Étiquette : radieux

  • S’émerveiller à quelques inédits du grand Radu Lupu réunis en un coffret de 6 CDs « Radu Lupu – The unreleased recordings Decca Masters and Radio Tapes 1970-2002 », dont les sublimes Quatuors avec Piano K. 478 et K. 493 de Mozart par le Tel Aviv String Quartet avec Radu Lupu au piano, en 1976…

    Oui, ce sont bien de petites merveilles jusqu’ici inédites d’interprétation du grand Radu Lupu (Galati, 30 novembre 1945 – Lausanne, 17 avril 2022) que vient nous offrir cette fin d’automne 2025 le merveilleux coffret Decca 487 1494 de 6 CDs « Radu Lupu – The unreleased recordings Decca Masters and Radio Tapes 1970-2002« …

    …

    Parmi mes pépites préférées de ce miraculeux coffret Decca,

    et pour commencer sublimement, ces radieux chefs d’œuvre à mourir de bonheur que sont les magiques « Piano Quartets K. 478 et K. 493 » de Mozart, par le Tel Aviv String Quartet  – Chaim Taub, violon, Daniel Benyamini, alto, Uzi Wiesel, violoncelle, et Radu Lupu, piano – , du CD n°1, enregistrés à Petersham, Londres, du 12 au 14 août 1976…

    …

    Une lumière qui vient illuminer solairement ces journées uniformément grises de décembre…

    …

    Et je me joins modestement ici aux applaudissements enthousiastes de Jean-Pierre Rousseau en l’article « Encore du piano » de son Blog…

    …

    Écoutez et admirez ceci…

    …

    Et j’y joins aussi la joie très pure prise à l’écoute de la magnifiquement enlevée Sonate D. 850 « Gasteiner«  de Schubert – enregistrée à Corseaux, en Suisse, du 14 au 18 août 1995 – , aux plages 3 à 6 du CD n° 2 de ce très bienvenu coffret d’enregistrements inédits du très grand Radu Lupu…

    …

    Quel cadeau !!!

    …

    Ce dimanche 7 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur le radieux et magique CD « Johann Sebastian Bach – Sonatas for Violin and Continuo »d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz (en forme de suite)…

    Comme en suite de mon article d’hier 23 septembre « Un coup de Bach… et ça repart : le splendide CD « Sonatas for Violin and Continuo » d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz…« ,

    voici que ce matin  sur son site Discophilia Jean-Charles Hoffelé publie un article intitulé « En trio » consacré à ce radieux CD HMM 902698 « Johann Sebastian Bach – Sonatas for Violin and Continuo » – enregistré à Harlem au mois d’août 2023 – d’Isabelle Faust, Kristian Bezuidenhout et Kristin von der Golz – écoutez donc ici, ou ici...- ,

    qui vient compléter le double CD HMM 902256.57 « J.S. Bach – Sonatas for violin & Harpsichord » – enregistré à Berlin du 18 au 24 août 2016 – d’Isabelle Faust et Kristian Bezuidenhout…

    …

    Le violon et le clavecin de ces enregistrements d’août 2016 et août 2023 ont changé :

    au violon de Jacob Stainer (1658) – prété par Jakob Bader – a succédé le violon Stefan van Baehr (2019) d’après le « Sleeping Beauty » d’Antonio Stradivarius (1704) ;

    et au clavecin John Phillips (Berkeley 2008) d’après Johannes Heinrich Grabner l’aîné (Dresde 1722) – prété par Trevor Pinnock – , a succédé le clavecin Jonte Knif et Arno Pelto (2004) d’après divers modèles allemands – prété par Olivier Fortin – …

    …

    Et pour  ma part, je préfère de loin les instruments de cet enregistrement de 2023 à ceux de l’enregistrement de 2016…

    …

    Voici donc le très intéressant article « En trio » de ce jour de Jean-Charles Hoffelé :

    …

    EN TRIO

    …

    Le violon arpège sur la seule tenue de la basse de viole avant que le clavecin ne se glisse entre eux pour initier la grande toccata où l’archet pourra briller. Isabelle Faust fait naître cette Sonate virtuose – BWV 1023 – du quasi-silence, elle ouvre cet album qui vient compléter – voilà ! – celui des Sonates en duo – enregistré en 2016 – , bouclant probablement le parcours Bach de la violoniste.

    …

    La beauté – oui, oui ! – de son Stradivarius – de 1706 – irradie ces pages peu souvent enregistrées, toujours dans l’ombre des Sonates à deux – BWV 1914 à 1019 – , pourtant Bach ose y avouer sa fascination pour les modèles français – en effet ! – y invitant le monde des suites des violistes – c’est tout à fait cela ! Danses et contredanses, pastorales et siciliennes sont à peine déguisées – oui : d’où leur irréfragable charme français… – sous les mouvements des Sonates.

    …

    La beauté des mélodies fait songer parfois à des airs de cantates – celles pour la maison… – , on traquera les réemplois, mais ce qui étonne au long du cahier reste cette virtuosité qui en fait croire certaine écrites pour Pisendel.

    …

    Sur son beau Jonte Knif prêté par Olivier Fortin, Kristian Bezuidenhout tisse le lacis des polyphonies et envole les danses où l’archet de Kristin von der Goltz ne lui cède en rien, dansant lui aussi –oui, oui – , souvent sur les pointes. L’alliage des trois est simplement radieux – voilà ! et c’est bien là le mot-clé pour qualifier ce magique CD ! -, il règle à vrai dire la discographie – oui : une irradiante joie – de ces éloquents bijoux.

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

     

    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

    …
    Sonate pour violon et basse continue en mi mineur,
    BWV 1023

    Sonate pour violon et basse continue en sol majeur,
    BWV 1021

    Sonate pour violon et basse continue en ut mineur,
    BWV 1024

    Sonate pour violon et clavecin obligé en sol majeur, BWV 1019a
    (3 extraits : III. Cantabile, ma non poco Adagio ; IV. Adagio ; V. Violino solo e
    Basso l’accompagnato)

    Fugue pour violon et basse continue en sol mineur, BWV 1026
    Sonate pour viole de gambe et clavecin obligé en sol mineur, BWV 1029 (version avec violon)

    …

    Isabelle Faust, violon
    Kristin von der Goltz, violoncelle
    Kristian Bezuidenhout, clavecin

    …

    Un album du label harmonia mundi HMM 902698
    …

    Photo à la une : la violoniste Isabelle Faust et le claviériste Kristian Bezuidenhout – Photo : © Peter Fischli

    …

    Un magique CD !!!

    …

    Ce mercredi 24 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Au bonheur des trouvailles (suite), la joie radieuse pure du classicisme apollinien de Joseph Haydn : le double CD Hyperion « Haydn String Quartets Op. 50 » du London Haydn Quartet, paru en 2016… Une douceur et une tendresse vraies qui font du bien…

    En un moment bien difficile de deuil de mes amis les plus proches, Philippe, à Bordeaux, et Bernard, à Bidart,

    et dans la pensée de la présence radieuse _ pour toujours, à jamais… _ de Marie-Claude et de Sylvie qui viennent physiquement de nous quitter,

    …

    le double CD Hyperion CDA 68122 « Joseph Haydn – String Quartets Op. 50 ‘Prussian’ » par The London Haydn Quartet _ enregistré à Dunwich (Suffolk) du 24 au 28 octobre 2014, par Catherine Manson et Michael Gurevich, violons, James Boyd, alto, et Jonathan Manson, violoncelle ; et paru pour Hyperion le 26 février 2016 _, vient apporter son un peu réconfortante douce et tendre compagnie musicale apollinienne, qui aide à un peu mieux respirer ce jour…

    …

    …

    Presque comme illustration pratique de mon modeste article d’hier «  » sur ce que peut venir apporter d’un peu de douceur et de tendresse vraies la compagnie de la musique quand celle-ci est tout à fait à son meilleur…

    …

    …

    Joseph Haydn (Rohrau-sur-la-Leitha, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809) :

    le bon pain de la vie, d’humeur positive souriante toujours égale _ tout spécialement en ses splendidement radieux Quatuors à cordes…

    …

    Ami fidèle, toujours présent. 

    …

    …

    Les 6 Quatuors à cordes Op. 50, dits aussi « Quatuors Prussiens » :

    …

    écrits en 1787 et publiés la même année simultanément chez Forster à Londres et chez Artaria à Vienne _ l’édition de décembre 1787, à Vienne, est celle ici suivie par The London Haydn Quartet.

    …

    Et le dédicataire en a été le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, violoncelliste de talent.

    …

    …

    De ce double radieux album Hyperion de ces 6 Quatuors Prussiens par The London Haydn Quartet

    _ écouter ces extraits-ci (5′ 06) _,

    …

    m’enchantent tout spécialement

    le n°1 en Si bémol majeur

    et le n°6, dit « The Frog« , en Ré majeur.

    …

    …

    Une musique apaisante et radieuse qui fait vraiment du bien…

    …

    …

    Ce mardi 16 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un passionnant CD « Vers la flamme » de Severin von Eckardstein, avec un somptueux radieux comme jamais Opus 111, la 32e et dernière Sonate pour piano de Beethoven…

    Ce jour,

    découverte d’un passionnant CD « Vers la flamme » de Severin von Eckardstein _ le CD CAvI-Music 8553531 ; regarder et écouter (en allemand) ici le trailer de présentation de ce CD (d’une durée de 5′ 45) par l’interprète lui-même, quasi timidement et d’une voix douce… _ avec surtout un somptueux, très impressionnant, et radieux Opus 111, la 32e Sonate pour piano, en ut mineur, de Beethoven…

    …

    …

    Cf, notamment, ce commentaire déjà significatif il y a deux jours, et sous le titre de « Transsubstantiation«  _ entre l’interprète à son piano et les successifs compositeurs à l’œuvre (dont lui-même pour une brève Improvisation de 3′ 26…), probablement… _, de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia :

    …

    …

    TRANSSUBSTANTIATION

    Autour de l’Opus 111, qui est un monde en soi _ c’est formidablement juste ! Quelle splendissime œuvre finale de Beethoven au piano !, déjà… _, Severin von Eckardstein organise une savante cosmogonie qui vécut d’abord comme programme de concert. Après l’épreuve de la scène, l’un des plus saisissants maîtres contemporains de l’instrument _ rien moins ! _ sera donc entré au b-sharp Studio de Berlin pour confier aux micros de Martin Kistner ce voyage équilibré entre deux pôles d’une même amplitude, l’ultime Sonate de Beethoven et son échappée cosmique, le propre arrangement par l’artiste _ en effet ! _ du moins idéalement pianistique des poèmes de Richard Strauss, Tod und Verklärung.

    …

    …

    Pour le second pari gagné, l’élévation spirituelle encore un peu lisztienne du premier thème, le grand macabre de l’agonie où le pianiste fait entrer tout l’orchestre dans son piano, sont, sous son œil, saisissants _ voilà. Pour l’Opus 111, dès le Maestoso, le ton prophétique, puis l’éther _ génialissime _ de l’Arietta, proclament qu’il est peut-être temps pour lui, qui est si peu l’homme des intégrales, d’embrasser _ il en a la puissance comme titanesque, lui pourtant timide en sa parole… _ tous ces mondes que _ le titanesque explorateur en sa composition-création _ Beethoven a réuni dans un univers.

    …

    …

    Mais le piano ! Ce Bechstein _ D 282 _ à l’aigu à la fois criard et palot qui dépare les dernières mesures de Vers la flamme, il ne le transcendera vraiment que dans les proclamations et les anges rugissants du Regard de l’Eglise d’amour ou dans son improvisation méphistophélique qui semble répondre à Messiaen. Parfois trop d’idées nuisent à la musique.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    Vers la flamme

    …

    …

    Alexandre Scriabine
    (1872-1915)

    …
    Vers la flamme, Op. 72

    …

    …
    Richard Strauss (1864-1949)

    …
    Tod un Verklärung,
    Op. 24, TrV 158 (arr. pour piano seul : Eckardstein)

    …

    …
    Olivier Messiaen (1908-1992)

    …
    Regard de l’Eglise d’amour

    …

    …
    Severin von Eckardstein (né en 1978)

    …
    Improvisation

    …

    …
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

    …
    Sonate pour piano No. 32 en ut mineur, Op. 111
    …

    …

    Severin von Eckardstein, piano

    …

    Un album du label CAvi-Music 8553531
    …

    Photo à la une : le pianiste Severin von Eckardstein – Photo : © Irène Zandel

    …

    …

    Mais quel somptueux, radieux et tout à fait irrésistible Opus 111, nous est donné ici !..

    …

    …

    Ce jeudi 21 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Post-scriptum :

    …

    …

    Voici aussi le texte (en anglais) qui accompagne le trailer de présentation de ce CD par Severin von Eckardstein lui-même :

    …

    …

    In this album I combine several important works from different eras that poignantly address the transition from the earthly to the transcendent _ tel est ainsi le propos. The title of the album is based on Scriabin’s small composition « Vers la flamme« . This work is contrasted with my arrangement of Richard Strauss’ orchestral work « Tod und Verklärung« , Messiaen’s « Regard de l´Eglise d’amour » and an improvisational transition _ par Severin von Eckardstein lui-même _ to Beethoven’s Sonata op. 111.

    …

    Scriabin had a fascination with “fire” and often used it as an image of how one should experience art. In his opinion, every musical event should trigger a kind of “firestorm” that leads people to salvation. What’s particularly exciting for me as a pianist is that Scriabin writes few dynamic symbols into the score, and he basically gives the pianists a lot of freedom _ voilà. That’s why I decided to record the ending “pianissimo”. This logically develops directly from Scriabin’s message : After an outsized power of sound in the introduction to the finale, Scriabin slowly begins to reduce this dense, powerful earthly resonance. To loosen the grounding…

    …

    I see Beethoven’s last sonata as the work of an old man who is marked by life and who at the same time draws a final conclusion from it _ oui. The work appears to be age-related and therefore quite compact and authoritative _ en effet. On the other hand, it was precisely through this deep gray seriousness and mercilessness that Beethoven reached a point at which he suddenly freed himself _ voilà _ from his typical objective monumentality _ oui _ and, almost unintentionally – or at least intentionally, we don’t know – granted a deep insight into him as a human being. It seems to me like a fusion of the personal and the impersonal on a higher level. That’s exactly what I’m trying to achieve in terms of sound. It is about inner distance and yet a compact, uncompromising access.

    …

    For Strauss, unlike Beethoven, it is not about sublimity, but about earthly struggle, about extreme situations. In the orchestra there are these strongly energetic Sturm und Drang phases and then this sudden collapse. This is all very clearly described. It is dark and tragic, these are elements that particularly appeal to me. I like these obscure tones on the piano. With this transcription I wanted to add something very personal of myself _ voilà _ to this program.

    …

    Messiaen fascinated me from the start with his natural but never aggressive sound power. Similar to Beethoven, even in the 20th century he was able to use an universal, almost impersonal sound language to create a large, clear space in which cardinal human emotions could unfold unadulterated. The “Contemplation on the Church of Love” is a mental condensation of the previous cycle. Almost like Mahler, the piece begins with a depiction of the rough, primal elements of nature and their anarchy, but at the same time under the control of a benevolent superior power (may it be God), from which an indescribable pull emanates, into which we humans can almost let ourselves fall. You can feel right from the start that the chaotic image already has a huge unifying force that continues to assert itself.