Étiquette : prodigieux

  • Le sublime « Maître Bach » de Pierre Hantaï en ligne directe avec l’essentiel de l’atelier à la fois de composition et d’enseignement de Johann Sebastian Bach : un choix-florilège magistral de 43 brèves pièces à destination première de ses élèves-apprentis, par un plus que jamais justissime et inspiré Pierre Hantaï, en état de grâce…

    C’est un absolument sublime CD Mirare MIR 808 « Maître Bach » – enregistré à Poigny-la-Forêt du 10 au 13 juin 2025 – que Pierre Hantaï, en ligne directe avec le vraiment essentiel de l’atelier à la fois de composition et d’enseignement de Johann Sebastian Bach, vient nous offrir aujourd’hui – lui bien trop rare hélas au disque… – ,

    avec un choix absolument magistral de 43 brèves pièces à destination première de ses élèves, dès 1720,

    par un plus que jamais justissime et inspiré Pierre Hantaï – né à Paris le 28 février 1964 – , sur un magnifique clavecin de Thuringe, au XVIIIe siècle, restauré en 2023 par Christopher et Catherine Jones…

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    Une merveille de musique saisie vraiment – et par Bach, et par, à sa suite, Pierre Hantaï – en son plus essentiel…

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    Maître Bach

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    Et de la quatrième de couverture de ce CD merveilleux, je veux retenir d’abord cette phrase très juste concernant tout autant le compositeur, Bach, que son prodigieux – une nouvelle fois – interprète, Pierre Hantaï :

    « Il faut une grande maturité pour refaire l’expérience de l’apprentissage, et retrouver l’émotion originelle – voilà! – associée à la beauté – toute pure – de ces pièces – pourtant simplement en leur fonction de départ : de transmission à des élèves… – didactiques pour le clavier« .

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    Écoutez ici, pour vous mettre déjà en bel appétit, ce Prélude en do majeur BWV 872.1, extrait du Livre II du Clavier bien tempéré, situé à la plage 10 de ce CD-florilège… 

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    En ce magistral et simplissime florilège, tout coule de source pure ;

    et c’est bien là aussi ce qui nous émeut tant…

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    Ce vendredi 2 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’envoûtement Szymanowski sublimement au rendez-vous du piano magique de Kristian Zimerman : une splendeur enivrante et fascinante…

    L’envoûtement Szymanowski (1882 – 1937)

    est sublimement au rendez-vous du piano archi-enchanteur, suprêmement magique, de son compatriote polonais Kristian Zimerman,

    dans un choix de pièces, dont « Masques« , Op. 34, et « Variations sur un thème du folklore polonais« , Op. 10,

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    avec ce tout récent CD Deutsche Grammophon 486 3007 très sobrement intitulé « Karol Szymanowski : Piano Works« …

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    Soient une œuvre et une interprétation _ quel toucher ! _ qui me parlent,

    et me troublent, vraiment de près…

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    Et avec quelle qualité de prise de son !!!

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    Un must !

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    Un enthousiasme discographique que partage absolument Stéphane Friédérich sur le site de ResMusica : « Le premier récital Szymanowski de Zimerman au disque : prodigieux !« …

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    Ce mardi 26 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et la merveille des Goldberg par le piano magique de l’enchanteur Pavel Kolesnikov…

    J’avais _ assez étrangement… _ laissé passer à sa sortie, en octobre 2020, le CD _ Hyperion CDA 68338 _ des Goldberg BWV988 du prodigieux Pavel Kolesnikov.

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    Cf mon article enthousiaste du 2 juillet dernier : « « …

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    Et c’est le détail précis de la notice de son tout nouveau CD Reynaldo Hahn _ Hyperion CDA 68383 _, qui vient de paraître ce mois de juin 2022, qui m’a fait rechercher illico presto ce CD Goldberg de Kolesnikov au piano…

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    Un nouvel enchantement !

    Et de toute autre nature, bien sûr, que celui du Hahn…

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    Quel merveilleux interprète,

    qui sait aller au cœur battant de l’idiosyncrasie des œuvres qu’il vient servir…

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    Ce mercredi 6 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La pudeur la plus intime de l’idiosyncrasie de Reynaldo Hahn miraculeusement incarnée par le piano délicat sublimissime de Pavel Kolesnikov…

    Ainsi que l’indique Pavel Kolesnikov lui-même dans la notice du livret du CD « Reynaldo Hahn Poèmes & Valses« , le CD Hyperion CDA 68383 qui vient de paraître ce mois de juin 2022,

    ce fut l’expérience du confinement du COVID-19 « qui bouleversa le monde dans tous ses agissements » qui constitua « le moment idéal » pour le pianiste de se mettre à affronter _ enfin _, dans la perspective très concrète d’un enregistrement, « l’incroyable corpus de pièces pianistiques » de Reynaldo Hahn, qui avait provoqué, lors de sa première découverte par lui, quelques années auparavant, un « trouble initial : à première vue, j’ai eu _ alors _ du mal à appréhender ces œuvres, à entrer _ vraiment _ dedans.« 

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    Et « Ce fut Éros caché dans les bois et particulièrement sa sonorité _ assez extraordinaire, en effet _ qui agirent _ lors de la découverte initiale du piano de Reynaldo Hahn par Pavel Kolesnikov _ comme éléments déclencheurs. Il y avait là quelque chose d’intrigant, de programmatique et pourtant d’un peu abstrait. Il est singulier qu’une œuvre puisse à ce point s’inscrire dans l’empire du doute, la scène n’étant réellement ni de ce monde ni d’un autre monde et n’appartenant ni au domaine des dieux ni à celui des vivants.« 

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    « Passé ce premier sentiment, je me suis _ alors _ laissé gagner par la musique, qui est elle-même à la fois vague et précise. Voilà comment je suis passé d’une œuvre l’autre, comme un enfant tenant un sac de bonbons dont le niveau baisse à mesure que sa faim de sucre se déchaîne. Certaines pièces me laissèrent indifférents, mais d’autres _ nombreuses _ me renvoyaient à ma première impression de mystère, là où l’auditeur est à la lisière de ce qui lui est familier.« 

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    Mais cette musique _ si rare en la puissante mais si discrète étrangeté de son idiosyncrasie _ décidément résistait…

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    Ce n’est que « les années passant _ que _ j’ai compris qu’il y avait un temps pour tout, et qu’il ne fallait jamais forcer une adhésion. Je me suis fait confiance, et j’ai rangé le recueil, pour mieux y revenir ensuite« .

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    De fait, au moment de la sidération si puissante de l’expérience de l’enfermement pour le COVID-19,

    ce fut « la torpeur du temps distendu, une grosse biographie de Proust dans les mains, et _ surtout _ ce vaste champ de réflexion qui se dégageait par contrainte dans ma vie, _ qui _ apparurent comme des ingrédients _ paradoxalement _ providentiels.

    Après avoir procrastiné pendant quelques jours, je pris mon courage à deux mains et je me suis mis à imaginer l’enregistrement _ à réaliser. L’idée de départ était relativement simple et en grande harmonie avec mon précédent projet d’enregistrement des Variations Goldberg (CDA 68338) : tenter de construire les sons sur la base d’une présence imaginaire de l’interprète _ chose impossible au concert vu qu’il se tient physiquement devant les auditeurs _ et offrir de s’ouvrir _ soi, pleinement _ à une sorte d’écoute intérieure. Surtout ce qui me plut par-dessus tout fut d’adopter une esthétique de travail que j’avais appliquée à la musique de Bach et de la confronter désormais à une œuvre réputée aux antipodes de celle-ci.« 

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    Mais « comment _ donc _ y pénétrer par un _ si _ minuscule trou de serrure ? C’est la qualité insulaire de l’œuvre de Hahn : ses beautés fragiles sont comme protégées par des océans d’incertitudes, où tout est vague et protège son expression, à la fois minuscule et expressive.« 

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    Et de fait « il y a quelque chose de très apaisant dans la manière dont Hahn observe et agence les minuscules touches d’émotion : nulle arrogance architecturale, mais seulement de la tendresse, une grande tendresse. J’y vois presque quelque chose d’enchanteur, un funambulisme entre la clarté, l’élégance et la liberté d’expression _ voilà tout Hahn en sa singulière et si rare idiosyncrasie… C’est l’art d’habiter sa musique sans volonté de la posséder« .

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    Et c’est ainsi que « en ce début de crise _ pour Pavel Kolesnikov confiné alors à son domicile londonien _, Reynaldo Hahn fut ma planche de salut« …

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    Le résultat,

    cet enregistrement-ci de 19 des 53 pièces « Rossignol éperdu« , et de 6 des 11 « Premières Valses » de Reynaldo Hahn,

    est un prodigieux miracle d’intelligence de la sensibilité de ce compositeur si fin, si racé, si pudique…

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    De ces œuvres pour piano seul de Reynaldo Hahn,

    ma discothèque comprenait déjà

    d’une part le double CD « Le Rossignol éperdu » (Passavant Music PAS 114273), des 53 pièces de ce recueil, par Bernard Paul-Reynier, enregistré en mai 2014 ;

    et d’autre part, le CD « Reynaldo Hahn Piano Works » (Pro Piano 224538), comprenant les 11 « Premières Valses« , par Laure Favre-Kahn, enregistré à New-York le 11 mars 2003.

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    Mais l’interprétation sublimissime de délicatesse de Pavel Kolesnikov, ici, emporte tout !

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    Cf aussi mon article du 22 mars dernier : « « ,

    rédigé au moment de ma lecture passionnée de « L’Autre XXe siècle musical » de l’ami Karol Beffa, à l’oreille et au goût si magnifiquement perspicaces…

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    À la page 55 de ce livre important, Karol Beffa résume ce qu’il qualifie de « grand secret » de Reynaldo Hahn, « celui du charme« .

    Et « par ce charme _ prévenait-il _, on ne saurait entendre le mignon, le joli, le mignard complaisant, mais le charme au sens de carmen, qui désigne en latin le sortilège.

    Hahn le charmeur est un enchanteur, un sorcier« .

    On ne saurait mieux dire.

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    Et ce merveilleux CD enchanteur « Reynaldo Hahn _ Poèmes & Valses » de Pavel Kolesnikov, nous fait approcher au plus près de la magie unique de ce sortilège singulier de l’art si « naturel » de Reynaldo Hahn,

    si puissant et pénétrant en sa pudeur si délicate et presque fragile…

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    Ce samedi 2 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa