Étiquette : qualité

  • Pénétrer plus avant dans la passionnante entreprise, par Benjamin Appl et James Baillieu, de leur CD « Forbidden Fruit »

    Dans la continuité de mes deux précédents articles,

    celui de l’accroche : « « ,

    et celui de l’exploration « « ,

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    je désire, ce soir, faire-part d’une remarquable présentation, en date du 23 juin dernier, par Beniamin Appl et James Baillieu, de leur projet (et réalisation) du CD « Forbidden Fruit«  _ le CD Alpha 912, enregistré à Lugano du 27 au 30 juillet 2020, et publié le 23 juin 2023 _,

    en un passionnant podcast, d’une durée de 22′ 51, enregistré, précisément, le 23 juin dernier, par et pour « Grammophon Classical Music« ,

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    consistant en un entretien à distance, et par ZOOM,

    entre d’une part le journaliste de Grammophon James Jolly _ se trouvant, lui, je suppose à Londres _ 

    et d’autre part, Beniamin Appl, en Suisse, et James Bailleul, quelque part au Royaume-Uni…

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    À écouter bien attentivement _ et traduire _ au fil des échanges,

    on apprendra bien de passionnants détails de cette aventure discographique originale assez singulière,

    au résultat musical si jouissif…

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    Benjamin Appl et James Baillieu : deux artistes de très grande qualité et exigence,

    à suivre très attentivement désormais…

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    Ce lundi 31 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos du partage, le plus large possible, par entretiens, du magnifique « Le chemin continue _ Biographie de Georges Lambrichs » d’Arnaud Villanova (aux Editions Gallimard), de petites considérations sur des temporalités et fenêtres d’opportunité diverses pour des entretiens ouverts avec auteurs choisis de livres d’extrême qualité…

    À propos du partage, le plus large possible _ via vidéos ou podcasts d’entretiens à réaliser (enregistrer et diffuser largement via l’ultra-performant site Mollat !) avec l’auteur de livres d’excellence… _, du magnifique « Le chemin continue _ Biographie de Georges Lambrichs » d’Arnaud Villanova (tout juste paru le 16 février dernier aux Éditions Gallimard),
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    voici, ce jour, ces quelques petites considérations-ci sur des temporalités et fenêtres d’opportunité diverses, pour des entretiens ouverts, et si possible un peu riches, substantiels, avec quelques auteurs choisis de livres d’extrême qualité, tel que ce « Le chemin continue _ Biographie de Georges Lambrichs » d’Arnaud Villanova :
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    Ecrire, publier, éditer, promouvoir un livre,
    puis lire, partager avec des amis (voire plus largement peut-être aussi) le plaisir de la lecture
    et réussir à donner à d’autres le désir de, à leur tour, lire (et éprouver une vraie joie de lire) tel ou tel livre singulier :

    autant de situations
    et autant d’acteurs divers d’une même chaîne diversifiée et ramifiée, et continuée,
    au départ de laquelle s’est trouvé un beau livre écrit par un auteur,
    avec autant de temporalités diverses,
    et ayant chacune son rythme spécifique et singulier…
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    Et ce n’est certes pas à un auteur tel que vous, Arnaud, qui travaillez professionnellement là-dessus, que je vais apprendre quelque chose de neuf…
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    Pour ma part, 
    je veux dire celle d’un lecteur simplement attentif et passionné de quelques certains livres qui m’ont considérablement plu et réjoui
    – et de fait mes goûts sont assez larges et assez éclectiques, tout en étant très très exigeants :
    d’une façon qui, à ma place de simple lecteur, me fait, en l’occurrence, et en ces traits-là, admirer la personnalité ici, ainsi que la personne dans sa vie relationnelle, généreuse et ouverte, d’un Georges Lambrichs,
    situé pourtant apparemment, je veux dire professionnellement, à une tout autre place que celle d’un simple lecteur désintéressé, amateur, au sens plein de ce mot, qui se trouve être la mienne : celle, pour lui, Georges Lambrichs, d’éditeur littéraire ;
    mais Georges Lambrichs était aussi, en sa singulière façon, absolument désintéressé en sa follement généreuse passion pour la plus authentique littérature « de qualité », un tel lecteur, pour commencer –,
    il se trouve qu’une de mes passions est celle de la joie – assez rare, en tous les sens de ce terme – de m’entretenir, à l’occasion – occasion qu’il me faut bien provoquer un peu par mon initiative ; car rien n’advient seulement de soi, et nul ne me l’offrira spontanément de lui-même (ou alors bien rarement ! même si cela, et il me faut le reconnaître, est quelquefois arrivé…) sur un plateau -, avec ou à propos d’auteurs que j’admire,
    et en un entretien absolument ouvert, entre interlocuteurs sachant s’écouter vraiment – et cette chose aussi est assez rare –, et les voix comptent beaucoup, les attentions, les silences aussi,
    afin d’aider si peu que ce soit, de la modeste place de lecteur passionné s’entretenant alors avec (ou, à défaut de l’auteur lui-même, à propos de) tel auteur qui le mérite, à partager cette – pas si fréquente que cela, mais qui comme miraculeusement advient parfois, de temps en temps, de temps à autre… – très exaltante joie de lire un livre qui paraît le mériter vraiment…
    Car il y en a tant de médiocres, et même tant de faux livres, dont le temps de lecture vient voler un peu du si précieux, non infini, temps de la vie, en l’occurrence, du lecteur…
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    « Indiligent lecteur, quitte ce livre ! »,
    prévenait très obligeamment le merveilleux et délicieux Montaigne adoré à l’ouverture de ses très exigeants – à suivre vraiment l’entier déroulé de leurs étincelants écheveaux ramifiés de fils entrecroisés et rajoutés à ses diverses propres relectures… – magnifiques « Essais »…
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    C’est donc aussi de toute petite – à sa modeste place… – contribution à la formation du goût, qu’il s’agit là…
    Et plus que jamais en ce moment – de bourrages de crânes désinhibés absolument éhontés de crasse propagande…
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    Voilà donc la place en laquelle je situe ce que, de ma modeste et improbable position – je ne suis pas éditeur, ni libraire, ni même journaliste : seulement simple lecteur passionné et un peu attentif de vrais livres... –, je peux – voire je dois, à mes yeux tout au moins.. – faire, agir, œuvrer, en pareille occurrence, voire urgence !, de joie, à proposer de partager, à l’occasion – Kairos un petit peu aidant –, avec d’autres.
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    Les fenêtres d’opportunité pour cela – ou conjonction d’alignement des planètes… – étant assez étroites, furtives, passagères…
    Une vie humaine, d’abord, n’étant pas elle-même – nous le saurions, cela n’arrive pas –, infinie…
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    «    But at my back I always hear

    Time’s wingèd chariot hurrying near :
    And yonder all before us lye

    Desarts of vast Eternity »,
    a dit Andrew Marvell en son sublime poème « To his coy mistress ».
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    Mais le généreux temps d’une vie – reçue de nos parents et de la chaîne si peu probable au départ de nos ancêtres plus lointains : via, là aussi, une chaîne-concours d’assez improbables transmissions, tant génétiques que culturelles… – , en son cheminement même, nous ouvre aussi la porte de tels infiniment précieux moments, rien moins, d’éternité – puisqu’il n’y a d’éternité effective que dans, et par le temps de ces brèves vies, du moins quand celles-ci sont vraiment « humaines », c’est-à-dire vraiment « de qualité », je suis donc ici joyeusement spinoziste ; et proustien.
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    Tel est donc le contenu du courriel que j’ai adressé ce matin à Arnaud Villanova,
    l’auteur, superbe – de quelle qualité est aussi son écriture ! –, de cette passionnante et très riche enquête sur l’œuvre d’éditeur – mais pas seulement ! – ainsi que la personne même, généreuse, libre, amicale, juste et ouverte, de Georges Lambrichs (1917 – 1992),
    avec cet impressionnant portrait que vient nous donner ce « Le chemin continue _ Biographie de Georges Lambrichs » qui paraît en ce moment même aux Éditions Gallimard…
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    Ce mercredi 22 février 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La qualité « Arcangelo Jonathan Cohen » dans un impeccable « Sacroprofano Antonio Vivaldi », autour du contreténor Tim Mead

    Les réalisations discographiques de Jonathan Cohen (Manchester, 17 novembre 1977) à la tête de son toujours intéressant Arcangelo (créé en 2010)

    suscitent immanquablement mon attention.

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    Aujourd’hui,

    paraît le CD Alpha 914 « Sacroprofano Antonio Vivaldi« , autour du contreténor Tim Mead (Chelmsford, 1981) _ et non cette fois avec le contreténor Iestyn Davies ; cf par exemple, et à côté de plusieurs autres, tout autant enthousiastes, mon article du 31 décembre dernier : « « … _,

    tant dans des œuvres sacrées (« Nisi Dominus » RV 608, « Salve Regina » RV 618) que dans des cantates profanes (« Cessate, omai cessate » RV 684, « Amor, hai vino, hai vinto » RV 683), parmi, bien sûr, les plus célèbres _ en quelque sorte des tubes… _ d’Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741)…

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    Une réalisation impeccable,

    à laquelle ne manque, probablement, qu’un infime grain de folie…

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    Ce lundi 23 janvier 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour un exemple-modèle de critique musicale : le lumineux travail de Maciej Chizynski

    Maintes fois j’ai eu l’occasion de me référer à d’excellents articles _ précis et détaillés _ de critique musicale

    de Maciej Chyzinski,

    en ses chroniques de Res Musica.

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    Par exemple hier même, en mon article  ,

    dans lequel je citais un extrait de son article du 21 juin 2019 sur le site ResMusica, intitulé Le legs Philips d’Eduardo del Pueyo enfin disponible .

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    Or, il se trouve que ce jour, dimanche 16 février 2020,

    Res Musica publie un admirable _ très détaillé _ article de ce même Maciej Chyzinski

    intitulé L’art de Vladimir Sofronitsky selon Scribendum

    (on peut cliquer) ;

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    qui lui-même renvoie à un précédent article,

    du 11 novembre 2019,

    intitulé Maria Grinberg, une héroïne (presque) inconnue du piano (on peut cliquer aussi) ;

    consacré, lui aussi, à une interprète pianiste virtuose russe…

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    Je ne connais pas personnellement Maciej Chyzinski,

    mais j’ai appris à admirer la _ très éclairante et délicate _ précision détaillée de ses articles.

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    Bien sûr, il est toujours possible de ne pas partager telle ou telle appréciation de détail

    à propos de telle ou telle interprétation discographique,

    ou de concert ;

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    mais on ne peut s’empêcher d’admirer la qualité très grande de l’attention

    de l’auditeur et analyste qu’il est,

    qu’il porte aux œuvres et interprétations.

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    Je veux le souligner, car nous manquons cruellement de médiations culturelles un peu fiables,

    c’est-à-dire de qualité,

    capables d’éclairer, orienter, et alimenter vraiment _ de manière totalement désintéressée _ 

    notre curiosité musicale.

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    Merci !
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    Ce dimanche 16 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa