Voici un nouveau petit bijou de la musique baroque portugaise :
le CD Hyperion CDA 68438 « Francisco Garro – Masses – O quam pulchra es & Cantate Domino » de l’ensemble Cupertinos dirigé par Luis Toscano – enregistré à Braga du 9 au 13 juillet 2023 – que m’a vivement conseillé mon disquaire préféré – à l’oreille et au goût très sûrs (!) – ,Vincent Dourthe, à la librairie Mollat, à Bordeaux.
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Francisco Garro (Alfaro, Navarra, ca. 1556 – Lisbonne, 1623) dirigea la Chapelle Royale du Portugal de 1592 à son décès en 1623…
Une chapelle royale portugaise liée de près, et durablement le long de son histoire, à la très grande musique baroque romaine…
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Admirez ici cette vidéo (d’une durée de 6′ 13) du Motet « Asperges me » de Francisco Garro, donné à la plage 4 de ce magnifique CD de 70′ !
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Ce CD « Francisco Garro – Masses – O quam pulchra es & Cantate Domino » est une fête musicale délicieuse, merveilleusement tout du long inspirée !
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Cf aussi mon article en date du 9 février 2019, dans lequel je faisais l’éloge, déjà, d’un précédent CD de cet excellent ensemble Cupertinos, le CD Hyperion 68252 « Manuel Cardoso -Requiem, Lamentations, Magnificat & Motets« , consacré principalement à la Missa pro defunctis a 4, de ce Manuel Cardoso (1566 – 1650), par cet ensemble portugais de chanteurs a capellaCupertinos placé sous la direction de son chef Luis Toscano.
« Une musique envoûtante absolument éblouissante : sans nul doute, un sommet du genre !!!« , écrivais-je alors…
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Un Ensemble Cupertinos décidément à suivre…
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Et vive le Portugal !
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Ce jeudi 12 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
L’Ensemble Bonne Corde, dirigé par Diana Vinagre, nous propose un très réjouissant CD « Concerti Grossi » d’Antonio Pereira Da Costa (c. 1697 – 1770, Maître de chapelle à la cathédrale de Funchal, sur l’île de Madère) _ un CD comportant les Concerti V, VI, VII, VIII, IX et X, extraits d’un recueil de douze publié à Londres en 1741, et d’un style tout à fait corellien… _ que vient de publier l’excellent label Ramée, soit le très réussi CD RAM 2104
Hidden Gems of the Portuguese Baroque. Pietro Giorgio Avondano(1692-c1755) : Divertimentien ut mineur, sol majeur, la mineur, ré mineur, mi mineur. Giovanni Bononcini(1670-1747) : Moi sposo t’arresta[Farnace]. Francisco António de Almeida (1703-1754) : Nell’ incognito soggiorno ; Camminante che non cura [La Pazienza di Socrate]. Ogni fronda ch’è mossa dal vento [Il Vaticinio di Pallade, e di Mercurio]. Rinaldo di Capua (c1705-c1780) : Nacqui agli affanni in seno [Catone in Utica]. Ana Quintans, soprano. Hugo Oliveira, baryton. Real Câmara, Enrico Onofri. Livret en anglais, français, allemand (paroles traduites en anglais). Novembre 2022. TT 70’17. Passacaille PAS1127
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António Pereira da Costa (c1697-1770) : Concertos Grossos com doys Violins, e Violão de Concertinho Obrigados, Opera Primeira [V-X]. Ensemble Bonne Corde, Diana Vinagre. Livret en anglais, français, allemand. Octobre 2021. TT 70’24. Ramée RAM2104
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Enrichie depuis deux siècles par l’or de la colonisation brésilienne, la Cour de João o Magnânimo (1689-1750) jalousait l’absolutisme de Louis XIV, entendait rivaliser avec les plus prestigieuses monarchies d’Europe, et briguait le reconnaissance du Saint Siège. Telle une réplique du Vatican, la Chapelle Royale fut élevée au rang de basilique patriarcale. « Faire de Lisbonne une nouvelle Rome » selon l’ambition déjà exprimée par le grand poète national Luís Vaz de Camões (c1525-1580). Pour le rayonnement musical de son palais de Mafra, Jean V _ voilà _ convoitait les meilleur artistes et compositeurs d’Europe. Brandissant un poste de Maître de Chapelle, il parvint en 1720 à attirer nul moins que Domenico Scarlatti, alors attaché à la Cappella Giulia auprès de l’Ambassadeur du Portugal. Le Napolitain enseigna le clavecin à la Princesse Marie-Barbara, dont la mère Marie-Anne d’Autriche animait la vie musicale de la cour en toutes ses manifestations, tant publiques que dans les appartements royaux.
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C’est un tel fastueux décor qu’investit cet album, sur la piste de la Chambre Royale dont l’ensemble Real Câmara brigue l’augure : « un ensemble international et éclectique de musiciens unis par une esthétique commune, dans l’esprit cosmopolite de l’orchestre de cour portugais du XVIIIe siècle » lit-on sur son site. Revivifier un patrimoine, en lui associant les pratiques historiques d’exécution. Confronté aux incertitudes entourant le répertoire qui put résonner dans ces circonstances, le programme articule œuvres instrumentales mais aussi vocales. Parmi lesquelles un pan annoncé en premier enregistrement mondial : cinq trios de Pedro Jorge Avondano, dont le prénom apparaît comme Pietro Giorgio dans le manuscrit munichois qui conserve ces divertimentos datés de 1748. « Sûre, concise, inspirée, variée », selon le livret du disque, leur écriture renvoie à la sonata da chiesa et témoigne de diverses influences (napolitaines, romaines, vénitiennes, françaises). Le violon se singularise dans ces pages que Fernando Miguel Jalôto, claveciniste de l’équipe, a constitué sous forme de concerto grosso, amplifiée avec répartie de ripieno, selon une pratique courante à l’époque (la notice cite quelques exemples).
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Le volet lyrique s’emprunte à trois compositeurs. Tirés de La Pazienza di Socrate, premier opéra-comique connu au Portugal, Nell’ incognito soggiorno et Camminante che non cura émanent de la plume de Francisco António de Almeida dont le roi avait financé le voyage d’études dans la cité pontificale _ Rome. Nous en entendons aussi un air extrait de la sérénade Il Vaticinio di Pallade, e di Mercurio. Au service dès 1698 de Léopold de Habsbourg, père de la reine consort qui lui apporta aussi son soutien au Paço da Ribeira, Giovanni Bononcini fut brièvement actif à Lisbonne au milieu des années 1730, quand il écrivit son Farnace pour l’Academia da Trindade. Ana Quintans chante Moi sposo t’arresta, seul air qui semble survivre à cet opéra, ainsi que Nacqui agli affanni in seno, provenant d’un des quelques opéras que le Napolitain Rinaldo di Capua accorda à la cité lusitanienne. Pour le tout premier CD de l’ensemble qu’il dirige ici, l’éminent Enrico Onofri inculque tout le soin et la virtuosité que réclament ces œuvres rares et dignement révélées. Tout au plus aurait-on souhaité que, derrière la précision du trait, les Divertimenti brillassent d’un panache que leur arrangement concertant semble quelque peu farder.
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On doit également à Fernando Miguel Jalôto d’avoir reconstruit la partie de violoncelle qui manque à ce que l’on conserve des « Concertos grossos » d’António Pereira da Costa (exemplaire archivé à la British Library). Ils parurent à Londres en 1741, dans une capitale anglaise qui était un des principaux foyers d’édition européen _ oui _, et friande de partitions ibériques. La vogue du Baroque italien essaima jusque dans l’archipel de Madère _ voilà _, au point que l’on ne s’étonne guère qu’Arcangelo Corelli put servir de modèle à l’unique opus qui survit à ce compositeur. Sa vie est mieux connue depuis les recherches biographiques de Paulo Esteireiro, docteur en musicologie de la Universidade Nova de Lisboa, publiées en 2018. Mestre da Capella à la cathédrale de Funchal, et soutenu par le mécénat de João José de Vasconcelos Bettencourt (riche notable local), ce prêtre entendit-il jamais ses concertos autrement que par le biais de concerts amateurs ?, –dans la province d’un pays où la vie musicale était centralisée à Lisbonne.
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La notice du CD détaille une analyse stylistique de ce recueil qui peut s’entendre comme une amplification du genre de la sonate en trio _ voilà _, et inclut _ comme dans les Suites… _ de nombreuses danses, dont la prépondérance du menuet. Tout en activant des idiosyncrasies, comme les élans martiaux et la verve rythmique de la Battaglia qui trouvaient alors fortune sur les chamades des orgues, et résonnent dans le concerto en ut majeur qui clôt le disque _ plages 29 à 33. La segmentation à l’intérieur des mouvements, et la versatilité d’un discours aux cheminements harmoniques parfois étranges, contribuent à l’imprévisibilité de ces œuvres, et à leur charme pittoresque _ oui.
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C’est cette versatilité et cette insularité méridionale que valorise l’interprétation _ très vivante et charmante _ de l’ensemble Bonne Corde, jamais avare de condiment. Outre des archets délicieusement flexibles et savoureux _ oui _, on saluera l’archiluth et la guitare de Giovanni Bellini qui strient et épicent ce panel de six concertos. Et quelle prise de son ! Les micros de Rainer Arndt en soutirent tout le suc et les effluves. Réalisée à l’église de l’Enfant-Dieu de Lisbonne, l’ample et dynamique captation magnifie l’éloquence de ces pages qui enivrent _ voilà _ autant que le vin de l’île qui les vit naître.
« La capital portuguesa rehabilitará un palacete para acoger la valiosa colección del escritor argentino, que permanecía almacenada en Montreal desde 2015« …
« Os 40 mil livros ficarão instalados no palacete dos Marqueses de Pombal _ rua das Janelas Verdes, 37-39 _, onde o autor de Uma História Natural da Curiosidade vai dirigir um Centro de Estudos da História da Leitura« …
São 40 mil livros que vão integrar dirigir um novo Centro de Estudos da História da Leitura, da câmara de Lisboa. Alberto Manguel vai dirigir o espaço. Protocolo assinado dia 12 na Feira do Livro.
…▲Alberto Manguel vai dirigir novo Centro de Estudos da História da Leitura
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ANDRÉ DIAS NOBRE / OBSERVADOR
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O escritor e bibliófilo de origem argentina, e nacionalidade canadiana, Alberto Manguel, vai doar os seus 40 mil livros _ voilà ! _ à Câmara Municipal de Lisboa, que ficarão no palacete dos Marqueses de Pombal onde vai ser instalado o novo Centro de Estudos da História da Leitura, que Alberto Manguel vai dirigir _ voilà. A biblioteca de Manguel está na base de livros como o “Dicionário de Lugares Imaginários”, “Uma História da Leitura”, ou “Uma História Natural da Curiosidade”.
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A notícia é avançada este sábado pelo jornal Público, que cita a vereadora da Cultura, Catarina Vaz Pinto, que avança que o anúncio oficial da doação e a assinatura do respetivo protocolo vai decorrer no próximo dia 12, na Feira do Livro de Lisboa, na presença de Alberto Manguel. O escritor trocou definitivamente Nova Iorque, onde vivia _ ces dernières années, après son presbytère de Mondiou, dans le Poitou, près de Chatellerault (cf ceci), entre 2000 et 2015, puis New-York, et, un moment, aussi, Buenos Aires _, por Lisboa, e vai dedicar-se a dirigir o futuro Centro de Estudos da História do Livro _ c’est important.
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Para a vereadora da Cultura, o novo equipamento que vai funcionar no palacete Marqueses de Pombal, junto ao Museu Nacional de Arte Antiga, vai constituir “um grande pólo de internacionalização” e vai “fazer jus a Lisboa como cidade literária” _ voilà ! Para além de diretores de várias das mais importantes bibliotecas internacionais, o Centro de Estudos de História da Leitura deverá contar também com autores como Salman Rushdie, Margaret Atwood, Chico Buarque ou o poeta e cardeal português Tolentino Mendonça.
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De acordo com o jornal Público, o novo equipamento da câmara de Lisboa deverá servir não só a investigadores especializados, como será de acesso ao leitor comum, devendo transformar-se numa biblioteca de acesso livre. “Será um ponto de encontro entre autores e intelectuais e o público leitor”, afirma ainda a vereadora àquele jornal.
Alberto Manguel s’est aussi particulièrement distingué dans le transfert-don-réception de la Bibliothèque, somptueuse, elle aussi, de mon cousin Adolfo Bioy,
ainsi que de celle de son épouse, Silvina Ocampo,
à la Bibliothèque Nationale d’Argentine, à Buenos Aires, en 2018… ;
ainsi que la vidéo montrant notamment la part prise par Alberto Manguel en personne en cet événement majeur pour la littérature argentine (et mondiale).
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Merci de tout cela à Alberto Manguel…
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Et gloire à Lisbonne !
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Ce mardi 8 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
avec les 17 nouvelles sonates de Domenico Scarlatti (1685 – 1757)
qu’il nous offre,
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est non seulement une nouvelle merveille discographique pour l’interprétation de la musique de ce compositeur vraiment extraordinaire,
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mais un apport irremplaçable,
de la part de Pierre Hantaï lui-même
_ du fait de la profondeur de l’expérience acquise auprès de son arpentage minutieux (et génial !), année après année, des 555 Sonates en question _,
à la connaissance fouillée de cet étrange monument
_ en l’absence d’indications laissées par le compositeur lui-même, en accompagnement de ses Sonates (à la notable exception des 30 publiées (avec soin) par le compositeur à Londres en 1738, sous le titre d’Essercizi… _
que constitue le presque massif de ces 555 Sonates,
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par la note très détaillée _ signée de Pierre Hantaï _ qui nous est proposée aux pages 7 à 9 du livret,
sous le titre _ éminemment modeste _ de Quelques remarques sur la chronologie de l’œuvre de Scarlatti.
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Pierre Hantaï y reprend et développe des analyses et constatations commencées à donner par lui-même dans les déjà très précieux livrets de ses précédents CDs scarlattiens :
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C’est peu à peu et lentement en son œuvre, en effet, que la musique de Scarlatti s’épanouit et laisse de mieux en mieux éclater son irradiant génie _ qu’un Chopin (1810 – 1849) aura bien su relever et noter, comme le souligne Pierre Hantaï.
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… Pierre Hantaï, à la page précédente du livret, page 6, n’aura pas manqué d’étayer sa thèse d’une rencontre parisienne, « au printemps 1724, puis à l’été 1725 » entre Domenico Scarlatti et Jean-Philippe Rameau (1683 – 1764)
_ avec, à l’appui de ce fait, l’usage, par Rameau, de quelques brillantes et idiosyncrasiques innovations scarlatiennes, dansL’Egyptienne,La Poule ouLes Trois mains…
Alors que Scarlatti, en sa sonate K 547, « intègre à profusion le fameux thème des Cyclopes » de Rameau…
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Nul n’est besoin de préciser, en sus, que le génie de Domenico Scarlatti brille de mille feux sous les doigts merveilleux _ sans virtuosité gratuite ! _ de Pierre Hantaï en cette nouvelle pierre d’hommage au compositeur.
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… Comme si Domenico Scarlatti avait trouvé en Pierre Hantaï une incarnation nouvelle de son génie musical multiforme…
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Ce vendredi 13 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa