Étiquette : Raphaël Personnaz

  • Le formidable apport à l’approche informante et à une connaissance mieux détaillée de Maurice Ravel, l’homme et l’œuvre, de la vidéo de la conférence donnée le 17 avril dernier par Manuel Cornejo, au cinéma Jean Eustache à Pessac , intitulée « Maurice Ravel, enfin incarné au cinéma », en commentaire du film d’Anne Fontaine « Bolero – le mystère Ravel  » : un must !

    Oui, c’est bien un formidable must que constitue le magnifique apport à l’approche informante ainsi qu’à à une connaissance mieux détaillée de Maurice Ravel, l’homme et l’œuvre, qu’est la vidéo (de 90′) de la superbe conférence – merveilleusement préparée : avec un très grand nombre de diapositives (248 !) soigneusement sélectionnées, dont certaines concernant des documents jusqu’ici inédits ! – donnée le 17 avril dernier par Manuel Cornejo, au cinéma Jean Eustache à Pessac, intitulée « Maurice Ravel, enfin incarné au cinéma« , en commentaire du film d’Anne Fontaine « Bolero – le mystère Ravel  » ! et qui vient d’être maintenant mise en ligne sur youtube , et dans lequel Raphaël Personnaz incarne excellemment Maurice Ravel……

    Ce que Saint-Jean-de-Luz et Ciboure n’ont incroyablement pas daigné accueillir, et donc ont manqué (!), cette année « Ravel 2025 » , c’est l’apport incomparable de Manuel Cornejo à l’approche et à la connaissance de Maurice Ravel (l’homme et l’œuvre), que vient maintenant nous offrir la vidéo de 90’ intitulée « Maurice Ravel, enfin incarné au cinéma »
    de la conférence donnée au cinéma Jean-Eustache à Pessac le jeudi 17 avril 2025 à 18 h, à propos du film d’Anne Fontaine « Bolero – le mystère Ravel ».
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    Car nul au monde n’est aujourd’hui aussi compétent sur Ravel que l’infatigable et infiniment ouvert et aimable Manuel Cornejo…
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    Cette lumineuse conférence de Manuel Cornejo désormais universellement accessible sur youtube
    constitue un formidable apport complémentaire à l’entretien de 73’ 36 de Francis Lippa avec Manuel Cornejo à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux
    accessible, lui, depuis le 27 avril dernier en une vidéo enregistrée le matin même de ce 17 avril à 10h, et disponible elle aussi sur youtube,
    centrée, elle, sur les liens – affectifs et généalogiques – de Maurice Ravel avec son Pays basque natal,
    ainsi que sur la genèse passionnante des recherches raveliennes de Manuel Cornejo,
    à partir de mes questions…
     
    À ce jour, cette vidéo youtube compte 5074 vues…
     
    Et ici je renvoie aussi au « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » de Francis Lippa et Guy Lalanne, publié par Jakintza le 2 novembre dernier, un travail bâti sur les très fécondes curiosités croisées de Manuel Cornejo président de l’Association des « Amis de Maurice Ravel » , Francis Lippa, vice-président de la « Société de Philosophie de Bordeaux », et Guy Lalanne, président de l’Association « Jakintza » .
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    Vive Maurice Ravel et vive sa musique !
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    Ce dimanche 21 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La cinéaste Anne Fontaine se confrontant, en son biopic « Bolero », au « mystère Ravel » : ce qui n’est guère abordé…

    Ce n’est que ce jeudi 9 janvier 2025 que je prends connaissance, sur mon ordinateur, du DVD M6vidéo 1000837721 « Bolero – le mystère de Ravel« , du film de la cinéste Anne Fontaine, un film sorti en salle le 6 mars 2024…

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    Se confronter au « mystère de Ravel«  _ sa personnalité fondamentalement discrète et secrète _ n’est certes pas une petite affaire, et on ne peut rien reprocher à l’incarnation _ superbe ! _ qu’offre (-nt) sur l’écran Raphaël Personnaz (et son très réaliste et impeccable mutisme !) au personnage même de Maurice Ravel _ Raphaël Personnaz qui se trouve avoir des attaches familiales bayonnaises…

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    Quant à Anne Fontaine,

    sa caméra a choisi de mettre l’accent à la fois sur l’énigme de la sexualité _ à distinguer de l’érotisme, patent déjà, lui, dans la musique même de Ravel… _ assez ambigüe (voire ambivalente ; surtout d’après ce qu’on peut en inférer, et qui est bien trop à sens unique, de témoignages ultérieurs (et de fiabilité fragile, pas assez objectifs…) de quelques proches : Roland-Manuel, ou Manuel Rosenthal, par exemple…) de Maurice Ravel, ainsi que ses divers rapports _ toujours très complexes, et pas assez finement dégrossis en ce biopic, du moins à mon goût… _ à quelques femmes un peu marquantes de sa vie _ sa mère, d’abord et surtout, bien sûr !, Marie Delouart (incarnée ici par Anne Alvaro) ; son amie, Misia Sert (incarnée ici par Dora Tillier) ; la pianiste Marguerite Long (incarnée ici par Emmanuelle Devos) ;  la danseuse (et commanditaire du « Bolero » !) Ida Rubinstein (incarnée ici par Jeanne Balibar) ; et la fidèle servante Marie Reveleau (incarnée ici par Sophie Guillemin) ; sans oublier quelques prostituées qu’il aimait, a-t-il été prétendu, fréquenter à Paris : là-dessus, cf le détaillé chapitre 12 « Les dames de la porte Champerret« , aux pages 171 à 186 du passionnant et riche « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie« , paru aux Editions Odile Jacob le 8 février 2023 ; mais ces allégations-là offrent bien peu de garanties de vérité objective… _, mais très peu d’hommes _ seulement ici son ami Cipa Godebski (incarné ici par Vincent Perez) ; et le critique, constamment inamical, en effet, Pierre Lalo (incarné ici par Alexandre Tharaud)… _ ;

    ainsi que l’emprise progressive de la maladie neurologique du compositeur, qui l’a peu à peu privé _ dès la fin des années 20, et avant même, selon cette biopic cinématographique, la composition (de la mi-juillet au 15 octobre 1928) du Bolero, créé à l’Opéra Garnier le 22 novembre 1928 ; cf par exemple mon article « Une autre intéressante lecture du « Cerveau de Ravel », de Bernard Lechevalier, Bernard Mercier et Fausto Viader » du 20 avril 2023 sur ce passionnant (et décisif sur la question !) « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie » : ce n’est qu’un peu plus tard, seulement (cf là-dessus le chapitre 6 « La lente désagrégation (1929-1932) », aux pages 91 à 103 de ce très riche essai, que se sont manifestés les tous premiers signes vraiment patents de la dégénérescence neurologique qui finira par avoir raison de la vie même de Ravel, le 28 décembre 1937… _  sinon de la maîtrise, du moins d’une certaine aisance _ Ravel a toujours été de la plus extrême exigence à l’égard de son requisit (absolu) d’excellence-perfection de sa musique !.. _, de sa composition :

    ce qui est certes loin d’être absurde, mais ne fait cependant pas vraiment avancer dans une découverte un peu fine et profonde _ même si ce n’est bien sûr là qu’un film… _ de l’homme Ravel, en ce résistant « mystère« , décidément, de son idiosyncrasie :

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    écoutons bien sa musique _ et toute sa musique ! _, qui nous en livrera quelques pièces…

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    Une grosse absence bien fâcheuse, cependant et surtout, à mes yeux, en ce biopic d’Anne Fontaine :

    pas une seule image ici des couleurs ni de Ciboure, ni de Saint-Jean-de-Luz _ les images de mer et de plages ont été filmées en Bretagne : Dinard, Perros-Guirrec ! _, ni de son tendrement aimé verdissime pays basque ;

    ni, tout particulièrement, de la plus chère amie _ la plus ancienne, la plus fidèle et la plus constante : dès les années de leur petite enfance, lors des séjours luziens, à certaines vacances, du petit Maurice auprès de sa chère grand-tante et marraine Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), et qui durant de longues années, et jusqu’à son décès, le 17 décembre 1902, était la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), la luzienne Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…

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    Ce jeudi 9 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa