Étiquette : perfection

  • Quand un miracle, incroyablement annoncé, se trouve, et même doublement, réalisé : les castagnettes prodigieuses de Luceno Tena, avec la harpe, magicienne et magique, de Xavier de Maistre, en le programme, et de concert et de disque, « Serenata española « : maintenant le CD, enregistré en l’Hotel de Toulouse à Paris en juin et août 2017… Un double miracle, et de concert et de disque, accompli, et même dépassé au-delà de toute espérance ! 

    Quand un miracle, incroyablement annoncé, se trouve, et même doublement – mais oui ! au concert comme au disque… – , réalisé : les castagnettes prodigieuses de Luceno Tena, avec la harpe, magicienne et magique, de Xavier de Maistre, en le programme, et de concert et de disque, « Serenata española « : voici donc maintenant, à mon écoute proprement sidérée par tant de perfection de réalisation – quel art prodigieux, magique !, stupéfiant, de ces deux interprètes ! – comme de conception – déjà ! – , le CD Sony classical 88985450452 « Serenata española« , enregistré en l’Hôtel de Toulouse (aujourd’hui siège de la Banque de France) à Paris en juin et août 2017…

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    Oui, il s’agit bel et bien d’un double miracle, et au concert et au disque, merveilleusement accompli, et même au-delà de toute espérance jubilatoirement incroyablement dépassée et transcendée !

    UN MIRACLE de musique enchanteresse, voilà !

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    Tel est en effet aujourd’hui, ce samedi 19 septembre 2026, mon constat enthousiaste proprement émerveillé, après  la réception, chez mon disquaire préféré, de ce CD que j’avais doublement commandé – un exemplaire pour ma petite-fille Alma-Flore, harpiste, et l’autre pour moi : elle avait assisté, avec son père Sébastien, au concert de ce programme donné par Lucero Tena, aux castagnettes, et Xavier de Maistre, à la harpe, aux Récollets à Ciboure le samedi 5 septembre dernier, et pas moi, qui venais de regagner Bordeaux ; cf mon article « Et toujours aux Récollets, à Ciboure, un absolument magique concert, hier 5 septembre, de Xavier de Maistre, harpe, et Lucero Tena, castagnettes…« , en date, lui, cet article, du 6 septembre dernier… – , et cela après plusieurs écoutes, en boucle, proprement enchantées de ce prodigieux CD, envoûtées par pareille prodigieuse magie enregistrée !

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    Existent donc vraiment, et en toute pleine effectivité, des miracles ; et en musique tout spécialement : elle a l’art d’élever très très haut, vers l’empyrée…

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    Tout simplement, regardez et écoutez donc ceci (de 5′ 43), enregistré en 2017 pour servir de trailer officiel à ce magique CD :

    à votre tour, vous accèderez ainsi déjà un peu au prodige de cette magie de musique et d’interprétation-incarnation donnée par le jeu incroyablement parfait et de Xavier de Maistre et de Lucero Tena…

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    Une magie qui m’avait été annoncée, voilà, par mon amie luzienne Francine Aldin, qui avait déjà, une ou deux années auparavant, assisté, envoûtée, à ce même concert « Serenata española » de Lucero Tena et Xavier de Maistre donné lui aussi à Ciboure ou Saint-Jean-de-Luz, et peut-être même aux Récollets ; et qui pour rien au monde ne désirait manquer de s’enchanter, cette nouvelle fois, à la perfection absolue du jeu de castagnettes de Lucero Tena (née à Victoria de Durango, au Mexique, le 16 septembre 1938)…

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    Une perfection confirmée à nouveau par les témoignages enthousiastes, après ce concert donné aux Récollets, à Ciboure, du samedi 5 septembre dernier, de Francine Aldin, de Sébastien Lepetit et Alma-Flore, ainsi que de mon ami désormais luzien Dominique Raoux-Cassin, tous présents, et tous encore sous le charme – à dimension d’éternité ! – de cet extraordinaire concert de harpe et castagnettes de Xavier de Maistre et Lucero Tena…

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    Et maintenant, me voilà qui écoute ce sublimissime CD « Serenata española » enregistré en 2017 en la sublime galerie – achevée par Mansart en 1640 – de l’Hôtel de Toulouse – ou Hôtel La Vrillière – , à Paris,

    qui n’a rien, mais absolument rien du tout !, d’une vulgaire espagnolade pour touristes en mal de clichés d’hispanité…

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    Écoutez, écoutez déjà, et regardez ici, cela, et vous serez à votre tour conquis et envoûtés par cette miraculeuse magie qui jaillit – miraculeusement ! je dois y insister.. – , de pure joie qui comble, des célestes doigts d’anges, plus et mieux que parfaits, de Lucero Tena et Xavier de Maistre…

    Un pur miracle à simple portée, aussi, d’écoute de CD…

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    Ce samedi 19 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Deux nouvelles reconnaissances (Sylvain Fort, Jean-Charles Hoffelé) du génie d’interprétation des Lieder de Schubert par la perfection de l’accord d’inspiration schubertienne du baryton Samuel Hasselhorn et son génial partenaire Ammiel Bushakevitz au piano, dans le CD « Hoffnung », de leur volume 3 (1825/26) pour Harmonia Mundi : « de Schubert, le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne ». Un trésor !

    En forme d’amplifications à mon article « Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du parfait tandem Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano : une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert en ses admirables Lieder… » en date du 22 avril 2016,

    voici que Sylvain Fort, en son article « Printemps du Lied » en ouverture en fanfare – « L’événement« … – sur deux pages (68-69) du numéro de mai n° 7555 du magazine Diapason – ce CD « Hoffnung 1826«  est bien sûr « Diapason d’or« … – et puis Jean-Charles Hoffelé, en son article « Éclaircie ?«  de son blog Discophilia en date d’avant-hier 5 juin 2026, viennent, chacun à sa façon, d’apporter deux nouvelles superbes reconnaissances du génie d’interprétation – voilà ! – des Lieder de Schubert par la perfection – magique ! à un « tel degré« , inouï jusqu’ici « de simplicité inspirée« , dit ainsi Sylvain Fort… – de l’accord d’inspiration, d’un naturel stupéfiant, proprement schubertienne  – « De Schubert, voilà le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne« , conclut son article Sylvain Fort… –  du baryton Samuel Hasselhorn et son génial – il faut y insister : l’homme est discret et ne se pousse pas du col… – partenaire Ammiel Bushakevitz au piano, dans le CD « Hoffnung » – accessible ici à l’écoute intégrale, mais oui, de ses sublimes 71′ 35… – , de leur volume 3 (1825/26) pour Harmonia Mundi – le CD HMM 902779 « Hoffnung«  a été enregistré à Berlin les 25, 26, 28 et 20 mars 2025.

    Un formidable trésor !

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    De Sylvain Fort, ces mots qui touchent en plein cœur de la cible :

    De l’art de Samuel Hasselhorn : « Ses moyens vocaux sont immenses, l’usage qu’il en fait est absolument abouti. Son art, tout de plein et de déliés qui passent insensiblement – toute la subtilité confondante (!) de l’art est bien là : chez l’interprète comme chez le compositeur… – du murmure intérieur à l’intensité la plus sobre, épouse chaque anfractuosité – voilà, voilà mais sans jamais le moindre surphasage – de ces lieder. (…) Le baryton y met – et voilà le secret de cette subjuguante perfection… – d’impalpables effacements – oui – , des retards – quasi imperceptibles – qui sont comme des soupirs – de délicate élégie profondément schubertienne en leur discrétion. Je crois bien n’y avoir jamais entendu ce degré de simplicité inspirée – voilà : tout doit vraiment couler de source... – (oui, même chez Hans Hotter) »…

    Et de l’art d’Ammiel Bushakevitz : « Et puis il y a l’art d’Ammiel Bushakevitz, qui discrètement – oui, oui – s’installe comme le plus génial – mais oui ! cf l’enthousiasme de mes précédents articles sur lui aux dates des 12 avril 2025 « Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…«  ; 13 avril 2025 « Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)…«  ; 18 avril 2025 « Délectation en boucle du miraculeux CD « Franz Schubert – Fantasie » sous les doigts du merveilleux et incomparable Ammiel Bushakevitz ; pour un Schubert parfait en son idéale confondante douceur essentielle…«   ; 22 avril 2025 « Ammiel Bushakevitz : un merveilleux (et modeste de sa personne) pianiste schubertien ; ou la joie lumineuse de partager si simplement à la perfection la musique…«  ; 24 avril 2025 « Par quels interprètes écouter au disque les Sonates de Schubert ? : retour à la question ; et, in fine, à la grâce sublimissime d’Ammiel Bushakevitz…«  ; 16 mai 2025 « Ecouter le précédent CD « Franz Schubert – Impromptus – Klavierstücke », enregistré à Lisbonne en 2015, de l’extraordinaire pianiste Ammiel Bushakevitz : le charme fou des « Grätzer Walser » D. 924…«  ; et 19 novembre 2025 « Ammiel Bushakevitz poursuit en beauté sa collection de « Piano Works » de Schubert pour le label Hänssler Classic, avec un volume III « The Final sonata », comportant, en plus de la Sonate n°21 D. 960, de superbes Moments musicaux D. 780…« … – des partenaires. D’où lui viennent cette lumière si particulière – si magique : magnifique de poésie, vérité et naturel… – et cet art du rubato – oui – qu’on croyait réservé à Gerarld Moore ?« …

    Avec cette parfaite conclusion sur ce que Sylvain fort caractérise comme « l’alchimie entre le chanteur et son pianiste » – ouvrant « des failles qu’on n’avait pas repérées » en ces lieder pourtant si entendus, et par les plus grands, jusqu’ici… – :

    « Spontanéité n’excluant pas la profondeur, sensibilité alliée à la maîtrise : voilà de Schubert le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne« …

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    Et de Jean-Charles Hoffelé maintenant :

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    ECLAIRCIE ?

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    Revenu en santé à l’été 1825, Schubert fit un petit voyage champêtre, quittant Vienne. Une embellie vraiment ? – telle est l’interrogation que vient opposer Jean-Charles Hoffelé, à l’écoute du CD, au livret signé par Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz… L’année 1826, abondamment illustrée ici, apporte bien des bémols – à l’espoir (Hoffnung) affiché par le titre donné au CD… – : ce qu’aura libéré la parenthèse enchantée de l’été précédent sera – et ce n’est, en effet pas peu… – une liberté supplémentaire dans l’inspiration, l’audace d’oser – au piano comme pour le chanteur – des modulations plus étranges, l’alpha d’une ouverture vers les futurs paysages visionnaires des deux dernières années.

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    Samuel Hasselhorn, dont le timbre se durcit à mesure des volumes – ce que traduit probablement, d’après mon ressenti de la voix de baryton de Samuel Hasselhorn, l’expression de « phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert «  présente dans le titre de mon article du 22 avril dernier : « Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du parfait tandem Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano : une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert en ses admirables Lieder…« … – , en rend compte avec toute sa subtilité – absolument : que de nuances profondes, et jamais surlignées – , débusquant – mais oui – le ton de fausse sérénade – écoutez-ici – d’Alinde, rendant amer le pas du promeneur sous la lune – Das Wanderer an der Mond : écoutez-ici… – , faisant même sonner étrange Um Mitternacht – écoutez-ici... L’accord avec Ammiel Bushakevitz est toujours aussi magique – oui ! – : son piano semble émaner – parfaitement, voilà ! – de la voix du baryton.

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    Et l’éclaircie ? Seul An Silvia, prestement enlevé – écoutez-ici… – , l’évoque, mais à peine – juste ce qu’il faut, en douceur…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Schubert 200
    Volume 3 (1825/26)
    Hoffnung

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Im Freien, D. 880
    Sehnsucht, D. 879
    Über Wildemann, D. 884
    Alinde, D. 904
    An Silvia, D. 891
    O Quell, was strömst du rasch und wild, D. 874
    Im Jänner 1817, D. 876
    An die Laute, D. 905
    Fischerweise, D. 881
    Im Frühling, D. 882
    Der Wanderer an der Mond, D. 870
    Das Zügenglöcklein, D. 871
    Totengräberweise, D. 869
    Ständchen, D. 889
    Lebensmut, D. 883
    Trinklied, D. 888
    Am Fenster, D. 878
    Wiegenlied, D. 867
    Um Mitternacht, D. 862
    Der Vater mit dem Kind, D. 906

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    Samuel Hasselhorn, baryton
    Ammiel Bushakevitz, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902779

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    Photo à la une : le baryton Samuel Hasselhorn – Photo : © Uwe Arens

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    Écoutez-ici « Alinde« , Op. 904 n° 1 (6′ 45), par Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz, peut-être mon lied préféré, entre tous, de Schubert – avec « Nacht und Traüme« …

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    Et regardez cette vidéo (de 3′ 08) de « Sensucht« , ainsi que cette autre vidéo (de 2′ 35) de « An Silvia« ,

    qui nous offrent le loisir de regarder aussi et admirer encore autrement ces parfaits interprètes à l’œuvre…

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    Un récital Schubert magique, vraiment…

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    Ce dimanche 7 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Admirer, et plus encore si c’est possible, la merveilleuse sensibilité et intelligence de jeu d’Aline Piboule en sa fantastique « Sonate pour piano » d’Henri Dutilleux : un must discographique !!!

    Je veux clamer ici bien haut le très haut degré d’intensité de ma très chaleureuse admiration pour l’intelligence ultra-sensible du merveilleux – parfait ! – jeu de piano d’Aline Piboule interprétant la singulière « Sonate pour piano » (de 1948) d’Henri Dutilleux (Angers, 22 janvier 1916 – Paris, 22 mai 2013) en son « opus 1 en soliste » au disque – pour reprendre l’expression d’Aline Piboule elle-même à la page 8 du livret de son CD – , le très singulier et très marquant CD Artalinna ATL-A017 « Aline Piboule – Dutilleux & Fauré » – enregistré à Oxford du 18 au 20 août 2016… – que je viens de recevoir après l’avoir commandé le lundi précédent, 20 avril, à mon disquaire préféré à Bordeaux :  

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    une sonate dont l’interprète tenait à dire ceci : « Très certainement la Sonate de Dutilleux m’a sauvée à une époque  : elle seule avait le pouvoir de convoquer en moi énergie et exaltation – voilà ! (…) Je ressens dans cette partition tout l’enthousiasme – oui ! – d’un compositeur dans sa jeunesse, sa fougue au sein d’une architecture solide ; j’y entends, aux côtés d’influences très fortement françaises (mais également russes), une joie sensuelle – voilà ! – de « faire sonner le piano ». Un plaisir du son, de l’espace et des couleurs » – en toute l’extraordinaire richesse de ce rare chef d’œuvre d’Henri Dutilleux…

    Et Aline Piboule d’ajouter : « Dans son essai sur la virtuosité chez Liszt, Jankélévitch évoque la joie – voilà ; et nous la ressentons ici ! – que l’on peut ressentir lorsque l’on s’affranchit de la gravité, tel un danseur« …

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    J’ai comparé à cette magique interprétation-ci d’Aline Piboule, en 2016, à Oxford, une autre (enregistrée en 2000), et par une autre pianiste qu’elle, présente en un coffret Deutsche Grammophon de 6 CDs « Henri Dutilleux Edition » paru, lui, en 2014, et qui m’a laissé, elle, froid : rien de cette vie et de cette vérité essentielle qu’y révèle et magnifie le jeu si sensible et intelligent d’Aline Piboule, léger, véloce en même temps que profond et attentif aux moindres nuances, en l’enregistrement de ce CD-ci, assumé, et même revendiqué, en ce CD Artalinna « Aline Piboule – Dutilleux & Fauré« … 

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    Et voici une vidéo (de 23′ 26) enregistrée à Vitry-sur-Seine lors du Festival Claude Helffer en 2015, un an avant l’enregistrement pour Artalinna à Oxford, même si je place encore plus haut le sublime enregistrement d’Oxford d’août 2016 : c’est lui qu’il faut écouter vraiment ; et le CD Artalinna est toujours disponible…

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    Et je tiens à citer ici in extenso le bel et si juste article de Jean-Charles Hoffelé – immense merci à lui ! –  « Piano français« , en date du 20 avril 2017, qui m’a fait connaître – je l’ignorais jusqu’ici – l’existence de cet extraordinaire et singulier – quelle vie ! – CD Artalinna ATL-A017 « Aline Piboule – Dutilleux & Fauré« … :

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    PIANO FRANÇAIS

    Marier la Sonate de Dutilleux et deux pages majeures de Fauré, quelle étrange idée, non ? Mais lorsque la dernière mesure de la Ballade du second résonne et qu’y succède l’entre chiens et loups qui ouvre l’Allegro de la Sonate, une certaine poésie du son – voilà ! – , du phrasé de l’harmonie, si française – oui – , résonne.

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    Les ponts voulus par Aline Piboule entre ces deux opus que soixante-sept ans séparent laissent percer cette trame diffuse qui fait la singularité d’un art. Pour la Ballade de Fauré et ses nombreux chausse-trappes – Liszt égaré par son écriture fuyante laissera le piano au compositeur après quelques pages, sous l’œil amusé de Saint-Saëns – le ton ample, le son d’orchestre, la simplicité de l’allant mettent partout un ton d’évidence – oui. Cela ne traîne pas, mais pourtant cela rêve, quadrature du cercle que permet un vrai legato, vocal, ombreux.

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    Si la Sonate de Dutilleux commence sans la fièvre qu’y mettaient hier Monique de La Bruchollerie et aujourd’hui Arthur Ancelle, Aline Piboule persiste dans sa poésie trouble – oui, riche, complexe… – , éclairant le médium et le grave d’un clavier de peintre. Sommet de sa lecture d’une précision fanatique, le Lied, grande errance dont la ligne qu’elle soupèse avec art fait sourdre cette mélodie que Messiaen aurait pu composer. Et il faut entendre comment elle entre dans la grande architecture du Choral et variations, trompettes victorieuses, pour construire pas à pas la vaste structure voulue par Dutilleux.

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    La suite de l’album est de pure logique, puisque revenant à Fauré, elle déploie le vaste choral du Thème et variations, le chantant plutôt que le proclamant, l’animant dans le clavier mais sans frapper jamais, léger, joueur – oui, oui, sans jamais rien forcer… – puis soudain tragique. Piano versatile – riche, complexe, mais fluide et merveilleusement évident ! – qui va loin – très loin, profond… – dans cet opus souvent buriné par des mains plus avides. Ici le chant demeure toujours – oui – , vertu fauréenne qui éclaire les structures rythmiques les plus complexes, que porte un très beau Steinway généreusement capté.

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    Je me demande bien ce qu’elle ferait des Barcarolles ou des Nocturnes – c’est désormais réalisé, avec son merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902505 « Gabriel Fauré – Nocturnes & Barcarolles « ; cf mon article en date du 11 avril dernier : « Le rare talent, et à un tel degré de justesse aussi merveilleusement sensible, d’Aline Piboule : découvrir et admirer aussi, avec retard, son CD « Gabriel Fauré – Nocturnes et Barcarolles », de 2024 : une magie de pureté absolue d’interprétation-incarnation de la musique…« …

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Gabriel Fauré (1845-1924)

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    Ballade, Op. 19
    (version pour piano seul)

    Thème et variations, Op. 73

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    Henri Dutilleux (1916-2013)
    Sonate pour piano

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    Aline Piboule, piano

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    Un album du label Artalinna ATL-A017
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    Photo à la une : © Jean-Baptiste Millot

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    Et j’y ajoute ici ces quelques recensions d’articles de presse – avec quelques menues farcissures miennes – :

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    « Aline Piboule comprend aussi bien les deux musiques – Dutilleux et Fauré . Mieux, elle les sent – oui. Son instinct lui permet, entre autres, de boucler la boucle des périples les plus aventureux avec une rare évidence – absolument ! Et sa technique – parfaite – d’en éclairer chaque orientation avec fidélité. » (Pierre Gervasoni, Le Monde, 28 avril 2017)

    « L’on admire la pertinence et l’originalité – les deux ! – de ce premier disque en soliste (…) Si elle s’adapte aux particularités de chaque compositeur (son Fauré est gourmand, son Dutilleux tonique), Aline Piboule leur offre à tous deux un jeu puissant et gracieux – oui – , aux effusions – toujours – bien maîtrisées. » (Sophie Bourdais, Télérama, 14 juin 2017)

    « Disque splendide » – vraiment ! (Alain Lompech, Diapason, Juin 2017)

    « A travers une interprétation raffinée – oui – , architecturée, libre – oui, oui – , de la Sonate pour piano de Dutilleux, ainsi que de la Ballade op. 19 ou de Thème et variations de Fauré, elle affirme une autorité et une science du clavier – sans didactisme aucun, mais avec le plus parfait et profond naturel, et la joie de jouer… – dont il faudra se souvenir » (Michel Le Naour, Cadences, Septembre 2017)

    « le ton ample, le son d’orchestre, la simplicité de l’allant – oui – mettent partout un ton d’évidence – voilà ! Cela ne traîne pas, mais pourtant cela rêve, quadrature du cercle – en effet – permet un vrai legato, vocal, ombreux. »  (Jean-Charles Hoffelé, Discophilia, Avril 2017)

    « … une prise de son exemplaire. Dans les trois œuvres, [Aline Piboule] parvient à conjuguer le mystère et la lumière, la rigueur et la souplesse – oui, c’est cela. La riche texture polyphonique de Thème et Variation est d’une clarté absolue – oui – , mais sans sécheresse, avec bien de la sensualité – oui, voilà… – dans le toucher – merveilleux – (…) On admire également la subtilité – magnifique ! – de la gestion du flux musical, toujours sobre et rigoureux – et fruité – , avec de délicats dégradés de volume (…) particulièrement inventive dans le jeu des timbres et les chatoiements sonores. » (Jacques Bonnaure, Classica, Juin 2017)
    « Un très beau début qui suscite de grands espoirs » – qui seront splendidement avérés – (Jacques Bonnaure, Pianiste, Été 2017)

    « Très bien enregistré (…) une sonorité faite de délicatesse, de tendresse – oui, oui – , c’est merveilleusement phrasé, c’est une interprétation fantastique – oui – de cette Ballade de Fauré (…) simplicité et beauté de l’expression (…) » (à propos de la Ballade de Fauré) … « On ne l’entend jamais joué comme cela (…) Elle en propose une lecture un peu moins musclée, un peu moins athlétique, un peu moins hystérique, il y a une finesse – magnifique – dans le jeu d’Aline Piboule, une manière d’orchestrer son piano de manière différente, où il y aurait plus de place pour certaines des percussions, où l’on entendrait des vibraphones, des instruments à vents, des harpes, et pas forcément des grosses caisses, des cymbales (…) Cela donne un éclairage étonnant, surprenant, et très convaincant. » – mais oui – (à propos de la Sonatede Dutilleux, et notamment de son premier mouvement) (Philippe Cassard, 6 mai 2017)

    « C’est une merveille – absolument ! – d’intelligence musicale, de maîtrise pianistique, d’allant » (pour la Sonate de Dutilleux) … « Pas de Fauré de salon ici, c’est « toutes voiles dehors », presque caracolant dans la Ballade et c’est tout aussi enthousiasmant. Un grand disque de piano. » – tout à fait ! – (Thierry Vagne, 16 avril 2017)

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    Aline Piboule : une idéale et parfaite musicienne du piano…
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    Ce lundi 27 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et l’écriture superbissime de Pierre Veilletet (1943 – 2013) réunie et publiée par ses amis d’Arlea, en les 800 pages de « Oui, j’ai connu des jours de grâce « : un bijou de littérature probe et lumineuse…

    Oui, l’écriture de Pierre Veilletet (Momuy, 2 octobre 1943 – Bordeaux, 2 janvier 2013 ) est somptueuse en sa lumineuse et tendre sobriété…

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    Ainsi que nous offre la merveilleuse occasion de le constater la réunion superbissime de ses principaux livres publiés, intitulée ici « Oui, j’ai connu des jours de grâce – œuvres 1986 – 2010« , que nous proposent magnifiquement les éditions Arléa… 
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    Ce lundi 26 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa