhoa _ le beau village labourdin où celui-ci passa les dernières années de sa vie _ :
    …
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    sur la terrasse au pays basque by françois ignace bibal
    …
    …
    Bien sûr, j’ai communiqué tout cela à Manuel Cornejo _ l’éditeur magistral (quelle somme !) de la Correspondance de Maurice Ravel _,
    qui me répond vite et très aimablement : et c’est ainsi aussi que la connaissance progresse.
    …
    …
    Ce qui m’étonne un peu,
    c’est qu’à part le chanoine Narbaitz et Jean-Noël Darrobers
    _ centrés, les deux, sur les racines basques de Ravel (et les Delouart, quasi exclusivement) _,
    nul cibourien, ou luzien, n’ait mené _ du moins à ma connaissance jusqu’ici : mais celle-ci est forcément parcellaire… _ les recherches un peu pointues auxquelles je m’adonne présentement sur les cousinages cibouriens des Delouart-Ravel… _ même si Maurice Ravel, homme d’une parfaite discrétion, ne s’en revendiquait certes pas. C’est dans le « cher pays natal« , le paysage, surtout, qu’il venait retrouver des forces de concentration (et de joie !) pour sa création. Et personnellement (un peu basque via mes ancêtres béarnais Bioy ; j’ai des cousins Bioy à Hasparren…) je ressens cela dès que j’aperçois la silhouette de la Rhune, ou les rouleaux de l’océan vus du haut des falaises de schiste sur lesquelles ils viennent s’abîmer : sur la corniche d’Urrugne, ou à la pointe (bien-aimée) de Sainte-Barbe…
    …
    …
    Bien des cibouriens, les descendants des Billac, des Goyenague, des Larrea, des Passicot, des Cerciat, des Etchepare, des Anchochury, etc., etc., disposent de savoirs que je n’ai pas sur leurs arbres généalogiques…
    …
    À suivre et à continuer de creuser, donc…
    …
    …
    Ce mercredi 27 mars 2019, Titus-Curiosus – Francis Lippa