Étiquette : Pierre Cazemajor

  • Une brève réflexion sur les apports de la micro-histoire locale (ici à Navarrenx et Gurs) ajoutée à mon article sur l’hommage rendu le 14 août dernier à Navarrenx au gendarme et résistant Pierre Cazemajor (1907 – 1944)…

    Voici, très simplement, la conclusion que je désire mettre ce matin ici en valeur,

    à mon article d’avant-hier 16 août «  » que je viens, à la relecture, de réviser à la marge, en l’augmentant de quelques précieux ajouts :

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    « Ces recherches et découvertes de « micro-histoire » se révèlent, à leur micro-échelle locale, ici Navarrenx, Gurs, Oloron, le Béarn, très précieux, en contribuant, à leur modeste échelle, à un éclairage inédit, notamment sur la zone grise _ celle dite des Vichysto-Résistants : à côté des Collaborateurs et des Résistants clairement engagés ; les Résistants forcément dans la clandestinité… _ de cette période assurément complexe et encore bien dérangeante de l’Occupation de notre pays (1940 – 1944)…« .

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    Et cela en quelque sorte dans le droit fil de ma réflexion du 22 avril 2015 à propos de la micro-histoire  :

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    «  » : il s’agit là d’Alcide-Pierre-Marcel Brenot (Saint-Laurent-sur-Saône, 17 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986),

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    un article dans lequel je citais deux de mes précédents articles abordant ou pratiquant, justement, cette « micro-histoire » :

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    d’une part « La fécondité magnifique du détail dans le travail d’enquête de Robert Belot sur les Résistances en France sous l’Occupation« , en date du 31 juillet 2014,

    dans lequel je m’initie, via la lecture suivie et patiente des successifs ouvrages, passionnants de micro-précisions, de ce très remarquable historien qu’est Robert Belot _ Robert Belot est né en 1958 à Belfort ; et admirer ici  la vidéo de ce passionnant très riche entretien avec Robert Belot (d’une durée de 44′ 45), en date du 24 avril 2023… _ ;

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    et d’autre part « Poursuite d’enquête sur les liens de résistance entre Pierre de Bénouville et les Portmann, père et fils« , en date du 27 septembre 2014,

    dans lequel je pratique à mon tour ce travail de recherche et et enquête de micro-histoire,

    à partir des liens (de protection salvatrice) ayant existé entre mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), et son maître en Oto-Rhino-Laryngologie à la Faculté de Médecine de Bordeau, les années 1940-41-42_ mon père était en effet alors son très proche assistant _, le Professeur Georges Portmann (Saint-Jean-de-Maurienne, 1er juillet 1890 – Sainte-Eulalie, 24 février 1985) :

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    c’est en effet Georges Portmann qui a permis à mon père de fuir la Gestapo qui devait venir l’arrêter au domicile de mes grands-parents maternels Bioy rue Judaïque à Bordeaux, chez lesquels mon père résidait, au début de mois de juin 1942, en lui permettant de franchir la ligne de démarcation, à Hagetmau, le 7 juin 1942, et gagner la zone dite non-occupée dans l’espoir de rejoindre Oloron, le berceau de la famille Bioy ;

    et c’est un peu plus tard, ce mois de juin 1942, que mon père a été arrêté par la gendarmerie de Vichy, à Grenade-sur-Adour, qui l’a très vite expédié au camp de Gurs, où, considéré comme apatride _ la Pologne avait disparu, partagée entre l’Allemagne nazie d’Hitler et l’URSS de Staline, à la suite du pacte Ribbentrop- Molotov du 23 août 1939… _, mon père a été intégré à un Groupe de Travailleurs Étrangers (GTE) dans lequel il faisait fonction non seulement de médecin, mais aussi de secrétaire et de traducteur (il parlait couramment l’allemand, le polonais, l’espagnol…).

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    Cliquer sur ces divers liens en bleu permettra d’accéder, pour les lire ou relire, à ces divers articles de mon blog « En cherchant bien« , riches de nombreux très précieux détails…

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    Ce dimanche 18 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une rapide virée à Navarrenx avant-hier 14 août, afin de rendre hommage à Pierre Cazemajor (1907 – 1944), le commandant (et résistant) de la Brigade de Gendarmerie de Navarrenx pendant la Seconde Guerre Mondiale, sauvagement torturé, assassiné et mutilé par la Gestapo…

    Avant hier 14 août 2024,

    virée rapide à Navarrenx (départ de Bordeaux, 6h 00 – retour à Bordeaux, 16h 30) pour assister _ j’étais invité par Joseph Miqueu, rencontré longuement le 24 avril 2015 à Navarrenx, et avec lequel j’ai eu des échanges suivis, notamment de documents et témoignages glanés lors de mes diverses venues en Béarn… _ à un hommage (10h00 – 14h00) au gendarme et résistant (membre de l’Armée secrète, réseau Base Espagne : alias Caresse, en 1942..) Pierre Cazemajor (1907 – 1944), sauvagement torturé, assassiné et mutilé par les Allemands de la Gestapo il y a 80 ans…

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    Cf parmi une collection généreuses d’images de la cérémonie parues sur le blog « Béarn Pays basque par les gaves » de Jean Sarsiat _ et que m’a très aimablement adressées, suite à un riche échange téléphonique, le navarrais Jean-Louis Anglade, qui réside désormais dans la Loire… _,
    mon choix de celles-ci :

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    Photo 1 : la plaque commémorative inaugurée,
    soit la toute premiére de la série des 72 du photo-reportage de Jean Sarsiat
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    Photo 2 : les 6 officiels face à la montée du drapeau,
    soit la septième de la série des 72 du photo-reportage de Jean Sarsiat
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    Photo 3 : Francis Lippa, entre Jean-Michel Puharré, premier adjoint à Madame la Maire de Navarrenx, et Maïté Capdouze, présidente du C.H.AR,
    soit la cinquantième de la série des 72 du photo-reportage de Jean Sarsiat 
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    Et le C.H.AR, le Cercle Historique de l’Arribère de Navarrenx, en la personne de sa présidente Madame Maïté Capdouze, m’a proposé de venir parler, en 2025 à Navarrenx, de Paul Verdalle (1860 – 1950), maire et conseiller général de Navarrenx, et sa fille Henriette Verdalle (1896 – 1988), très efficace militante des Droits de l’Homme, pour un hommage à rendre à ces personnes étrangement méconnues aujourd’hui à Navarrenx même…
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    C’est à partir des recherches menées sur le parcours de mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), entre le 6 juin 1942 et le 30 septembre 1944 (dont son séjour au 182e GTE du camp de Gurs de fin juin 1942 à août 1943) que j’ai découvert et appris l’existence et les actes (de portée historique !) de ces personnes, Paul Verdalle et Henriette Verdalle, que mon père n’a, semble-t-il, pas croisées _ seulement mon père a-t-il pu croiser peut-être, voire probablement, Marcel Brenot, commandant de divers GTE des Basses-Pyrénées, le 182e du camp de Gurs d’abord, puis le 526e d’Izeste, transféré ensuite à Oloron, et qui toute sa vie est demeuré un très fidèle ami d’Henriette Verdalle ; cf ici ce qu’en rapporte le superbe témoignage-portrait réalisé sur lui par l’ami Bruno Le Marcis, qui cite au passage et ses liens amicaux décisifs avec Henriette Verdalle, et son action salvatrice envers le Dr Benedykt Lippa, et cela via un « contrat agricole » de pure complaisance de « travailleur étranger, T.E.« , passé le 26 août 1943 au 526e GTE d’Oloron avec Pierre Klingebiel, professeur de Philosophie au collège d’Oloron, Protestant actif et Résistant, avec lequel ledit Marcel Brenot avait déjà précédemment passé plusieurs contrats de travail similaires au profit de divers Républicains espagnols retenus jusqu’alors au camp de Gurs, que ces « contrats de travail » agricoles ou industriels avaient permis d’exfiltrer du camp de Gurs… _, et sur l’histoire de la vie (et l’importance historique) desquels, Paul Verdalle et sa fille Henriette Verdalle, nul jusqu’ici ne s’est un peu précisément penché…
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    Cf les quelques articles préciosissimes de mon blog « En cherchant bien » là-dessus, dont, par exemple, représentatif, celui-ci :
    un article comportant lui-même de précieux liens à de précédents articles détaillés de ce blog, dont ceux du 22 avril 2015 «  » et du 18 avril 2017 « « …)…
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    Ces recherches et découvertes de « micro-histoire » se révèlent, à leur micro-échelle locale, ici Navarrenx, Gurs, Oloron, le Béarn, très précieux, en contribuant, à leur modeste échelle, à un éclairage inédit, notamment sur la zone grise _ celle dite des Vichysto-Résistants : à côté des Collaborateurs et des Résistants clairement engagés ; les Résistants forcément dans la clandestinité… _ de cette période assurément complexe et encore bien dérangeante de l’Occupation de notre pays (1940 – 1944)…
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    À suivre, donc…
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    Ce vendredi 16 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa