Mon plaisir pris au Concerto pour violoncelle (de 1956, dédié à Gregor Piatigorsky) – cf mon article du 26 juillet dernier « La perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London dans l’admirable Concerto pour violoncelle de William Walton…« … – et au Concerto pour violon (de 1938-39, dédié à Jascha Heifetz) – cf mon article du 27 juillet dernier « La perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London (II) dans le cinématographique Concerto pour violon de William Walton…« … – du magnifique William Walton (Oldham, 29 mars 1902 – Ischia, 8 mars 1983),
m’a mis sur la voie du troisième grand Concerto, celui pour alto (de 1928, pour Lionel Tertis) de William Walton,
pour lequel mon disquaire préféré, consulté, m’a conseillé la très belle version récente de l’altiste Mathis Rochat – né à Genève en 1994 – , avec le BBC National Orchestra of Wales dirigé par Howard Griffiths – né à Hastings le 24 février 1950 – , en un CD Evil Penguin Records EPRC 072 « Walton, Benjamin, Howells » – enregistré à Cardiff les 25 et 26 novembre 2024 – heureusement présent en rayon du magasin…
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De ce superbe Concerto pour alto de William Walton servi par Mathis Rochat, voici donc à écouter ici le podcast (d’une durée de 26′ 26)..
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Et alors que jusqu’ici l’excellent altiste anglais Timothy Ridout – né en 1995 – n’en a pas proposé, lui, une interprétation disponible en CD, pas même en son passionnant double CD Harmonia Mundi HMM 905376.77 « A Lionel Tertis Celebration » – cf mon article « Le goût de l’alto à l’anglaise : un superbe Timothy Ridout sur les traces de l’excellent Lionel Tertris (1876 – 1975) : un voyage chantant de l’alto, qui fait du bien…« en date du 20 mai 2024…
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Toutefois, voici tout de même par ce superbe altiste britannique qu’est Timothy Ridout, une vidéo (de 29 ’44) de son interprétation en concert de ce Concerto pour alto de William Walton, aux Prom’s, au Royal Albert Hall, en 2021, avec le BBC Symphony Orchestra, dirigé par le très bon chef finnois Sakari Oramo – né le 26 octobre 1966 à Helsinki…
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Une comparaison d’interprétations bien intéressante de cette très belle œuvre de William Walton…
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Et dans l’espoir d’un enregistrement sous la direction de ce chef anglais qui me plait tant : John Wilson – né à Gateshead en 1972… – ,
avec son si fluide, juste et élégant Sinfonia of London…
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P. s. : Mais voilà que cet article terminé, je découvre avec retard l’article que le 20 octobre 2025 le bon Jean-Charles Hoffelé, sur son blog Discophilia, et sous le titre de « Alto insulaire« , a accordé à ce bien beau CD Evil Penguin Records EPRC 072 « Walton, Benjamin, Howells » de Mathis Rochat et le BBC National Orchestra of Wales dirigé par Howard Griffiths ;
article que voici donc – et qui ne dit quasiment rien du Concerto pour alto de Walton, sinon que c’est « un de ses chefs d’œuvre« , pour se consacrer aux deux autres œuvres et deux autres compositeurs (Herbert Howells et Arthur Benjamin) superbement servis eux aussi par ce CD au programme de découverte audacieux et passionnant… – :
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ALTO INSULAIRE
Ne courrez pas au Concerto de Walton, l’un de ses chefs-d’œuvre – absolument ! – , vous aurez bien le temps d’y venir ! Laissez-vous plutôt ensorceler de nostalgie par l’Elegy où Herbert Howells apporte une réponse inattendue à l’Introduction et Allegro de Sir Edward Elgar. Sa lyrique ténébreuse, son désespoir serein capturent l’essence même de ce génie poétique dont seules les grandes partitions chorales sont restées célèbres (du moins en Angleterre), alors que sa veine lyrique le poussait à l’intime.
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Sa musique de chambre est impérissable et l’Elegy pourrait en faire partie, tant elle est d’un bout à l’autre secrète : elle finira au silence. Mathis Rochat émeut, archet diseur et timbre profond, qui sait bien que la mélodie sinueuse ouvrant le Concerto de Walton pourra sembler en découler.
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Il savoure la pure beauté d’une œuvre que les virtuoses surexposent trop souvent, préférant chanter dans les paysages maritimes que lui tissent les Gallois inspirés par la direction élégante d’Howard Griffiths, qui enlèvera prestement la tarentelle du Vivo.
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Une rareté pour faire écho à l’opus d’Howells. Quitte à graver une œuvre plaçant en solistes l’alto et le violon, Mathis Rochat et Abigél Králik auront préféré à l’opus du jeune Britten, la Romantic Fantasy d’Arthur Benjamin – Sidney, 18 septembre 1893 – Londres, 10 avril 1960 – qui destinait la partie d’alto à William Primrose.
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Le grand Nocturne amoroso, le Scherzino et son moto perpetuo à perdre haleine, la grande fantaisie d’un Finale que les deux archets envolent et caressent disent assez quel compositeur majeur fut l’auteur de la trop célèbre Storm Clouds Cantata. Gageons que cette belle Fantasy vous donnera envie de découvrir d’autres œuvres de cette plume inspirée, essayez de trouver son opéra tiré du Conte de deux villes de Charles Dickens.
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LE DISQUE DU JOUR
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Herbert Howells (1892-1983)
Elegy, pour alto, quatuor à cordes et orchestre à cordes
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Sir William Walton (1902-1983)
Concerto pour alto et orchestre
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Arthur Benjamin (1893-1960)
Romantic Fantasy pour violon, alto et orchestre
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Mathis Rochat, alto
Abigél Králik, violon
BBC National Orchestra of Wales
Howard Griffiths, direction
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Un album du label Evil Penguin Classics EPRC 0072
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Photo à la une : l’altiste Mathis Rochat – Photo : © DR
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Ce vendredi 14 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
