Étiquette : Philippe Hattat

  • Ecouter avec attention la singulière musique de George Crumb (1929 – 2022)

    La lecture de l’article élogieux « George Crumb enregistré en live à Deauville » de Patrick Jézéquel, paru hier 20 août sur le site ResMusica, à propos du CD B Records comportant « Black Angels«  LBM040, par le Quatuor Hanson, ainsi que « Music for a summer evening« , par les pianistes Philippe Hattat _ cf mes divers articles à son propos, dont, par exemple, celui du 14 avril dernier : « « … _ et Théo Fouchenneret et les percutionnistes Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry,

    m’a vivement incité à aller regarder quels CDs du compositeur George Crumb (Charleston, 24 octobre 1929 – Media, 6 février 2022), recelait jusqu’ici ma discothèque :

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    au moins 2 CDS Bridge de la « Complete Crumb Edition » :

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    le volume Seven _ Bridge 9139 _, paru en 2003, avec justement « Black Angels » ainsi que « Unto the Hills » ;

    et le volume Nine _ Bridge 9170 _, paru en 2005, avec « Ancient Voices of Children« , « Eine Kleine Mitternachtmusik » et les livres I à IV des « Madrigals« …

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    Ce qui me fournissait l’occasion d’écouter déjà ce « Black Angels » (de 1970) de George Crumb, par le bien connu Miró Quartet _ par eux (et avec le violoncelliste Matt Haimovitz), je possède le CD « Epilogue« , comportant le Quatuor Op. 80 de Felix Mendelssohn et le Quintette D.956 de Franz Schubert, OX2006, du label Oxingale Records, enregistré à Banff, Alberta, en janvier 2001, et paru en 2004… _, en cet enregistrement _ de référence _ pour le label Bridge, à New-York, les 26-27 juin 2003 ;

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    sur you-tube, et entre autres vidéos accessibles de ce singulier « Black Angels « ,

    voici par exemple celle (de 21′ 42) par l’Ensemble Intercontemporain, enregistrée à la Cité de la Musique à Paris le 3 avril 2011 ; mais on en trouve plusieurs autres, tout à fait excellentes, enregistrées par divers ensembles américains…

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    Et du « Music for a summer evening » de George Crumb (de 1974),

    voici une passionnante vidéo _ à regarder avec attention _ (de 38′ 31) enregistrée à Cleveland le 25 juin 2015 par les pianistes Roman Rabinovich et  Orion Weiss, et les percutionnistes Scott Christian et Marc Damoulakis…

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    Et il faut aussi écouter la remarquable vidéo (de 2′ 37) de présentation de leur travail par les excellents interprètes, à Deauville, de ce présent très intéressant CD B-Records LBM040…

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    Et j’ajoute que ma discothèque comprend aussi un autre CD George Crumb _ Naxos 8.559290 _ comportant « Songs, Drones, and Refrains of Death » (de 1962-68) et « Quest » (de 1994)… 

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    Voici donc l’article très précis de Patrick Jézéquel sur ce récent CD live à Deauville du label B Records :

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    George Crumb enregistré en live à Deauville

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    Deux œuvres du compositeur américain George Crumb jouées en public en 2021 au 20e Août Musical de Deauville par le Quatuor Hanson, deux pianistes et deux percussionnistes : l’occasion de (re)découvrir cette musique à nulle autre pareille, tendue, parcourue de symboles, de sonorités insolites, de citations et de références extramusicales. Tout un monde physique et métaphysique à habiter.

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    La musique de George Crumbest une musique qui n’enferme pas : c’est une invitation à investir son propre imaginaire par le truchement du sien. Ainsi, dès le début de Black Angels / Thirteen Images from the Dark Land (1970), où les cordes du Quatuor Hanson trouent violemment le silence par leurs staccatos et glissandos suraigus et criards, redoublés mais pianissimo, jusqu’au mutisme. Dans cette première section, « Threnody I : Night of the Electric Insects », d’une minute et demie, les insectes électriques sont les Black Angels du titre général, à comprendre métaphysiquement comme les anges déchus, et, politiquement par le compositeur Robert Greenberg, comme les hélicoptères américains qui ont noirci le ciel du Vietnam. Le titre est assez explicite, il s’agit d’un thrène, et l’opus a été composé en 1970, « in tempore belli », comme l’a noté George Crumb. La pièce était d’ailleurs écrite originellement pour « quatuor électrique » et réclamait un maximum de réverbération. En réalité, elle est toujours interprétée par un quatuor amplifié et dérivé. Dans le livret, Anton Hanson explique avoir travaillé avec le réalisateur en informatique Étienne Dumoulin afin de trouver l’équilibre qui ne nuirait pas à la grande expressivité des motifs. Auprès des cordes et de l’électronique s’invitent, sporadiquement, gongs, maracas, verres de cristal, cris et chuchotements. Ici, le rôle traditionnel du violoniste a éclaté. Quant au sous-titre – Treize Images du Pays sombre –, il indique une succession de tableautins plutôt qu’une véritable narration, même s’il y trois parties – « Departure », « Absence » et « Return », qui sont, de l’aveu du compositeur, les trois étapes du voyage de l’âme. Chacune de ces parties comporte un « Threnody » numéroté : autant de points de suspension (sections 1, 7 [symboliquement le Bien] et 13 [symboliquement le Mal) de l’arche que forme la composition entière, ainsi que l’indique encore le musicien. Il est vrai que l’ensemble donne une impression de flottement, de fuite dans le silence – comme une sorte de vie après la mort, cette dernière planant continument. Comme on le voit, la symbolique du nombre est ici importante, à tel point que Black Angels se présente comme un palindrome musical, car les effectifs des treize sections sont successivement les suivants : quatuor, trio, duo, solo, duo, trio, quatuor, trio, duo, solo, duo, trio, quatuor. De la même façon, hauteurs, intervalles, durées, références et citations ont une forte valeur symbolique et entrent en résonance avec les titres auxquels ils appartiennent : sons saturés, musique bruitiste (section 4, « Devil Music »), triton (section 4), les « trilles du Diable » de la sonate en sol mineur de Tartini (section 7, « Threnody II : Black Angels ! »), le « Dies Irae » du Requiem grégorien (section 5, « Danse Macabre »), le début du deuxième mouvement du Quatuor La Jeune Fille et la Mort de Schubert (section 6, « Pavana Lachrymae », première de la deuxième partie, « Absence »), une (sublime) sarabande originale (section 8, « Sarabanda de la Muerte Oscura »), glissandi aller-retour en pizzicati (sections 11 et 12, « Ancient Voices » et « Ancient Voices [Echo])… La pièce se referme sur ce sur quoi elle s’était ouverte : « Threnody III : Night of the Electric Insects ». On l’aura compris : cette musique très expressive, hantée par de multiples fantômes, mixant très habilement les techniques et les époques, ménage sans cesse des effets saisissants. La mise en son est magnifique.

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    La magie opère également dans la superbe Makrokosmos III / Music for a summer evening pour deux pianos amplifiés et percussions (1974), mais différemment puisqu’ici importent surtout les recherches sonores et que les instruments sont autres. La référence à Bartók et la source d’inspiration qu’a été sa Sonate pour deux pianos et percussion vont d’ailleurs dans ce sens. Dans le livret, le percussionniste Rodolphe Théry insiste sur l’importance que revêtait pour George Crumb les sonorités métalliques et la dimension circassienne du jeu de l’interprète induite ici par l’étonnante variété des percussions : xylophone, timbale, tam-tam, claves, wood-blocks, cymbales, crotales, cloches tubulaires, bols tibétains, pierres de prière tibétaines, flûte à coulisse, ou encore mâchoire d’âne. En même temps, les titres des cinq mouvements sont très évocateurs : « Nocturnal Sounds [The Awakening] », « Wanderer-Fantasy », « The Advent », « Myth » et « Music of the Starry Night ». Bref, un monde très habité – et comment ! – où priment tout au long le travail sur le timbre et l’expressivité. Et en même temps… Comment ne pas saisir d’emblée que tout ici est mystère et que tout est à la fois nécessaire ? Le compositeur lui-même parle de « drame cosmique » (à ce propos, il faut de nouveau saluer le travail sur la sonorisation, laquelle ouvre un espace infini). Écouter la musique de George Crumb n’est jamais un simple divertissement, au sens pascalien, mais une épreuve qui peut nous emmener loin. Justement, embarquons ! Tout d’abord pour les « Nocturnal Sounds [The Awakening] », où s’entendent les traits précipités et si brefs des deux pianos sonorisés auxquels font échos les percussions. Tout un monde sonore grouillant qui ne développe rien, mais finit par enfler avant de disparaître dans le decrescendo de sons cristallins. C’est certain, Bartók est présent par le caractère essentiellement percussif de ce mouvement. « Wanderer-Fantasy » s’ouvre sur le son solitaire de la flûte à coulisse, comme l’appel d’un berger céleste, que rejoint un piano discret et un peu mélancolique, légèrement soutenu par diverses percussions, l’ensemble évoquant un carillon. Puis réexposition par la flûte à coulisse de sa mélopée venue d’une autre sphère. Conclusion avec les pianos, qui dans le grave, ont la solennité, le hiératisme et le caractère sombre de la Sonate de Bartók. Encore plus énigmatique et plus beau est le troisième mouvement : « The Advent ». C’est une véritable cérémonie, comme une lente procession (un avènement dit le titre), qui marie des voix flottantes doublant les notes faites par les cloches tubulaires et les pianos grattés directement sur les cordes comme des guitares avec les ongles ou la pulpe des doigts. Du jamais ouï ! « Myth », moins emphatique, n’en est pas moins cérémoniel, mais l’on est passé du côté de l’Orient, plus précisément du Japon, avec ses cris comme des kiaïs, ses soupirs, son archet courant sur une cymbale, ses roulements de timbale, ses claves de plus en plus fortes, ses furtifs bols tibétains, sa flûte méditative… : tout une liturgie où chacun prend le relais sur fond de silence. « Music of the Starry Night », le dernier des mouvements et le plus long (12:16), est une œuvre en soi, résumant tout l’art de George Crumb. C’est, entre passages nocturnes et intrusions brutales de percussions métalliques, une pluie rafraîchissante tombant d’un ciel étoilé (le titre). Johann Sebastian Bach s’entend brièvement, fondu dans un halo de bruits d’ailes battant à toute volée. Se souvenir est si important pour Crumb ! Et son inventivité est à chaque minute incroyable. Rêvons-nous, sommes-nous bien éveillés ? À quel point l’étrangeté peut nous paraître familière, si belle et si plénière !

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    L’originalité et la profondeur de la musique, la qualité d’interprétation, l’amplification par l’électronique, la prise de son, le témoignage enthousiaste des musiciens dans le livret, sans oublier la jolie pochette cartonnée grise et jaune, tout concourt à faire de ce disque une très heureuse surprise. Le résultat est exceptionnel _ et c’est bien sûr à relever !

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    George Crumb (1929-2022) :

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    Black Angels / Thirteen Images from the Dark Land (1970) ;

    Makrokosmos III / Music for a Summer Evening pour deux pianos amplifiés et percussions (1974).

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    Quatuor Hanson (Anton Hanson, violon ; Jules Dussap, violon ; Gabrielle Lafait, alto ; Simon Dechambre, violoncelle) ;

    Philippe Hattat et Théo Fouchenneret, piano ; Emmanuel Jacquet et Rodolphe Théry, percussions.

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    1 CD B Records. Enregistré à Deauville, à la chapelle des Franciscains, les 7 et 10 juillet 2021.

    Notice français-anglais.

    Durée : 61:10

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    À suivre…

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    Ce dimanche 21 août 2022; Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment ma curiosité et le nom de Philippe Hattat m’ont conduit à la découverte de l’oeuvre d’Olivier Greif (1950 – 2000)

    Comment ma curiosité et le nom de Philippe Hattat

    m’ont conduit à la découverte de l’œuvre d’Olivier Greif (1950 – 2000) :

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    c’est un article de ResMusica « Le label b-records lance la plateforme de streaming b-concerts » d’avant-hier 12 avril, qui m’a mené à un autre article _ signé Jean-Christophe Le Toquin _ du même site ResMusica du 5 avril 2020,

    intitulé, lui, « Les chants de l’âme d’Olivier Greif par Marie-Laure Garnier« ,

    qui m’a mené, lui, au nom du pianiste Philippe Hattat.

    …

    …

    Ce qui m’a immédiatement ramené,

    au delà et en-deçà de mon article du 1er septembre 2020 « « ,

    à mes articles de recherches ravéliennes de juillet et septembre 2019,

    qui ont bénéficié de très bienvenus apports de la curiosité (et très aimable aide à ma recherche) de Philippe Hattat _ ce fut le 13 juillet 2019, puis le 25 septembre 2019 _ :

    …

    …

    d’abord à celui-ci, très important, du 15 juillet 2019, «  «  ;

    …

    et puis à ceux-là, des 24 et 30 septembre 2019 :

    « « 

    et surtout « « …

    …

    …

    Voilà les raisonnements et démarches qui m’ont donc conduit à découvrir _ enfin ! comment avais-je pu jusqu’ici passer à côté ?.. _ la musique majeure d’Olivier Greif,

    et, qui plus est, grâce à des enregistrements discographiques comportant la présence au piano de Philippe Hattat.

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    Illico presto, hier, j’ai pu mettre la main sur le CD B-Records LBM 035 de la « Danse des morts » ;

    …

    et ce jour, je vais chercher en chasse d’un exemplaire du CD B-Records LBM des « Chants de l’âme » d’Olivier Greif…

    …

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    Et voici, déjà, de quoi écouter, de ces « Chants de l’âme » d’Olivier Greif,

    ses 9 moments,

    sur des poèmes de Poètes métaphysiciens anglais, dont John Donne,

    ainsi que le plus tardif William Blake :

    …

    …

    1 The Tyger 3’ 08
    2 Deniall 5’ 49
    4 Sic Vita 2’ 44
    6 Virtue 4’ 11
    7 Song 4’ 09
    8 Mortification 8’22
    9 Peace 6’ 08

    …

    …

    Et, en bonus,

    toujours d’Olivier Greif,

    son « Tombeau de Maurice Ravel » pour Piano à 4 mains (d’une durée de 17′ 36) ;

    …

    ce qui s’impose ici…

    …

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    À suivre…

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    …

    Ce jeudi 14 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Philippe Hattat, pianiste, en séquoia, pour le dossier « Les plus belles pousses du piano nouveau », du numéro de septembre de Classica

    C’est dans le cadre de mes recherches des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    que Philippe Hattat a pris contact avec moi, en juillet et septembre 2019,

    pour me faire part de très fécondes découvertes raveliennes siennes !

    …

    Grand merci à lui !

    …

    …

    Philippe Hattat connaît bien mes amis Georgie et Luc Durosoir,

    ainsi que mon amie cibouro-luzienne Francine Aldin.

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    C’est donc avec plaisir que je découvre un très élogieux article, intitulé « Philippe Hattat, le séquoia« 

    dans le dossier « Les plus belles pousses du piano nouveau« , sous la direction d’Olivier Bellamy,

    du magazine Classica de ce mois de septembre 2020 (le numéro 225).

    …

    …

    Il y est dit _ je résume ! _ que

    Philippe Hattat, pianiste, « dégage une impression de solidité, de science et de transparence qui est la marque des vrais grands esprits universels« .

    …

    « Si le musicien est l’homme complet (Valéry), alors Philippe Hattat est complet au carré« .

    …

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    Le compliment n’est pas mince !

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    À suivre…

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    Ce mardi 1er septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    P. s. :

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    Et, pour mémoire, ce récapitulatif commode, en date du 30 avril dernier,

    ,

    recherches interrompues par le déclenchement de l’épidémie de Covid,

    et l’inaccessibilité, depuis, des archives municipales de Ciboure.

  • Une confirmation : la date du mariage des parents du cibourien Jacques Billac, le mari de l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, et père de la « chère Tante Gachuch » ; et les Errecalde (ou Recalde) de Ciboure

    En reprenant, item par item, mon carnet de bord depuis la mi-mars

    _ début de mes présentes recherches raveliennes

    suite à ma lecture hyper-attentive de l’admirable recollection, par Manuel Cornejo,

    de l’ensemble de la correspondance connue à ce jour de Maurice Ravel _,

    …

    je tombe sur une notation en date du 16 juillet dernier,

    quand je me plongeai sur les divers Billac cibouriens

    _ et que ne me parlait encore en rien le nom de Recalde (ou Errecalde) _

    …

    qui m’apprend que le 17 janvier 1769 eut lieu à Ciboure le mariage

    d’un nommé Pierre Billac

    et d’une certaine Sabadinna Errecalde.

    …

    …

    Or ce sont bien là

    _ me l’a appris le 25 septembre dernier un courriel de Philippe Hattat,

    m’aidant à corriger le Malac que je peinais à (mal) déchiffrer sur l’acte de mariage (le 14 septembre 1814 à Ciboure) de Jacques Billac avec Marie Delouart,

    en Recalde (c’est-à-dire Errecalde, précisait aussi Philippe Hattat),

    pour ce qu’il en était du nom de la mère du marié, Jacques Billac… ;

    le nom du père du marié, Pierre Billac, se lisant, lui, sans difficulté… _

    les parents d’un Jacques Billac à venir _ trois ans plus tard que ce mariage du 17 janvier 1769 _,

    qui naîtra, lui, le 5 septembre 1772, à Ciboure ;

    …

    comme en témoigne

    _ au moins, déjà,

    faute pour moi d’avoir recherché jusqu’ici l’acte de naissance de Jacques Billac dans les archives conservées à la mairie de Ciboure ;

    mais pas mal de Billac (dont plusieurs Pierre Billac, il faut le relever !) sont attestés alors à Ciboure sur les registres archivés… _

    l’acte officiel de pension de sa retraite de marin de Jacques Billac,

    quartier-maître de manœuvre à 36 francs ;

    …

    l’acte de pension de reversion de sa veuve, Marie Delouart _ l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel _

    indiquant, lui _ et confirmant bien _, la date de naissance de cette Marie Delouart : soit le 29 juin 1782, à Ciboure.

    …

    …

    Ce Pierre Billac et cette Sabine Recalde

    _ puisqu’est ainsi orthographié le nom de la mère du marié, Jacques Billac _,

    qui sont mentionnés comme étant les parents _ Pierre Billac et Sabadinna Errecalde _ du marié, Jacques Billac,

    le 14 septembre 1814,

    lors de son mariage avec Marie-Baptiste Delouart

    _ celle que j’ai nommée la Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), la sœur aînée de la Marie Delouart n° 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842 ; et épouse de Jean Etcheverry) et de la Marie Delouart n° 3 (Ciboure, 7 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872 ; et épouse de Michel Goyenague), toutes les trois filles des cibouriens Gratien Delouart et Sabine Laxague ;

    qui sera la mère de Sabine Delouart (Ciboure, 11 septembre 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) ;

    puis la grand-mère de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) ;

    et enfin l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)…

    …
    …

    Une ultime remarque pour aujourd’hui :

    …

    recherchant sur le web la présence d’Errecalde ou Recalde 

    _ l’orthographe de l’inscription étant fonction de la prononciation des témoignants auprès de l’officier d’état-civil… _

    à Ciboure dans la seconde moitié du XVIIIème siècle,

    …

    je n’ai jusqu’ici trouvé que la mention d’un Jean Errecalde,

    né à Ciboure le 17 juin 1761,

    parmi les bénéficiaires d’une pension de pilote-côtier à 81 francs,

    pour 25 ans, 8 mois et 29 jours de service,

    sur une ordonnance de droits à pension signée par le roi Louis-Philippe en date du 22 avril 1831

    _ en 1805, année de début de l’attestation des services de pilote-côtier de ce Jean Errecalde,

    celui-ci, puisque né le 17 juin 1761, était âgé de 44 ans ;

    et en 1831, il était âgé de 70 ans…

    …

    Jean Errecalde, né à Ciboure le 17 juin 1761 :

    possiblement un petit frère

    ou un neveu

    de la Sabadinna Errecalde qui s’est mariée à Ciboure le 17 janvier 1769 ;

    …

    et qui est la grand-mère paternelle, côté Billac,

    de la chère « Tante Gachuch » (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902),

    de Maurice Ravel (1875 – 1937)…

    …
    …

    Recherches cibouriennes à poursuivre…
    …
    …

    Ce lundi 30 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa