Étiquette : Pierre Bouteiller

  • La sublime douceur de France, par Sébastien de Brossard et Pierre Bouteiller : un CD indispensable des Arts Florissants dirigés par Paul Agnew

    Le tout récent CD Les Maîtres du Motet : Sébastien de Brossard, Pierre Bouteiller

    des Arts Florissants dirigés ici par Paul Agnew _ le CD Harmonia Mundi HAF 8905300 _

    est proprement sublime

    dans la perfection du rendu

    de la merveilleuse douceur de France

    qui s’y exprime à ressentir.

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    Le programme intelligemment conçu de ce CD

    tourne autour des compositions de Sébastien de Brossard (1655 – 1730) lui-même, d’une part,

    représenté par trois de ses œuvres propres :

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    un Miserere mei Deus (SdB 53),

    un Stabat Mater (SdB 8),

    et un Ave verum corpus (SdB 10),

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    et, d’autre part,

    une pièce majeure des copieuses et indispensables collections rassemblées par Sébastien de Brossard :

    …

    la Missa pro Defunctis cum quinque voc. de Pierre Bouteiller (c. 1655 – c. 1717).

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    Ainsi que deux brefs Kyrie de l’organiste André Raison (c. 1650 – 1719).

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    Les dix-neuf chanteurs _ admirables ! tant dans le chœur qu’en solistes… _

    soutenus par le continuo de Florian Carré à l’orgue

    et Juliette Guignard à la viole de gambe,

    …

    sont de parfaits serviteurs de cette musique

    d’une tendresse vibrante

    sans pirouettes de virtuosité exacerbée :

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    du très grand art,

    dans la direction que leur donne idéalement Paul Agnew,

    …

    pour le meilleur de la musique française

    du Grand Siècle

    _ à la suite de Henry Du Mont (1610 – 1684).

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    Un CD indispensable.

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    Le livret comporte un superbe texte de Jean Duron.

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    Ce samedi 29 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Un très joli « Silentium » de Jean-François Novelli et l’ensemble Sébastien de Brossard (Fabien Armengaud)

    Un peu par hasard,

    je tombe sur ce CD, esseulé sur la table d’arrivage, du rayon Musique de la librairie Mollat :

    Silentium, Motets pour taille (En Phases ENP001), par Jean-François Novelli, taille ; et l’Ensemble Sébastien de Brossard, que dirige Fabien Armengaud.

    …
    Au verso du CD,

    son programme :

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    oh ! chic !, rien que de la musique française de la fin du règne de Louis XIV _ me semble-t-il, du moins, tout d’abord _, à lire très rapidement, sinon la liste des œuvres (des Motets), mais celle de leurs compositeurs :

    …

    Sébastien de Brossard (1665 – 1730), justement ! _ l’introducteur de la musique italienne en France !!! _ ;

    Pierre Bouteiller (c. 1655 – c. 1717) _ et pour deux œuvres, pas rien qu’une seule ; un nom de compositeur qui me dit vaguement quelque chose, mais il serait assez étonnant que je possède un seul CD à ses seules œuvres consacrées ! mais qui sait ? Peut-être est-il sorti de ma mémoire : probablement que oui, il me semble bien, à mieux y réfléchir… _ ;

    puis André Campra (1660 – 1744) _ bien répertorié, lui, et assez bien servi au disque ; et pour deux œuvres lui aussi _ ;

    je poursuis : Henry Dumont (1610 – 1684) _ bien plus précoc, lui, dans le XVIIéme siècle, et auteur célèbre de très beaux Motets ; et pour deux œuvres, lui encore _ ;

    Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704) _ dont il me semble pouvoir instantanément reconnaître la patte (ou la pâte ?), le style ; je l’ai bien dans l’oreille, lui, depuis le CD dont j’ai participé (avec le chef, et flûtiste, et même hautboïste, Hugo Reyne) à la composition du programme, en 1995-96 : le CD Un Portrait musical de Jean de La Fontaine, de la Simphonie du Marais, le CD EMI-Virgin  ; et pour trois œuvres, encore, lui _ ;

    puis Louis Couperin (c. 1626 – 1661) _ le sublime, et si tôt décédé dans le siècle, l’ami de Froberger : une Simphonie _ ;

    et enfin, pour clore le programme, une œuvre d’un nommé Suffret _ sans même de prénom : un total inconnu de moi, par conséquent !

    …

    C’est donc le ténor, ou plutôt ici la taille !!!,

    qui chante en soliste ces Motets,

    d’une voix infiniment douce,

    dont il a pris soin de préciser dans le livret, la relative discrétion par rapport aux voix plus sonores de haute-contre et de basse.

    …

    Et de fait, c’est une sublime douceur _ ô combien française ! _ qui nous berce avec tendresse dans ce très, très beau disque

    _ qui demeurera probablement, trois fois hélas !!!, fade à la plupart des oreilles trop habituées ne serait-ce qu’aux prouesses vocalisantes de la vocalité italienne ; laquelle commençait, de fait, à envahir le doux pays de France au tournant du siècle, à Paris du moins, sinon, mais pas encore, à la cour de Versailles ;

    et dont Sébastien de Brossard, qui, avant de venir résider à Meaux, me semble-t-il, avait vécu près des Terres d’Empire, à Strasbourg ; et s’était familiarisé avec leur style..,

    s’était fait un des introducteurs, proche qu’il était, depuis, de l’abbé Mathieu, qui résidait, lui, rue Saint-André des Arts, à Paris...

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    Jean-François Novelli n’est pas un novice ; il est, avec Arnaud Marzoratti, le fondateur de l’ensemble Les Lunaisiens).

    Il a beaucoup de goût.

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    Ce jeudi 22 mars, Titus Curiosus – Francis Lippa