Étiquette : Philippe Venturini

  • S’enchanter déjà à la lecture richissime de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel », de Luc Hernandez (aux Editions La fosse aux ours) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel ; soit une splendide ouverture vers le bonheur de la jubilatoire et quasi orgasmique musique de Haendel. en ses opéras…

    S’enchanter déjà à la lecture de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel« , de Luc Hernandez (paru aux Éditions La fosse aux ours le 7 novembre 2025) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel…

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    C’est l’excellente émission « Sous la couverture » de Philippe Venturini de samedi dernier 28 février sur France-Musique consacrée à cette « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel » de Luc Hernandez, agrémentée d’un épatantissime choix de magnifiques extraits musicaux, qui m’a magiquement replongé dans la jubilatoire – souvent orgasmique même ! – féerie de Haendel, avec la très contagieuse passion de Luc Hernandez dans ses commentaires magnifiques.

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    Et en voici le délicieux podcast (de 30′)…

    Et c’est même trop court…

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    Si on connaît les grand chefs-d’œuvre de Haendel tels que le « Messie« , une part de son œuvre opératique prolifique – en effet Haendel était un généreux… – reste méconnue. Luc Hernandez propose une plongée – extrêmement détaillée pour notre plus grand plaisir de découvrir… – dans ses 39 opéras baroques, démontrant la grande diversité – voilà ! – esthétique, dramatique et l’immense – inépuisable ! – créativité du compositeur.

    Si Haendel est largement reconnu pour ses oratorios comme Le Messie, on oublie trop souvent qu’on lui doit le plus grand répertoire d’opéra baroque de son temps : 39 œuvres – conservées et accessibles, en partitions comme aux disques… – , avec des chefs-d’œuvre comme Jules César, Alcina, Ariodante ou encore Serse et son air le plus célèbre, Ombra mai fu. L’ambition de ce livre est d’être le premier guide complet de référence – voilà ! – sur les opéras de Haendel. Il s’agit donc d’établir la genèse de chaque œuvre et sa postérité, depuis sa réception contemporaine jusqu’à une sélection discographique disponible aujourd’hui, avec une analyse exhaustive. Un livre-somme donc – oui, oui ! un trésor ! – , totalement inédit, y compris en langue étrangère.

    Haendel a passionnément – oui ! – composé des opéras (trois fois plus que d’oratorios). C’est aussi cette obsession – oui ! – que veut raconter ce guide. Celle d’un compositeur allemand immigré, féru depuis son plus jeune âge d’opéra italien – et uniquement italien – au point de l’imposer en Angleterre avec un succès sans égal, avant que les nationalismes ne finissent par y mettre un terme… L’amour de l’opéra chez Haendel est aussi un rêve européen, transformant l’art vocal italien en véritable art dramatique – c’est là un trait important – , fusionnant les styles de son époque en un geste personnel – et génial – , posant les bases du théâtre musical moderne – rien moins que cela…

    C’est en comprenant la poésie particulière de la dramaturgie baroque – un élément fondamental – qu’on peut mesurer le génie propre – très singulier, en effet – à Haendel, et mesurer ainsi son extraordinaire modernité : l’éloge de la nature, l’humour et l’anti-héroïsme, le pré-romantisme et la dévotion aux sentiments, un féminisme résolu qui va de pair avec les débuts de la caractérisation des personnages ou de la psychologie, ou encore la peinture symphonique des décors et des atmosphères – voilà… Un art lyrique personnel et à part entière, harmonieux, inventif et – formidablement ! – joyeux, qui, comme l’écrira André Bazin du cinéma, « substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs » – alors que très pudique et même secret en sa vie personnelle et intime, de Haendel lui-même nous en savons si peu : c’est sa musique essentiellement qui, et à quels degrés !, l’exprime tout entière…

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    Et maintenant,

    je me plonge dans les 736 pages de cette merveilleuse somme réalisée avec une formidable compétence passionnée par Luc Hernandez

    constituant une splendide ouverture vers le bonheur – voilà le mot que prononce Luc Hernandez – , de cette jubilatoire musique de Haendel en ses opéras…

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    Ce mercredi 1er avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur la réception par la critique de « Vêpres de la Vierge » de Monteverdi en Cinémascope, technicolor et relief, par Pygmalion : quelques écoutes un peu diverses…

    Le double CD Harmonia Mindi HMM 902710.11 des « Vespro della Beate Vergine » de Claudio Monteverdi _ ce chef d’œuvre magistral et renversant de 1610, composé à Mantoue, mais destiné à Venise… _ par l’Ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon, a reçu des appréciations un peu contrastées de la critique ;

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    par exemple, sous la plume de Frédéric Degroote à page 84 du Diapason n° 726 de ce mois d’octobre-ci (3 étoiles),

    et sous celle de Philippe Venturini à la page 84 du Classica n° 256 de ce même mois d’octobre (5 étoiles).

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    Frédéric Degroote, dans Diapason :

    « Dès le martèlement de l’invitatoire Deus in adjutorium, le ton est donné : celui d’un Vespro vocalement et orchestralement opulent, alignant plus de 35 choristes et 25 instrumentistes, sans compter les solistes.

    (…)

    Tout dans sa relecture millimétrée est surligné en jaune fluo, à coups de vifs contrastes ou de superpositions d’instruments.

    L’Ave maris stella accuse une lenteur à faire suffoquer les chanteurs ; l’Amen final, pourtant noté sans changement de tempo, s’étire davantage encore, dans un crescendo à l’extase superlative. Dans le Gloria Patri du Magnificat, Pichon passe outre les chiavette _ ces clefs indiquant qu’il faut transposer une quarte plus bas, et non jouer dans le ton écrit _ et se targue de faire chanter des sol aigus aux deux ténors pour « décupler l’impact émotionnel ». La fin prévue par Monteverdi semblant ne pas lui suffire, il calque sur le Fidelium animæ la toccata d’ouverture sous prétexte d’arguments doxologiques.

    Si l’on s’étonne de ces libertés philologiques, on ne peut que louer la réactivité des forces en place pour défendre cette vision à la loupe, ce Monteverdi en réalité augmentée. Au moins cette expérience sonore, où règne un mysticisme de pacotille, reflète-t-elle fidèlement l’une des définitions que le chef donne des Vêpres de Monteverdi : « la première œuvre cinématographique de l’histoire de la musique« . Au point que l’on croit aisément être revenu d’un péplum« .

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    Et puis Philippe Venturini, dans Classica :

    « Depuis le concert de février 2019 à la chapelle royale du château de Versailles, capté puis publié en DVD par Château de Versailles Spectacles (…), Raphaël Pichon conserve une conception foisonnante et recueillie à la fois, nourrie du faste de l’église comme de la vitalité du théâtre, du tumulte du Tintoret comme de la richesse chromatique de Véronèse. L’effectif fourni du chœur (une trentaine de chanteurs) et la variété de l’orchestre, permettent de souligner _ et non pas surligner, ici _ les styles ancien et moderne, de distinguer les pièces polyphoniques chorales (les 5 psaumes) des motets solistes (les 4 concerti sacri annoncés sur la partition), d’éclairer cette « première œuvre cinématographique de l’histoire de la musique« .

    Contrairement à René Jacobs (Harmonia Mundi, 1995), Gabriel Garrido (K617, 1999) ou Jordi Savall (Alia Vox, 1988), Raphaël Pichon ne recourt pas aux interpolations en grégorien, sauf pour la conclusion (Domine, exaudi orationem meam), qui récite la toccata d’ouverture, et insère le motet Sancta Maria, succurre miseris SV 328.

    La prise de son généreuse d’Hugues Deschaux, permet de disposer d’une matière sonore onctueuse qui, heureusement, ne brouille pas la polyphonie et maintient les solistes dans un espace global.

    Comme à son habitude, Raphaël Pichon prête attention au texte, que ce soit dans la torrentielle réponse à l’appel initial, les différents épisodes du Dixit Dominus (les temps forts bien marqués sur « conquassabit« , la fluidité du « De torrente« ), ou du Magnificat qui investit un vaste espace.  La grâce surnaturelle du Nigra sum d’Emiliano Gonzales Toro, la sensualité du Pulchra es de Céline Scheen et Perrine Devillers, l’énergie du Fecit potentiam de Lucile Richardot, participent à cette « expérience de l’extase » _ orgasmique ? _ que cherche le chef« .

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    Cf aussi l’article, uniment laudatif, lui, intitulé « Ode mariale » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en date du 15 setembre dernier.

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    ODE MARIALE

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    En février 2019, la Chapelle Royale résonnait de fulgurantes Vêpres à la Vierge, Monteverdi investissait le temple du Grand Siècle sous la conduite ardente _ voilà _ de Raphaël Pichon. Ceux qui étaient présents ont gardé de cette aventure des souvenirs pour la vie, heureusement le label du Château de Versailles a publié la captation filmée de ces soirées historiques.

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    Mais Raphaël Pichon est en constant « work in progress ». Adieu l’image, ces nouvelles Vêpres seront toute entières sonores, et gardent des solistes prestigieux des concerts de Versailles les seuls Lucile Richardot – son Fecit potentiam est historique -, Nicolas Brooymans et le saisissant doublé des ténors, Emiliano Gonzalez Toro et Zachary Wilder, le premier atteignant au sublime ici plus qu’encore qu’à Versailles pour Nigra sum.

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    Adieux les mises en espaces, au Temple du Saint-Esprit à Paris, dans la roideur post-pandémique de janvier 2022, Raphaël Pichon réinvente « ses » Vêpres, assumant leur caractère disparate, les espaçant de plain-chant, dorant à force cornets et saqueboutes les icônes, et célébrant, dans une spatialisation savante qui songe toutes oreilles ouvertes aux espaces oniriques de San Marco _ forcément… _, les polyphonies gabrielliennes _ oui. La nudité des a capella adossés aux fastes des célébrations, tout rend compte des multiples visages de ces Vêpres qu’on sait composites.

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    Miracle, elles coulent enfin d’une seule ligne, tour à tour ténue ou spectaculaire, comme elles ne l’avaient plus fait depuis la version princeps _ celle de 1964, celle de 1989 ? _ de John Eliot Gardiner, ce n’est pas sous ma plume un mince hommage à l’art de ce jeune homme qui n’aime se confronter qu’aux chefs-d’œuvre, l’année passée une Saint Matthieu bouleversante, aujourd’hui ces Vêpres éloquentes, à quoi pense-t-il pour demain ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Claudio Monteverdi
    (1567-1643)

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    Vespro della Beata Vergine,
    SV 206

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    Pygmalion
    Raphaël Pichon, direction

    Céline Scheen, soprano
    Perrine Devillers, soprano
    Lucile Richardot, mezzo-soprano
    Emiliano Gonzalez Toro, ténor
    Zachary Wilder, ténor
    Antonin Rondepierre, ténor
    Étienne Bazola, basse
    Nicolas Brooymans, basse
    Renaud Brès, basse

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    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HMM 902710.11

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    Photo à la une : le chef Raphaël Pichon – Photo : © DR

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    Des regards tous trois intéressants,

    en harmonie aussi avec ma propre écoute, impressionnée… 

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    Ce mercredi 18 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une excellente entrée dans l’oeuvre zébrée de Bela Bartok : le regard de Peter Szendy en son entretien avec Philippe Venturini à propos de son récent « Abécédaire Béla Bartok »…

    Le 4 juin dernier,

    en son émission de France-Musique « Sous la couverture » consacrée aux livres sur la musique,

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    Philippe Venturini a reçu le philosophe et musicologue Peter Szendy à propos de son tout récent livre-abécédaire « Béla Bartok (1881-1945) un abécédaire ennuagé« , paru le 14 avril 2022, aux Éditions de la Philharmonie de Paris.

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    En voici, à écouter, les passionnantes 28′ 40″ du podcast ;

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    ainsi que la page le concernant telle qu’elle est accessible sur le web :

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy, professeur à l’université de Brown & Philippe Venturini, jornaliste, producteur de l'émission (g. à d.) ©Radio France - Annick Haumier / RF

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    France Musique, studio 361 …
    Peter Szendy, professeur à l’université de Brown & Philippe Venturini, jornaliste, producteur de l’émission (g. à d.) ©Radio France – Annick Haumier / RF
    Résumé
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    « Folkloriste, pionnier de l’ethnomusicologie, nationaliste, héraut de la modernité, pianiste & compositeur, Béla Bartók reste difficile à qualifier en quelques mots, tant son parcours fut riche et son œuvre foisonnant, tous deux marqués par le tumulte de son temps …«  Philippe Venturini

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    « C’est pourtant le parti qu’a choisi Peter Szendy, mon invité, pour dessiner, à travers un abécédaire, un portrait original et personnel d’un des plus grands musiciens du 20e siècle. » Philippe Venturini

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    A comme Astéroïde… B comme Barbe-Bleue… C comme Cerfs …

    Suivre l’alphabet pour explorer la musique et la pensée de Béla Bartók, Pourquoi pas ?

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    L’occasion d’une collecte qui lui ressemble, lui qui a sillonné les villages d’Europe, muni d’un phonographe à manivelle pour en archiver les patrimoines musicaux. La vie de Béla Bartók, traversée de nuages sonores et visuels, ces nuages qui recouvrent le texte sous forme de dessins au crayon, à la gomme par Anri Sala…

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    De Peter Szendy & Anri Sala : « Béla Bartók (1881-1945) Un abécédaire ennuagé« – Collection Supersoniques n°6 >Éditions de la Philharmonie de Paris

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)
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    France Musique, studio 361 … Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)

    © Radio France – Annick Haumier / RF
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    Peter Szendy, professeur en humanités à l’université de Brown, État de Rhode Island-USA. Conseiller pour les Éditions de la Philharmonie, et il a été le commissaire de l’exposition Le Supermarché des images, Galerie nationale du Jeu de Paume, Paris (février-juin 2020).

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    Peter Szendy, ses publications récentes : Pour une écologie des images (Minuit, 2021) ; Coudées : quatre variations sur Anri Sala (Mousse Publishing, 2019) ; Le Supermarché du visible : essai d’iconomie (Minuit, 2017) ; À coups de points : la ponctuation comme expérience (Minuit, 2013)

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)
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    France Musique, studio 361 … Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)

    © Radio France – Annick Haumier / RF

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    Anri Sala crée des œuvres mêlant image, architecture, son. Son travail a fait l’objet d’expositions monographiques, notamment au Kunsthaus Bregenz (2021), Buffalo Bayou Park Cistern à Houston (2021), Centro Botín à Santander (2019), Mudam à Luxembourg (2019), Castello di Rivoli à Turin (2019).

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    2013, Anri Sala, a représenté la France à la 55e Biennale de Venise & a participé à des expositions collectives, des manifestations internationales, dont la 57e Biennale de Venise (2017).

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    France Musique, studio 361 ... Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)
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    France Musique, studio 361 … Peter Szendy & Philippe Venturini (g. à d.)

    – Annick Haumier / RF
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    ♫ Sous la couverture – Générique

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    Coffret label Erato
    Coffret label Erato

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    ♪ Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonate K 453 – Scott Ross, clavecin ‎– Album “Domenico Scarlatti – L’Œuvre pour clavier”‎ – Coffret label Erato 75436

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    ♫ Sous la couverture – Programme

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    Béla Bartók at the Piano …

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    ♪ Béla Bartók (1881-1945) :10 pièces faciles pour piano BB 51 Sz 39 – n°10. Danse de l’ours (Bear Dance) Béla Bartók, piano– Label Warner Classics 190296729317/19

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    1991, recorded at Orchestra Hall, Chicago, USA …

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    Label Deutsche Grammophon
    Label Deutsche Grammophon

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    ♪ Béla Bartók (1881-1945) :Cantate Profane Sz 94. Chicago Symphony Chorus & Orchestra, direction Pierre Boulez – Album « Bartók : The Wooden Prince / Cantata Profana (1992) » – Label Deutsche Grammophon 435863-2

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    1994, recorded at Orchestra Hall, Chicago, USA … .

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    Label Deutsche Grammophon
    Label Deutsche Grammophon

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    ♪ Béla Bartók (1881-1945) :Le Mandarin merveilleux Op. 19 Sz 73 – Lever de rideau. Chicago Symphony Chorus & Orchestra, direction Pierre Boulez – Album « The Miraculous Mandarin Op . 19 , Sz 73 / Music For Strings , Percussion And Celesta Sz 106 (1994) » – Label Deutsche Grammophon 447747-2

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    ♪ Franz Liszt (1811-1886) :Ungarische Nationalmelodien S243 – Prélude Allegretto. Leslie Howard, piano – Album « Liszt : Fantasies, paraphrases et transcriptions de chants et hymnes nationaux – Label Hyperion CDA 66787

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    Soit une excellente entrée à l’idiosyncrasie bartokienne !

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    Ce dimanche 17 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter mieux les silencieux, avec Laurent Vilarem

    Samedi dernier matin, à la toujours intéressante émission Sous la couverture de Philippe Venturini sur France Musique,

    je découvrais le livre Les Silencieux _ sous-titré Les Compositeurs à l’épreuve du silence _ de Laurent Vilarem ;

    qui a vivement intéressé l’amoureux de la Musica callada de Federico Monpou (1893 – 1987) que je suis.

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    Et voilà que sur le site de Res Musica,

    et sous la plume de Vincent Guillemin,

    je découvre un article consacré à ce travail…

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    Le voici.

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    LES SILENCIEUX, DE LAURENT VILAREM

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    Les Silencieux. Les compositeurs à l’épreuve du silence. Laurent Vilarem. Éditions Aedam Musicae. 99 p.

    12,90€. Avril 2019

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    Les-silencieux-Les-compositeurs-a-l-epreuve-du-silenceAxé sur le silence, choisi ou forcé, le premier livre de Laurent Vilarem soulève de nombreuses questions sur des personnalités musicales de tous temps, principalement de la musique classique, mais aussi du XXe siècle dans la variété et le rock, pour tenter de comprendre pourquoi ou comment un compositeur peut devenir muet _ pas seulement, et même loin, très loin de là ! ; car une telle interprétation du sens du propos de Laurent Vilarem serait terriblement réductrice de ce que l’auteur veut signifier là ! Car il est des œuvres, et parmi les plus belles, qui nous donnent à percevoir le silence (non vide, loin de là !) lui-même… au point que l’on peut même se demander si la musique (et plus largement toute vraie œuvre d’art) n’a pas pour but de rompre avec le discours et le bavardage afin de nous donner à accéder à la qualité de parole et de vie de ce qui pourtant ne dit rien et se tait…

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    Quatre-vingt-dix-neuf pages, quarante-six sous-parties, douze chapitres ouverts par un prologue et clôturés par un épilogue, une brève et luxueuse introduction de Philippe Jaroussk. C’est avec cette matière et un style d’écriture extrêmement fluide et rapide _ le même qu’à l’oral dans l’émission de Philippe Venturini : alerte et très vivant _ que notre ancien collaborateur _ dont acte _, Laurent Vilarem, tente _ mais c’est presque péjoratif… _ de traiter une question rarement abordée d’une manière globale _ vraiment ? _  : celle du silence chez les compositeurs _ cette formulation manque terriblement de précision.

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    Jamais trop vulgarisateur, ni en même temps jamais trop pointu ou limité à une partie de la musique ou du répertoire, le propos passe en quelques instants de Brel à Wolf, de Schumann à Gorecki. L’ouvrage ne se veut pas exhaustif et surtout, il ne tombe pas dans la facilité d’une psychanalyse de bon aloi, tellement habituelle aujourd’hui pour expliquer avec des concepts actuels des actes ou sentiments d’une autre époque et d’autres mœurs. Évidemment, l’auteur ne peut en si peu de mots couvrir intégralement le sujet, et ne chercher à établir aucune démonstration scientifique. Il pose des questions plus qu’il n’y répond, et tente par l’accumulation de thèmes et d’histoires _ c’est vague ; un thème, c’est un cliché ; et une histoire, c’est une anecdote : rien que du superficiel ! _ de faire ressortir de nombreux cas particuliers, parfois relativement similaires _ et confus. L’article ne nous fait pas entrer dans le détail du livre…

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    Ainsi se plonge-t-on dans un univers de névroses, de faiblesses ou de problèmes, jusqu’à la mort, cause la plus évidente _ certes… _ de silence _ mais ce sont bien davantage les silences des musiques elles-mêmes que les péripéties de vie des compositeurs qui sont porteuses de sens… C’est l’histoire de la Symphonie n° 8 de Jean Sibelius, de l’album Les Marquises de Jacques Brel, de Charles Ives qui arrête d’écrire lorsqu’il quitte son métier d’assureur pour la retraite, de Gioachino Rossini et son boursicotage des dernières années. L’histoire des femmes aussi, trop longtemps bloquées par la société, ou par leurs maris, à l’image d’Alma Mahler. Toutes ces tranches de vies sont énoncées succinctement, sans interruption, d’une main parfois lapidaire, mais toujours haletante _ ou passionnante ? _, à même de capter l’attention _ dans quel but ? Nous proposer d’y penser ? _ à chaque ligne, pour un parcours centré sur le vide _ mais les vides ne sont pas nécessairement déserts, bien au contraire _, celui du silence.

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    J’ai commandé le livre de Laurent Vilarem il y a une semaine.

    Et j’attends avec une certaine impatience d’en découvrir et me pencher sur son détail…

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    Ce samedi 29 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa