Étiquette : Pierre Courteault

  • Bref récapitulatif de facheuses erreurs et confusions biographiques concernant la généalogie et les cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart et Maurice Ravel, les Billac cibouriens, les Dupous-Bibal et les Gaudin-Goyenetche luziens, etc.

    En relisant les 76 premières pages du « Ravel – Portraits basques » d’E. R.-P. (2de édition de 2016),

    je recense diverses erreurs faute de vérifications suffisantes de ce que son auteur avait pu lire et transmettre à son tour dans les articles du chanoine Narbaitz 1910 – 1984 et de Jean-Noël Darrobers 1910 – 2004,
    et pu entendre des récits oraux de Charles-Paul Gaudin 1938 – 2006 ou Pierre Courteault 1910 – 2006, concernant les parents et les amis de Marie Delouart-Ravel  et son fils Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz.
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    Non seulement E. R.-P. confond les 3 sœurs Marie Delouart (nées en 1782, 1784 et 1786)
    et ignore qu’il y a eu 2 Jean Delouart (nés en 1788 et 1790) ;
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    mais il confond aussi les 2 sœurs Billac aux prénoms quasi similaires : Engrace, née en 1819 (= « Tante Gachuch »), et Gracieuse (la marraine de Maurice Ravel), née en 1824.
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    Et si il note bien l’existence de leur frère Pierre-Jacques Billac, né en 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ,
    il ignore l’existence de leur autre sœur Marie-Baptiste Billac, née le 17 novembre 1815, et décédée le 18 août 1855.
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    Sabine Delouart (née en 1809 de père inconnu) a donc bien eu 3 sœurs et 1 frère Billac…
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    Si une des tantes Billac de Marie Delouart a pu accompagner à Paris sa nièce Marie Delouart-Ravel à son retour – après son accouchement du petit Maurice Ravel le 7 mars 1875 à Ciboure – à son domicile à Paris au mois de juin 1875
    – cf E. R.-P. page 40 : « Elle était accompagnée de sa fameuse tante chargée de l’aider… » – ,
    ce fut bien la cibourienne Gracieuse Billac,
    et pas – sa sœur au quasi similaire prénom – Engrace « Gachucha » Billac, qui demeurait, elle, au service des Dupous-Bibal-Gaudin au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz…
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    Ensuite E. R.-P. s’emmêle à nouveau les pinceaux dans la généalogie des Bibal-Gaudin,
    et confond les parents d’Annette Bibal 1845 – 1936, que sont Victoire Dupous 1822 – 1903 et son mari – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843 – Pierre Bibal 1806 – 1855,
    avec les parents de son mari Edmond Gaudin 1844 – 1920, que sont Catherine Goyetche 1799 – 1875 et son mari – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 – Martin Gaudin 1788 – 1864…
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    Or, ce fut Victoire Dupous veuve Bibal, à la suite de son veuvage en 1855, avec la charge de ses 6 enfants en bas âge à élever – et pas les Gaudin-Goyetche – , qui fut le premier employeur luzien de la cibourienne Engrace Gachucha Billac ; et probablement à partir du décès le 12 septembre 1855 de Pierre Bibal,
    juste après la naissance le 22 août 1855 du 9ème enfant du couple de Pierre Bibal et Victoire Dupous, Bernardine Bibal 1855 – 1943, laquelle Bernardine Bibal est la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à son amie Marie-Bernardine Gaudin 1879 – 1976.
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    Et il me semble assez révélateur que le nom de Victoire Dupous, Madame veuve Bibal, la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta jusqu’à son décès le 16 juin 1903, soit absent du livre d’E. R.-P. …
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    Ensuite, la maîtresse de cette maison du 41 rue Gambetta devient la fille aînée de Victoire Dupous-Bibal, Annette Bibal-Gaudin, Madame Gaudin.
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    Et le lien de Marie Delouart et de Maurice Ravel avec les Gaudin du 41 rue Gambetta, découle très vraisemblablement du puissant lien familial noué entre Marie Delouart et sa propre tante Gachucha Billac, la gouvernante d’abord des enfants Bibal, ensuite des enfants Gaudin…
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    Et cela avant même le 2 décembre 1862 – et peut-être dès 1855, au décès de Pierre Bibal… – , au moment du décès à Ciboure, en 1862 donc, du fils naturel de Gachucha : Romain Billac 1844-1862 ; sur l’acte d’état-civil de ce décès de Romain Billac, sa mère Engrace Billac est déclarée domiciliée alors à Saint-Jean-de-Luz…
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    Peut-être ce lien de Maurice Ravel avec les Gaudin du 41 rue Gambetta tient-il au fait que c’est grâce à Annette Bibal, alors fiancée à Edmond Gaudin, que Marie Delouart a remplacé – probablement en 1871 – Annette pour accompagner la modiste parisienne Madame Félix à Madrid, où celle-ci allait présenter sa collection annuelle de chapeaux ; ce qui fut l’occasion de la rencontre de Marie Delouart 1840 – 1917 et son bientôt mari – le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre – Joseph-Pierre Ravel 1832 – 1908…
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    En tout cas, Maurice Ravel était davantage affectivement lié aux luziens Gaudin, qu’à aucun de ses  cousins cibouriens, dont il se désintéresse assez ouvertement – même les cousins Goyenague, dont il connaît, ne serait-ce que par sa mère, l’existence à Ciboure.
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    Et pas même, semble-t-il, avec sa cousine luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin 1875 – 1968,
    avec laquelle nous ne connaissons aujourd’hui que deux lettres (de condoléances) échangées, en 1910 et 1914 : Magdeleine et son cousin Maurice se sont-ils beaucoup fréquentés lors des voyages et séjours successifs de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz ? Nulle correspondance accessible jusqu’ici du moins n’en témoigne… Et alors qu’Edmond Gaudin 1903-1988 servait régulièrement de chauffeur à son cousin Maurice Ravel lors des séjours de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz à la fin des années 20 et début des années 30, pour des virées en voiture de par tout le Pays Basque ; et que Maurice a invité à plusieurs reprises à Paris assister avec lui à des concerts…
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    Ce qui ne résout toujours pas l’étrange déni de cousinage – bien réel ! – avec Maurice Ravel du fils unique de Charles Gaudin 1875 – 1910 et Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin 1903 – 1988, « un véritable ami de Maurice, malgré la différence d’âge« , écrit pourtant E. R.-P. à la page 56 de son « Ravel – Portraits basques »…
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    Et demeure aussi l’énigme persistante de certains des parents cibouriens chez lesquels Marie-Delouart-Ravel désire loger à Ciboure l’été 1911, comme en témoignent les noms de parents cibouriens qui ont sa préférence, tels qu’ils sont mentionnés dans la lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911, au moment où Marie Delouart veuve Ravel désire résider à Ciboure les trois mois été, et de préférence au domocile de parents (Correspondance tome 1, pages 401-402) : « Sabadin Quinior, Eslonta Maicourné, Marie-Dominique Anchochury, les Goyenague »…
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    C’est donc elle, la cibourienne Marie Delouart, qui se souvient de ses vieux cousins cibouriens, et désire loger préférablement chez l’un d’eux ; et pas Maurice Ravel, qui, lui, est attaché aux Gaudin luziens…
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    Et ne perdons pas de vue non plus que Marie Delouart-Ravel – qui ne sait vraiment pas bien écrire… – n’écrit jamais de lettre : elle charge son fils de le faire pour elle…
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    Voilà pour ce point de précisions et rectifications de quelques erreurs de précédents biographes de Maurice Ravel…
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    Ce dimanche 8 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, à la position de Maurice Ravel au sein de la famille Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante (mais pas marraine !) du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902…

    En forme de suite-approndissement à mon article d’hier « « , cette réflexion-ci sur la diversité un peu contrastée des regards portés rétrospectivement sur Maurice Ravel, sa personnalité, ou encore son œuvre, par ses amis _ et parents _ luziens de la famille Gaudin…

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    Et je me place à ce moment charnière du 28 septembre 1901, quand, par le mariage de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, Maurice Ravel, âgé alors de 26 ans, et reçu depuis bien longtemps déjà, dès son enfance _ la famille Gaudin s’est transmise bien des anecdotes sur le petit Maurice, son goût dès l’enfance pour le piano, et ses liens avec sa chère « tante Gachuch« … _ en cette maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta _ lire ici mon article instructif du 2 novembre 2019 : « « … _, s’est trouvé devenir ainsi, du jour au lendemain, apparenté à cette famille Dupous-Bibal-Gaudin au sein de laquelle sa grand-tante Gachucha Billac était probablement depuis 1855 la domestique-gouvernante des enfants du couple de Victoire Dupous et son époux – décédé le 12 septembre 1855 – Pierre Bibal, avant de devenir, à partir de 1875, dans la même maison du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin d’Annette Bibal et son époux Saint-Martin Edmond Gaudin, depuis la naissance de leur aîné, Charles, le 19 novembre 1875…

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    Les regards des « amis » Dupous-Bibal-Gaudin – la mère d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) était Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), veuve le 12 septembre 1855 de son époux, depuis le 26 avril 1943, Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855), de son vivant, Victoire Dupous, la patronne de cette grande et belle maison du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta… – , à Saint-Jean-de-Luz, sur le petit Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, ont ainsi forcément « évolué » le jour, ce 28 septembre 1901, donc, où Maurice – âgé alors de 26 ans – n’a plus été seulement le petit-neveu et filleul de la domestique de la maison Gaudin qui faisait office de gouvernante des enfants – Charles (1875 – 1910), Marie-Pascaline (1876 – 1877), Pierre (1878 – 1914), Marie (1879 – 1976), Jane (1880 – 1979), Pascal (1883 – 1914) et Louis (1886 – 1899) Gaudin – d’Annette Bibal et son époux Edmond Gaudin, Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 –  Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), laquelle était la sœur de la grand-mère maternelle de Maurice, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874),

    quand la cousine au 3e degré de Maurice, Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875) – fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 octobre 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ; laquelle était la sœur de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782- Ciboure, 23 août 1855), l’arrière grand-mère de Maurice Ravel – , a épousé Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 19 novembre 1875), le fils aîné des 7 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-deLuz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936 – lesquels s’étaient mariés le 27 janvier 1875 à Saint-Jean-de-Luz.

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    On peut probablement s’interroger aussi, au passage, déjà sur la position qu’avait occupée – en tant que domestique elle aussi ?.. en tant qu’amie de jeunesse ?.. – la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), auprès de la famille Dupous-Bibal (et notamment auprès d’Annette Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845), avant le voyage et le séjour, en 1871 ou 72 _ les données biographiques demeurent ici confuses ! _ que Marie Delouart a fait en Espagne, pour accompagner et assister – Gaudin, encore mal remis de blessures reçues lors de la guerre contre la Prusse en 1870 – la modiste parisienne Madame Félix allant présenter à Madrid sa collection annuelle de chapeaux – comme Annette Bibal l’avait fait les années précédentes – ; voyage et séjour madrilènes au cours desquels Marie Delouart allait faire la rencontre – peut-être dans les jardins d’Aranjuez, comme l’a transmis une légende familiale… – de Pierre-Joseph Ravel (19 septembre 1832 – Paris, 13 octobre 1908), qu’elle épouserait peu après, à Paris, le 30 avril 1873…   

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    De petit-neveu de la domestique-gouvernante des enfants de la maison Dupous-Bibal-Gaudin qu’était sa grand-tante Gachucha Billac, que le petit Maurice était jusqu’alors, ce 28 septembre 1901-là Maurice Ravel devenait en effet aussi un parent – certes un peu éloigné dans les degrés de cousinage : au troisième degré… – de la famille Gaudin en tant que cousin au 3e degré de la belle-fille de la maison Dupous-Bibal-Gaudin – au 41 rue Gambetta – , Magdeleine Hiriart-Gaudin, la bientôt mère du premier petit-fils de cette maison Gaudin, le petit Edmond, qui allait naître à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903.

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    Même si les absences successives constatées (en 1809, pour Sabine , puis en 1840, pour Marie) de pères légitimes connus pour les naissances d’enfants en cette branche de la famille Delouart – dans la généalogie de la branche maternelle Delouart de Maurice Ravel, sa mère Marie Delouart, née en 1840, et sa grand-mère Sabine Delouart, née en 1809, sont toutes deux nées de père inconnu : le premier père légitime identifié remonte au cibourien Gratien Delouart (1748-1798), le père de Marie-Baptiste Delouart-Billac (1782-1855), l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel… – ne facilitaient pas la reconnaissance en des milieux en pleine ascension sociale tels que les Bibal et les Gaudin (et aussi les Hiriart) à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle…

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    Entre-temps – c’est-à-dire entre le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart le 28 septembre 1901, et la naissance de leur fils unique le petit Edmond Gaudin le 30 mai 1903 – , et en cette même maison du 41 rue Gambetta, décèdera le 17 décembre 1902 la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac, âgée de 83 ans ; puis, deux semaines après le 30 mai, le 16 juin 1903, c’est la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, Victoire Dupous-Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1822 ; et veuve de Pierre Bibal depuis le 12 septembre 1855), qui disparaît à l’âge de 81 ans.

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    Le statut social de Maurice Ravel, qui devenait ces années-là, et c’est à relever, un musicien de mieux en mieux reconnu, a-t-il pour autant vraiment changé au sein de la maison Gaudin du 41 rue Gambetta ? Du fait de la position de sa cousine au 3e degré Magdeleine au sein de cette famille Gaudin, Maurice Ravel est-il désormais regardé comme un parent – le cousin qu’effectivement il est bel et bien de l’épouse du fils aîné de la maison… – au sein la famille Gaudin ?..

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    Au regard de la correspondance conservée et accessible – in l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur en octobre 2018 – de Maurice Ravel avec des membres de la famille Gaudin, cela n’est pas flagrant !..

    Un ami, oui ; un cousin éloigné, non.

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    Pour un tel dossier à ouvrir, nous ne disposons en tout et pour tout jusqu’ici que de deux lettres de condoléances (en date des 8 octobre 1910 – « Ma chère cousine« , à la page 246 de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel  (aux Editions du Passeur, en 2018) par Manuel Cornejo; puis aux pages 373-374 de la seconde édition enrichie de cette Correspondance, en 2025 (aux Editions Gallimard, collection Tel)… – et 24 novembre 1914 – « Mon cher Maurice« … « Votre cousine, Madeleine« , à la page 403 de la première édition, puis aux pages 608-609 de la nouvelle édition… – ) échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin à l’occasion des décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu en mission diplomatique noyé sur le fleuve Oubangui, près de Bimbo, le 12 septembre 1910, puis des deux beaux-frères de Magdeleine, Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front, au chemin des Dames, le 12 novembre 1914…

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    Et il nous faut aussi considérer que beaucoup de lettres de Maurice Ravel, en particulier avec la très aimable Marie Gaudin, ont hélas disparu – certaines prêtées et non rendues, d’autres volées, d’autres même brûlées, et au sein du cercle familial des Gaudin-Courteault, qui plus est… – , ou ne nous sont pas accessibles… C’est fort dommage…

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    Et nous ne disposons pas non plus d’autres lettres que ces deux lettres-là, de condoléances échangées, entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin, en 1910 et 1914…

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    Mais le regard de la famille Gaudin sur Ravel et sa personnalité n’a pas évolué non plus dans ce qui demeure présent de la mémoire familiale transmise dans la famille Gaudin et la famille Courteault, aux témoignages développés, et fort aimables, des conversations détaillées que j’ai pu avoir, à plusieurs reprises, avec Maylen Gaudin-Lenoir, fille d’Edmond Gaudin, ainsi que son cousin Pascal Courteault, fils de Pierre Courteault…

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    À l’exception bien affirmée de la personnalité chaleureuse et ouverte et joyeuse de la très fidèle amie de toutes leurs vies, Marie Gaudin (1879-1976), ainsi que de la charmante Annie Courteault (1913-1994),

    il semble bien que le regard dominant porté sur Maurice Ravel, homme discret, humble et pudique, au sein de la famille Gaudin, est demeuré pour l’essentiel celui porté à l’origine sur le petit-neveu de la domestique Gachucha Billac, auquel, enfant, étaient réservées …les assiettes ébréchées… ;

    y compris, et bien plus tard – et musicalement, qui plus est !.. – , de la part d’Edmond Gaudin (1903-1988) et de son cousin Pierre Courteault (1910 -2006), pour lesquels Maurice Ravel ne ménageait pourtant pas son affectueuse attention.

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    Des questions qui continuent de me travailler…

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    À suivre, forcément :

    les étrangetés et mystères, une fois avérés, et qui nous défient, doivent forcément être un jour éclaircis…

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    Ce jeudi 18 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un commode tableau des liens de parenté (Delouart) de Maurice Ravel (1875 – 1937) et Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), mère d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) ; et du cousinage (Bibal) de ce dernier avec Pierre Courteault (1910 -2006) ; descendants des ancêtres Gratien Delouart (1748 – 1798) et Jean Bibal (1725 – 1795)

    À ce moment de ma recherche concernant les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel, j’éprouve le besoin, pour des raisons de commodité de synthèse des rapports familiaux bien effectifs entre le natif de Ciboure Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), avec les familles luziennes des Hiriart et des Gaudin, 

    et cela via le mariage à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 de Magdelaine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) avec Martin-Marie-Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) _ avec, aussi, l’attache des Gaudin aux Bibal, par le mariage à Saint-Jean-de-Luz, le 27 janvier 1875, d’Annette Bibal (Saint-Jean-de Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) avec St-Martin-Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) _,

    de résumer-figurer la généalogie familiale, issue d’une part de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), le cibourien, et d’autre part de Jean Bibal (1725 – 23 mai 1795) _ père de l’haspandar Baptiste Bibal (Hasparren, 1768 – Saint-Jean-de-Luz, 21 mai 1825) _ : tous deux ancêtres communs, à la cinquième génération, d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1989).

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    Ne descendant pas de Gratien Delouart (1748 – 1798) _ et donc non cousin avec Maurice Ravel qui lui en descend à la quatrième génération (Marie-Baptiste Delouart, Sabine Delouart et Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel _, mais descendant _ par sa mère Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979), fille d’Annette Bibal, fille de Pierre Bibal, fils de Baptiste Bibal, fils de Jean Bibal _ de Jean Bibal (1725 – 1795),

    Pierre Courteault (Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006) est cousin germain d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1989) _ dont le père, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910), est le frère aîné de Jane Gaudin, la mère de Pierre Courteault _ ; mais il n’est pas cousin avec Maurice Ravel.

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    Edmond Gaudin (1903 – 1988) a donc pour ancêtres et Gratien Delouart _ via sa mère Magdeleine Hiriart (1875 – 1968) _ et Pierre Bibal ; tandis que son cousin germain Pierre Courteault (1910 – 2006) a pour ancêtre Pierre Bibal via sa mère Jane, mais pas Gratien Delouart _ par son père, il descend des béarnais Courteault.

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    Ce qui a pour implication la parenté effective d’Edmond Gaudin et ses descendants _ dont sa fille (née en 1942), Maylen Gaudin-Lenoir, qu’à plusieurs reprises j’ai eu l’occasion de rencontrer en son domicile luzien _ avec Maurice Ravel ;

    alors que ce n’est pas le cas de Pierre Courteault et de ses descendants _ dont son fils (né le 19 janvier 1944) Pascal Courteault, que j’ai, lui aussi, rencontré en son domicile ascandar.

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    Voici l’arbre de la succession des générations que cela donne _ en rouge, les personnes sans descendance connue _ :

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                                                         Gratien Delouart (1748-1798)                                       

    Marie-Baptiste Delouart (1782-1855)      Marie-Baptiste Delouart (1784-1842)

    Sabine Delouart (1809-1874)                      Marie Etcheverry (1817-1850)

    Marie Delouart (1840-1917)                         Dominique Hiriart (1849-1926)

    Maurice Ravel (1875-1937)                           Magdeleine Hiriart (1875-1968)

                                                                                     Edmond Gaudin (1903-1988)                

                                                                                     Maylen Gaudin (1942)                

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                                                                 Jean Bibal (1725-1795)

                                                                 Baptiste Bibal (1768-1825)

                                                                 Pierre Bibal (1806-1855)

                              Annette Bibal (1845-1936)                                  Pascal Bibal (1847-1898)

    Charles Gaudin (1875-1910)  Jane Gaudin (1880-1979)    François-Ignace Bibal (1878-1944) 

    Edmond Gaudin (1903-1988) Pierre Courteault (1910-2006)

    Maylen Gaudin (1942)               Pascal Courteault (1944)

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    Annette Bibal (1845-1936)        Pascal Bibal (1847-1898)       Bernardine Bibal (1855-1943)

              François-Ignace Bibal (1878-1944) Grégoire Bibal (1882-?)

                                                                                             ?

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    À suivre…

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    Ce mercredi 17 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De premières promesses tenues, en riche suite à « un inattendu coup de fil » reçu le 14 avril 2022 : une rencontre ce matin à Ascain…

    Un précédent article mien, sur mon blog « En cherchant bien« ,

    intitulé « « , en date du 17 avril 2022 _ le coup de fil reçu avait eu lieu le 14 avril précédent, autour de 13 heures _,

    entretenait un vif désir de ma part de rencontrer au pays basque chez lui l’émetteur de ce singulier très prometteur et chaleureux contact…

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    Cf aussi mes deux articles du 19 et du 21 avril suivants :

    « « 

    et « « …

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    Et voilà qu’un bref séjour de deux jours _ hier mercredi 3 août et aujourd’hui jeudi 4 août _, pour raisons personnelles, à mon domicile de vacances à Saint-Jean-de-Luz,

    m’a donné le vif espoir de l’opportunité de rencontrer enfin, chez lui, en un de ses domiciles de vacances, l’émetteur de ce coup de fil si riche de promesses du 14 avril dernier…

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    Hier donc, je me suis rendu à son domicile luzien,

    où mon correspondant ne se trouvait hélas pas ;

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    mais un rapide échange téléphonique avec lui nous a permis d’organiser une entrevue pour ce jeudi 4 août, en sa maison sise en dehors de Saint-Jean-de-Luz, à 10h 30.

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    Notre entretien, très riche et extrêmement sympathique, a alors duré deux pleines heures ;

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    et a permis à mon correspondant de me montrer aussi quelques très belles œuvres de son arrière grand-oncle le peintre Pascal Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – Bilbao, 2 avril 1898),

    ainsi que d’autres, très belles aussi, du fils de celui-ci, le peintre François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Saint-Jean-de-Luz, 26 mai 1944) ;

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    de même, aussi, que de très précieuses photos de famille, comportant divers membres des familles Bibal, Gaudin, Courteault,

    ainsi que Maurice Ravel lui-même…

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    Le principal axe de curiosité de mon corrrespondant

    se trouvant être l’histoire de la constitution, au XIX siècle, de la fortune de certains des membres de la famille des Bibal _ et secondairement des Gaudin _ de Saint-Jean-de-Luz…

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    D’où son vif intérêt pour les recherches que j’ai menées et mène sur les sédimentations de leur histoire familiale, et celle des Gaudin,

    où viennent interférer, aussi, divers membres de la famille Delouart, Billac, Hiriart

    ainsi que Maurice Ravel lui-même,

    grand ami de la luzienne Marie Gaudin…

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    Avec de formidables portraits sur le vif de sa part de certains des membres de sa famille,

    avec une très grande lucidité ainsi que franchise, qui me plaisent beaucoup,

     de même que sa très grande ouverture d’esprit, et son humour très fin.

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    Une personne très remarquable, donc…

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    Voilà déjà pour ce soir !

    Et à suivre, bien sûr…

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    Ce jeudi 4 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa