Étiquette : Sabadin Quinior

  • Sur « pouvoir prendre du temps » : échange avec un ami à distance, à propos du temps nécessaire d’écoute de la vidéo de mon entretien avec Manuel Cornejo sur son édition complétée (coll. Tel, Gallimard) de la Correspondance de Maurice Ravel, appréhendée ici sous l’angle de l’ancrage basque (tant existentiel que musical) de Maurice Ravel, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    Voici donc cet échange marquant de courriels des 8 et 9 mai derniers
    entre l’ami Eric Rouyer et moi-même, Titus Curiosus :
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    Cher Eric,
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    la question du temps dont chacun dispose (dans des conditions très très diverses socialement, économiquement, culturellement…) en recevant le cadeau de la vie – qui est bien évidemment mortelle, et pas perpétuelle (ne pas confondre avec la dimension d’éternité qu’affirme superbement en son « Ethique » le cher Spinoza : « Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels » : par exemple en l’expérience profonde et sublime de la musique à son plus haut et intense, justement !!… –
    est absolument fondamentale, 
    et est au cœur à la fois de mon souci philosophique – 42 ans, durant j’ai adoré enseigner mes élèves à philosopher, et la philosophie est une formidable clé d’intelligence du réel ; cf aussi mes entretiens avec ces philosophes éminents que sont Bernard Sève (vidéo), François Noudelmann (vidéo), Pascal Chabot (vidéo), Marie-José Mondzain (vidéo), etc. – et de ma pratique existentielle, échafaudée au long des années…
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    Avoir du temps, et en disposer à sa guise – quel luxe jouissif ! – , est tout simplement, et pour chacun d’entre nous, crucialissime – versus perdre son temps…
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    Et la musique est bien évidemment un art du temps : elle en a besoin pour, d’abord, avoir de quoi se déployer – même brève, elle n’est jamais instantanée – ,
    comme aussi, ensuite, pouvoir être écoutée, et surtout être « vraiment écoutée », pas superficiellement, à la va-vite, comme font la plupart du temps beaucoup de gens, qui, en la croisant ainsi superficiellement, lui passent ainsi – sans vraiment en avoir conscience – tout simplement à côté,
    l’ayant seulement furtivement vaguement croisée au passage, sans l’avoir réellement ni perçue ni reçue – Kairos, croisé toujours à l’improviste, n’a pas été saisi (aux cheveux) au passage, cueilli, ni encore moins accueilli ; et apprendre à cueillir et accueillir est humainement essentiel, fondamental même…
    Tout est alors hélas superficiel – en l’ère du nihilisme déferlant et noyant, où tout finissant par s’équivaloir, tout finit par ne plus rien valoir du tout : tel est le nihilisme qui fait déluge et noie tout, tout, tout, dans le rien…
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    Et il en va ainsi de tout – personnes comme choses, ainsi que paysages… – ,
    à commencer, et c’est très important, pour porter une vraie attention (et à quoi, et à qui, que ce soit : une réalité, une personne, un spectacle, un concert, un disque, etc.)
    et appréhender « vraiment » ce à quoi (ou à qui) on a à faire – ou affaire – , et porte un minimum d’intérêt ou de curiosité, ou, mieux encore, de possible passion – mais beaucoup craignent et redoutent la passion (qui polarise et accapare), et ils la fuient…
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    Et plus encore en une époque où « Time is money » et « Money is time », convertibles quantitativement : et là est bien la fonction première de l’argent – équivalent général des marchandises…
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    Mais la valeur vraie d’une œuvre – d’art, ou pas – n’est pas, qualitativement du moins, convertible en monnaie, en un quelconque prix d’échange (de vente et d’achat) :
    car cette valeur-là n’est tout simplement pas convertible, pas échangeable, en – ni contre – quoi que ce soit : elle est plus que rare, elle est singulière et unique – cf aussi, en plus, l’important distinguo entre « valeur d’usage  » et « valeur d’échange« …
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    Une œuvre – et en cette occurrence-ci une œuvre musicale, telle qu’elle est interprétée et enregistrée, et disponible ensuite au disque – peut seulement être proposée (et donnée ainsi) à partager, par simple évocation langagière, tel un article donné à lire, par qui, le lecteur, à son tour, lui prêtera le temps (qui est son temps propre, et unique) de lecture et réception, puis d’écoute nécessaire à accueillir et recevoir « vraiment », ou pas, cette œuvre devenue accessible – et tant qu’elle est, aussi : ce n’est pas non plus perpétuel (il y a aussi obsolescence…), à portée de main : d’où mon propre attachement personnel au disque (CD) matériel… – sous forme de disque enregistré, et à portée de sa main.
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    La question de la qualité de notre attention (et du temps que nous lui accordons) est ainsi tout à fait décisive ; même si elle comporte aussi bien des degrés – nous ne sommes pas tout à fait, non plus, ici, dans l’ordre du tout ou rien…
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    Tout cela pour vous dire, cher Eric, que l’entretien que j’ai eu le bonheur d’avoir une heure et quart avec Manuel Cornejo, en une salle exprès vide de public (la Station Ausone de la librairie Mollat, jeudi 17 avril à 10h), à propos de la nouvelle édition (coll. Tel Gallimard, en 2 volumes) de la Correspondance de Maurice Ravel, par les soins – magnifiques ! – de Manuel Cornejo,
    est une merveille,
    dont l’écoute de la vidéo
    (d’une durée de 73’ 36) demande tout ce temps-là d’écoute attentive…
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    Mon angle de questionnement – et je prends presque trop le temps de l’expliquer en introduction à l’entretien, ainsi qu’un ami m’en a gentiment fait la remarque ; mais je l’assume ! Car c’est sous cet angle-là que, depuis le mois de mars 2019, je mène mon propre travail de recherche (à partir de ma lecture hyper-attentive et fouillée, méthodique, du travail de Manuel Cornejo) sur ce que j’ai très vite nommé les « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel : une réalité de généalogie basquaise à laquelle jusqu’ici nul ne s’était intéressé : on n’entrevoyait même pas l’existence de cousins basques de Maurice Ravel… – porte très précisément sur l’ancrage basque – familial d’abord, mais aussi amical… – , à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, de Maurice Ravel (1875 – 1937) et sa mère Marie Delouart (1840 – 1917)
    – sur cet ancrage familial de Maurice Ravel d’abord à Ciboure, cf par exemple la très significative, et même décisive, lettre de Maurice Ravel à son amie luzienne (et presque-cousine…) Marie Gaudin, du 22 juin 1911 (à la page 401 du Tome I de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo, quand Maurice se fait l’écho du désir de sa mère Marie Delouart, dont il exprime le vif désir de séjourner 3 mois à Ciboure l’été 1911 de préférence chez des parents à elle : « Nous préférerions que ce soit chez des parents » ; et Maurice Ravel de citer, sur la dictée phonétique de sa mère, « Sabadin Quinior » (qui est-ce ?), « Eslonta Maicourné » (qui est-ce ?), « Marie-Dominique Anchochury » (c’est chez elle qu’ils logeront), « les Goyenague » (Pierre-Paul et Nicolasse Goyenague, le fils et la belle-fille et nièce de son propre parrain Simon Goyenague (1821 – 1890).. : des cousins, donc, chez lesquels désire expressément séjourner Marie Delouart, en sa Ciboure natale ; et que Maurice Ravel charge Marie Gaudin, qui réside sur place, de trouver pareil logement chez des « parents » de sa mère Marie Delouart-Ravel…) – ,
    via, aussi, les chers amis Gaudin, et la grand-tante Gachucha Billac (1824 – 1902), la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin – nés entre le 19 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis…
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    C’est ainsi que j’ai appris, le 29 mai 2019, à Maylen Lenoir-Gaudin (née en 1942) – la petite-fille de Charles Gaudin (1875 – 1910) et son épouse Magdelaine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) – qu’elle était très effectivement cousine – par sa grand-mère Magdelaine Hiriart : cousine au troisième degré de Maurice Ravel… – avec Maurice Ravel,
    alors que le niait – un déni assez stupéfiant, et encore aujourd’hui inexpliqué !.. – son père Edmond Gaudin (1903 – 1988), le fils unique de Charles Gaudin (1875 – 1910) et Magdelaine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) :
    une Magdelaine et un Maurice, qui s’écrivaient pourtant « ma chère cousine », « mon cher cousin » : lire les lettres échangées entre eux le 8 octobre 1910 – à la page 373 du Tome I de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo – et le 24 novembre 1914 – à la page 608 du Tome I de cette Correspondance…
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    De même,
    Guy Lalanne et moi-même, joignant nos connaissances – et cela dans le but de photographier les maisons (ou, à défaut, les emplacements des maisons disparues et remplacées par de nouvelles) de ces parents basques de Maurice Ravel, pour notre livre à paraître en septembre prochain aux Editions Jakintza – venons de découvrir sur le terrain même, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, le 2 mai dernier, c’est donc tout récent – et il pleuvait… – , que la maison des Gaudin du 41 rue Gambetta – et qui fut celle de leurs ancêtres Dupous en 1847 – , et où a séjourné de nombreuses fois, et cela depuis son enfance, Maurice Ravel, 
    a désormais une autre adresse, située un peu plus loin – 50, 100 mètres – , rue Gambetta !
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    Une erreur issue des récits pas tout à fait assez rigoureux – et c’est tout de même un peu étrange ; à moins que ce soit l’interlocuteur recevant ses récits qui ait, lui, fait erreur… – de Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006), le frère aîné de Maylen,
    et amplement diffusée (photo erronée à l’appui hélas – trop efficace « choc des photos » versus « poids des mots« … – par le « Ravel – Portraits basques » d’Etienne Rousseau-Plotto,
    qui ne se donne pas la peine de chercher à vérifier systématiquement ce que d’autres lui disent, ou/et ont écrit avant lui…
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    Voilà !
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    Vous apprendrez donc, cher Eric, beaucoup beaucoup de choses – et très fines – sur Ravel dans ce que dit d’expert ultra-compétent – et nul n’atteint maintenant seulement à sa cheville, en matière de compétence ravelienne vraiment sérieuse… – en cet entretien du 17 avril dernier enregistré à la Station Ausone, l’ami Manuel Cornejo,
    dont le travail formidablement patient de recherche – puis analyse infiniment rigoureuse, « scientifique« , des documents dénichés – , mené de par toute la planète, sur la correspondance de Ravel,
    fait de lui la personne qui aujourd’hui au monde en sait le plus et le mieux – voilà ! – sur Maurice Ravel :
    qu’on se le dise un peu largement – dans tout le Landerneau à prétention un peu culturelle !..
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    Je ne crois donc pas, cher Eric, que vous perdrez complètement le temps – d’une heure et quart (73′ 36) – que vous accorderez – consacrerez, oserais-je même dire – à la vision-écoute de cette très très riche vidéo de notre entretien – Manuel Cornejo et votre serviteur – du 17 avril dernier – enregistré à la Station Ausone, à Bordeaux – , sur un compositeur aussi merveilleux – mais cela, vous le savez bien mieux que moi – que Maurice Ravel…
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    Merci de tout cela, cher Eric,
    vous m’êtes un interlocuteur assurément très important : vos remarques comptent énormément pour moi,
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    Francis
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    Le 9 mai 2025 à 18:21, Eric Rouyer a écrit :
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    Cher Francis, 
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    Pour être sincère, je n’ai pas osé ouvrir vos mails précédents, sachant leur mise en demeure bienveillante d’y accorder – voilà – une attention soutenue !
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    Vous pardonnerez mes renoncements peu argumentés mais sincèrement impliqués auxquels je pourrai remédier en fin de semaine, notamment avec ce Dossier Ravel.
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    Sincères pensées
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    Eric
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    Et, de fait, échanger ainsi est forcément très nourrissant…
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    Ce dimanche 11 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Reprise avec ajouts de l’important article en date du 18 août 2022 : « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » : à propos des difficultés à préciser la connaissance des séjours luziens au domicile des Gaudin du petit Maurice Ravel au temps où sa grand-tante Gachoucha Billac était la gouvernante des 7 enfants Gaudin, et en l’absence de documents écrits…

    Voici une reprise avec corrections et ajouts, de mon article important « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » en date du 18 août 2022,

    afin de mettre mieux au point quelques détails biographiques basques qui ont échappé à mon ami Karol Beffa _ je viens de le constater, à la page 19 : « Bien que Ravel ait toujours revendiqué cette ascendance basque, son enfance et son adolescence furent parisiennes, ses parents ayant déméngé dans la capitale alors qu’il n’avait que trois mois _ déjà, il faut souligner que jamais le couple des parents de Maurice Ravel n’a eu pour domicile Ciboure ! mais bien Paris, dès son mariage, le 30 avril 1873, à la mairie du XVIIIe arrondissement : leur premier domicile conjugal fut au 41 de la rue Lepic, puis un peu plus tard, dans le 19e arrondissement, 40 rue des Martyrs…  _ et lui-même n’étant retourné au pays basque qu’à l’âge de vingt-cinq ans » : c’est là aussi une erreur !.. Maurice s’est rendu à plusieurs reprises à Saint-Jean-de-luz, auprès de sa grand-tante Gachoucha Billac, qui était la gouvernantee des enfants Gaudin, 41 rue Gambetta. De même qu’est encore une erreur, musicale cette fois, ce que l’ami Karol qualifie bien à tort, et après Roland-Manuel, toujours page 19, de « légende » l’influence sur Maurice des « chants basques » que lui fredonnait sa mère, qui parlait aussi basque chez elle à ses enfants… ; il faut ici se tourner vers les travaux du regretté Michel Sendrez (Saint-Jean-de-Luz, 1er octobre 1932 – Saint-Pée-sur-Nivelle, 9 novembre 2024) à propos des motifs basques bien présents et identifiables dans la musique de Maurice Ravel… _ en son très réussi et passionnant « Maurice Ravel : en avant la musique ! » auquel je m’apprête à consacrer bien évidemment un article…

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    Et je conserve, pour intéressante et significative comparaison, l’accès à cet article originaire du 18 août 2022…

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    Car si demeurent très peu de traces écrites formelles des séjours de Maurice Ravel en la maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz antérieures à sa lettre (conservée) à Jane Gaudin en date du 2 août 1901,

    il semble difficile de mettre systématiquement en doute les diverses anecdotes très significatives de la présence chez les Gaudin (et auprès de sa grand-tante domestique chez eux Gachoucha Billac) du petit Maurice Ravel au cours de son enfance, telles que’elles demeurent vivaces dans la mémoire transmise des Gaudin et Courteault, ainsi que je vais le préciser en ma reprise ci-dessous…

     

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    Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902…

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    — Ecrit le jeudi 18 août 2022 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.

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    En forme de suite-approndissement à mon article d’hier « « , cette réflexion-ci sur la diversité un peu contrastée des regards portés rétrospectivement sur Maurice Ravel, sa personnalité, ou encore son œuvre, par ses amis _ et parents _ luziens de la famille Gaudin…

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    Et je me place à ce moment charnière du 28 septembre 1901, quand, par le mariage de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, Maurice Ravel, âgé alors de 26 ans, et reçu depuis bien longtemps, dès sa petite enfance _ la famille Gaudin s’est transmise bien des anecdotes sur le petit Maurice, son goût très vif dès l’enfance pour le piano, et ses liens avec sa chère « tante Gachuch«  et marraine Gracieuse Billac… _ en cette maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta _ lire ici mon article instructif du 2 novembre 2019 : « « … _, s’est trouvé devenir ainsi, du jour au lendemain, apparenté _ par relation d’apparentement et cousinage _ à cette famille Gaudin au sein de laquelle sa grand-tante Gachucha Billac était probablement depuis la fin 1875 la domestique-gouvernante des 7 enfants du couple d’Annette Bibal et son époux Saint-Martin Edmond Gaudin, depuis la naissance de leur aîné, Charles, le 19 novembre 1875…

    Et jusqu’à son décès au domicile même des Gaudin, Gachoucha Billac demeurera la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, nés à Saint-Jean-de-Luz respectivement le 19 novembre 1875 (Charles), le 10 novembre 1876 (Pascaline), le 7 février 1878 (Pierre), le 3 mars 1879 (Marie), le 16 octobre 1880 (Jane), le 31 janvier 1883 (Pascal), et le 23 février 1886 (Louis).

    Et ce seront Charles et Pierre Gaudin qui se rendront à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, le 17 décembre 1902, à onze heures du matin, déclarer le décès de Gracieuse Billac, décédée le matin même à quatre heures du matin,41 rue Gambetta… 

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    Les regards des « amis » Gaudin-Bibal-Dupous _ la mère d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) est Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), veuve le 12 septembre 1855 de son époux, depuis le 26 avril 1943, Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855), qui fut de son vivant, Victoire Dupous, la patronne de cette grande et belle maison du 41 rue Gambetta… _, à Saint-Jean-de-Luz, sur le petit Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, ont ainsi forcément dû « évoluer » au moins un peu

    le jour, ce 28 septembre 1901, donc, où le petit Maurice _ âgé maintenant de 26 ans : ce n’est certes plus alors le petit garçon qui venait, chez les Dupous-Bibal-Gaudin, rendre visite a sa tante Gachuch, la domestique – gouvernante des 7 enfants Gaudin _ n’a plus été seulement le petit-neveu (et filleul) de la domestique de la maison Gaudin qui faisait office de gouvernante des enfants _ Charles (1875 – 1910), Marie-Pascaline (1876 – 1877), Pierre (1878 – 1914), Marie (1879 – 1976), Jane (1880 – 1979), Pascal (1883 – 1914) et Louis (1886 – 1899) Gaudin _ d’Annette Bibal et son époux Edmond Gaudin, Gachucha Billac (Ciboure,  15 mai 1824 –  Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), laquelle était la sœur cadette de la grand-mère maternelle de Maurice, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874)

    _ et nul doute ici qu’au décès de Jacques Billac, le 10 mars 1839, sa veuve Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), la belle-fille de celui-ci Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) et sa fille Gracieuse Billac (Ciboure,  15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), auquelles il faut ajouter, dès sa naissance, un an plus tard, à Ciboure le 24 mars 1840, la fille de Sabine (et future mère de Maurice Ravel) Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), demeurèrent toutes les quatre très unies, et cela au-delà du décès, le 23 août 1855 à Ciboure, de Marie Delouart veuve Billac, et encore, aussi, après le décès à Ciboure le 22 décembre 1874 de la fille aînée de celle-ci, Sabine Delouart : le lien affectif avec Gracieuse Billac (1824 – 1902) de sa nièce Marie Delouart (1840 – 1917) et son petit-neveu Maurice Ravel (1875 – 1937) est ainsi, toute la vie de chacun d’eux, demeuré très fort… _,

    quand, ce 28 septembre 1901 donc, la cousine au 3e degré de Maurice, Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 10 mars 1875) _ fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 octobre 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ; laquelle était la sœur de cette Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782- Ciboure, 23 août 1855), qui est l’arrière grand-mère de Maurice Ravel (né à Ciboure le 7 mars 1875)… _, a épousé Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 19 novembre 1875), le fils aîné des 7 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936 _ lesquels s’étaient mariés le 27 janvier 1875 à Saint-Jean-de-Luz.

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    On peut probablement s’interroger aussi, au passage, déjà sur la position qu’avait occupée _ en tant que plus ou moins domestique ?... ou bien en tant qu’amie de jeunesse ?.. _ la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), auprès de la famille Dupous-Bibal (et notamment auprès d’Annette Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845), avant le voyage et le séjour, en 1871 ou 72 _ les données biographiques demeurent ici confuses ! _ que Marie Delouart a fait en Espagne, pour accompagner et assister _ précisément en remplacement d’Annette Bibal, qui avait alors dû, cette année-là (probablement 1871), demeurer à Saint-Jean-de-Luz afin de veiller sur son fiancé Edmond Gaudin, encore mal remis de blessures reçues lors de la guerre contre la Prusse en 1870 _ la modiste parisienne Madame Félix allant présenter à Madrid sa collection annuelle de chapeaux _ comme Annette Bibal l’avait elle-même fait les années précédentes _ ; voyage et séjour madrilènes au cours desquels Marie Delouart allait faire la rencontre _ peut-être dans les magnifiques jardins d’Aranjuez, comme l’a transmis une légende familiale des Ravel… _ de Pierre-Joseph Ravel (Versoix, 19 septembre 1832 – Paris, 13 octobre 1908), qu’elle allait épouser peu après, à Paris, le 30 avril 1873 ; le couple est alors domicilié au 41 rue Lepic, à Paris, dans le 18e arrondissement _ on peut aussi relever au passage que quand Marie-Delouart épouse de Joseph Ravel rentre de Ciboure (où elle a accouché le 7 mars 1875 de son fils aîné Maurice Ravel) et regagne Paris, trois mois après la naissance de ce petit Maurice, et rejoint son époux demeuré, lui, à Paris, le domicile familial des époux Ravel se situe alors au 40 rue des Martyrs, dans le 9e arrondissement…

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    De seulement petit-neveu (et filleul) de la domestique de la maison Dupous-Bibal-Gaudin _ qu’était sa grand-tante Gachucha Billac _, que le petit Maurice était jusqu’alors, ce 28 septembre 1901-là Maurice Ravel devenait désormais aussi un parent de la famille Gaudin _ certes un peu éloigné dans les degrés de cousinage : au troisième degré, et d’apparentement aux Gaudin, via sa cousine Magdeleine Hiriart… _ en tant que cousin au 3e degré de la belle-fille de la maison Dupous-Bibal-Gaudin _ située au 41 rue Gambetta _, Magdeleine Hiriart-Gaudin _ l’épouse du fils aîné de la maison Charles Gaudin _, qui allait bientôt, à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903, devenir aussi la mère du premier petit-fils de cette maison Gaudin, le petit Edmond Gaudin (Sant-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988) ; et l’on connaît l’importance qu’ont au pays basque ces droits d’aînesse et la transmission à l’aîné(e) de la maison familiale…

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    Or les absences successives constatées dans les registres d’état-civil des naissances, à Ciboure (en 1809, pour Sabine , puis en 1840, pour Marie) de pères légitimes connus pour les naissances d’enfants en cette branche de la famille Delouart _ dans la généalogie de la branche maternelle Delouart de Maurice Ravel, sa mère Marie Delouart, née en 1840, et sa grand-mère Sabine Delouart, née en 1809, sont toutes deux déclarées nées de père inconnu : le premier père légitime identifié et déclaré remonte au cibourien Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), le père de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel… _ ne facilitaient certes pas la reconnaissance sociale en des milieux en pleine ascension tels que celui des Bibal et des Gaudin (et aussi des Hiriart) à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle…

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    Entre-temps _ c’est-à-dire entre le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart le 28 septembre 1901, et la naissance de leur fils unique le petit Edmond Gaudin le 30 mai 1903 _, et en cette maison du 41 rue Gambetta, décède le 17 décembre 1902 la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gracieuse (Gachucha) Billac, âgée de 78 ans ;

    puis, deux semaines après le 30 mai 1903 de la naissance du petit Edmond Gaudin, le 16 juin 1903, c’est la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, Victoire Dupous-Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1822, et veuve de Pierre Bibal depuis le 12 septembre 1855), qui disparaît en son domicile du 41 rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 81 ans.

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    28 septembre 1901 ; 17 décembre 1902 ; 30 mai 1903 ; 16 juin 1903 : quatre dates décisives donc en l’espace de deux années dans l’histoire de la maison Dupous-Bibal-Gaudin de ce 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de Luz.

    Cette maison dans laquelle Maurice Ravel séjourne au mois d’août 1901, ainsi que l’été suivant, jusqu’au début du mois d’octobre 1902.

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    Et, une fois sa grand-tante Gachoucha disparue ce 17 décembre 1902, il faut bien remarquer que ce sera seulement 9 longues années plus tard _ soit de juillet à octobre 1911 _, et sur demande expresse de sa chère mère la cibourienne Marie Delouart qui désirait séjourner à Ciboure « chez des parents« , c’est-à-dire des cousins cibouriens, que Maurice reviendra séjourner à Ciboure, puis Saint-Jean-de-Luz , ce long été 1911-là :

    revoir de près là-dessus les précisions décisives de la lettre de demande de logement _ à Ciboure ! _ adressée par Maurice à sa chère amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 2011 ; une lettre qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets (quelles sont donc les identités effectives de celles, que sous la dictée de sa mère _ qui n’écrivait pas, mais parlait seulement : Maurice prétextait qu’elle était paresseuse pour écrire !.. _, Maurice retranscrit tant bien que mal _ phonétiquement… _ « Sabadin Quinior » et « Eslonta Maicourné » ?.. Un mystère que je n’ai pas encore jusqu’ici réussi à percer…

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    Le statut et l’image de Maurice Ravel, qui devenait ces premières années-là du XXe siècle, et c’est à relever, un musicien de mieux en mieux reconnu, ont-ils pour autant vraiment changé au sein de la maison Gaudin du 41 rue Gambetta ? Du fait de la nouvelle position _ d’épouse du fils aîné de la maison, Charles Gaudin _ de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart au sein de cette famille Gaudin, Maurice Ravel est-il désormais regardé comme un parent _ le cousin qu’effectivement il est bel et bien de l’épouse du fils aîné de la famille Gaudin… _ au sein de cette maison Gaudin ?..

    …

    Au regard de la correspondance conservée et accessible _ in l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur en octobre 2018 _ de Maurice Ravel avec des membres de la famille Gaudin, cela n’a rien de flagrant !..

    Un ami, oui, c’est sûr… ; un cousin éloigné, non : ni pour Marie Gaudin, ni pour sa jeune Jane, épouse Courteault.

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    Même si nous manquent nombre de lettres _ perdues ? volées ? détruites ? _ émanant de la famille Gaudin… Marie Gaudin en avait prêté un certain nombre _ au chanoine Pierre Narbaitz (Ascarat, 25 mars 1910 – Ascarat, 16 août 1984) notamment _ qui ne lui ont pas été rendues…

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    Pour un tel dossier à ouvrir, nous ne disposons en tout et pour tout jusqu’ici que de deux lettres de condoléances (en date des 8 octobre 1910 _ « Ma chère cousine« , écrit Maurice, lit-on à la page 246.. _ et 24 novembre 1914 _ « Mon cher Maurice« … « Votre cousine, Madeleine« , lit-on à la page 403… _) échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin à l’occasion des décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu en mission diplomatique noyé _ probablement assassiné _ sur le fleuve Oubangui, près de Bimbo, le 12 septembre 1910, puis des décés simultanés des deux beaux-frères de Magdeleine, Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914 _ et c’est à Pierre et Pascal Gaudin qu’est dédié le sublime « Rigaudon » du sublimissime « Tombeau de Couperin« , que je porte aux nues (cf mon approche de ses interprétations discographiques au piano en mon article « D’un Rigaudon l’autre : d’une interprétation pleine de vitalité du « Rigaudon » pour orchestre du « Tombeau de Couperin » M 68a (de 1919) par John Wilson et son Sinfonia of London, à la recherche d’une aussi excellente interprétation du « Rigaudon » des « Six Pièces pour piano deux mains » M 68, de Maurice Ravel… » du 21 avril 2024 ; à compléter par « Une intéressante Tribune des Critiques de Disques sur France-Musique dimanche dernier consacrée à 3 extraits (Prélude, Menuet, Toccata) du sublimissime subtil « Tombeau de Couperin » de Maurice Ravel : esprit ludique versus pianisme… » du 31 mai 2024)…

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    Et il nous faut considérer à nouveau que beaucoup, beaucoup de lettres de Maurice Ravel, échangées en particulier avec la très aimable et fidèle Marie Gaudin, ont hélas disparu _ certaines prêtées et non rendues, d’autres carrément volées, d’autres même brûlées, et au sein du cercle familial des Gaudin-Courteault, qui plus est… _, ou ne nous sont pas accessibles… C’est fort dommage…

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    Et nous ne disposons donc pas, du moins à ce jour, d’autres lettres que ces deux uniques lettres-là de condoléances échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin en date du 8 octobre 1910, pour la première, de Maurice à Magdeleine,  et du 24 novembre 1914, de Magdeleine à Maurice…

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    Mais le regard _ à peu près global, si je puis dire ainsi _ de la famille Gaudin sur Ravel et sa personnalité n’a guère évolué non plus dans ce qui demeure présent de la mémoire familiale transmise dans la famille Gaudin _ issue de Charles Gaudin et son épouse Magdeleine Hiriart, via leur fils Edmond Gaudin (1903-1988) _ et la famille Courteault _ issue de Jane Gaudin et son époux Henri Courteault, via Pierre Courteault (1906-2006) _, aux témoignages développés, et fort aimables, des conversations détaillées que j’ai pu avoir, à plusieurs reprises, avec Maylen Gaudin-Lenoir, fille d’Edmond Gaudin, et avec son cousin Pascal Courteault, fils de Pierre Courteault et son épouse Jane Gaudin _ cf aussi ici mon article du 11 octobre 2021 : « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…« …

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    À l’exception bien affirmée de la personnalité chaleureuse et ouverte et joyeuse de la très fidèle amie de toutes leurs vies, Marie Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), ainsi que de la charmante Annie Courteault (Paris 17e, 29 septembre 1913- Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994) que Maurice Ravel aimait beaucoup – Annie Courteault épousera à Neuilly-sur-Seine le 2 mai 1947, Edouard Vidal (Triel-sur-Seine, 10 août 1913 – Cambo-Les-Bains, 19 juin 1999) : leur tombe se trouve au cimetière d’Aïce Errota, à Saint-Jean-de-Luz… –,

    il semble bien que le regard dominant porté sur Maurice Ravel, homme discret, humble et pudique, au sein de la famille Gaudin, est demeuré pour l’essentiel assez proche de celui porté à l’origine sur le petit-neveu de la domestique Gachucha Billac, auquel, enfant, étaient réservées à la table familiale des Bibal-Gaudin …les assiettes ébréchées… ;

    …

    y compris, et bien plus tard _ et musicalement en particulier !.. _, de la part d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et de son cousin Pierre Courteault (1910 -2006), auxquels Maurice Ravel n’avait pourtant jamais ménagé son affectueuse attention.

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    Des questions qui continuent de me travailler…

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    À suivre, forcément :

    les étrangetés et mystères, une fois avérés, et qui nous défient, doivent forcément être un jour éclaircis…

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    Ce jeudi 18 août 2022,

     

    rectifié et complété, donc, ce vendredi 21 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance…

    Voici le contenu in extenso détaillé de l’article très précieux du 22 octobre dernier donnant accès, via les trois articles auxquels il renvoie, aux tenants (départ, puis quelques paliers d’avancée) et aboutissants (découvertes !!!) de ma recherche des cousins basques (à Ciboure mais aussi Saint-Jean-de-Luz) de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère cibourienne du natif lui aussi de Ciboure, le 7 mars 1875, Maurice Ravel : « Un point de présentation générale de ma démarche de recherche des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel, ses paliers d’avancée et ses découvertes… » :
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    « Voici ces trois articles présentant quelques grandes étapes de ma recherche des « cousinages basques » de Maurice Ravel (1875 – 1937), une recherche commencée le 12 mars 2019, après ma lecture des 1770 pages de « l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel », publiée par Manuel Cornejo en octobre 2018 aux Éditions Le Passeur :
    …
    _ d’abord l’article simplement introductif du jeudi 17 octobre 2024, indiquant le sens général de ma recherche ravélienne, vite déterminée, puis affinée au cours des articles :
    …
    _ puis celui du vendredi 18 octobre 2024 :
    « Retour documentaire sur les débuts, en mars-avril 2019, l’invention et les premières explorations de ma piste de recherche des « cousinages cibouro- luziens » de Maurice Ravel et sa mère née Marie Delouart…  » portant sur les 11 premiers articles de ma recherche, rédigés entre le 14 mars 2019 et le 14 avril 2019, donnés à lire, et rapidement commentés ;
    …
    _ et enfin, celui du vendredi 18 octobre 2024 :
    « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022 de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… » constituant cette fois un florilège de 11 autres articles qu’avec le recul du temps je considère comme marquant des étapes notables de ma recherche, rédigés entre le 13 mai 2019 et le 18 août 2022.
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    Ce mardi 22 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa » …
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    Un point crucial de cette entreprise de recherche (et de mes découvertes) a pris naissance en ma lecture questionnante de la lettre du 22 juin 1911 de Maurice Ravel à son amie luzienne Marie Gaudin _ à la page 266 de la première édition (au Passeur) de « L’Intégrale de la Correspondance (1895-1937) écrits et entretiens » de Maurice Ravel ; la nouvelle édition, enrichie, « Coffret Correspondance, écrits et entretiens (1875-1937)« , est à paraître le 7 mars 2025, en un  coffret de 2 volumes, aux Editions Gallimard, collection Tel, par les soins de l’infatigable Manuel Cornejo, le dynamique et très efficace président de la Société des Amis de Maurice Ravel… _, 
    à la recherche d’un hébergement à Ciboure chez des « parents » (sic) cibouriens de sa mère la cibourienne Marie Delouart :
    …
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    « Nous préfèrerions que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers.
    Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ;
    chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ;
    chez Marie-Dominique Anchochoury ;
    chez les Goyenague, ou bien autre part. »
    …
    …
    Et de fait ce fut chez Marie-Dominique Anchochury, sur le Quai, à partir du 15 juillet 1911…
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    Demeure la brûlante question jusqu’ici sans réponse de l’identité de ces deux « parentes » cibouriennes, Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné _ Sadadin = Sabine, et Eslonta = Etiennette… _, recherchées ce mois de juin 1911 par la voix cibourienne, et certes pas oublieuse de ses cousinages natifs, de Marie Delouart, alors âgée de 71 ans, et veuve depuis le 13 octobre 1908 _ Joseph Ravel, son mari, a-t-il une seule fois seulement mis les pieds à Ciboure : en l’absence de tout document familial écrit conservé et retrouvé, nous ne pouvons que l’ignorer ! _, et dont se fait l’écho tant bien que mal l’écriture ici _ « c’est comme ça que ça s’écrit ?« … _ de son fils Maurice Ravel, en cette quête de logement _ en quelque parentèle plutôt ! _ à Ciboure, adressée à son amie luzienne de _ et pour _ toujours la chère Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 2 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…
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    Qui donc peuvent bien être cette Sabine et cette Etiennette au sein de la parentèle cibourienne de Marie Delouart ?..
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    Le caractère complètement inédit de cette recherche (et de ses découvertes des parentés basquaises de Maurice Ravel !) tient au fait que la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, née à Ciboure le 24 mars 1840, était fille et petite fille de deux filles-mères, toutes les deux :
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    sa mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874)
    et sa grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855).
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    Ainsi qu’au fait que la mère de Maurice Ravel ne s’étendait certes pas volontiers, c’est le moins que l’on puisse en dire, sur l’histoire, sans guère de pignons sur rue, de son ascendance directe cibourienne…
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    A la glorieuse exception, toutefois, de la sœur de sa mère Sabine Delouart (1809 – 1874), je veux dire sa propre tante Gracieuse (Gachucha) Billac (Ciboure, 15  mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), qui l’aida à accoucher le 7 mars 1875 à Ciboure _ au rez-de-chaussée de la très belle maison San Estebenia _, et qui fut aussi, en suivant, le 13 mars 1875, la marraine du petit Joseph-Maurice sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure _ le tenant-lieu de parrain étant alors le cousin Simon Goyenague (Ciboure, 26 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890) _ ;
    …
    et à laquelle Gachucha, Maurice, très attaché à elle, est venu maintes fois, adolescent, rendre visite, en vacances, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean ; ces Gaudin au domicile desquels Gachucha Billac était la gouvernante des 7 enfants, dont le petit Maurice partagea alors les jeux…
    …
    …
    De nombreux souvenirs et anecdotes pittoresques marquantes, s’en sont transmis dans la famille Gaudin.
     
    …
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    Mais il se trouve _ et c’est cela que j’ai mis pour la première fois au jour ! Ce fut le 7 avril 2019, en mon article bien trop timidement intitulé alors « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel»… _ que l’arrière grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) de Maurice, avait deux sœurs Delouart toutes les deux prénommées elles aussi Marie :
    …
    la seconde née de cette fratrie de 4 :
    Marie Delouart, Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842 ; épouse à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, de Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – en mer, le 15 novembre 1841) ;
    …
    et la troisième née :
    Marie Delouart, 6 juillet 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872 ; épouse à Ciboure, le 28 février 1821, de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembe 1849) ;
    …
    ainsi qu’un frère :
    Jean Delouart : Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872 ; époux, lui, à Ciboure le 30 avril 1823, de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844).
    …
    …
    De cette fratrie Delouart seront issues 3 lignées de descendants parallèles à la lignée Delouart dont est issu Maurice Ravel :
    _ les cousins Etcheverry – Hiriart – Gaudin, de Saint-Jean-de-Luz
    _ les cousins Goyenague (et Passicot), de Ciboure ;
    _ et les cousins Delouart – Cerciat – Etchepare, de Ciboure…  
    …
    …
    Or il se trouve que le regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 8 mai 2004) avait mal repéré la composition de cette fratrie née de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), et, par confusion entre porteuses du même prénom Marie, complètement ignoré la Marie Delouart n°2 _ les archives paroissiales (de baptêmes et cérémonies d’obsèques et sépultures) conservées à la mairie de Ciboure sont en effet assez malaisées de lecture pour la période précédant celle des actes d’état-civil plus méthodiques, eux, d’après 1789… _, épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, de Jean Etcheverry, dont est issue la descendance luzienne de cette branche des Delouart natifs de Ciboure.
    …
    …
    Et à cette malencontreuse négligence-là de Jean-Noël Darrobers est venu s’ajouter le plus qu’étonnant (!) déni _ bel et bien, cette fois, en pleine conscience… _ de parenté avec Maurice Ravel d’Edouard Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), en dépit des « mon cher cousin », « ma chère cousine », échangés en leur correspondance entre sa mère Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) et Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), cousins au troisième degré.
    …
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    Edouard Gaudin qualifiait ces expressions éminemment parlantes-là pourtant, de seulement « affectives » !
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    Ce que ses enfants Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006) et Maylen Gaudin-Lenoir (1942) ont pris ensuite pour argent comptant…
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    Alors qu’Edmond Gaudin véhiculait en sa voiture par tout le Pays basque (nord et sud !) Maurice Ravel lors des divers séjours luziens de celui-ci à la fin des années 20 et début des années 30 ;
    et que Maurice l’invitait régulièrement aussi à venir assister avec lui à Paris à des concerts où était donnée sa musique !
    …
    …
    D’où l’assez vif étonnement _ cf son courriel du 29 mai 2019 : « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir . Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale … Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations . Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … _ de la très aimable Maylen Gaudin-Lenoir quand je lui ai démontré son cousinage bien effectif avec Maurice Ravel, via sa grand-mère Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), l’épouse de son grand-père Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) !
    …
    …
    Voilà donc de quoi éclairer la base dynamique de mes propres recherches et découvertes, depuis leur début en mars 2019, de ce que j’ai assez vite qualifié de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel.
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    …
    D’ailleurs, là-dessus Maurice Ravel lui-même s’est contenté, toute sa vie durant, de ce que lui rapporta sa chère mère, et n’a en rien, si peu que ce soit, recherché à creuser un peu plus avant et plus loin cette généalogie basquaise des Delouart, sur laquelle sa mère Marie Delouart ne tenait pas du tout, elle, à se pencher ;
    même si Maurice Ravel entendit tout de même sa mère mentionner ces « parents » cibouriens que sont « Sabadin Quinior, Eslonta Maicourné, Marie-Dominique Anchochoury et les Goyenague » cités en cette lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 :
    … 
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    les liens affectifs très vifs de Maurice à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz ont été surtout ceux avec sa très chère fidèle amie luzienne Marie Gaudin (1879 – 1976) _ devenue le 28 septembre 1901, par le mariage de son frère aîné Charles Gaudin, la belle-sœur de sa cousine au troisième degré Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) ; cf mon article du 18 août 2022 : « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » , accessible en mon article du 18 octobre 2024 cité plus haut : « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022 de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… »… _ ,
    accompagné, aussi, de son attachement très fort au Pays basque, où il adorait revenir « se ressourcer« ,
    et composer… quelques chefs d’œuvre majeurs…
    …
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    Ce samedi 14 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Mes actualités Ravel, suite à ma visite à l’excellente Association Jakintza, à Ciboure, sur le lieu même de naissace de Maurice Ravel (le 7 mars 1875)…

    Suite à mes sympathiques et prometteuses rencontres, samedi dernier 1er octobre 2022, au siège de l’Association Jakintza à Ciboure, dans ce local du rez-de-chaussée de la maison San Estebania, où là même le 7 mars 1875 Marie Delouart, donna le jour au petit Maurice Ravel,

    …

    voici les deux courriels que je viens d’adresser au Président de Jakintza, Guy Lalanne, à ses deux vice-présidents, Paul Badiola _ ancien maire (de 1989 à 1995) de Saint-Jean-de-Luz _ et Xavier Larramendy _ fils de l’ancien maire (de 1961 à 1971) de Saint-Jean-de-Luz (et Résistant) Pierre Larramendy _,  ainsi qu’au cher Jean-Michel Sallaberry, avec lesquels j’ai pu assez longtemps m’entretenir de mes recherches ravéliennes _ j‘ai adressé aussi ces deux courriels à l’ami Manuel Cornejo, le président, lui aussi très actif, des Amis de Maurice Ravel, auquel rien de ce qui concerne Maurice Ravel ne saurait demeurer étranger…

    …

    …

    Messieurs,

    …
    très heureux d’avoir pu très agréablement échanger un moment avec vous samedi dernier 1er octobre Quai Ravel, pour la rencontre hebdomadaire de Jakintza, toujours très stimulante,
    …
    je me permets de vous adresser la suite suivante _ possiblement exhaustive... _ de liens à la série (du 10 novembre au 24 novembre 2021) des nombreux articles de mon blog « En cherchant bien » consacrés à la recherche, détaillée, que je mène concernant les identités et domiciliations, à Ciboure, de cousins cibouriens de la cibourienne Marie Delouart (1840 – 1917) et son fils _ natif, donc, lui aussi de Ciboure _, Maurice Ravel (1875 _ 1937), 
    qui pourraient, me semble-t-il, susciter votre curiosité, ainsi que de possibles corrections d’erreurs et surtout ignorances miennes : soit une des principales raisons de mon aspiration, bien sûr, à de tels contacts et échanges avec vous ;
    …
    à l’image des féconds et passionnants échanges que j’ai eus, dès 2015, avec Guy Lalanne et Jean-Michel Sallaberry, à propos, cette fois, des mouvements de Résistance dans les Basses-Pyrénées _ comme en font foi nos échanges de courriels, par exemple les 9 et 16 juillet 2015, à propos précisément des luziens Robert Pariès et Henri Faure, un moment, durant l’Occupation, réfugiés à Navarrenx auprès d’Henriette Verdalle, la fille du maire et conseiller-général de Navarrenx Paul Verdalle (Paul Verdalle est celui qui a autorisé la construction sur les territoires des communes de Dognen, Préchacq-Josbaig et Gurs, du camp qui sera dit « de Gurs« , que refusait d’admettre sur le territoire de sa commune d’Ogeu-les-Bains, son maire, le chanoine Biers, afin d’y « accueillir« , en 1939, les encombrants réfugiés républicains espagnols des Pyrénées-Orientales… ; la décision d’instauration de ce camp dit « d’accueil » sur le territoire des communes de Dognen, Préchacq-Josbaig et Gurs a été prise conjointement par le général Ménard et le préfet Surchamp le 15 mars 1939…) ; Henriette Verdalle (Navarrenx, 21 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 août 1988), a été une active Résistante, ainsi qu’une fidèle amie, au long de leurs vies, de Marcel Brenot (Saint-Laurent-sur-Saône, 17 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986), qui fut le commandant du 182e GTE du camp de Gurs, puis du 526e GTE d’Izeste (puis Oloron) ; cf ci-dessous des liens à quelques-uns de mes articles de recherche détaillée là-dessus… _, dans le cadre des recherches que j’ai menées sur le parcours sous l’Occupation, entre le 22 juin 1942 et le 30 septembre 1944 _ soient les dates de son départ de, et son retour à, Bordeaux… _, de mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislawow, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), alors assistant du Professeur Georges Portmann à la Faculté de Médecine de Bordeaux _ et c’est Georges Portmann lui-même, très bien informé (il avait été brièvement Secrétaire d’État à l’Information, à Vichy, dans le gouvernement de son ami Pierre-Etienne Flandin, du 14 décembre 1940 au 9 février 1941), qui a prévenu mon père, fin mai 1942, que la Gestapo allait venir l’arrêter ; ce qui a permis à mon père de quitter Bordeaux et la zone occupée en franchissant le 5 juin 1942 la ligne de démarcation à Hagetmau ; il sera arrêté plusieurs jours après par des Gendarmes du régime de Vichy, à Grenade-sur-Adour, puis retenu, en tant que « Travailleur Étranger« , au 182e GTE du camp de Gurs (du mois de juin 1942 au mois d’août 1943), etc. _ entre juin 1942 et septembre 1944 :
    mon père ayant séjourné dans divers G.T.E. (« Groupes de Travailleurs Etrangers« ), et d’abord le 182e du camp de Gurs, puis le 526e d’Izeste (puis Oloron, puis Jurançon)…
    _ cf, sur ces recherches, par exemple, mes articles
    …
    …
    …
    du 22 avril 2015 : «  » ; un article ponctué par ce mot de réception, de l’historien Denis Peschanki :
     » Le 21 avr. 2015 à 12:46, Denis Peschanski a écrit :

    …
    Cher Monsieur,
     
    C’est à une enquête exemplaire que vous vous livrez
    et, ainsi, vous éclairez, par une histoire singulière, un pan important de l’histoire de la France des années noires.
    Simple détail que vous connaissez bien sûr: les ponctions massives dans les GTE ont commencé dès 1941.
     
    Bonne continuation
     
    Bien amicalement
    ——————–
    Denis Peschanski« …
    …
    du 27 septembre 2014 : « «  _ un article qui mentionne le passage par Chantaco, Ascain et la Rhune du Résistant Pierre de Bénouville gagnant l’Espagne, puis Alger, aidé dès le 6 avril 1944, à Tarbes, par Pierre Larramendy, chez lequel, à Chantaco, le 7 avril, Bénouville passe la nuit, avant de gagner Irun et Saint-Sébastien, par Ascain et la Rhune, guidé par le secrétaire de mairie d’Ascain François Bertrand (oncle maternel de Guy Lalanne), le 9 avril 1944 ; cf le témoignage détaillé de Pierre de Bénouville dans « Le Sacrifice du matin«  ; et la précision donnée sur son guide à travers la montagne par le passionnant « 1936 – 1945 Ascain, Ciboure, Saint-Jean-de-Luz, Urrugne Témoignages d’une époque«  de Guy Lalanne et Jacques Ospital , publié par Jakintza en 2012, à la page 256… _ ;
    …
    …
    Fin de l’incise sur les liens à mes articles de recherches sur la Résistance et l’Occupation dans les Basses-Pyrénées ;
    et retour à la liste des liens à mes présentes recherches sur les cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel… _ :
    …
    …
    …
    …
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    …
    …
    …
    …
    …
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    …
    …
    _ jeudi 25 novembre :  Intéressant en particulier pour les noms « Sabadin Quinior » et « Eslonta Maicourné » qu’écrit Ravel (en une lettre du 22 juin 1911 _ page 266 de la Correspondance… _, adressée à sa chère amie luzienne Marie Gaudin), d’après la prononciation orale de sa mère, de personnes de leur parentèle cibourienne, mais non identifiées jusqu’ici, susceptibles de recevoir et bien vouloir loger chez elles, pour la période des vacances d’été, et durant 3 mois, Maurice, son frère Edouard, ainsi que leur mère : « Nous préfèrerions que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochoury, chez les Goyenague… ou bien autre part « …
    …
    …
    …
    Ainsi que ces 2 commodes récapitulatifs exhaustifs de liens à mes articles ravéliens antérieurs :
    …
    _ celui, essentiel, en date du 2 septembre :
    avec notamment cette très intéressante « Note » (peut-être de 1816, plutôt que de 1806…), pas aisée à décrypter, de mon blog du 14 avril 2019 :
    …
    _ et celui en date du 14 octobre 2020 :
    …
    Francis Lippa
    Bordeaux
     …
    Vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux…
    …
    …
    Parcourir avec attention la suite de ces articles requiert, je ne le sais que trop, pas mal de temps et beaucoup de patience, dans la mesure où il s’agit là d’abord et surtout d’une sorte de Journal de recherche, au jour le jour, au fil de mes questionnements et de mes découvertes, et de mes propres corrections, s’enchaînant, souvent par à-coups et paliers ;
    …
    soit, par exemple ce palier décisif qu’a constitué pour les progrès de ma recherche, la découverte cruciale de l’existence de deux sœurs Delouart (nées à Ciboure le 29 juin 1782, pour l’aînée, et le 17 juin 1784, pour sa cadette), prénommées semblablement Marie-Baptiste.
    …
    Un palier tout à fait décisif, en effet, et dont témoigne mon article du 12 avril 2019 « « ,
    …
    avec cette découverte de l’existence de trois sœurs Delouart ; la troisième de ces sœurs Delouart étant Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872), épouse à Ciboure, le 28 février 1821, de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849) : les futurs parents de Simon Goyenague (Ciboure, 29 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890), le tenant-lieu de parrain de Maurice Ravel à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars 1875) et son frère Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre  1886) ; et futurs grands-parents de Paul Goyenague (Ciboure, 19 août 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) et son épouse-cousine Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945)…
    …
    …
    Ces trois sœurs Delouart, filles de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1742 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845), sont en effet toutes les trois prénommées Marie, et même deux d’entre elles Marie-Baptiste ;
    toutes trois sont nées à Ciboure, respectivement le 29 juin 1782, le 17 juin 1784 et le 17 août 1786.
    …
    …
    Et c’est bien sûr cette similitude de prénoms qui a induit en erreur le pourtant très sérieux et scrupuleux Jean-Noël Darrobers lui-même, et, à sa suite, son lecteur-compilateur _ en disposant des  archives de celui-ci _ qu’a été Etienne Rousseau-Plotto : ils ne s’y sont pas retrouvés pour les dates de naissance et de décès de l’aînée et la seconde des filles ; dont ils n’ont pas perçu la différence d’identité (et de descendance !)…
    …
    …
    Il se trouve, d’autre part, que Manuel Cornejo a déjà intégré, sur son site des « Amis de Maurice Ravel« , ces découvertes miennes concernant la généalogie familiale de ces Delouart depuis ces années 1780, et a ainsi pu rectifier _ et il le fera aussi dans la 2de Édition à venir de la Correspondance intégrale de Maurice Ravel _ quelques erreurs _ d’Etienne Rousseau-Plotto, notamment _ concernant, par exemple, Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1901), la grand-tante de Maurice Ravel, et sa marraine _ cf mes articles du 6 septembre 2020 : «  »«  ; et, auparavant, celui du 15 juillet 2019 : « « , que j’ai pu rédiger à partir d’un très précieux courriel reçu l’avant-veille du très obligeant pianiste et compositeur Philippe Hattat, qui s’intéresse beaucoup à Ravel :
    « Dernière pièce que j’ai dénichée, en date du 2 juin 1819 dans les registres de naissances de Ciboure (l’acte lui-même est daté du 3 juin), la naissance d’une Engrace BILLAC, fille de Jacques BILLAC et Marie DELOUART, que j’ai pensé _ d’abord _ être la fameuse Gracieuse BILLAC, mais _ voici bientôt que _ une (sans doute la !) Gratieuse BILLAC naît à Ciboure le 15 mai 1824 des mêmes parents (tandis que la petite Engrace BILLAC décède le 3 juin 1819)« … _ ; Gachucha Billac qui était la demi-sœur de la grand-mère de Maurice Ravel, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) ;
    Sabine Delouart _ née, elle, de père inconnu _ et Gachucha Billac _ fille, elle, de Jacques Billac (Ciboure, 1772 – Ciboure, 18 mars 1839) _, étant ainsi deux filles de celle que je me permets de nommer Marie-Baptiste Delouart n°1 (Ciboure, 19 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855).
    …
    …
    Et c’est de la sœur cadette de cette Marie-Baptiste Delouart n°1, née à Ciboure le 19 juin 1782, Marie-Baptiste Delouart, née à Ciboure le 17 juin 1784, que je me permets donc de nommer Marie-Baptiste Delouart n°2, mariée, elle, à Saint-Jean-de-Luz _ et non pas à Ciboure ! pour des raisons qui sont difficiles à expliquer : sur l’acte d’état-civil de ce mariage à Saint-Jean-de-Luz, la mariée, native de Ciboure, est mentionnée comme déjà domiciliée à Saint-Jean-de-Luz (où naîtront bientôt ses 5 enfants Etcheverry : les 15 juin 1815 (Jean-Baptiste), 21 juin 1817 (Marie), 12 août 1819 (Charles), 22 février 1822 (Jean) et 20 novembre 1824 (Marie)… _ le 17 août 1814, avec le cibourien Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – en mer, 15 novembre 1841),
    qu’est issue la jusqu’ici demeurée méconnue branche luzienne _ méconnue des recherches du regretté Jean-Noël Darrobers _ des Delouart ; une branche issue, donc, du même père, Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et de la même mère, l’épouse de celui-ci, Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 22 février 1845) ;
    …
    et dont voici, ci-dessous, la succession, génération après génération, de quelques uns des membres :
    …
    depuis cette Marie-Baptiste Delouart n°2 jusqu’à la cousine de Maurice Ravel, née à trois jours de différence avec lui _ soit le 11  mars au lieu du 7 mars, en 1875, pour le petit Maurice _, mais à Saint-Jean-de-Luz, et non pas à Ciboure : Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) ;
    …
    puis, de Magdeleine Hiriart jusqu’à la petite-fille de celle-ci, Maylen Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1942), épouse de Michel Lenoir (1935 – 2012).
    …
    …
    Voici donc le détail de cette succession, non plus cibourienne, mais luzienne _ méconnue jusqu’ici de Jean-Noël Darrobers, et son compilateur Etienne Rousseau-Plotto _, de générations issues du cibourien Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798 ) :
    …
    …
    _ Marie-Baptiste Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842),
    épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, de Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – en mer, 15 novembre 1841)

    …
    _ Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850),
    épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846, du luzien Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859)
    …
    _ Dominique Hiriart (St-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926),
    époux, à Saint-Jean-de-Luz le 2 juin 1874, de la luzienne Marie Dimatz (Saint-Jean-de-Luz, 28 octobre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932)
    …
    _ Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968),
    épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901, de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910)
    …
     _ Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988),
    époux à Saint-Jean-de-Luz, en 1935, d’Angela Rossi (Trevia, 14 septembre 1915 – Saint-Jean-de-Luz, 14 décembre 1999)
    …
    _ Maylen Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1942), épouse de Michel Lenoir (1935 – 2012)…
    …
    …
    D’où, encore l’assez étrange déni de parenté, de la part d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988) _ et pour des raisons qui restent à mettre au jour afin de les comprendre _, cause, ensuite, de l’ignorance par ses enfants Maylen Gaudin et de son frère Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006), du cousinage pourtant bien effectif _ et pas du tout rien que « sentimental » !, selon l’expression (de déni !) d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), qui a très bien connu Ravel, et lui servait fréquemment de chauffeur dans ses ballades en automobile par tout le pays basque à la fin des années 20 et début des années 30, lors des séjours du compositeur à Saint-Jean-de-Luz, auprès de ses amis Gaudin ; Edmond Gaudin qui niait l’effectivité de ce cousinage, via sa mère née Magdeleine Hiriart, avec Maurice Ravel ; Magdeleine Hiriart-Gaudin, pourtant volontiers expansive et volubile selon le témoignage de sa petite-fille Maylen Gaudin-Lenoir, n’ayant pas non plus parlé de ce cousinage effectif avec Maurice Ravel, à ses petits-enfants… ; cf par exemple mon article du 10 octobre 2021 : « « … _ de leur grand-mère Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) avec Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) _ cf les explicites lettres échangées, lors de trois terribles deuils de la famille Gaudin, entre les deux cousins, aux dates du 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine« , « votre dévoué Maurice Ravel« …) et du 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice« , « Votre cousine, Madeleine« ), lisibles aux pages 246 et 403 de la Correspondance de Ravel, publiée par Manuel Cornejo… _ ;
    issus que sont, tous deux au mois de mars 1875, lui, le 7, à Ciboure et elle, le 11, à Saint-Jean-de-Luz, le petit Maurice Ravel et la petite Magdeleine Hiriart, de ces deux sœurs Delouart que je me permets de nommer Marie-Baptiste Delouart n° 1 (née à Ciboure le 29 juin 1782), pour Maurice, et Marie-Baptiste Delouart  n°2 (née à Ciboure le 17 juin 1784), pour Magdeleine…
    …
    …
    Et c’est très probablement cette similitude de prénoms, Marie-Baptiste, de ces deux sœurs Delouart, inscrits sur les registres manuscrits de leurs actes de naissance _ conservés (et consultables) dans un petit bureau de la mairie de Ciboure _, qui a induit en erreur Jean-Noël Darrobers en lui faisant méconnaître la descendance luzienne (avec, bien vite, il est vrai, la perte du patronyme Delouart, au profit des successifs patronymes Etcheverry, puis Hiriart, puis Gaudin, et maintenant Lenoir…) de cette descendance luzienne issue du cibourien Gratien Delouart et de sa deuxième fille, cette Marie-Baptiste Delouart n°2, qui a quitté Ciboure pour aller s’installer et vivre désormais, définitivement, à Saint-Jean-de-Luz, où elle s’est mariée, le 17 août 1814 _ l’acte d’état-civil de ce mariage luzien mentionnant que la mariée, native de Ciboure, est déjà, à la date de son mariage, domiciliée à Saint-Jean-de-Luz : se serait-elle fâchée avec sa famille, sa mère Sabine, ses deux sœurs, Marie-Baptiste n°1 et Marie, et son frère Jean Delouart, célibataires encore à cette date ?.. _, avec le natif de Ciboure, lui aussi, le marin Jean Etcheverry, fils _ né de père inconnu, le 15 septembre 1777 _ de la cibourienne Gana Curuchet ;
    et c’est ainsi à Saint-Jean-de-Luz qu’ont résidé depuis lors plusieurs générations successives de descendants (Etcheverry, Hiriart, Gaudin, notamment, mais aussi Dargaignarats) de cette Marie-Baptiste Delouart n°2, depuis lors luziens… 
    …
    …
    Pardon d’être si long et si détaillé,
    mais la précision est capitale.
    Et la recherche, en ses avancées par à-coups et paliers, passionnante…
    …
    Francis, à Bordeaux
    …
    …
    Et puis :

    …

    …

    Messieurs,

    …

    Suite à nos échanges fructueux de samedi matin dernier sur le lieu même de naissance du petit Maurice Ravel, et où se réunissent les membres de l’Association Jakintza, et en quelque sorte en appendice à l’envoi des articles de mon blog « En cherchant bien » consacrés aux recherches que je mène sur ce que je nomme « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel,

    voici la reprise d’un courriel (titré « la passion de la localisation (et de l’orientation) ») que j’avais adressé à mon amie _ musicienne et musicologue éminente, Professeur émérite à la Sorbonne _ Georgie Durosoir, en date du 20 novembre 2021 :

     

    …

    …

    « Oui, chère Georgie,

    dès ma toute petite enfance, j’ai pris un goût très vif de la localisation (et de l’orientation). Ma mère racontait qu’un de mes tous premiers mots avait été « la Dordogne », au passage de notre voiture sur le pont de Libourne, entre Bordeaux (où habitaient mes grands-parents maternels Bioy, rue Judaïque, en face de la piscine) et Castillon-la-Bataille (où nous habitions, mon père y étant médecin).

    …

    Je me promenais avec mon grand-père (béarnais, d’Oloron : Paul Bioy) qui m’a appris à lire et à compter en regardant les numéros des maisons. Et il passait de longs moments à déchiffrer avec moi des Atlas de géographie (il est décédé le 6 décembre 1954, 6 jours avant mon 7e anniversaire, le 12 décembre).

    …

    J’en ai tiré mon goût toujours vivant des cartes routières et plans de villes ; ainsi que celui de l’orientation : j’étais capable, enfant, de retrouver des lieux, à Barcelone ou à La Haye, où nous étions passés quelques annnées auparavant, à la stupéfaction de mes parents. Et au cours de voyages dans toute l’Europe, j’avais constamment des cartes sous les yeux, et aimais guider mes parents…

    J’ai donc la double passion des Villes (à arpenter : en marchant, ou bien aussi mentalement, en lisant…) et de l’Histoire.

    …

    Aussi, à la lecture de la Correspondance intégrale de Ravel (réunie et publiée par Manuel Cornejo, président des Amis de Maurice Ravel ; avec lequel je suis en lien constant…), j’ai immédiatement désiré mettre des images appropriées de lieux précis sur ce que Ravel disait, au vol, de ses séjours et promenades à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    Et comprendre aussi et surtout qui pouvaient être les cousins basques de sa mère, Marie Delouart ; elle (née à Ciboure en 1840) dont le premier ancêtre masculin connu n’était ni son père, ni son grand-père, tous deux demeurés inconnus ; mais son arrière-grand-père, le cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798)…

    …

    La grand-mère de la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1855), ainsi que sa mère Sabine Delouart (1809 – 1814), ayant eu leurs filles, en 1809, et en 1840, toutes deux « nées de pères demeurés inconnus », 

    à défaut de pouvoir identifier le père de Marie Delouart et le père de Sabine Delouart, il me fallait au moins essayer d’identifier les cousins cibouriens, au début du XXe siècle, de Marie Delouart-Ravel, issus de frères et de sœurs Delouart ; de cousins Goyenague, Etchepare, Cerciat, jusqu’à quelques Delouart aussi, et d’autres encore, apparentés _ cf par exemple le détail de l’article du 14 novembre 2021 : « « …

    …

    L’étonnant à mes yeux étant que nul jusqu’ici, et tout particulièrement à Ciboure, n’avait essayé de relever ce beau défi, car c’était principalement aux ancêtres, parfois glorieux, de Gratien Delouart (1748 – 1798)  que s’était surtout intéressé Jean-Noël Darrobers ; et pas aux cousins cibouriens, aux XIXe et XXe siècles, de l’arrière-petite-fille de celui-ci, Marie Delouart (1840 – 1917)…

    …

    Et les recherches généalogiques du regretté Jean-Noël Darrobers étant, de plus, demeurées _ hélas _ incomplètes, la seconde des filles de Gratien Delouart ayant échappé à sa vigilance ; probablement parce que celle-ci, celle que je me permets de nommer Marie-Baptiste Delouart n°2, née en 1784, portait les mêmes prénoms, Marie-Baptiste, que sa sœur aînée Marie-Baptiste Delouart n°1, née en 1782 ; et qui deviendra, en 1809, la mère _ fille-mère : d’où la conservation de ce nom de Delouart jusqu’à Marie Delouart, la mère de Maurice… _ de Sabine Delouart, puis la grand-mère, en 1840, de Marie Delouart, la mère, le 7 mars 1875, de Maurice Ravel.

    …

    Et c’est donc ainsi, Marie-Baptiste Delouart n°1 et Marie-Baptiste Delouart n°2, que je me permets de les nommer…

    …

    …

    Pour ne rien dire de la simple compilation _ sans vérifications, hélas _ des travaux de Jean-Noël Darrobers par Etienne Rousseau-Plotto ; d’où d’incompréhensibles erreurs de la part de celui-ci, qui ne s’est pas donné la peine de vérifier un minimum ce qu’il se contentait de lire et reproduire !.. _ ainsi, par exemple, Etienne fait-il naître l’arrière-grand-mère de Ravel le 17 juin 1784, le jour de la naissance de sa sœur cadette, avec laquelle évidemment, à la suite de Jean-Noël Darrobers dont il reprend les travaux, il la confond, à la page 26 de son « Ravel _ Portraits basques«  ; et il affirme aussi, autre exemple, à la page 27, que Gachoucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 15 décembre 1901 : elle est de fait décédée à l’âge de 77 ans), qu’il fait naître en 1819, au lieu du 15 mai 1824, « fut domestique dans la famille Gaudin-Bibal pendant soixante-quatre ans«  ; c’est-à-dire, selon lui, dès l’âge de ce qu’il estime être ses 18 ans (puisqu’il fixe, mais à tort, sa naissance en 1819), en 1837 ! Alors que ses employeurs Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) et son époux Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920), respectivement nés, donc, en 1845 et 1844, se sont mariés le 27 janvier 1875 ; et quant aux parents d’Annette Bibal, Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855) et Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), ce n’est que le 26 avril 1843, qu’ils se sont mariés, à Saint-Jean-de-Luz  : rien de ce que dit ici Etienne Rousseau-Plotto n’a ainsi de cohérence… Il ne s’est pas relu…

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    Or cet héritage et ancrage cibourien de Maurice Ravel est pourtant bien une des clés de la basquitude de son génie musical, comme, probablement aussi, de sa foncière humilité personnelle, ainsi que de son élégance toujours parfaitement discrète ; soient des traits bien  fidèles au meilleur du génie français : à la François Couperin, en quelque sorte…

    Maurice Ravel : un homme éminemment sympathique (et en rien « m’as-tu vu »…),  dont l’œuvre, toujours toujours renouvelée, enchante par ses mystères, eux-mêmes, toujours, qui plus est, eux aussi, parfaitement discrets…

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    En ce moment-ci de mes recherches raveliennes, je viens tout d’un coup de penser à parcourir un peu méthodiquement le très beau livre et passionnant « Ciboure » de Guy Lalanne, dont je dispose, mais que je n’avais pas rouvert jusqu’ici…

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    Et dans lequel on peut lire clairement orthographiées des listes de noms des maisons de Ciboure, souvent mal déchiffrables (et très diversement orthographiées, qui plus est !) dans les graphies des divers actes d’état-civil accessibles sur le net, à défaut de pouvoir être consultées _ à cause du Covid ! _ en leurs manuscrits originaux conservés dans un petit bureau à la mairie de Ciboure…

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    Je vais aussi tâcher de joindre au téléphone Paul Badiola (à Urrugne), ancien maire de Saint-Jean-de-Luz _ de 1989 à 1995 _, l’un des deux auteurs du riche et passionnant  « Ciboure – Ziburu : la rue du Quai » que je viens d’acquérir, et qui m’a fait relancer mes recherches ;

    l’autre de ses deux auteurs, Guy Lalanne, étant demeuré, lui, jusqu’ici assez peu réactif à mes envois de courriels à propos de ces recherches ravéliennes miennes… Pourtant, nous nous sommes, Guy Lalanne et moi, assez souvent rencontrés à Ciboure : quand je viens à Saint-Jean-de-Luz, je me débrouille pour venir rendre une petite visite le samedi matin aux réunions hebdomadaires de l’Association Jakintza, dont Guy Lalanne est le président très actif. ll est vrai que Guy Lalanne est bien occupé par ses foisonnantes et fécondes recherches…

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    J’ai aussi bien pensé à vous, chère Georgie, jeudi dernier, pour la réception de notre ami Joël Dehais à l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux : Joël, à la si exquise urbanité, était comme prédestiné _ tant comme éminent médecin, que comme musicien _ à un cénacle si délicieusement urbain…

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    J’ai découvert aussi, par d’autres amis communs, en l’occurrence Viviane Erny, conviée elle aussi à cette cérémonie, que Joël participait en violiste à quelques petits concerts privés au domicile raffiné de ces amis Erny, à Bordeaux, rue du Chai-aux-Farines…

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    Le monde n’est pas si grand…

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    Je vous embrasse, ainsi que Luc, chère Georgie,

    Francis

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    Le 20 nov. 2021 à 11:22, Georgie Durosoir <georgie-durosoir@wanadoo.fr> a écrit :

    Bonjour Francis 

    Une fois de plus, je suis fascinée par l’avancée de vos identifications autour de la famille de Ravel. Désormais, Ravel sera vraiment « le Basque » grâce à cette généalogie presque exhaustive. 

    Modeste lectrice, j’ai repéré une coquille dans les Recensions des domiciles : erreur d’année 1917 : « Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1817), la mère de Maurice, « 

    Ma contribution s’arrêtera là !!

    Bravo en tout cas, avec mon amitié

    Georgie 

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    De : Francis Lippa [mailto:francis.lippa@wanadoo.fr]
    Envoyé : dimanche 14 novembre 2021 21:51
    À : faldin
    Cc : jeanfrancoislarralde ; Georgie Durosoir
    Objet : Courriel à Jakintza à propos de maisons de Ciboure dont été propriétaires des cousins de Marie Delouart et Maurice Ravel

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    Voici la teneur de ce courriel amical à Jakintza :

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    Un courriel programmatique, ce soir, adressé à Jakintza, à propos de maisons dont des cousins de Marie Delouart (1840 – 1917) et son fils Maurice Ravel, des Goyenague, des Etchepare et des Cerciat, ont été des propriétaires, à Ciboure…

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    En espérant rencontrer votre curiosité…

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    Francis Lippa, à Bordeaux (et Saint-Jean-de-Luz).

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    Voilà.

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    C’est si dire si votre tout récent magnifique « Rue du Quai », Messieurs, m’a passionné ! Et que j’ai voulu en apprendre davantage encore…

    Et alors que j’avais envisagé en novembre dernier de vous joindre au téléphone, je ne l’ai pas tout de suite fait !

    Mais avoir eu la chance de vous rencontrer avant-hier devrait réparer cela…

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    Ces articles de mon blog que je viens de vous adresser sont une sorte de Journal au jour le jour de mes recherches ravéliennes, au fil de mes découvertes, depuis le mois de mars 2019, et j’ose espérer que cela n’est pas trop rebutant ni ingrat à la lecture…

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    C’est que chercher se réalise par à-coups et par paliers, par étapes donc, au fur et à mesure des pistes qui, par sérendipité, se dessinent, et surtout des découvertes qui viennent soudain ouvrir de nouveaux chemins…

    Et je suis sûr que ces pistes que j’essaie d’explorer peu à peu, vont vous intéresser…

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    Je suis en contact avec Manuel Cornejo, le président très actif des Amis de Maurice Ravel,

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    ainsi qu’avec Maylen Lenoir-Gaudin, fille d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et petite-fille de Charles Gaudin (1875 – 1910) et son épouse Magdeleine Hiriart (1875 – 1968) ; à laquelle, Maylen, j’ai appris sa parenté on ne peut plus effective avec Maurice Ravel, via, précisément, sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), fille de Dominique Hiriart (1849 – 1926), et petite-fille de Marie-Etcheverry (1817 – 1950), qui est elle-même fille de Marie-Baptiste Delouart n°2 (1784 – 1842), sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart n°1 (1782 – 1855), qui, elle, est la mère des sœurs Sabine Delouart (1809 – 1874) et Gachucha Billac (1824 – 1901), soient la grand-mère et la grand-tante (et marraine) de Maurice Ravel… ;

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    ainsi qu’avec le cousin de Maylen Gaudin-Lenoir, Pascal Courteault,  petit-fils, via son père Pierre Courteault (1910 – 2006), de Jane Gaudin (1880 – 1979), sœur cadette de Charles Gaudin (1875 – 1910) et de Marie Gaudin (1879 – 1976) _ la grande et fidèle amie de Maurice Ravel _,

    qui m’a très aimablement reçu chez lui dans sa maison d’Ascain le 3 août dernier…

    …

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    À suivre,

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    Francis Lippa

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    Je suis vice-président de la Société de philosophie de Bordeaux ; dont la saison 2022-2023 s’ouvrira par un entretien _ public et dont une captation vidéo sera enregistrée _ que j’aurai le mardi 22 novembre prochain, à la Station Ausone de la Librairie Mollat, à Bordeaux, avec le philosophe bruxellois Pascal Chabot ; et qui portera sur l’ensemble de l’œuvre de celui-ci, publiée aux PUF, et que je désire faire beaucoup mieux connaître…

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    Voici aussi 2 liens à 2 vidéos d’entretiens passionnants, et même jubilatoires, que j’ai eus à la Station Ausone,

    d’une part la vidéo de l’entretien, le 3 mai 2019, avec Hélène Cixous, sur son « 1938, nuits »,

    et d’autre part la vidéo de l’entretien, le 25 mars 2022, avec le compositeur Karol Beffa, sur son « L’Autre XXe siècle musical » : nous y abordons notamment l’œuvre de Ravel…

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    Au plaisir d’échanger avec fécondité avec les passionnés et passionnants chercheurs que vous êtes…

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    Ce lundi 3 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa