Étiquette : questionnement

  • Les questions qu’ouvre la photo de Marie Delouart (prise à Madrid en 1870 ?…) que m’a montrée avant-hier à Ciboure Guy Lalanne, concernant la datation du voyage à Madrid de celle-ci et de sa rencontre consécutive, là-bas, avec son futur époux Pierre-Joseph Ravel : une datation encore ambiguë…

    Mon article d’hier vendredi 25 juillet «  » a soulevé bien des questions sur la datation du voyage à Madrid de celle-ci – en quelle année ? 1870 ? 1871 ? 1872 ? c’est encore ambigu !.. – et de sa rencontre, là-bas – à Madrid ? ou peut-être dans les jardins de Palais-Royal d’Aranjuez ? Et l’année d’après celle de son arrivée à Madrid ? .. – , avec son futur époux Pierre-Joseph Ravel :

    une rencontre connue seulement par un très vague récit – à allure légendaire… – de Maurice Ravel, d’une part, ainsi que par les récits oraux – guère précis hélas… – transmis dans la famille Gaudin, d’autre part, selon lesquels Marie Delouart aurait accepté de remplacer Annette Bibal cette fois-là pour accompagner à Madrid la célèbre modiste parisienne Madame Félix (amie de Victoire Dupous-Bibal, la mère d’Annette), qui à chaque voyage annuel de Paris à Madrid faisait une halte opportune à Saint-Jean-de-Luz, à mi-chemin entre les deux capitales, et chez son amie Victoire Dupous-Bibal, en allant présenter là-bas en Espagne sa collection annuelle d’articles de mode ; cette fois-là – en 1870 ? en 1871 ? en 1872 ?.. – , Annette Bibal avait préféré demeurer à Saint-Jean-de-Luz afin de tenir compagnie à son fiancé Edmond Gaudin, et aider à le soigner de blessures reçues lors de la guerre entre la France et la Prusse – a-t-il été dit… – : une guerre ayant eu lieu entre le 19 juillet 1870 et le 29 janvier 1871, et marquée, notamment, par les batailles de Gravelotte le 18 août 1870, et de Sedan, le 1er septembre…

    …

    Mais j’ignore le lieu et la date des blessures reçues par le soldat Edmond Gaudin, ainsi que la durée des séquelles dont il aura souffert, et qui ont pu solliciter la présence auprès de lui à Saint-Jean-de-Luz de sa fiancée Annette Bibal…

    …

    En conséquence de quoi, la photo de Marie Delouart prise peut-être en 1870 – cette date de 1870 figurant bien sur la légende accompagnant la photo sur le site de la BnF… – au Studio Muñoz y Goutelle à Madrid, oblige à se poser quelques questions sur les dates de ce voyage à Madrid de Marie Delouart (1840-1917) – ainsi que de son séjour madrilène : un séjour de 20 mois, a-t-il même été prétendu : en l’article « Notes sur Ravel » de Manuel de Falla, publié en 1939 par la Revue musicale, Manuel de Falla évoque la mère de Maurice Ravel, dont « l’exquise conversation, toujours en excellent espagnol, me ravissait, quand elle évoquait devant moi ses années de jeunesse passées à Madrid » (sic) ; ce qui vient confirmer l’hypothèse d’un tel séjour madrilène de Marie Delouart ayant duré un peu plus qu’une année…Une chronologie qui mériterait assurément d’être précisée… – ;

    de même que l’existence, aussi, d’une photo de la tante Gracieuse Billac, prise probablement en même temps – en 1870 ? – , et en tout cas en ce même Studio Muñoz y Goutelle à Madrid – avec une posture et un décor identique pour les deux très voisins « retratos de identidad« … – :

    Gracieuse Billac aurait-elle donc ainsi accompagné sa nièce, et participé, elle aussi, au voyage madrilène, cette année-là, en 1870, de la modiste parisienne Madame Félix ?..

    …

    Gracieuse Billac(1824-1897), dont la sœur Gachucha Billac (1819 – 1902) était la domestique-gouvernante des enfants au service de Victoire Dupous (1822-1903), veuve Bibal, au moins depuis 1862, et peut-être même 1855… 

    …

    Telles sont les questions que je me pose désormais sur les dates de la présence madrilène de Marie Delouart, fort mal identifiées jusqu’ici…

    …

    Et ce n’est certes pas son fils Maurice Ravel qui aurait cherché à poser des questions là-dessus à sa mère, pas davantage qu’à son père...

    …

    Quant aux récits qui auraient pu être recueillis de la bouche d’Annette Bibal-Gaudin (1845-1936) à propos des circonstances de ses fiançailles – et leur durée – avec Edmond Gaudin (1845-1920), nul non plus ne semble s’être avisé de s’intéresser à les préciser…

    …

    D’où l’existence de ces tâches aveugles persistantes dans l’histoire – une micro-histoire ! – de ces couples, tant celui de Marie Delouart et Pierre-Joseph Ravel (mariés à Paris le 3 avril 1873), que celui d’Annette Bibal et Edmond Gaudin (mariés à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875)…

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    Une recherche à creuser…

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    Ce samedi 26 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Hier à Ciboure, découverte d’une photo de Marie Delouart, peut-être prise à Madrid (et peut-être en 1870 !), au studio de photographie Muñoz y Goutelle : les questions que ces deux photos, très proches, nous posent aujourd’hui…


    Hier, lors de ma venue à Ciboure,
    Guy Lalanne m’a montré, parmi un panel de photos à choisir pour notre livre à venir, une photo de Marie Delouart, peut-être prise à Madrid (en 1870 ?), au Studio Muñoz y Goutelle, fondé en 1859…
    …
    Et en me demandant d’essayer de la légender…
    …
    Cette photo de Marie Delouart ayant déjà été présentée lors d’une exposition de l’association Jakintza.
    …
    …
    En recherchant un peu, j’ai trouvé quelques éléments intéressants sur le site de la BnF
    – à découvrir ici, en cliquant sur le lien… –
    …
    soient un ensemble de 28 photos rassemblées et conservées par la BnF, dont certaines prises au cabinet Muñoz y Goutelle, un Studio situé à Madrid et fondé en 1859, consacrées toutes … à la famille Ravel :
    dont une de Marie Delouart (née en 1840),
    et une autre de sa tante Gracieuse Billac (née en 1824), soient les photos n° 27 et 28 de cette collection de la BnF…
    …
    …
    La photo n° 27 de cette collection mise en ligne par le BnF concerne en effet Gracieuse Billac,
    et la photo n° 28, Marie Delouart : une des grand-tantes Billac (et la marraine) de Maurice Ravel, et sa mère de celui-ci : Marie Delouart-Ravel ; 
    leurs vêtements, leur pose et le décor sont vraiment très voisins, et il s’agit vraisemblablement là de « retratos de identidad« , peut-être pris en même temps…
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    …
    En tout cas, la question que ces deux photos (datées toutes les deux de 1870, d’après la BnF…) posent, est celle de savoir si Gracieuse Billac, la tante, n’aurait pas  accompagné à Madrid sa nièce, alors encore célibataire, Marie Delouart, au moment où celle-ci servait d’assistante à la modiste parisienne Madame Félix, se rendant à Madrid présenter sa toute nouvelle collection entre autres de chapeaux…
    …
    …
    Une photo à verser donc au dossier très peu fourni hélas jusqu’ici de la jeunesse de Marie Delouart avant sa rencontre madrilène – à quelle date ? en quelle année ? – avec son futur mari, à la mairie de Montmartre, le 3 avril 1873 : c’est doncbigrement intéressant !..
    …
    Á suivre…
    …
    …
    Ce vendredi 25 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Un premier élément de réponse à propos de la « présence-absence » à Auch du cardinal de Ferrare Hippolyte II d’Este : la surprise

    Les mardi 15 et mercredi 16 août dernier,

    en mes articles « « 

    et « « ,

    j’avais forgé le concept un peu étrange de « présence-absence » pour caractériser la question qui me travaillait concernant la venue et le séjour, ou pas, du cardinal « de Ferrare«  Hippolyte II d’Este (Ferrare, 25 août 1509 – Rome, 2 décembre 1572) en la cité archi-épiscopale d’Auch, au moment, durant la période, où il en était l’archevêque, c’est-à-dire entre le 22 avril 1551 et le 8 octobre 1563…

    …

    …

    Hier, à 18h 41,

    j’ai adressé le courriel suivant à Jacques Lapart, président de la Société Archéologique et Historique du Gers _ depuis le 5 février 2020, succédant à Georges Courtes qui présidait l’Association depuis 1996 ; Jacques Lapart, membre de l’Association depuis 1971, ayant été parrainé alors par Charles Samaran et l’abbé Gilbert Loubès… _, à Auch,

    que je venais de solliciter à propos du compositeur auscitain Pierre Cadéac (ca. 1505 – ca. 1565) :

    …

    J’ai une autre recherche à vous proposer concernant Auch :
    chercher à savoir si le cardinal de Ferrare, Hippolyte II d’Este (Ferrare, 25 août 1509 – Rome, 2 décembre 1572), a jamais effectué le voyage d’Auch,
    dont il a été pourvu des bénéfices de l’archevêché en date du 22 avril 1551, par échange avec l’archevêché de Lyon, avec le cardinal François de Tournon…
     
    Et si le 8 octobre 1563 Hippolyte II d’Este en a bien cédé le titre à son neveu le cardinal Louis d’Este – afin de le maintenir en sa famille -,
    il a pris soin aussi de s’en réserver pour le restant de sa vie le principal des bénéfices.
     
    En effet, à partir de 1548, le cardinal Hippolyte II s’est principalement trouvé en Italie.
    Il me semble n’être retourné en France, et à Paris, qu’une seule fois,
    mais sans avoir fait un détour jusqu’à Auch, ni à l’aller, ni au retour de ce voyage, en 1563.
     
    Je viens de recevoir le livre de Giuliano Danieli « La musica nel mecenatismo di Ippolito II d’Este »,
    mais n’y ai pas trouvé mention d’un voyage à Auch d’Hippolyte II d’Este.
    Pas davantage que dans le travail de Jean Sénié « Entre l’Aigle, les Lys et la tiare : les relations des cardinaux d’Este avec le royaume de France (1530 – 1590) ».
     
    Nulle part je n’ai trouvé jusqu’ici une chronologie assez précise des divers déplacements d’Hippolyte II d’Este,
    le constructeur de la splendide Villa d’Este à Tivoli.
     
    A suivre, donc…
     
    Seuls ceux qui ne cherchent pas ne trouvent jamais rien…

    …

    …

    Et, à 19h 03, je recevais la réponse suivante :

    …

    Dans son article sur l’inventaire du château de Mazères ( Revue de Gascogne, 1903, p.145 et suiv.), voici ce qu’écrit l’auteur Charles Samaran, archiviste aux Archives Nationales en 1903.

    (…)

    A suivre- cordialement  J-Lapart

    …

    …

    Un inventaire au château de Mazères

    au temps du cardinal Louis d’Este, archevêque d’Auch

    (Août 1583)

    …

    …

    Le document dont on trouvera plus loin le texte provient de l’Archivio di Stato de Modène où ont été réunis tous les papiers de la maison d’Este. Ces archives admirablement conservées et bien classées de correspondances nous fournissent les renseignements les plus curieux et les plus nouveaux. Contentons d’en tirer aujourd’hui cet inventaire du château archiépiscopal de Mazères, que l’agent Camille Cavanucci envoyait à son maître dans sa lettre du 30 août 1583.

    On sait que ni Hippolyte, cardinal de Ferrare, ni son neveu, Louis cardinal d’Este, ne sont jamais venus dans leur diocèse. Ils n’ont jamais habité ni Auch, ni Bassoues, ni Mazères, et c’est pourquoi il ne faut pas s’attendre à trouver dans l’inventaire de ce dernier (…)

    …
    …
    …
    C’est merveilleux : les bouteilles lancées à la mer reçoivent réponse à leur message « in the bottle« …

    …

    …
    À suivre !

    …

    …

    Ce lundi 4 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un premier effet de ma conversation téléphonique inattendue de jeudi 14 avril dernier autour de certains des cousins et amis de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure : la découverte du lieu et de la date du décès du peintre luzien Pascal Bibal : à Bilbao, le 2 avril 1898…

    La recherche est quasiment sans fin ; elle procède par à-coups, détail après détail, chaque détail dégagé faisant fonction d’indice pour, déjà, ouvrir _ et par audace d’imageance _ quelque nouvelle piste un peu précise, déjà, mais ouverte, bien ouverte, de questionnement et d’enquête à s’engager à mener.

    …

    Il y faut donc aussi de la patience, de la ténacité, et une capacité de sagacité _ et sérendipité _ à connecter entre eux _ et en leur disparate présent _ avec fécondité, espère-t-on, divers éléments épars déjà en place, le plus souvent, mais qui demeuraient muets faute d’un angle pertinent et performant d’attaque du questionnement et de connection adéquate de ces éléments disparates du puzzle assemblé…

    …

    …

    La conversation-surprise et éminemment positive de jeudi dernier 14 avril a débuté par un focus immédiatement porté sur la distinction _ très factuelle et matérielle ! _ des signatures des peintres Bibal luziens, le père, Pascal Bibal, et son fils aîné, François-Ignace Bibal…

    …

    …

    Ce qui m’a amené très vite à revenir me pencher sur cette famille luzienne des Bibal, et le constat _ renouvelé, mais maintenant propédeutique pour un nouvel élan de démarche de recherche un peu méthodique _ que continuait à me manquer le lieu _ possiblement, et même probablement, la conjonction de plusieurs indices y aidant : Bilbao... _ et la date _ entre 1896 et 1898, en étais-je alors resté… _ du décès de Pascal Bibal ;

    qui ne figurait pas _ pas encore du moins… _ sur le listing des décès accessibles de l’état-civil de la commune de Saint-Jean-de-Luz.

    …

    Ce qui me laissait supposer, avec les indices fournis par _ et relevés sur _ les livrets militaires de ses trois fils, François-Ignace, Grégoire, Philippe-Joseph, que ce décès ne s’était vraisemblablement pas produit à Saint-Jean-de-Luz, mais peut-être, possiblement, voire probablement, à Bilbao…

    Encore fallait-il en obtenir une indubitable preuve factuelle.

    …

    …

    Or voici que, suite à l’impulsion _ d’énergie ; et il en faut ; joyeuse, voire enthousiaste ; et c’est un combustible nécessaire de la recherche méthodique et ouverte sur de l’encore inconnu à découvrir et révéler… _ du coup de fil-surprise du 14 avril,

    ma nouvelle consultation du listing disponible _ et encore incomplet : il se complète peu à peu… _ des décès Bibal advenus à Saint-Jean-de-Luz, comportait, cette fois, un ajout, concernant, justement, et pour l’année 1898, le nom de Pascal Bibal, né à Saint-Jean-de-Luz, le  12 juin 1847, par une transcription, réalisée en date du 21 juin 1898, d’un document du Consulat de France à Bilbao en date, lui, du 23 mai 1898, indiquant une déclaration de décès réalisée, elle, le 3 avril 1898, à 11 heures du matin, d’un décès survenu à Bilbao, au n°6 de la Calle Arbolancha _ à l’adresse du domicile du défunt _ la veille, le 2 avril 1898, d’un nommé Pascual Bibal y Dupous, natif de Saint-Jean-de-Luz, âgé de 51 ans, par suite d’une pneumonie grippale.

    Et cela, en la présence de son épouse, Dorotea Iburuzqueta y Zabala, native de Zarauz, et de leurs 5 enfants encore mineurs : François, Marie, Grégoire, Elise et Joseph Bibal.

    …

    Avec aussi la mention de la localisation du lieu de la sépulture de Pascal Bibal, à Bilbao : au cimetière de Mallona.

    …

    Ainsi que l’indication de l’ignorance de l’adresse des parents du défunt :

    son père, Pierre Bibal, étant depuis longtemps _ le 12 septembre 1855 _ décédé ;

    Mais sa mère, née Victoire Dupous demeurant, elle, bien vivante : c’est le 16 juin 1903, et en son domicile du 41 de la rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, qu’elle décèdera. 

    …

    …

    Voilà donc un premier effet tangible et fécond _ et une première découverte _ de la remise en chantier de ces éléments de recherche laissés un certain temps, jusqu’ici, faute d’élément décisif de preuve, en jachère ; c’est-à-dire en attente et espérance _ non illusoire mais sérieuse et réaliste : rationnelle _ de découverte…

    …

    …

    La recherche devant donc se poursuivre aussi sur les autres éléments et questions qu’a abordés et soulevés mon aimable et très compétent correspondant luzien…

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    …

    J’ai donc pu aussi rectifier _ en rouge _ les données alors incertaines _ voire erronnées : à absolument corriger ! _ de mon article du 8 novembre 2019 : , pour ce qui y concernait mon ignorance d’alors, désormais enfin résolue grâce à l’apport décisif du listing luzien des décès concernant, à un titre ou un autre, des personnes ou bien décédées à Saint-Jean-de-Luz, ou bien liées _ à quelque titre que ce soit : ici la naissance en cette ville _ à cette ville, à propos, ici donc, du lieu et de la date du décès du natif de Saint-Jean-de-Luz, le 12 juin 1847, au n° 22 de la Grand Rue _ jumeau d’une sœur, Marie, précocement décédée, elle, le 18 mars 1849 _, le luzien Pascal Bibal _ ou Pascual Bibal y Dupous, ainsi que noté le 3 avril 1898 à Bilbao…

    …

    …

    Ce mardi 19 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa