Étiquette : paysages

  • La poésie toute de délicatesse de Tanguy de Williencourt brossant de son art du piano les paysages vaporeux de Franz Liszt (2)…

    Comme en réponse à mon article «  » du 30 septembre dernier _ il y a 3 jours… _,

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    voici ce jeudi 3 octobre l’article « Grand Liszt » de Jean-Charles Hoffelé,

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    qui permet de comparer nos approches respectives de cette superbe réalisation discographique, le CD Mirare MIR 746 « Muses – Franz Liszt » de l’excellent Tanguy de Williencourt…

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    GRAND LISZT

    Les héroïnes _ égéries, en fait _ de Liszt sont le prétexte _ seulement ?.. Peut-être : j’ai éprouvé moi aussi ce soupçon… _ de ce voyage qui s’attarde longuement _ et très heureusement _ en Suisse. La nature dorée du beau Steinway du Kulturzentrum de Toblach _ oui, et il faut en effet insister sur son apport… _ est un parfait miroir pour l’élégance native _ oui ! _, la fluidité _ oui _, le grand son ouvert _ oui _ que Tanguy de Williencourt dispense au long de l’album.

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    Au lac de Wallenstadt atmosphérique, jeux d’eau quasi ravéliens d’Au bord d’une source, méditation et orage appassionato pour une ombreuse Vallée d’Obermann dont la donnée romanesque ne s’absente jamais, Cloches de Genève irréelles à force de nuances, quatuor parfait _ oui ! _ qui fait regretter _ c’est très juste _ de ne pas avoir toute la Première Année de pèlerinage sous de tels doigts de poète _ si sensible aux atmosphères des lieux.

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    L’art de phrasé emplit le Liebestraum, plus encore l’Impromptu en fa dièse majeur qui lui répond en ajoutant un rossignol, il envolera une saisissante Bénédiction de Dieu dans la solitude avant d’anoblir les tourments et les visions de la Sonate _ que j’ai personnellement resssentie comme plus abstraite… _, dont l’arche est mise en lumière avec une rare science de la tension harmonique, qui déjà surprenait dans la Vallée d’Obermann : ce piano si kaléidoscopique ne craint pas l’épique, infuse une poésie et un lyrisme qui empêchent _ très justement _ de tonitruer, vraie leçon de style _ oui… _ d’un musicien dont chaque disque surprend en bien.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Muses

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    Franz Liszt (1811-1886)

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    Liebestraum en la bémol majeur, S. 541/3 (Oh Lieb, so lang du lieben kannst)
    Années de pèlerinage I, S. 160 – Suisse (4 extraits : II. Au lac de Wallenstadt, IV. Au bord d’une source, VI. Vallée d’Obermann, IX. Les cloches de Genève)
    Impromptu en fa dièse majeur, S. 191 (Nocturne)
    Bénédiction de Dieu dans la solitude, S. 173/3
    Sonate pour piano en si mineur, S. 178

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    Tanguy de Williencourt, piano

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    Un album du label Mirare MIR746
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    Photo à la une : le pianiste Tanguy de Williencourt –
    Photo : © Jean-Baptiste Millot

     

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    Une nouvelle fois merci !

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    Ce jeudi 3 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Surpendre, et sans recherche d’effets, ou la force très tranquille de la sobriété du style sans style de Bernard Plossu : un superbe double portrait de Françoise Nuñez et Bernard Plossu par Brigitte Ollier, en un très juste article « Bernard Plossu, best regards », sur le site blind-magazine.com, en date du 17 août 2022

    Ce mardi matin 23 août, à 8h 57, l’ami Bernard Plossu m’adresse par courriel un superbe article _ justissime ! _ de Brigitte Ollier

    intitulé « Bernard Plossu, best regards« ,

    paru le 18 août dernier sur le site blind-magazine.com…

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    Et par retour rapide de courriel, à 9h 16, je réponds ceci à Bernard :

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    « Bravo pour ce superbe double portrait, tellement juste.

    Et chaleureuses felicitations à Brigitte Ollier, qui comprend si bien la sobriété de ton style sans style

    _ une question que bien sûr toujours, à chaque fois surpris et émerveillé, je me suis forcément aussi posée…

    Merci !
    Francis« 

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    Voici donc ce justissime article de Brigitte Ollier :

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    Héritiers d’un temps suspendu, leurs images ne cessent d’enrichir l’histoire mondiale de la photographie et nos regards impatients. Souvenirs de quelques rencontres plus ou moins magiques avec ces virtuoses de l’objectif, solistes du noir & blanc ou de la couleur, artistes fidèles à l’argentique ou totalement envoûtés par le numérique.
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    Aujourd’hui : Bernard Plossu, la traversée intime du paysage.
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    Avec ou sans appareil photo, Bernard Plossu est un homme émerveillé _ pour nos perpétuels ravissements. J’écris ces mots qui me paraissent sensés, pourtant, ils sonnent faux. Françoise Nuñez n’est plus là, un cancer irréversible, et depuis le 24 décembre 2021, la vie n’est _ hélas _  plus la vie pour Plossu, et aussi pour nous qui respections le silence dont Françoise aimait à s’entourer les jours où elle se voulait invisible. Extrême pudeur _ oui. Elle ressemblait à l’héroïne de Charulata, regard fervent, presque du feu, le feu intérieur de la passion _ voilà. 

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    Dans ma mémoire, leurs souvenirs se confondent. Françoise courant sur une plage andalouse avec leurs enfants, et Bernard à La Ciotat, parmi les pins, la mer au loin, le ciel bleu inimitable, le sable comme du sable. C’est l’un des atouts des photographies de Bernard Plossu, le temps s’arrête _ en l’instantanéité pure d’une approche innocentissime d’éternité _, et souffle l’imaginaire, comme dans ces films de la Nouvelle Vague dont il était si friand, ou dans ces classiques découverts à la Cinémathèque du Trocadéro, « dans les beaux quartiers », à Paris. Il aurait pu être cinéaste, nombreux films avec sa caméra super 8. Il est devenu photographe _ mais le saisissement de l’instant, à lui seul, contient le défilé complet de tout le film qui aurait été possible.

    Cf l’admirable « Plossu Cinéma«  de Yellow Now, en février 2010, sur une intuition-suggestion de Michèle Cohen. 

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    Quand je l’ai vu pour la première fois, lors d’un vernissage, il m’a paru hippie new look, cheveux longs, écharpe en coton. Il était entouré d’amis et de compagnons de marche (son dada, il part souvent en « randonnée philosophique »). Il était très beau, il l’est encore. Je ne lui ai pas parlé ce soir-là, et nous nous sommes peu vus pendant longtemps. Et puis, en 1998, Élisabeth Nora, qui le connaissait bien et appréciait ses photographies, a eu envie de lui consacrer un portfolio dans la revue L’Insensé. Idée géniale. Nous sommes parties en train à La Ciotat, la prodigieuse cité des frères Lumière. Trois jours inoubliables.

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    Françoise était là, présence furtive, comme si elle jouait à cache-cache, et Bernard, le crayon sur l’oreille et sifflotant, fouillait dans ses archives avec une précision déconcertante _ oui, oui ! Il allait droit au but _ j’ai pu le constater, en effet, moi aussi _, et à chaque tirage retrouvé, se tournait vers nous avec un air de victoire. Je n’ai jamais compris comment il était possible de classer des négatifs, mais, visiblement, ça l’était, Bernard, qu’on aurait pu estimer planant, est très ordonné, très méticuleux _ voilà ; et avec une implacable mémoire aussi… Il est un vrai photographe argentique, la technique, les planches-contact, le labo, l’impression, tout ça _ l’artisanat complet de la photo _ l’intéresse de près _ oui. 

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    Nous bavardions, de tout de rien, tandis que je l’observais. Sa façon de bouger, sa vivacité façon Fanfan la tulipe, sa concentration. Ses onomatopées. Sa gaité _ oui _ en extrayant les tirages des boîtes, comme s’il participait à une chasse au trésor _ avec ses mille découvertes. Et des anecdotes _ circonstancielles ; car le contexte de l’image saisie importe toujours infiniment ! _ à foison, sur lui, ses photographies, ses amis photographes. Sur sa façon de photographier, par exemple : « La seule unité de ce que je fais, c’est le 50 mm. Le grand angle, ça exagère les choses, ça ne me convient pas. Le 50, oui, ça me va bien. Le 50, c’est Corot, c’est sobre _ voilà ! _ et c’est mon seul style. Ce qui me permet de confirmer que mon seul style, c’est de ne pas faire de style _ oui, oui ! Comme disait Gauguin, je le cite de mémoire, ‘Les effets, ça fait bien, ça fait de l’effet. »

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    Pas d’effet, donc, no tralala, mais quoi, quoi d’autre ? Peut-être Plossu, d’une génération quasi toquée des objectifs (le 50 mm, son préféré) et des appareils-photo avec pellicules (« Je suis de la tradition 24 x 36, absolument prêt tout le temps avec mon troisième œil »), s’est-il d’abord servi du médium comme d’un carnet de notes _ oui ; cf la présente admirable Expo « Plossu/Granet Italia discreta » actuellement au Musée Granet à Aix-en-Provence, et jusqu’au 28 août prochain ; dans laquelle les images de Plossu (1945 -) sont confrontées aux images des carnets de voyage de François-Marius Granet (1775 – 1849) ! Utile lors de ses voyages – il est au Mexique en 1965, il a vingt ans, il enregistre « la route, des amis, la liberté. » Trois mots simples qui font écho à cette phrase qui le résume pleinement : « Je suis possédé par la photographie. »

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    Un envoûtement précoce (premier clic à onze ans, une dame en manteau rouge dans un parc, à l’automne 56), nourri par les beaux livres achetés par sa mère (Paris des rêves, Izis Bidermanas), et les photos en noir et blanc de son père, Albert Plossu, prises au Sahara en 1937 lors de ses aventures à dos de chameau avec Roger Frison-Roche dans le Grand Erg occidental.

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    Mais plus que tout, ce qui constituera visuellement Plossu, c’est le paysage _ même les (rares) portraits de Plossu sont en fait fondamentalement des paysages _, son évocation _ oui, avec le flou qui souvent l’accompagne… _ plus que sa représentation. Comme si chaque bout de territoire parcouru, au Mexique, où il naîtra « professionnellement » à la photographie, aux États-Unis, en Inde, au Sénégal, au Maroc, en Espagne, en Italie, en Égypte, etc, engendrait une telle intimité émotionnelle _ oui _ qu’elle s’inscrirait dans l’image et s’y épanouirait, naturellement _ voilà. Pas d’effet miroir, mais un lien si fort, si intense qu’il révèle son enracinement avec chaque paysage traversé _ enracinement, voilà ! l’espace du pur instant de cette image, saisie au vol, à la volée même du geste photographique dansé…  _ et, au-delà, son dialogue constant _ oui, toujours ouvert, toujours curieux _ avec le monde _ en sa profonde vérité ainsi devenue accessible. 

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    À cet égard, son Jardin de Poussière (Marval, 1989) dédié à son grand héros Cochise (c.1870-1874), le chef des Apaches Chiricahuas, en est l’illustration parfaite. Il marche dans l’Ouest américain, il pense aux Apaches (il photographiera plus tard Nino, le petit-fils de Cochise). Comme avec tous ses livres – peut-être 150, dit-il, « tous faits pour surprendre » -, il s’agit d’inscrire ses pas dans l’histoire, mais sans revendiquer une quelconque place _ non, Plossu, toujours, n’est qu’un simple et humble passant qui passe... Plossu ne cherche pas à être en haut de l’affiche _ jamais : il est bien trop sensible au ridicule des postures et impostures… _, il avance step by step _ oui : un simple pas après l’autre, sur la route _, vers ses rêves. Il faut de « la sagesse et du délire », et noter, principe de base, que « c’est un casse-tête terrible de vivre de la photo. »

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    À Nice, en 2007, grâce à l’invitation de Jean-Pierre Giusto, nous avons préparé une _ sublimissime !!! _ exposition autour de son travail en couleur au Théâtre de la Photographie et de l’Image, aujourd’hui musée de la Photographie Charles Nègre. Son titre : Plossu, couleur Fresson. Fut édité un petit catalogue utile _ je l’idolatre !!! _ à qui veut comprendre comment Plossu est tombé dans le bain de la couleur. Je me souviens de nos balades autour du Théâtre, Bernard passait son temps à disparaître et à apparaître, et je ne cessais de le chercher. Ce qu’il faisait ? Il photographiait.

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    Plossu est à l’âge des rétrospectives (naissance le 26 février 1945 au Vietnam), il en a eu très tôt, il peut imaginer des projets apaisants. Ainsi Françoise – aussi photographe, aussi amoureuse des voyages – est au cœur de son futur : « Nous étions tellement ensemble dans la vie comme dans la photographie. »

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    Pour en savoir plus

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    Dernières parutions :

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    Deux portfolios exceptionnels proposés par Anatole Desachy, jeune libraire audacieux et consciencieux.

    36 vues, éditions Poetry Wanted, directeur de collection Rémi Noël. Trente-six images racontées par Plossu.

    Musée de la photographie Charles Nègre, à Nice.

    https://museephotographie.nice.fr/expositions/

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    Deux de ses galeries, en France :

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    Galerie Réverbère & Galerie Camera Obscura

    https://www.galeriecameraobscura.fr/

    Prochaine exposition, à Hyères, à La Banque, Musée des Cultures et du Paysage, fin octobre.

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    L’un des livres préférés de Françoise Nuñez :

    Avant l’âge de raison, éditions Filigranes. Texte de William Lord Coleman.

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    Mon livre préféré de Françoise, également paru chez Filigranes, L’Inde jour et nuit, texte de Jean-Christophe Bailly.
    Mon livre préféré de Bernard, paru chez Marval, nuage/soleil, texte de Serge Tisseron.
    Et, bien sûr, Le voyage mexicain, Contrejour, texte de Denis Roche).

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    Bernard Plossu, Arizona, 1980 © Dave Ronan
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    Bernard Plossu, Arizona, 1980 © Dave Ronan

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    Voilà donc ce magnifique justissime regard de Brigitte Ollier sur Bernard Plossu (et Françoise Nuñez).

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    Et je me permets de renvoyer ici _ en plus des très nombreux articles que sur ce blog « En cherchant bien » j’ai consacrés à l’œuvre toujours nouvelle et toujours surprenante de l’ami Bernard Plossu _ à mon très précieux entretien (de 60′) avec Bernard Plossu, dans les salons Albert-Mollat, à Bordeaux, le 21 janvier 2014,

    à partir de la publication de son récent alors _ 18 septembre 2013, aux Éditions Textuel _ « L’Abstraction invisible« …

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    Ce mardi 23 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Avec un court répertoire des images nouvelles et des déjà montrées… Episode 2.

    Avant de présenter mon _ très _ modeste choix personnel _ forcément subjectif… _

    d’images _ de tirages Fresson couleurs _

    qui me bouleversent, enchantent et fascinent,

    de l’ami Bernard Plossu,

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    je désire noter d’abord,

    dans la comparaison des trois albums de « tirages Fresson couleur » que je connais à ce jour,

    quelles sont,

    parmi les images que je préfère,

    celles qui me paraissent _ eu égard à ma connaissance, plus que probablement incomplète de la très généreusement profuse œuvre-Plossu _ inédites par rapport

    au « Plossu Couleurs Fresson » de l’exposition de Nice, au Théâtre de la photographie et de l’image, en 2007 ;

    et au « Couleurs Plossu » de l’album paru aux Éditions Hazan, en 2013.

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    Entre les 80 images du « Tirages Fresson » de 2020 (aux Éditions Textuel)

    et les 97 images du « Plossu Couleurs Fresson » de 2007 (dans le catalogue de l’exposition de Nice),

    je remarque, ainsi, que sont co-présentes _ Bernard Plossu tient donc particulièrement à elles, pour une raison, ou une autre _ 20 images

    _ sommairement légendées d’un lieu, suivi d’une année, sans autre précision,

    aux pages 95 (de l’opus de 2020) et 33 (de l’opus de 2007) : « Mexique, 1966«  ;

    76 et 35 : « Mexique, 1966«  ;

    77 et 59 : « Guanajato, 1966«  ; 

    36 et 65 : « Paris, 1968«  ;

    69 et 80 : « Sud du Nouveau Mexique, 1980«  ;

    86 et 86 : « Santa Fé, 1982«  ;

    61 et 95 : « le sofa rouge de Carlos Serrano, Madrid, 1980«  ;

    28 et 98 : « le jus d’orange, États-Unis, 1980«  ;

    60 et 99 : « Grenoble, 1974«  ;

    96 et 100 : « Californie, 1974«  ;

    40-41 et 105 : « Taos, 1979«  ;

    67 et 106 : « Ranchos de Taos, 1977«  ;

    15 et 108 : « Taos, 1978«  ;

    24 et 109 : « Nouveau-Mexique, 1978«  ;

    87 et 111 : « Mexique, 1981«  ;

    54-55 et 114 : « Grenoble, 1988«  ;

    29 et 115 : « Californie, 1977«  ;

    70 et 118 : « Nijar, 2003«  ;

    6 et 130 : « Mexico, 1966«  ;

    et enfin 47 et 131 : « Françoise, Paris, 1986« .

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    Entre les 80 images du présent « Tirages Fresson » de 2020

    et les 143 images du « Couleurs Plossu _ séquences photographiques 1956 – 2013 » de 2013 (aux Editions Hazan),

    sont co-présentes 24 images

    _ aux pages 36 (de l’opus de 2020) et 27 (de l’opus de 2013) : « Foire du Trône, Paris, 1968«  ;

    67 et 53 : « Ranchos de Tao, 1977«  ;

    87 et 56 : « Nord Mexique, 1981«  ;

    24 et 59 : « Taos, 1978«  ;

    95 et 65 : « Mexico, 1966«  ;

    76 et 66 : « Mexico, 1966«  ;

    74 et 73 : « Molène, 2008«  ;

    98 et 79 : « Ventotene, 2010«  ;

    37 et 81 : « Mer du Nord, 1970«  ;

    54-55 et 82 : « Grenoble, 1988«  ;

    97 et 94 : « Palerme, 2008«  ;

    44 et 97 : « en train, en Italie, 2008«  ;

    28 et 101 :« Californie, 1980«  ;

    58 et 102 : « San Francisco, 1966«  ;

    60 et 104 : « Grenoble, 1974«  ;

    61 et 105 : « le sofa rouge de Carlos Serrano, Madrid, 1975«  ;

    38 et 106 : « Italie, 2009«  ;

    57 et 108 : « Milan, 2008«  ;

    86 et 116 : « Santa-Fé, 1982«  ;

    18 et 117 : « Palerme, 2008«  ;

    77 et 118 : « Guanajato, 1966«  ;

    85 et 121 : « Paris, Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, 2007«  ;

    46 et 122 : « Mexico, 1966«  ;

    et 47 et 122 : « Françoise, Paris, 1986« .

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    parmi lesquelles 15 d’entre elles sont co-présentes dans les trois albums de 2007, 2013 et 2020

    _ aux pages 36 (de l’opus de 2020), 27 (de l’opus de 2013) et 65 (de l’opus de 2007 ) : « Foire du Trône, Paris, 1968«  ;

    67, 53 et 106 : « Ranchos de Tao, 1977«  ;

    87, 56 et 111 : « Nord Mexique, 1981«  ;

    24, 59 et 109 : « Taos, 1978«  ;

    95, 65 et 33 : « Mexico, 1966«  ;

    76, 66 et 35 : « Mexico, 1966«  ;

    54-55, 82 et 114 : « Grenoble, 1988«   ;

    28, 101 et 98 : « Californie, 1980«  ;

    58, 102 et 29 : « San Francisco, 1966«  ;

    60, 104 et 99 : « Grenoble, 1974«  ;

    61, 105 et 95 : « le sofa rouge de Carlos Serrano, Madrid, 1975«  ;

    86, 116 et 86 : « Santa-Fé, 1982«  ;

    77, 118 et 59 : « Guanajato, 1966«  ;

    46, 122 et 130 : « Mexico, 1966«  ;

    et enfin 47, 122 et 131 : « Françoise, Paris, 1986«  .

    …

    …

    Pas mal d’annotations de lieux demeurent ainsi vagues,

    car l’important,

    pour Bernard Plossu à l’adresse de son public,

    n’est jamais _ disons bien jamais _ la localisation géographique de cette partie de réel que son image a saisie ;

    …

    et ces annotations de lieux, pays et d’années dénotent aussi, assez souvent, que le vague de la localisation du lieu de la prise de cette image, à la volée,

    n’exprime qu’un travail postérieur approximatif _ mais bien suffisant pour sa fonction purement pragmatique _ de repérage par _ et à destination de _ la mémoire

    _ de la part de l’auteur de ces images exposées ; et à la seule destination de lui-même… _,

    qui n’a pas besoin de localisation géographique précise pour légender, a minima, cette image :

    un pays, une province, et une année, ça _ lui _ suffit largement _ pour ses propres repères d’archivage mémoriel _ ;

     

    …

    pas mal de vues, aussi, ont été prises _ au vol _ depuis la fenêtre d’un train, d’une voiture ou d’un autobus _ en marche _ ;

    et beaucoup, encore, en chemin _ le saisisseur de l’image, lui-même cheminant… _,

    au cours de longues randonnées, à l’aventure, souvent dans des zones peu habitées _ de montagnes, plateaux, plus rarement savane ou jungle _ ou carrément désertiques…

    …

    Dénuée, surtout, de tout pittoresque et anecdotique _ ainsi que de visée esthétisante séductrice, en un désir malvenu de plaire… _, c’est la force même _ en quelque sorte brute et immédiate, quasi totalement décontextualisée… _ de l’image elle-même _ en une sorte, pour l’instant au moins, de quasi auto-suffisance à soi, à elle, l’image ; même si ce ne peut être, bien sûr, jamais absolument le cas : les images, comme le langage, ou l’expérience vécue, se renvoyant, elles aussi (afin de faire sens), les unes aux autres… _,

    qui nous attache _ nous, leurs simples regardeurs _ et enflamme _ en une presque pure douce jouissance _ à sa contemplation :

    …

    car les images de Bernard Plossu ne sont jamais _ j’y reviendrai ! _ totalement abstraites _ même quand, c’est-à-dire toujours !, les sous-tend quelque « abstraction invisible » ; cf l’important livre de ce nom, « L’Abstraction invisible« , aux Éditions Textuel, en 2013 ; de même que mon passionnant et très riche entretien avec Bernard Plossu, le 31  janvier 2014, dans les salons Albert Mollat, à Bordeaux, à propos de ce très important témoignage de Bernard Plossu sur son parcours photographique : … ; un article qui comporte un très commode lien au podcast (d’une durée de 60′) de ce très éclairant entretien dans lequel Bernard Plossu s’explique et livre de passionnantes clés à tout son travail…  _ ;

    ces images entretiennent toutes et toujours un vivant (et très riche) rapport avec le réel _ perçu originaire : source de l’émotion matricielle d’où viendra sourdre l’image précise saisie sur  la photo _ qui a suscité le geste photographique de leur auteur, et dont _ ce réel déclencheur _ elles sont consubstantiellement, justement, une image, une vue, issues aussi du regard _ cadré dans la fulgurance de la volée _ de leur auteur…

    Ces images proviennent ainsi tout à la fois du réél rencontré _ inspirateur matriciel du geste photographique _ et du regard photographique singulier _ inspiré et respiré _ de leur auteur, en l’occurrence le fantastique bonhomme Plossu…

    …

    …

    Et d’ailleurs, dans ses expositions photographiques, Bernard Plossu choisit de ne surtout pas légender ses « images » _ ce qui risquerait, à ses yeux, de détourner, de l’image elle-même, au profit, parasite, de l’anecdotique du cartouche-légende, le regard présent du visiteur-regardeur, qui doit tout au contraire se plonger absolument en cette image ; et ici le grain succulent, mais pudique, des tirages Fresson est d’un très grand secours…

    …

    …

    Pas plus que le livre dont on tourne les pages,

    l’exposition que l’on parcourt ne doit constituer une sorte de témoignage-reportage _ touristico-géographique _ sur quelque lieu qu’il s’agirait de visiter ;

    même si pas mal de l’âme des personnes _ très rarement saisies frontalement _ et des lieux, nous est aussi indirectement et pudiquement livré par ce qu’a su en percevoir et donner à partager avec une extrême acuité de sensibilité l’œil photographique de Bernard Plossu, en ses fascinantes merveilleuses images du réel le plus vrai…

    …

    …

    Alors que la mémoire photographique de Bernard Plossu, elle, est formidablement infaillible,

    en sa capacité de se faire un chemin assuré parmi le labyrinthe extraordinairement riche et foisonnant de ses milliers de pellicules et planches-contact, soigneusement conservées et classées :

    il s’y repère quasi immédiatement, tel l’animal en son terrier-tanière aux milliers de couloirs, niches et cases… Il y est foncièrement chez lui, en son monde…

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    Alors, je réserve à demain l’expression de mon choix de préférences un peu personnelles

    parmi ce florilège somptueux d’images saisies au vol par l’ami Plossu tout le long de sa vie de photographe voyageur et marcheur

    hyper-attentif aux détails et paysages enchanteurs _ cadrés au vol par sa prise de vue _ du réel rencontré _ à saisir : c’est son jeu… _  par son fabuleux merveilleux œil photographique.

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    Ce mercredi 4 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’excellence de Leila Schayegh (et Musica Fiorita) dans les Quatre Saisons de Vivaldi

    Le talent de Leila Schayegh

    _ violoniste virtuose _

    est puissant ;

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    et ici

    _ le CD The Four Seasons de Vivaldi, le CD Glossa 924 203 _,

    il est à son apogée.

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    Ainsi qu’elle même, Leila Schayegh, l’écrit dans le livret de ce CD Glossa,

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    le génie musical d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741)

    et le talent d’interprétation de Leila Schayegh et de Musica Fiorita,

    transcendent spectaculairement,

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    mais en parfaite justesse musicale,

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    ce qu’expriment

    _ des paysages de Venise et de Vénétie au fil des quatre saisons de l’année _

    les quatre sonnets d’inspiration de la musique

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    que la magie de Vivaldi

    métamorphose en musique

    d’une incroyable vie _ et beauté.

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    Un CD tout bonnement indispensable !

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    Ce dimanche 13 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa