Étiquette : photographier

  • Découvrir la maison des Gaudin rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz telle que Maurice Ravel y séjourna à diverses reprises tant que ce fut le domicile de ses amis Gaudin, issus du mariage, en 1875, d’Annette Bibal avec Edmond Gaudin, en une maison héritée par Annette Bibal, en 1903, de sa mère Victoire Dupous, épouse en 1843, de Pierre Bibal, et qui elle-même, Victoire, la tenait de sa mère, Françoise Benoît (1786 – 1855), épouse en 1821 de Pierre Jean-Baptiste Dupous (1800 – 1865) ; et dans laquelle Gachucha Billac, la chère grand-tante (1824 – 1902) de Maurice Ravel, fut la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre 1875 et 1886) ; et où séjourna à diverses reprises, et dès son enfance, Maurice Ravel (1875 – 1937), avant que, devenue veuve (en 1920), Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936) ne déménage, avec ses filles Marie Gaudin, puis Jane Gaudin-Courteault, de ce 41 rue Gambetta pour s’installer, au cours du mois d’août 1924, à la Villa Mirentxu, rue du Midi…

    C’est non sans difficulté qu’il a fallu se déprendre de l’erreur de localisation – ainsi à la page 169 de son « Ravel – Portraits basques » (seconde édition de juillet 2016), Etienne Rousseau-Plotto présente-t-il une photo de la maison située à l’angle de la rue Gambetta et de la rue Bague, légendée « La maison des Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz« , sans s’être avisé du changement de numérotation de cette rue Gambetta advenu dans les années 30… – , rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, de la demeure identifiée dans les divers actes d’etat-civil de la famille – naissances et décès – comme le 41 de la Grand-Rue, puis 41 rue Gambetta, suite à des modifications de la numérotation des maisons de cette rue Gambetta de Saint-Jean-de-Luz…

    …

    …

    Et c’est le désir de photographier maintenant et présenter les demeures, et à Ciboure, et à Saint-Jean-de-Luz – et produire aussi des photos anciennes, quand nous pouvons en retrouver… – , où sont nés ou décédés, ou bien ont séjourné – d’après des témoignages présents et retrouvés dans des correspondances conservées… – divers cousins de la cibourienne Marie Delouart (1940 – 1917) et son fils Maurice Ravel (1875 – 1937), pour le livre à  paraître cet automne aux Editions Jakintza,

    qui nous a conduit, Guy Lalanne et moi-même, à chercher à vérifier le plus « scientifiquement possible«   – preuves à l’appui – ce que nous allions asserter dans ce travail sur ce que j’ai qualifié – très tôt en ma recherche débutée au mois de mars 2019 – de « les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel« .

    …

    …

    La première idée de formulation de cette expression qui deviendra frappante à propos de ces cousinages basques demeurés jusqu’ici complètement méconnus (!), car Maurice Ravel n’avait pas de cousins identifiés comme tels jusqu’alors, du très simple fait que sa mère Marie Delouart (1840 – 1917) était fille et petite-fille de deux filles-mères : Sabine Delouart (1809 – 2874) et Marie Delouart (1782 – 1855) – pour rencontrer le nom du premier ancêtre masculin officiellement reconnu et avéré du côté Delouart de la mère de Maurice Ravel, il faut en effet remonter à l’aïeul Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)… – ,

    cette première idée de formulation, donc, de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, m’est venue le 7 avril 2019, en mon article « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« , à propos de ce que j’avais qualifié d’abord de « cousinages cibouriens de Maurice Ravel » ; et mon article se concluait par la phrase : « et je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur« … ; et le 20 mars 2019, mon article s’intitulait encore « Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague… » ; en revanche, mon article du 13 mai suivant s’intitulait, lui : « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » ;

    et le tout premier titre de mes articles à comporter expressément cette expression singulière de « cousinages cibouro-luziens » appliquée à la parenté basque de Maurice Ravel – et que je retiendrai désormais, définitivement – est celui de l’article en date du 19 août 2019 : « Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel » : « cibouro-luziens« , voilà l’expression un peu frappante désormais énoncée ;

    et une expression sur laquelle je désirais mettre expressément l’accent du fait de l’ignorance constatée jusqu’alors de cette descendance luzienne des cibouriens Delouart, via des Etcheverry, des Hiriart et des Gaudin ; et voir ici le questionnement de mon article crucial, en date du 11 octobre 2021, pas sur une simple ignorance de parenté, mais carrément sur sur un étrange déni – très assumé – de parenté avec Maurice Ravel de la part de son cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988), le fils unique de la cousine de Ravel Magdelaine Hiriart (1875 – 1968) : « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…« … 

    …

    …

    Il s’agit donc bien des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel,

    via sa mère, Marie Delouart, et les descendances cibouriennes mais aussi luziennes des deux sœurs nommées elles aussi, touts deux, comme leur sœur aînée, Marie Delouart (1782 – 1855) – d’où, ici, une malencontreuse erreur du valeureux Jean-Noël Darrobers, qui a confondu deux de ces sœurs, et n’a donc pas pu tenir compte, pour l’avoir complètement ignorée, de la descendance luzienne de la sœur née en 1784… – , Marie Delouart (1784 – 1842 – épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, du cibourien Jean Etcheverry (1777 – 1841)) – , et Marie Delouart (1786 – 1872 – épouse, à Ciboure le 28 février 1821, du cibourien Michel Goyenague (1790 – 1849)) –  ainsi que la descendancec du frère, Jean Delouart (1788 – 1872 – époux à Ciboure le 30 avril 1823 de la cibourienne Marguerite Larrea (1798 – 1844)), tous des Delouart donc, frère et sœurs de l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, la cibourienne Marie Delouart (1782 – 1855)…

    …

    …

    Et ce sont les maisons – elles-mêmes, si elles ont continué d’exister ; ou bien celles qui, à leur emplacement, leur ont succédé – et à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, de résidence de ces divers cousins basques – de Maurice Ravel – méconnus jusqu’ici, qu’après les avoir identifiées, et puis localisées précisément – eu égard aux changements de numérotation des rues, ou de noms ayant varié, au cours du temps, de ces maisons – , que nous désirons, Guy Lalanne et moi-même, présenter en photos dans notre livre à venir, dans l’espace et le temps de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    …

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    Trop d’erreurs ont marqué jusqu’ici les recherches ravéliennes au pays basque, faute de rigueur suffisante, et de vraie recherche de vérification de ce qui a été seulement repris tel quel – par simple copié-collé – , d’un chercheur à l’autre…

    …

    …

    A suivre : c’est passionnant !

    …

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    Ce samedi 3 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le passionnant Hors-Série « Plossu expérimental ? ! » de la revue Mettray : une poiesis du photographier à la fois singulier en même temps que très normal (voire universel) de Bernard Plossu ; ou son art d’accueillir ce qui se présente dans l’acte même du photographier, d’abord ; mais aussi dans l’opération de reprise et sélection des images, face aux planches-contact, chez lui, à La Ciotat…

    Ce mois de septembre 2002,

    en plus de son numéro annuel pour l’année 2022,

    …

    la très riche et originale revue Mettray de Didier Morin

    publie un passionnant Hors-Série de 55 pages, intitulé « Plossu expérimental ? !« ,

    de 40 photos de Bernard Plossu,

    …

    avec un judicieux texte de présentation, éclairant, de 5 pages, de Patrick de Haas,

    avec les chapitres aux titres déjà un peu parlants suivants :

    « Expérimentation, Expérience« , « Observer, Expérimenter« , « Photo ratée-réussie« , « Hasard », « Enfance« , « Sandwich« , « Supports, outils » et « Expérimentation, Expérience (bis)« ,

    qui éclairent donc un peu une proposition de parcours, parmi d’autres, à mener par nous les regardeurs de ce riche, dense, et jouissivement toujours un peu surprenant _ pour qui, du moins, n’est pas encore familier de l’œuvre multiforme et tellement formidablement ouverte de Bernard Plossu _ fascicule…

    …

    …

    Un opus de papier souple indispensable _ rien moins ! _ à qui s’intéresse si peu que ce soit à ce qui sous-tend et innerve consubstantiellement la pratique assez singulière en même temps que très normale et même quasi universelle du photographier si impactant de Bernard Plossu

    _ cf par exemple aussi, en cette veine, « L’Abstraction invisible » ; le podcast de (50′) de notre entretien sur et à partir de ce livre le 31 janvier 2014, dans les salons Albert Mollat de la Librairie Mollat ; ainsi que mon article du 16 février 2014 « « … _ ;

    …

    avec la largesse infinie de son art d’accueillir, y compris a posteriori aussi de son geste de photographier, tout ce qui vient se présenter à lui,

    …

    y compris donc au moment _ « expérimental » si l’on veut ; toujours second, et jamais forcé... _ à la fois encore inquiet mais surtout rasséréné et jouissif, chez lui, de passer en revue et contempler à la volée, maintenant, avec son regard incisif, rapidissime mais auquel rien n’échappe, les planches-contact des photos qu’il a su saisir, auparavant, en ses « campagnes » photographiques plus ou moins organisées, et parfois pas du tout _ Bernard Plossu ayant en permanence avec lui, à portée de sa main, au moins un appareil photographique, en une sorte de « campagne » ouverte de photographier permanente, face à ce qui va survenir… _  dans l’instantanéité toujours surprenante de son geste intensément ouvert et hyper-accueillant de photographier…

    …

    …

    Oui, tout un art d’accueillir :

     

    …

    d’abord, bien sûr, sur le champ même de l’acte ultra-rapide et surprenant de photographier ce qui advient et se présente à son regard et à son objectif ;

    …

    mais, aussi, en un second, voire un troisième temps, aux moments un plus sereins, cette fois, chez lui, à La Ciotat, du passage en revue des séries réunies de planches-contacts en vue

    ou bien d’un recueil en livre (et de son ultra- décisive mise en pages !),

    ou bien d’un montage (tout aussi ultra-décisif !) à commencer à concevoir pour réaliser, une fois sur place, nécessairement, la composition la plus intelligente et plastique possible des panneaux sur cimaises d’une exposition à monter de ces images advenues et puis choisies à garder et montrer, partager… 

    …

    …

    Toute une poiesis, donc, du « trouvé-créé« ,

    selon la superbe expression d’Alain Bergala, pour Mettray, en 2020, à propos des photos de Françoise Nuñez, citée par Patrick de Haas, à la page 4.

    …

    …

    Un grand merci !

    …

    …

    Ce vendredi 21 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la flânerie stambouliote très attentive d’une chaleureuse : « Istanbul Carnets curieux » de Catherine Izzo

    Sur un livre merveilleux

    d’attention chaleureuse

    à une ville _ sublime ! _,

    et à sa vie, ses habitants _ c’est une ville-monde ! _ :

    Istanbul.

    …
    Le livre

    (aux Éditions le bec en l’air)

    s’intitule Istanbul _ Carnets curieux ;

    son auteur est la photographe (marseillaise depuis longtemps : elle est l’épouse du regretté Jean-Claude Izzo _ cf par exemple son Vivre fatigue… _)

    Catherine Izzo ;

    …

    elle est aussi une amie

    de mon ami Bernard Plossu.
    …

    Ici,

    et en guise d’introduction en image à l’article,

    on pourrait regarder la photo Bosphore IV, page 73 _ soit la numéro 1 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    …

    Hier, une fois achevée la lecture du texte (des Carnets Curieux) _ superbe ! _

    qui accompagne les 91 _ admirables ! _ photos

    _ les 24 chapitres (avec plans !) de ces Carnets vont de la page 114 à la page 209 ; et sont datés « Istanbul, Marseille, Lille, Carnac, 2006-2010 » ;

    ils se terminent, page 209, par ces mots :

    « Je reviendrai.
    Hosça kal ! (Adieu ! Restez joyeux !)« … _,

    …

    j’ai adressé ce message à Bernard :

    …

    De :  Titus Curiosus

    Objet : Mail de Catherine Izzo
    Date : 9 octobre 2010 08:36:41 HAEC
    À :   Bernard Plossu

    …

    J’aimerais témoigner à Catherine Izzo
    du très grand plaisir
    que m’a donné son Istanbul _ Carnets curieux

    dont je viens à l’instant d’achever la lecture…
    …
    C’est un livre
    qu’on aimerait (humblement !) avoir écrit,
    tant il est juste en sa finesse
    et en la profonde délicatesse (= légère !) de sa curiosité
    à tant de singularités
    _ en son approche humblement caressante (sublime !) de la beauté vraie de l’altérité (aimée)…
    …
    C’est ainsi qu’il faut apprendre à voyager, séjourner _ regarder, (essayer de, s’essayer à) contacter : hors tourisme, si tant est que cela soit possible ! et avec tout le temps nécessaire… _,

    dans l’amitié de qui

    _ ici Ergül

    …

    (« jeune stambouliote solide, le visage ensoleillé, elle porte toujours ses cheveux très courts : « c’est plus simple ! »..« , page 149 ;

    elle « a vécu dix-sept ans en France _ son père fabriquait des automobiles chez Peugeot«  ;

    et « maîtrise parfaitement le français et l’anglais« , page 167 ;

    s’intéressant, peut-être professionnellement à l’archéologie, « Ergül voudrait découvrir les grands sites grecs de la Sicile. Mais la Turquie n’appartient pas à l’Europe, et même si l’on sait qu’Istanbul est plus près de Rome, de Naples ou de Palerme que de Bagdad, les tracasseries administratives d’une Europe frileuse et tatillonne freinent toute spontanéité. Il faut des semaines pour obtenir une autorisation de transiter« , page 167 aussi…) ;

    …

    mais aussi les égards rencontrés du « gardien du petit hôtel de bois« ,

    des « serveurs des jardins de thé«  ;

    et encore les mouvements des « tortues des cimetières« ,

    ainsi que ceux des « barques des pêcheurs du Bosphore » ;

    et encore « la douce lumière sous les treilles«  :

    …

    à laquelle, Ergül, (et auxquels, aussi) est dédié, page 7 ce merveilleux livre… _

    …

    dans l’amitié de qui

    vous fait partager ses sentiers…

    …
    Aussi,
    j’aimerais que tu me fasses parvenir son adresse Internet.
    …
    Titus
    …

    …

    P.s. : je n’ai rien dit des photos,
    parce qu’elles sont merveilleuses de justesse et beauté,
    tout simplement…

    …
    J’ai l’intention de consacrer à ce livre _ rare à ce degré de beauté _ un article de mon blog
    _ le voici !
    …
    Tu sais combien j’aime Istanbul, moi aussi ;
    et combien je souhaite retourner y vagabonder…

    …

    Fin du courriel à Bernard Plossu ;

    et début du corps de l’article :

    …

    Parmi les photos disponibles sur le net

    _ en l’occurrence sur le site personnel (Passevue) de Catherine Izzo _,

    voici une sélection, mienne :

    …

    D’abord,

    l’arrivée idéale à Istanbul

    est par bateau : en contournant la pointe de Topkapi, étrave à la rencontre du Bosphore, depuis la mer de Marmara, pour débarquer

    …

    _ tel le Michel-Ange du Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, au printemps 1506, dans le récit de Mathias Enard ;

    cf mes articles des 2 et 11 septembre 2010 :

    Au menu du (bon) ogre Enard : le géant Michel-Ange, le pouvoir, le sexe et l’effroi, en un Istanbul revisité à l’ére du tourisme “culturel” mondialisé…

    et : Mathias Enard, ou le creuseur pudique : face à l’énigme de l’oeuvre et les secrets du coeur (à partir de l’exemple de Michel-Ange à Rome _ et Istanbul !!!) ;

    ainsi que mon entretien avec Mathias Enard, le 8 septembre : le podcast dure 62 minutes… _

    …

    pour débarquer

    à l’ »échelle«  _ le quai, depuis si longtemps que la ville, Constantinople, existe… _ d’Eminönü…

    …

    Et ce, par quelque temps que ce soit :

    la brume et la pluie n’étant certes pas les moins appropriés à l’émerveillement de la découverte ;

    de l’approche _ celle-ci ne finissant, d’ailleurs, jamais !

    La gloire de son mystère s’enrichit !..

    …

    Voici, parmi la moisson d’images captées par Catherine Izzo,

    une arrivée_ stambouliote _ possible :

    …

    la photo Bosphore VI, page 106… _ soit la numéro 16, en comptant de gauche à droite et de haut en bas, de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Même par gros temps ;

    on peut encore y pêcher…

    …

    Ici on pourrait regarder la photo Pêche à Üsküdar _ rive asiatique, page 105 _ soit la numéro 30 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    On trouve toujours un débarcadère :

    …

    ici on pourrait regarder la photo Débarcadère, page 104… _ soit la numéro 27 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Puis, on pénètre en la ville, aux sept collines, elle aussi ;

    et il nous faudra toujours grimper un peu : les rues et ruelles _ avec platanes _ affrontent vaillamment les pentes herbeuses, et se glissent, en se faufilant, dans ce qui fut peut-être autrefois un ruisseau, sinon une cascade ;

    il y a aussi bien des escaliers…

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

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    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    © courtesy Catherine Izzo : Pasaj II _ Istiklal, page 50.

    …

    Et viennent de merveilleuses maisons de bois,

    dans certains quartiers _ par exemple, et tout particulièrement, encore,

    à Fener, et Balat ;

    elles risquent cependant de bientôt disparaître, face à la spéculation immobilière galopante, ici comme ailleurs ;

    sur ce sujet,

    cf le très beau film du réalisateur italo-turc, Ferzan Oztepec : Hammam (en 1998 : avec Alessandro Gassmann)…

    …

    Ici on pourrait regarder la photo Galerie supérieure de Vezir hane _ Beyazit, page 40… _ soit la numéro 10 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et les intérieurs, orants _ après s’être déchaussés (et nettoyés aux fontaines) _, des mosquées :

    …

    par exemple, la photo Prière II, page 88 _ soit la numéro 20 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et encore, en suivant, la photo Arabesque I, page 90 _ soit la numéro 8 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et le lacis labyrinthique des ruelles et rues

    des multiples quartiers :

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    © courtesy Catherine Izzo : Cankurtaran I, page 26.

    …

    et

    …

    aussi la photo Samatya, page 47 _ soit la numéro 14 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et, bien sûr, Aya Sofya,

    toujours magique :

    …

    ici, par exemple, la photo Aya Sofya II, page 43 _ soit la numéro 6 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et ses alentours :

    …

    ici on pourrait regarder la photo Tombe II _ Divan Yolu _ Vers Beyazit, page 94 _ soit la numéro 9 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo… ;

    …

    ou

    …

    la photo Eminönü III, page 60 _ soit la numéro 11 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Aya Sofya, toujours, toujours, si puissante :

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    © courtesy Catherine Izzo : Aya Sofya I, page 29

    …

    Puis, les escapades vers les périphéries tentaculaires,

    en constante continuelle expansion :

    …

    ici on pourrait regarder la photo « Bonne année » _ Kandili _ Rive asiatique, page 45 _ soit la numéro 4 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et encore :

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    © courtesy Catherine Izzo : Vers Tekirdağ II _ Hommage à Fellini _ Grande banlieue d’Istanbul, page 54…

    …

    Ou les quartiers d’affaires et de commerces, hyper-animés ;

    …

    Istanbul est une de ces mégapoles

    dont parle si bien Régine Robin, en son Mégapolis

    _ cf mon article du 16 février 2009 : Aimer les villes-monstres (New-York, Los Angeles, Tokyo, Buenos Aires, Londres); ou vers la fin de la flânerie, selon Régine Robin… _ ;

    dont le sous-titre est les derniers pas du flâneur… :

    …

    ici on pourrait regarder la photo « Kanyon » _ Saryer, page 20 _ soit la numéro 21 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Puis l’on revient toujours, ici,

    vers les rivages,

    tellement enchanteurs :

    le flot y clapote…

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    © courtesy Catherine Izzo : Vers Tekirdağ IV _ Grande banlieue d’Istanbul, page 81 ;

    …

    Ou

    …

    la photo Kumpkapi I, page 15 _ soit la numéro 2 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et sans cesse on prend

    et reprend

    le ferry

    d’une rive

    (l’une, européenne et, l’autre, asiatique, ainsi que cela se dit…)

    à l’autre,

    le temps,

    à peine,

    de déguster à bord un délicieux thé

    tout brûlant :

    …

    ici on pourrait regarder la photo Bosphore V, page  75 _ soit la numéro 3 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …
    et

    …

    la photo Bosphore II, page 23 _ soit la numéro 19 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…
    ;

    …
    et puis,

    d’où partent les trains pour Bagdad :

    …

    ici on pourrait regarder la photo Hayderpaşa I _ Rive asiatique, page 14 _ soit la numéro 29 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Et de saluer,

    en guise d’au revoir au lecteur,

    la vista _ avec la mouette _ de l’ami Bernard Plossu :

    …

    ici on pourrait regarder la photo Hommage à Bernard Plossu III, page 111 _ soit la numéro 28 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Avant de repartir (d’Istanbul),

    encore par bateau ;

    …

    mais avec l’idée (chère au cœur) de revenir

    sur ce rivage du Bosphore

    et des Eaux douces d’Europe _ l’autre nom de la Corne d’Or…

    …

    Ici on pourrait regarder la photo Bosphore IX, page 109 _ soit la numéro 15 de la page « Istanbul«  du site Passevue de Catherine Izzo…

    …

    Un livre merveilleux, chaleureux,

    en la délicatesse de sa justesse,

    que cet Istanbul _ Carnets curieux

    de Catherine Izzo…

    …

    …

    Titus Curiosus, le 10 octobre 2010

    …

    Post-scriptum :

    …

    Catherine Izzo cite aussi,

    et à plusieurs reprises,

    les beaux films de Nuri Bilge Ceylan :

    Koza, Kasaba, Uzak, Les Climats, Nuages de mai, Les Trois singes…

    …

    J’aime aussi beaucoup, beaucoup

    les deux photos

    _ à végétation plantureuse : ce pourraient presque être des vignes… _

    qui se font face aux pages 18 et 19 :

    …

    Tombe I _ Jardin de Küçük _ Aya Sofya Camii ;

    et 

    Yeni Valide Camii, cour intérieure _ Üsküdar, rive asiatique…

    …
    De l’ami Plossu,

    j’ai appris à (re-)connaître aussi l’art de la mise en page…

    …

    En conclusion,

    et pour donner aussi quelque échantillon de sa belle écriture fine, précise, juste et subtile,

    ces deux extraits-ci, aux pages 132 et 133 :

    …

    « Istanbul sous la pluie… La ville se rapproche _ de la focale du regard _, se resserre, intime, sensible, feutrée. Une dimension nouvelle se dessine, inconnue et voilée, secrète et délicate. Les paysages se diluent, le ciel et les mers s’embrassent. Istanbul se métamorphose en une palette de gris subtils et raffinés, nuancier infini, d’une grâce exceptionnelle pour qui prend le temps de les contempler _ et de les ressentir et saisir alors.

    …

    Gris argenté des dômes des mosquées, gris cendré des coupoles des medrese, gris anthracite et mat de l’asphalte, gris porcelaine des marbres des türbe, gris bleu des fumerolles échappées des frêles cheminées tortueuses, gris brun des fumées des bateaux, gris éteint et lourd des silhouettes des cargos qui remontent lentement le Bosphore, gris vert de la colline d’Eyüp, gris tourterelle des fontaines, gris perle de la tour de Galata, gris rosé de la façade du Patriarcat orthodoxe grec à Fener, gris sombre de Teodos Suru.

    …

    La pluie lave les toits de plomb, souligne l’envol des minarets, adoucit le jaune des taxis, assombrit les façades des maisons de bois. Les bateaux ne sont plus que de simples contours fantomatiques, les mosquées de gros animaux fantastiques.

    …

    On pourrait imaginer ce tableau triste, voire sinistre.
    C’est juste doucement mélancolique
    _ voilà.

    …

    Les terrasses des çay bahçesi disparaissent, parfois simplement enfouies à la hâte sous des bâches de plastique translucides.
    À l’abri des petits auvents ou des larges toits des marchés restent quelques tabourets sur lesquels les plus téméraires sirotent le thé éternel.

    …

    Un ruisseau, au milieu de la rue, dégringole vers les Eaux. J’ai toujours eu l’envie _ sans jamais le faire _ d’y déposer un petit bateau de papier et de suivre son chemin brinquebalant vers Marmara.
    À l’intérieur des lokanta les vitres s’embrument. Derrière la buée les rues deviennent des no man’s land mystérieux et lointains, paysages propices à toutes les rêveries »…

    …

    Et juste neuf lignes, plus loin, page 133 :

    …

    « Plus j’y reviens, moins je suis convaincue qu’Istanbul est méditerranéenne.

    …

    L’œuvre de Nuri Bilge Ceylan s’impose tout à coup. Derrière des fenêtres brouillées de gouttes d’eau qui tracent des chemins improbables et fantaisistes, la caméra suit le regard des personnages. Leurs yeux se noient dans la ville devenue imperceptiblement _ presque à leur insu _ intime et charnelle » _ voilà encore…

    …

    Voilà ce qu’est un regard fin et juste :

    d’artiste

    pudique

    vrai…

    …

    …

    J’aurais aimé donner plus (ou mieux) encore le goût de contempler les quatre-vingt onze images d’Istanbul

    que le livre _ de Catherine Izzo : Istanbul _ Carnets curieux, aux Éditions le bec en l’air _ propose

    _ afin de goûter le plaisir de feuilleter le papier des 244 pages de ce livre _,

    …

    mais il m’a fallu restreindre l’enthousiasme de mon choix

    _ au départ de vingt-quatre images… _

    à cinq d’entre elles… :

    …

    j’ai donc choisi celles

    que je préférais…

    …

    Les dix-neuf autres _ dont je cite le titre et la page dans le livre _ sont cependant accessibles

    _ en veuillant bien compter… _

    sur le site personnel de Catherine Izzo : Passevue…

    …

    Qu’on aille y jeter un coup d’œil…

  • « Livrez-vous ! » à la lecture, le studio de la photographe Mélanie Gribinski au coeur de la librairie Mollat du 18 avril au 9 mai : portraiturer le lecteur en sa lecture

    A propos de la proposition de « portraits » _ photographiques _ de lecteurs

    se livrant à la lecture

    au sein même des (vastes) espaces de la librairie Mollat :

    « Livrez-vous !« , du 18 avril au 9 mai,

    « Mélanie Gribinski réalise votre portrait dans son studio de photographe installé au centre de la librairie Mollat à Bordeaux.

    Venez accompagné du livre de votre choix,

    livre du moment, livre de chevet, livre préféré, livre rare, petit ou grand livre, livre de la librairie ou de votre bibliothèque« …

    …

    Livrez-vous !

    …

    ce petit échange de correspondances

    entre Mélanie Gribinski, l’artiste-photographe qui va oeuvrer en un studio monté ad hoc au sein des (larges) espaces de la librairie, rue Vital Carles (ou rue Porte-Dijeaux)

    et Titus Curiosus, le blogger qui fait part de ses curiosités et enthousiasmes :

    …

    Le 12 avr. 09 à 23:35, Mélanie Gribinski a écrit :

    …

    Bonjour,
    Je me permets cet envoi de la part de Bernard Plossu.
    Cordialement.
    Mélanie Gribinski

    ——– Message original ——–
    Sujet:    LIVREZ-VOUS! – librairie Mollat à Bordeaux
    Date:    Sun, 12 Apr 2009 22:14:31 +0200
    De:    Mélanie Gribinski

    …
    LIVREZ-VOUS !
    du 18 avril au 9 mai 2009
    …
    Mélanie Gribinski réalise votre portrait dans son studio de photographe installé au centre de la librairie Mollat à Bordeaux.
    …
    Venez accompagné du livre de votre choix, livre du moment, livre de chevet, livre préféré, livre rare, petit ou grand livre, livre de la librairie ou de votre bibliothèque…
    …
    Mélanie Gribinski est photographe portraitiste, spécialisée dans le portrait Noir & Blanc à la chambre grand format.
    …
    Après avoir été élève du photographe Reza à l’école de photographie MJM, dont elle est sortie, en 1989, avec le premier prix décerné à l’unanimité, elle a travaillé au laboratoire  professionnel de photographie Imaginoir à Paris avec des photographes tels que Sebastião Salgado, Sarah Moon, Gisèle Freund, Raymond Depardon…
    …
    Elle a photographié près de cinquante psychanalystes, parmi les plus grands noms de la psychanalyse française,

    puis a réalisé une série de portraits de poètes, invités du Centre international de poésie à Marseille. Elle a fondé les éditions « La Chambre » et a publié notamment un recueil de photographies et de planches contacts inédites de la photographe Denise Colomb sous le titre « Instantanés« .
    …
    Elle élabore actuellement un ensemble de portraits et d’entretiens autour du travail de certains éditeurs installés en Aquitaine.
    …
    Les portraits d’artistes et d’intellectuels sont ces centres d’intérêts photographiques.
    …
    L’essentiel de son travail est visible sur le site www.melaniegribinski.com
    …
    Librairie Mollat – 15 rue Vital Carles 33000 Bordeaux tél. 05 56 56 40 00 – http://www.mollat.com/

    …

    Avec cette rafale de messages en réponse à cet « envoi » :

    …

    De :   Titus Curiosus

    Objet : Rép : [Fwd: LIVREZ-VOUS! – librairie Mollat à Bordeaux]
    Date : 13 avril 2009 06:07:33 HAEC
    À :   Mélanie Gribinski

    …
    Merci beaucoup de votre envoi.
    …
    Bernard Plossu m’a en effet déjà parlé de vous ;
    au moins pour votre travail sur les psychanalystes.
    Et d’autres fois.
    …
    Portraiturer est fascinant ; et un magnifique défi…
    Je viendrai avec joie !!!
    …
    En plus,
    « Livrez-vous » est une « idée » (et, mieux, un « projet », un processus, un faire artistique) magnifique ;
    nous tous sommes si coincés ; si peu enclins à donner quelque chose de nous ;
    alors nous livrer !!!

    …
    La lecture le permet peut-être en effet davantage : l’auteur déjà s’est (plus ou moins,
    et selon son degré de rapport à la vérité !)
    livré lui-même en son écriture,
    et se tient disponible, entre les lignes, entre les mots,

    à la juste distance du rythme de lecture
    et de la curiosité du lecteur ;
    à condition, toutefois, que ce dernier désire le découvrir vraiment, en sa distance et en sa singularité,
    sans s’identifier
    stupidement à lui, ni le vampiriser…
    C’est tout un art de confiance et de respect mutuel…

    …

    Alors pour ce qu’il en est du portraitureur et du portraituré !..
    …
    Votre projet est passionnant.
    Et déjà la photo exemplaire de votre projet
    est engageante, en sa beauté…
    …
    J’ai écrit un essai,
    que Bernard Plossu a pu lire, puisque je le lui ai communiqué,
    qui s’intitule « Cinéma de la rencontre : à la ferraraise« ,
    avec pour sous-titre « un jeu de halo et focales sur fond de brouillard(s) : à la Antonioni« …
    …
    Ainsi qu’un article « Pour célébrer la rencontre« …
    qu’avait publié sur son site « Ars Industrialis »
    Bernard Stiegler (en mars 2007)…
    …
    A très bientôt,
    …
    Titus Curiosus
    …

    Et
    …

    Vous pouvez aussi jeter un œil sur mon blog En cherchant bien
    sur le site de la librairie Mollat ;
    …
    avec son premier article programmatique (où je cite Bernard Plossu),
    le 3 juillet 2008 :
    « Le Carnet d’un curieux » ;

    et avec celui-ci, commentant une photo de Bernard Plossu :

    « Attraverso Milano _ le carton d’invitation alla mostra »

    …
    J’en suis à plus d’une centaine d’articles depuis…
    …
    Par exemple, dernièrement, celui-ci,
    à propos de 3 philosophes amis :

    « Energie, joie, reconnaissance _ et amitiés aussi : la grâce des oeuvres et de l’Art : François Noudelmann, Gilles Tiberghien, Bruce Bégout »
    …
    A suivre,
    …
    Titus Curiosus

    …

    Et j’ai même adressé à Mélanie Gribinski mon article « Pour célébrer la rencontre »

    qu’avait publié en mars 2007 « Ars Industrialis« ,

    le site de Bernard Stiegler…

    …

    Voici ce que répond, sous cet accablement (de textes à lire), l’artiste photographe,

    en pleins préparatifs (urgentissimes : le 18, c’est dans quatre jours) de son dispositif pour son travail à partir du samedi 18 avril prochain, en son studio photographique monté (pour trois semaines) en plein cœur de la librairie Mollat :

    …

    Le 14 avr. 09 à 00:15, Mélanie Gribinski a écrit :
    …
    Bonjour Titus Curiosus,
    …
    Vous m’envoyez tout à trac un flot de lecture dans lequel je n’ai malheureusement pas le temps de me plonger en ce moment, car très prise par la préparation du dispositif que je mets en place chez Mollat.
    Mais je prendrai volontiers le temps de faire connaissance avec vos textes après la rencontre !
    …
    A bientôt donc.
    Mélanie Gribinki

    …

    Ma réponse ce matin :

    …

    N’ayez crainte :
    le temps (de…) vient (ou, parfois, pas). On le prend (ou, parfois, pas).
    C’est là règle du jeu de la vie ; particulièrement dans le monde hyper-pressé (et hélas faux) qui est
    (du moins se veut tant…) le nôtre
    (cf les analyses de Paul Virilio sur la vitesse _ par exemple « La Vitesse de libération » ; ou « Vitesse et politique« , en 1977, aux Éditions Galilée _ ;
    et les équivalences Time / Money…) ;
    ou, a contrario, le temps hyper-alenti et déployé d’une psychanalyse…

    …
    Mais, justement, l’artiste est celui qui, contre ce temps faux-là (marchand ; à « rentabiliser », croient-ils…), apprend à (et sait, peu à peu) mettre en place une autre temporalité (vraie, elle),
    où mieux vivre, vraiment s’épanouir
    (parfois _ ce n’est pas tout à fait sur commande !.. ; ni mécanique…).
    …
    Soit la vérité (et la béatitude : par la joie ; à distinguer du plaisir) versus la plus-value monétaire…

    Qu’est-ce donc que je perds quand « je perds mon temps » ; et que ma vie se passe à rien qu’à « la gagner » ?..

    …

    Notre époque

    _ individu (ou plutôt la « personne » ; avec un vrai visage ; et pas rien que des « mines »…) ; individu par individu _

    aurait tout « intérêt » (vrai !) à réfléchir enfin un peu (et mieux) à l’échelle de ses valeurs ; à la revoir ; à la remettre vite _ il y a urgence ! pour tous, comme pour la planète _ sur ses pieds…

    …
    Dans l’article (déjà long, en effet : plus qu’une photo faite, certes !) que je vous ai envoyé (« Pour célébrer la rencontre« ),
    je développe un peu l’image du petit dieu espiègle Kairos (à apprendre à « accueillir ») ;
    un dieu pourvu aussi
    , en plus de ce qu’il donne (!) généreusement, d’un rasoir tranchant.
    …
    Le temps des préparatifs (d’un dispositif) est assez magnifique : car c’est un temps de préparation d’une fête (possible) à venir…
    Et la fête vient !

    …

    Alors quand il s’agit de préparatifs d’un dispositif artistique !
    …
    Surtout, tout spécialement, pour ce préparatif de « rencontre » qu’est un portrait _ et photographique, qui plus est…
    Quel défi (temporel) ! Stimulant !
    …
    Dans le genre des portraits, mais pas photographiques,
    pour ma part, j’apprécie tout particulièrement ceux de Lucian Freud
    _ cf par exemple, pour un début de « connaissance » de cet artiste majeur : « Lucian Freud : l’observation de l’animal« , par Sebastian Smee, aux Éditions Taschen…

    …
    Mais le temps de peindre
    n’est certes pas le temps de photographier…

    …
    Quant au temps de lire (un livre _ puisque c’est un élément essentiel de votre dispositif « Livrez-vous !«  en votre « studio de photographe » de 3 semaines « au centre de la librairie Mollat » !) : c’est un temps d’intense intimité…

    …

    Le regard du lecteur étant tourné
    vers ce que dit la parole
    éminemment (et pour toujours !) vive _ désormais écrite : elle se tient tranquillement à disposition _ de l’auteur : à distance importante, voire considérable, d’espace et de temps
    (et même carrément par-delà la disparition _ physiologique _ de l’auteur : devenu, dissous, poussière et « fantôme » : sans chair ni os…).

    …

    Un échange sub specie aeternitatis, dirait Spinoza (cf « L’Ethique« ) : c’est ce qu’offre la grâce de l’Art (vrai)… Une fête, absolument !!!

    …
    Je suis ravi de faire votre connaissance _ et ainsi, de cette façon (!) : à l’œuvre…
    Bernard Plossu m’a à plusieurs reprises parlé de vous » : c’est un « passeur » éminemment positif…
    …
    Et le 18 avril, c’est en effet, samedi prochain, très bientôt ! Tous mes vœux vous accompagnent !!!
    …
    Titus Curiosus
    …
    Venez donc vous livrer à ce « Livrez-vous ! » !

    et participer à ce projet (d’artiste) magnifique !!!

    …
    Titus Curiosus, ce 14 avril 2009