Étiquette : patience

  • De très prometteuses pistes de recherche sur le devenir de François-Frédéric Wachsner depuis sa présence d’étranger interné au camp de Cepoy (Loiret) : la connaissance de son arrivée d’interné au camp de Gurs, le 25 octobre 1940…

    Mon article d’hier « Réception ce jour d’une photo de Frédéric-François Wachsner résidant en 1937, à Elbeuf, pour une demande de renouvellement de sa carte d’étranger en France : la fécondité des échanges de recherches de micro-histoire… » a au moins pour premier mérite d’avoir engendré d’intéressants échanges entre le Centre Historique de l’Arribère, d’une part, Marie Sanchez, conservateur du patrimoine retraitée, d’autre part, et moi-même Francis Lippa, intégrant la perspective pour le C. H. Ar. de Navarrenx, en Béarn, d’inclure dans la liste de son projet d’articles – prévu pour être réalisé fin 2027… – sur une soixantaine de personnalités des XIXe et XXe Siècle présentes à Navarrenx, à côté de Paul Verdalle (1860 – 1948) et de sa fille Henriette Verdalle (1896-1988), déjà prévus pour ce projet du C.H.Ar, le second mari de cette dernière, François-Frédéric Wachsner (1893-1958) – et cela, même si le travail scientifique, dans les règles les plus strictes de l’art de la recherche historique, de Madame Sanchez, va forcément, lui, prendre beaucoup de temps, a bien précisé celle-ci…

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    Mais d’ores et déjà,  je dois mettre en exergue le fait que Marie Sanchez a découvert, notamment – et je m’en tiendrai strictement là pour aujourd’hui ! – , la date d’arrivée de François-Frédéric Wachsner comme interné dans un GTE au camp de Gurs : le 25 octobre 1940, en provenance de Loriol, dans la Drôme, où il était allé rendre visite à son frère aîné Albert Wachsner, lui-même interné à Loriol… :

    soit un maillon très important qui manquait jusqu’ici pour faire le joint entre d’une part le passé exploré de François-Frédéric Sanchez par Madame Sanchez, de son séjour en France depuis son arrivée, de Berlin en 1933, jusqu’à son internement comme ressortissant étranger (allemand) au camp de Cepoy (Loiret) au début de 1940, avec, d’autre part, le devenir – d’abord au camp de Gurs, puis et surtout à Navarrenx ! – entre 1940, puis 1945 et 1958 – à son décès à Navarrenx le 28 février 1958 – , de François-Frédéric Wachsner, dont j’ai pris peu à peu connaissance en mes recherches d’abord sur le camp de Gurs et ses divers Groupes de Travailleurs Étrangers (GTEs), puis Marcel Brenot, puis Henriette Verdalle et son fils André Laclau-Barrère, et via plusieurs témoignages de personnes qui les ont connus à Navarrenx– et qui peu à peu, les unes après les autres, ont disparu, tel Henri Carsuzaa (Navarrenx, 6 décembre 1926 – Navarrenx, 12 mai 2024 : ami très proche d’André Laclau-Barrère, Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001, et son condisciple au lycée de l’Immaculée Conception à Pau…) ; Henri Carsuzaa avec lequel je me suis entretenu, en son domicile, à Navarrenx, deux passionnantes heures durant, le mercredi 11 mai 2016 ; ou qui disparaissent encore au fil des ans… : combien d’entre ces témoins directs de la vie de Navarrenx sous l’Occupation demeurent encore en vie aujourd’hui ? Nelly Cassin-Jamet, par exemple, toujours très lucide – je l’ai eue il y a peu de temps au téléphone, en son domicile à Chaville… – , née à Paris le 8 septembre 1932, qui m’a beaucoup appris sur son séjour à Navarrenx, avec ses parents Pierre Cassin (Paris, 1er octobre 1910 – Paris, 28 juillet 2000) et Hélène Caroli (Trieste, 2 juillet 1905 – Paris, 15 novembre 1985) et son petit frère Jacques (Angers, 30 octobre 1939 – Toulouse, 16 mai 2020), entre leur arrivée à Navarrenx en 1940 et leur départ de Navarrenx, en 1943, par crainte d’une dénonciation, afin de tâcher rejoindre Nice, le berceau de la famille Cassin depuis le retour de cette famille d’Italie (Cuneo), autour de 1830 : Nice faisait encore partie alors du royaume de Piémont-Sardaigne (1720 – 1861) et Nice est devenue française en 1860…

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    C’est donc là le tout début de la suite fructueuse d’une recherche entreprise d’abord en Normandie, à Elbeuf, par Madame Sanchez, une recherche aux perspectives extrêmement prometteuses, et qui n’en sont ici qu’à leur commencement, grâce au formidable développement inattendu suite à la lecture inopinée par celle-ci, le 9 juillet dernier, du nom de François-Frédéric Wachsner, en un article de mon blog..

    Toute recherche historique sérieuse est nécessairement lente et rigoureuse, comporte bien des paliers – des lenteurs, et de soudaines accélérations par découverte d’un élément qui vient d’un coup ouvrir de fécondes perspectives complètement inattendues…  – , et prend beaucoup de temps, et demande de la patience et de la constance dans l’effort…

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    Mais je voulais simplement fêter ce jour l’avancée importante de la connaissance, pour l’histoire de Navarrenx et de ses résidants, ici de François-Frédéric Wachsner, à placer en complément de l’histoire de personnalités aussi vraiment importantes pour Navarrenx que celles de Paul Verdalle – maire et conseiller général, et décisionnaire du camp dit de Gurs, créé à l’origine pour héberger un été les républicains espagnols de la Retirada… – et de sa fille Henriette Verdalle – militante efficace des Droits de l’Homme : elle a continué à la sauvegarde de pas mal de personnes alors en danger de mort, dont les Cassin cités plus haut, protégés par elle… – , pour lesquelles histoires on peut d’ores et déjà se plonger dans les archives d’articles assez nombreux et fouillés de mon blog encherchantbien.fr mentionnant leurs noms…

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    À suivre avec patience…

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    Mais échanger ainsi de menues bribes de savoir – comme ici à propos des différentes étapes du devenir en France (de son arrivée en 1933 à son décès à Navarrenx le 28 février 1958) de François-Frédéric Wachsner, qu’il s’agit de reconstituer, étape après étape…  – permet de considérables et inespérés progrès à la recherche effective de micro-histoire…

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    Ce dimanche 2 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ma réponse à la suggestion que Hélène Cixous prie de se méfier d’une lecture trop biographique de son « Ce qui n’était jamais arrivé », qui paraît demain 9 octobre en librairie : la passion de déchiffrer des énigmes…

    Suite à mes intenses questionnements consécutifs à mes trois premières lectures attentives-intensives successives du « Ce qui n’était jamais arrivé » (de la chère Hélène Cixous) qui paraîtra demain 9 octobre en librairie,

    et à l’étonnement de l’autrice elle-même que « tous ses lecteurs – jusqu’ici – ont été frappés par l’incident du doigt paralysé et par ses réflexions sur la mort, sur le « dernier livre », etc.« …

    Ainsi que de savoir que la plupart de ces lecteurs-ci de ce livre ont « en général été ébranlés – et comment ne pas l’avoir été ?.. C’est si prégnant… – par l’angoisse de fin de vie que diffuse le livre« .

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    Mais Hélène se défend que « c’est un livre! », et que « la littérature permet une fiction induisant – mais dans quelle mesure ? et dans quelles proportions ?.. – à l’erreur d’interprétation biographique » des lecteurs…

    Elle dit très souvent qu’ « elle donne, dans ses livres, de faux indices (dates, noms de personnes, lieux)« .

    Et que « lire de manière trop biographique ses récits est une mauvaise approche« …

    …

    Pour sa part, « elle centre beaucoup plus son livre, comme le titre » « Ce qui n’était jamais arrivé » « l’indique, sur la découverte de la lettre – datée de 1935 – de son père à sa mère » donnée – et même reproduite telle qu’elle – aux pages 49 à 52. « De même, elle parle (à travers le récit d’un rêve) de son frère – Pierre Cixous (Oran, 11 novembre 1938 – Pessac, 6 septembre 2023) : Pete… – et du rôle qu’il a joué dans la mort de – Stéphane (Sainte-Foy-la-Grande, 9 mai 1959 – Alger, 1er septembre 1961)  – son enfant handicapé (elle en a parlé à plusieurs reprises dans des livres précédents – surtout le magnifique et terrible « Le jour où je n’étais pas là« , paru en 2000 aux Éditions Galilée… – et de façon toujours cryptée)« .

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    Ce à quoi je me permets de répondre ceci :

    …

    Oui, cela, je le sais bien : Hélène Cixous, autrice, s’amuse quasi constamment à brouiller ces/ses pistes biographiques – elle l’a même carrément dit et souligné dans notre entretien (magnifique !) du 23 juin 2019 à propos de son « 1938 – nuits« , à la Station Ausone de la librairie Mollat, à Bordeaux : ainsi fait-elle partir d’Allemagne, en 1938, sa grand-mère Omi Jonas, veuve Klein, d’Osnabrück, alors que celle-ci est factuellement partie de Dresde…

    Et la H. – écrivaine – qu’elle fait parler dans ses livres n’est pas tout à fait l’autrice elle-même : elles deux, Hélène et H., ne cessant même carrément de se parler, dialoguer, l’une en miroir (déformé ? ou bien en révélateur-médiateur légèrement décentré ?) de l’autre…
    Même si tout miroir est plus ou moins déformant…

    Encore plus à 87 (ou 97) ans, comme c’est écrit pour nous égarer page 39…

    Il n’empêche : «  Je pourrais mourir par mégarde » est bien l’exergue tonitruant de ce livre, page 9.
    Et c’est l’épisode angoissant du doigt inerte qui ouvre, page 11, le premier chapitre, « Réveille-toi ».
    Et le dernier chapitre, pages 145 à 176, s’intitule, lui, rien moins que « Si c’était mon dernier livre »…
    Et encore les multiples signes-augures de la vieillesse décapante et in fine mortelle ne cessent de s’accumuler tout le long du livre…
    Je conviens que la découverte-lecture de la lettre de son père Georges Cixous à sa fiancée Ève Klein en 1935 (quel mois exactement ? en juin ? la phototocopie coupe – exprès ? –  la moitié supérieure du chiffre du mois : 6 ?) est en effet décisive,
    et que la question de l’écrire et de ses conditions est une fois de plus cruciale et fondamentale…
     
    Mais, mais…
     
    Et le lecteur-déchiffreur a lui aussi ses propres droits de lecture.
    Le livre et son histoire débordent l’autrice, une fois le livre livré aux déchiquetages de lectures et interprétations des lecteurs plus ou moins patients et curieux…
     
    A contrario, je le concède, le titre dit bien, et même prévient : « Ce qui n’était pas arrivé », c’est-dire le possible alors renoncement à se marier (et enfanter), pour cause de tuberculose, et qui, de fait, n’est pas advenu… Mariage et enfants sont bel et bien « arrivés« …
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    Ce mercredi 8 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Le très brillant possible adieu à la recherche de Philippe Desan – alias Jacques Saint-Maur – en son diabolique vertigineux roman-récit « Montaigne – La Boétie, une ténébreuse affaire »…

    Alors que, en mon article d’avant-hier 11 septembre, je posais presque innocemment la question :  « Qu’attendre de la surprise de la fiction que vient nous proposer Philippe Desan avec son « Montaigne – La Boétie – Une ténébreuse affaire » ?..« ,

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    ce jour d’achèvement de ma lecture des 376 pages de son roman-récit « Montaigne – La Boétie, une ténébreuse affaire » (qui paraît aux Éditions Odile Jacob),

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    il me faut commencer par saluer bien bas le formidable brio jubilatoire de ce récit-roman de Philippe Desan _ né à Saint-Maur-les-Fossés le 16 mai 1953 _, qui nous fait constamment _ mais oui ! _ nous interroger sur ce qui ressort là, en cette écriture, de la malicieuse invention romanesque de sa part _ avec de vraies-fausses preuves en forme d’objets (« Things«  ; cf ici l’article d’Amy Graves « Montaigne and Things« , aux pages 347 à 355 du « Global Montaigne – Mélanges en l’honneur de Philippe Desan« , paru en 2021) ; d’objets montaigniens, donc, bien matériels, affirmés avoir été très effectivement re-découverts fortuitement à divers moments de l’Histoire, et proposés ici en images (dessins ou photos) : le fauteuil de travail de la librairie de Montaigne (page 184), un flacon-fiole en étain en forme de livre, un petit in-octavo, affirmé retrouvé, lors d’une restauration de ce fauteuil, soigneusement caché dans le rembourrage de crin d’un bras large de ce fauteuil (page 231), l’ex-voto déposé par Montaigne en la chapelle de Lorette et affirmé retrouvé tout récemment lors de la réfection d’une cave maçonnée aux Bagni di Lucca (page 256) ; et même un trentième sonnet d’Étienne de La Boétie, affirmé caché, lui, inséré entre les gardes et le vélin d’une précieuse reliure de l’Exemplaire de Bordeaux des Essais (page 164), mais dont les six copies de négatifs de photos que prit Jacques Saint-Maur ont été in fine détruites par lui-même (page 375), en partie, mais probablement pas principalement, pour cause de Secret-Défense d’État impliquant jusqu’au président de la république (pages 296 à 305, puis 317 à 320)… _, et, d’autre part, du portrait véridique, parfois à l’acide, de certaines mœurs et carrières universitaires,

    tant le portrait tracé _ à la David Lodge (« Un tout petit monde« ), ou à la Vladimir Nabokov (« Pnine« )… _ comporte de vraisemblance, sinon même, tout simplement de vérité douce-amère _ au-delà de la jubilation profonde du parcours à rebondissements de la très patiente vraie recherche, step by step, elle-même…

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    Un récit délicieux,

    où le lecteur se perd vertigineusement entre vérités matérielles de choses (things) bien effectives et faux-semblants-mirages romanesques fictifs méticuleusement _ diaboliquement ? le diable se cachant tout spécialement dans les détails… _ échafaudés et très ingénieusement montés en son récit par l’ironique narrateur, Jacques Saint-Maur, en une bien jolie façon _ étourdissante, même… _ de régler quelques vieux comptes avec quelques confrères _ dont les clés seront à déchiffrer par les initiés du sérail… _, en forme de feu d’artifices festif pour marquer un peu son entrée en retraite de sa très brillante carrière universitaire de montaigniste éminent ;

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    et en rendant aussi et peut-être surtout hommage au difficile voire dangereux parcours à obstacles de certains valeureux chercheurs-doctorants, telle ici la courageuse (ou peu consciente et téméraire) et heureusement résiliente Diane Osborne _ qui ose dévoiler ici, en sa soutenance de thèse à la Sorbonne, l’énormité, rien moins, d’un Montaigne assassin, à Germignan, de La Boétie ! Et nous, lecteurs emportés par la formidable habileté du récit qui nous tient tout du long en haleine, y adhérons presque, avec de telles preuves matérielles (ou quasi) fournies à l’appui en ce récit d’enquête si superbement circonstancié… Toute recherche tenant aussi, bien évidemment, de l’enquête policière.

    Mais aller jusqu’à parvenir presque à nous faire passer Montaigne pour l’assassin de La Boétie : waou !!!

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    A moins qu’il ne s’agisse d’une sorte de forme cachée d’aveu de repentir in extremis de la part du maître de thèse lui-même, ayant fait prendre, sous le coup de sa propre passion de chercheur, d’un peu trop inconsidérés de sa part risques à ses jeunes doctorants, l’une d’entre elles, Connie, allant même jusqu’à se suicider, sa carrière compromise :

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    « Vous savez comment Jacques est avec ses étudiants. (…) Il veut être le meilleur dans tout ce qu’il entreprend, et il s’attend à ce que ses étudiants fonctionnent de la même façon. Il leur met énormément de pression, peut-être pour réussir lui-même à travers eux. (…) Toujours est-il que Connie rencontra pas mal de difficultés avec une approche jugée peu orthodoxe par la grande majorité des spécialistes de Montaigne. Plusieurs pensèrent même que Connie était manipulée par Jacques. Il avait organisé une cotutelle avec l’université Paris-VII-Jussieu où il avait trouvé deux spécialistes de Freud et de Lacan prêts à codiriger la thèse de Connie avec Paul Rieland. Jacques n’était que le troisième lecteur (…) Toujours est-il que, trois jours avant la soutenance organisée par Jacques à l’université Jussieu, les deux psychanalystes décidèrent qu’ils ne pouvaient pas accepter le thèse de Connie en l’état. C’était une question de territoire. Ils eurent le sentiment que Connie et Jacques marchaient sur leurs plates-bandes. Connie fut dévastée. Elle n’avait plus de soutiens et craignait de décevoir ses parents qui étaient fiers d’elle. Elle se suicida. Une overdose de barbituriques » (pages 278-279)…

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    Nous pouvons mesurer ici les endémiques et persistants enjeux, jusqu’au tragique, de ces pauvres querelles de chipotages de territoires et pouvoirs d’universitaires privilégiant l’ »utile » de leur carrière professionnelle sur l’ »honnête » du souci impératif de la vérité…

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    Tout cela, même en dehors _ ou à côté _, de l’infinie passion pour Montaigne lui-même, est assez intéressant et significatif de l’expérience réaliste _ et réaliste, Montaigne, sans défendre le machiavélisme, savait l’être ! _ du monde comme il va…

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    Ce vendredi 13 septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ce que j’apprends, en temps de patience écoulé entre son enregistrement, en juin 1015, et sa parution, en novembre 2023, à la lecture instructive du concis et sobre livret du CD de ces merveilleuses « Sonatae a Viola da Gamba et Cembalo Obligato » de Johann-Sebastian Bach sous les doigts inspirés et parfaitement accordés d’Andrea De Carlo et Luca Guglielmi _ ou l’italianité heureuse de Bach…

    Quand j’ai rédigé, avant-hier jeudi 18 janvier, mon article « « ,

    je ne possédais pas encore le CD Fineline Classics FL72415 de ces « Sonatæ a Viola da Gamba et Cembalo Obligato« ,

    écouté seulement, et intégralement tout de même, via le site Internet de youtube (« écoutez ici… »)…

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    …

    Mais ce matin,

    je me suis rendu chez mon disquaire préféré, et en ai trouvé deux exemplaires, nichés au sein des étagères du rayon Bach ;

    et me le suis donc procuré…

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    Et la lecture des quatre pages, pourtant concises, de texte du livret de ce très beau CD _ dont une demi-page de présentation, à la page 4, sous la plume du gambiste Andre De Carlo _ m’apprend pas mal de choses non accessibles sur les divers sites du web concernant ce CD…

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    D’abord,

    que le projet musical dont est issu ce CD, enregistré du 22 au 24 juin 2015, à la Dorfkirsche de Frankenstein, en Allemagne,

    est né d’une toute première rencontre _ « the very first meeting« … _ entre Andrea De Carlo et Luca Giglielmi, la nuit précédant un concert à Genève _ la date n’en est pas donnée ; probablement ce fut le 5 juillet 2014, la veille de deux Concerts donnés par eux à l’église Saint-Germain, à Genève : « 6 et 7 juillet 2014, Andrea De Carlo et Luca Guglielmi, Viole de gambe et pianoforte : Sonates de J.-S. Bach et C.P.E. Bach pour viole de gambe et pianoforte « … _,

    « quand, à travers la musique de J. S. Bach, une vraie affinité tant humaine que musicale, se révéla _ entre eux ces deux interprètes _, qui n’avait pas besoin de mots, ni de regards«  _ je traduis de l’anglais…   

    …

    Ensuite,

    « à la distance du temps d’évidence parfaitement fluide des heures d’écoute des pistes enregistrées de ce CD,

    je m’aperçois _ poursuit sa concise et sobre présentation Andrea De Carlo _ que nous nous sommes parfaitement rencontrés et trouvés en la profonde italianité de Bach _ voilà ! _, dans le caractère chantant des mélodies qui font danser son contrepoint, dans l’ondulation rythmique de son écriture, mais par dessus tout dans l’humanité et la dimension d’éternité de la spiritualité de ce compositeur » _ voilà.

    …

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    Enregistré, donc en un temps « de températures polaires » (!), du 22 au 24 juin 2015 à la Dorfkirsche de Frankenstein en Allemagne _ découvre-t-on aussi à la page 7 du livret _,

    ce très poétique CD a tout de même dû patienter jusqu’au 24 novembre 2023 pour voir enfin sa parution discographique,

    soit rien moins que 8 années et 5 mois… 

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    Pour quelles raisons un tel délai de patience pour une telle interprétation aussi réussie d’une telle merveilleuse musique ?..

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    Ce samedi 20 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa