Étiquette : Robert Schumann

  • Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !..

    Et voici maintenant – en suivant mon article mozartien d’hier 10 janvier « Réactiver le bonheur de la transcendante joie mozartienne, matinée d’une légère pointe de mélancolie : revenir écouter la Gran Partita pour vents KV. 361… » consacré ce chef d’oeuvre absolu qu’est la Gran Partita KV. 361… – que ce jubilatoire chef d’œuvre absolu – je le porte lui aussi au pinacle de mon panthéon musical ! – qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 (de 1825) de Felix Mendelssohn (1809 – 1847), se voit à la perfection servi au disque par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu«  – enregistré au Schloss Elmau du 6 au 11 juillet 2025…

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    Écoutez donc ceci de l’Octuor de Felix Mendelssohn, son premier mouvement : noté Allegro moderato ma con fuoco…

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    Une absolue joie irénique pour l’éternité !

    Wow !!!

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    Quant à l’Octuor à cordes Op. 7 (de 1899) de George Enesco (1881 – 1955), autre miraculeux et profond chef d’œuvre – écoutez donc cela : noté très fougueux... – ,

    ce n’est bien évidemment pas pour rien que tant au concert qu’au disque cet admirable lui aussi Octuor d’Enesco se trouve si souvent apparié – et pas les Octuors de « Spohr, Gade, Milhaud, Bargiel, ou même Chostakovitch« , comme le remarque à très juste titre Raphaël Merlin à la page 5 de son excellente contribution au livret de ce merveilleux CD Erato… – à l’éblouissant chef d’œuvre jubilatoire de Felix Mendelssohn !

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    Il me faut ainsi ajouter à cette brève présentation ici que cet admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » bénéficie également d’une très remarquable présentation – infiniment  juste et magnifiquement sensible ! – de 4 pages, intitulée « Mendelssohn / Enesco – l’épreuve par huit« , signée par Raphaêl Merlin, qui fut de 2002 – à la création du Quatuor Ébène – à 2023 le violoncelliste du Quatuor Ébène ;

    et je me permets de citer ici seulement 4 de ses justissimes qualifications à propos de ce chef d’œuvre absolu qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn :

    « un élan irrépressible : la marque de fabrique de Felix Mendelssohn » – on ne saurait en effet mieux dire ! – ;

    « con fuoco – « Allegro moderato ma con fuoco » est qualifié par Felix le premier mouvement de son Octuor… – : également très caractéristique de cet heureux Felix » – de feu : absolument ! – ;

    « Tout Mendelssohn est là – oui, oui ! – dans ce chef d’œuvre de jeunesse » – composé à l’âge de 18 ans… – ; 

    « C’est une œuvre éblouissante, de camaraderie – envers les 8 amis interprètes de l’œuvre… – et de jouvence » – et cela, pour toujours ; la preuve : ce nouveau superlatif CD « Mendelssohn – Enescu » des Ébène et Belcea enregistré en 2025, pour célébrer avec la ferveur amoureuse qu’il mérite l’anniversaire des 200 ans de cette composition si inspirée au jeune Mendelssohn de 18 ans, en 1825, offerte à son professeur de violon Eduard Rietz (Berlin, 13 octobre 1802 – Berlin, 23 janvier 1832), pour son anniversaire : Eduard Rietz avait à peine 7 ans de plus que son brillantissime élève…

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    Mozart, la Gran Partita ; Mendelssohn, l’Octuor à cordes, deux chefs d’œuvre absolus pour l’éternité :

    déjà, le très fin mélomane que fut Robert Schumann (1810 – 1856) n’avait-il pas, en son temps, baptisé son ami Mendelssohn : « le Mozart du XIXe siècle » ?.. – cf aussi l’intéressant article « Dossier Mendelssohn (1) le Mozart du romantisme ?«  de Jean-Marie André, paru sur le site du Magazine Crescendo le 18 mai 2020, que je viens de dénicher en recherchant la référence et la date de cette appréciation de Robert Schumann reliant Mozart et Mendelssohn ; je ne connaissais pas jusqu’ici ce très intéressant « Dossier Mendelssohn (1)« …

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    Le CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » des Ébène et Belcea : une sublime interprétation qui fait date !

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    Ce dimanche 11 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La magie de Raphaël Sévère et Adam Laloum transcrivant pour clarinette et piano des Lieder de Schumann, Brahms et Wagner, en un CD « Sing ! Songs without words »…

    Oui, c’est un bel exploit musical que de réussir à donner un équivalent vraiment splendide, radieux, de Lieder accompagnés de piano en remplaçant – la transcription est de Raphaël Sévère lui-même – les paroles chantées par le chant merveilleusement combiné de la clarinette et du piano, subtilement servi par le jeu magnifique de Raphaël Sévère – né à Rennes le 15 septembre 1994 – et Adam Laloum – né à Toulouse le 25 février 1987  – , dans le CD Harmonia Mundi HMM 902746 « Sing ! Songs without words – Schumann – Brahms – Wagner« , pour un choix de 10 Lieder de Robert Schumann, 13 de Johannes Brahms, et 3 des 5 « Wesendonk Lieder » de Richard Wagner – en un enregistrement réalisé à Mons au mois de janvier 2025 … 

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    Ce très beau CD étant dédié par Raphaël à Johanna sa fiancée, nous est-il discrètement confié à la fin du livret…

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    Ce CD de « Romances sans paroles » est né aussi et peut-être d’abord, ainsi que l’explique très bien Raphaël Sévère en 4 pages d’Entretien, aux pages 4 à 7 du livret de ce CD, d’un désir d’élargir le répertoire « un rien limité – une cinquantaine de pièces » de son instrument la clarinette, qui, par ailleurs, se trouve être « l’instrument idéal pour imiter la voix humaine«  – et déclarer sa flamme…

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    Et Raphaël Sévère et Adam Laloum sont deux musiciens dont j’apprécie beaucoup, beaucoup, et régulièrement, les très fines et déliées interprétations au disque… 

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    Ce magique CD « Sing ! » de très touchantes « Musiques sans paroles » – dédiées à Johanna… – est tout simplement magnifique. 

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    Ce samedi 22 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Accéder à une interprétation enfin jouissive des Lieder de Brahms : le CD Sony Classics « Brahms – Lieder » de Christian Gerhaher et Gerold Huber, tous deux natifs de Straubing, en Bavière, en 1969…

    Jamais jusqu’ici je n’ai réussi à obtenir une écoute discographique vraiment jouissive des Lieder de Johannes Brahms, à la différence des Lieder de Franz Schubert ou de Robert Schumann, comme vient de me procurer l’écoute sous le charme du CD Sony classics 19802897352 « Brahms – Lieder » de Christian Gerhaher, baryton, et Gerold Huber, pianiste – enregistré à Neumarkt in der Oberpfalz les 8 et 9 octobre 2024…

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    Comme me le confirme aussi l’oreille très fine du très bon Jean-Charles Hoffelé, en son umx que pertinent article du 13 août dernier, intitulé « Retour à Brahms« …

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    RETOUR À BRAHMS

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    Schubert, Schumann, Mahler, Schoeck même : jusqu’ici Christian Gerhaher avait – seulement à peine – effleuré Brahms : l’Ecclésiaste du Requiem allemand, les Quatre chants sérieux, une Belle Maguelonne laissaient espérer le retour du poète dans un univers qui se loge exactement – oui ! – dans sa vocalité d’aujourd’hui, toujours plus légère, toujours plus déliée, fuyant plus encore l’éclat – bravo ! – , fondant le mot dans la note.

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    C’est merveille évidemment pour le Regenlied-Zyklus tiré de l’Opus 59, pour les rarement enregistrés Lieder de l’Opus 32, pour tout ce qui sera effleuré par une nuance automnale, Herbstgefühl, Auf dem Kirchhofe, Treue Liebe, Regentropfen auf den Bäumen, Gerold Huber participant de son clavier évocateur, dont les couleurs frôlent l’irréel, à tant de poésie – oui, oui, oui…

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    Écueil tout juste évité, Der Strom et les autres Lieder qui demandent plus de mordant ou de puissance indiquent les limites du baryton ; il les compense à force d’art et d’intelligence délivrant des lectures qui confinent au magistral sans y paraître – voilà ! l’art sachant effacer les dernières traces de l’art – : écoutez seulement Wie bist du, meine Königin.

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    Mais le plus beau – probablement, et c’est absolument juste ! – , le plus désarmant, reste le presque-rien des six Lieder d’inspiration populaire qui ouvrent le voyage, pure poésie quasi de voix impondérable sur un piano de magicien – oui, oui, oui ! J’entendrais bien leur alliage chez Pfitzner.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    8 Lieder und Romanzen,
    Op. 14 (3 extraits : No. 1. Vor dem Fenster ; No. 2. Vom verwundeten Knaben ; No. 8. Sehnsucht)
    7 Lieder, Op. 48 (3 extraits : No. 1. Der Gang zum Liebchen ; No. 2. Der Überläufer ; No. 7. Herbsthgefühl)
    4 Gesänge, Op. 43 (2 extraits : No. 1. Von ewiger Liebe ; No. 2. Die Mainacht)
    9 Lieder und Gesänge, Op. 32
    8 Lieder und Gesänge, Op. 59 (4 extraits : No. 3. Regenlied ; No. 8. Dein blaues Auge hält so still ; No. 7. Mein wundes Herz verlangt nach milder Ruh ; No. 4. Nachklang)
    5 Lieder, Op. 106 (extrait : No. 4. Meine Lieder)
    5 Gesänge, Op. 71 (extrait : No. 3. Geheimnis)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 4. Auf dem Kirchhofe)
    5 Gesänge, Op. 72 (extrait : No. 3. O kühler Wald)
    6 Gesänge, Op. 7 (extrait : No. 1. Treue Liebe)
    4 Gesänge, Op. 70(extrait : No. 2. Lerchengesang)
    4 Lieder, Op. 46 (extrait : No. 1. Die Kränze)
    Regenlied (Regentropfen aus den Bäumen), WoO 23

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    Christian Gerhaher, baryton
    Gerold Huber, direction…Un album du label Sony Classical 198028973526

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    Photo à la une : le baryton Christian Gerhaher – Photo : © Gregor Hohenberg/Sony Music

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    Un CD magnifique !

    Et qui fait date dans l’interprétation de ces Lieder de Brahms !..

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    Et un dernier détail :

    Christian Gerhaher et Gerold Huber, si merveilleusement complices, sont tous deux natifs de Straubing, en Bavière, et la même année 1969…

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    Ce lundi 18 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)…

    Non seulement le CD Hänssler Classic HC 240 25 « Franz Schubert – Fantasies » est une merveille musicale et discographique absolue

    – cf ce que j’en disais hier en mon article « Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…« … – ,

    mais sont également passionnantes les 4 questions-réflexions que son interprète magicien, qu’est Ammiel  Bushakevitz, nous livre en s’adressant à lui-même, en dialogue, aux pages 2 à 4 du livret de ce magistral CD, en ouverture à son programme de « Fantasies« …

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    Ces questions, les voici donc :

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    _ 1)  « Why do you choose to perpetuate the title of Fantasy for what is clearly a sonata ? » – c’est-à-dire la grande Sonate 0p. 78, D. 894…

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    Et voici sa réponse :

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    « I’ll begin by quoting Robert Schumann : « Fantaisie à la Schubert ; Schubert expresses Jean Paul, Novalis and Hoffmann in tones. » Schumann’s diary entrance of August 1828 refers to Schubert’s expansive G major – sol majeur – sonata, D. 894. Schumann considered this the most perfect of all Schubert’s sonatas, where « in a not unusual external form and layout, everything internal is designed unusually and fantastically ». The fantasy to wich Schumann is referring is not the musical genre, but rather the work’s escapist, otherwordly nature. Written in october 1826, two years before Schubert’s death at the age of 31, the sonata is the last of just three piano sonatas published during his lifetime. It is uniquely serene : voices intertwine in conversation and mysticism lingers in the air. In Keats‘ « Ode to a Nightingale », wich could just as well have been an ode to Schubert, the sensation is summed up perfectly : ‘‘Fade far away, dissolve and quite forget what thou among the leaves hast never known ». »

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    _ 2)  « But is it that strange sonata really a fantasy ?« 

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    Ammiel Bushakevitz prend alors soin de bien distinguer ce qui sépare la nouvelle acception de ce terme de « Fantaisie« , à l’aube du Romantisme, à partir de 1815 (les « Fantasiestücke in Callot’s Manier » de E.T.A. Hoffmann), de ce qu’avaient été les Fantaisies de Johann-Sebastian Bach et surtout son fils Carl-Philipp-Emanuel Bach :

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    « The unusual title for the first edition, « Fantasy or Sonata », was given not by Schubert, by his canny publisher, Tobias Haslinger, likely reflecting the improvisional and long-limbed character of the first movement wich is marked with the utterly Schubertian indication of  molto moderato e cantabile. Schumann referred to the entire work as a « Fantasy-Sonata » and Franz Liszt called it a « Fantasy » in an 1868 letter.

    Perhaps the Romantic Age brought new meaning to the term. Forget the dusty Fantasien of J.S. and his son C.P.E. Bach with their improvised overtures and highly formalized fugues. Curtainup : this is the dawn of the fantastic. E.T.A. Hoffmann published his « Fantasiestücke in Callot’s Manier » in 1815 and Mary Shelley (born the same year as Schubert – en 1797 –) published « Frankenstein » in 1818. Schubert was in step with the politics and literature of his age. Perhaps the title of Fantasy just fitted in with the tumultuous times« .

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    _ 3) « What about Schubert’s other fantasies  ?« 

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    « Schubert wrote a few fantasias as a teenager, but by far the most important are his three mature fantasies : The Fantasy for piano four hands D. 940 – autre magistral chef d’œuvre !!! cf mes remarques en mon article du 19 juillet 2024 « La merveille absolue du CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, à quatre mains : un sommet d’interprétation, tout de naturel, de ces bouleversants chefs d’oeuvre schubertiens…« , à propos du merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902 716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy… – , the Fantasy for piano and violin D. 934, and the « Wanderer »  Fantasy for piano solo D. 760. The latter two are thematic elaborations of successful Lieder that he has written : « Sei mir gegrüsst » and « Der Wanderer ». I can’t help thinking that the latter’s title might be shaped by one of the most influential gothic novels of the time : Charles Robert Maturin‘s « Melmoth the Wanderer » (1820). It marked litterature from Goethe to Baudelaire and was probably the talk of town in the Viennese Cafés frequented by Schubert. In fact, il might have been the reason why Schubert changed the title of his 1816 song « Der Unglückliche » to « Der Wanderer » in his 1821 second version.« 

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    _ 4) « Is that what inspired the title for the C major – ut majeur – fantasy ?« 

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    « Well, Schubert himself never called it the « Wanderer » Fantasy. The earliest reference to the nickname was probably by Liszt, who performed it many times and referred to it as the « Wanderer – Dithyramb ». Schubert allegedly (yet famously) could not play the piece himself throwinh his hands up near the end and exclaiming « let the devil play this ! ». This was the dawn of a new Zeitgeist, intoxicated with the virtuosity of Liszt and Paganini. Yet the beating heart of the Fantasy is the Adagio, who’s dactylic « Wanderer » rhythm links the entire work. This foreshadows the Leitmotiv used by later composers, such as Liszt in his B minor – si mineur – Sonata and Dante Sonata, wich he described as a « Fantasia quasi sonata ». The idea of the Wanderer is at the core of Romantic Age. Existential alienation was something that Schubert himself understood all too well and he must have felt a deep rapport with Schmidt von Lübeck‘s poem : « I am a stranger everywhere »…

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    Et toutes ces réflexions-réponses que se propose alors en dialogue avec lui-même Ammiel Bushakevitz, en la rédaction de ces 3 pages pour le livret de son CD – c’était à Paris le 14 août 2024 ; l’enregistrement du CD avait eu lieu à Eppelheim du 8 au 11 janvier précédent – , sont de fait passionnantes quant à ces choix du qualificatif de « Fantaisie » pour ces diverses pièces de Schubert…

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    Comment alors ne pas réver d’un second CD de Fantaisies de Schubert par Ammiel Bushakevitz,

    avec, cette fois la participation d’un compère pianiste pour la Fantaisie à quatre mains, en fa mineur, D. 940, Op. posthume 103,

    et d’un compère violoniste pour la Fantaisie pour piano et violon, en ut mineur, D. 934, Op. posthume 159 ?

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    La boucle de pareilles magistrales interprétations de ces 4 Fantaisies de la maturité de Schubert, la D. 760,  la D. 894, la D. 940, et la D. 934, pourrait ainsi être bouclée…

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    Ce dimanche 13 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa