Dans un programme Ravel et avec Gustavo Gimeno pour remplacer Riccardo Chailly, le premier violon de l’Orchestre de Paris Roland Daugareil tire sa révérence de la plus sobre des manières.
Riccardo Chailly avait prévu pour ce premier programme de saison de l’Orchestre de Paris un concert totalement composé de pièces de Ravel, dont le très célèbre Boléro. Mais le chef a dû annuler plusieurs contrats cette rentrée, et c’est Gustavo Gimeno, actuel directeur musical de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, qui tient la baguette à sa place pour deux soirs à la Philharmonie. Sans avoir rien modifié du programme annoncé, il débute avec d’opulentes Valses nobles et sentimentales, qui trouvent une belle fluidité en même temps que des couleurs bien prononcées, à l’image de celles des bois, tout particulièrement la flûte dans la deuxième danse, puis les hautbois et cor anglais à la fin de la suivante. L’Épilogueremet en avant ce dernier instrument et la clarinette, vite épaulés par les premiers violons, guidés pour son ultime soirée en tant que violon solo de la formation par Roland Daugareil.
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Écrite huit ans plus tard par Ravel, en 1919, La Valsedonnée ensuite assombrit l’atmosphère avec une œuvre touchée au plus profond par les désastres des années passées. Elle nécessite alors une profondeur et une concentration qui ressortent ici moins de la direction du chef. Loin de l’intellectualisme libéré d’un Nagano qui la donnait en bis dans cette même salle il y a deux années, Gimeno y entre trop au premier degré, d’une danse désincarnée dont il perd lui-même la maîtrise, non par sa battue intègre et très bien comprise par les musiciens, mais par la difficulté à en développer la puissance du propos. La codatrès verticale se voit alors surtout marquée par des percussions détachées et un tambourin déséquilibré, tandis que les ultimes instants s’achèvent sur un accord gras du tutti, là où plus de netteté semblait mieux adaptée.
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Au retour d’entracte, Alborada del Gracioso trouve les mêmes qualités et limites, ne permettant pas de s’arracher totalement à une lecture là encore trop simpliste. Bien introduite par les pizzicati des cordes secondés par le hautbois, puis dynamisée par les percussions, la partition ne parvient pas tout à fait à s’exalter, notamment par son long solo de basson. Puis un léger quiproquo fait entrer à la dernière seconde le second basson et la flûte piccolo, tandis que le chef va débuter La Rapsodie espagnole. Plus fougueuse et d’une matière mieux animée que l’œuvre précédente, elle aussi inspirée de l’Espagne et orchestrée après avoir été écrite pour le piano, la rapsodie met encore en avant les bois français, libérant la clarinette basse avant de donner la primeur aux cuivres, avec de magnifiques glissandi des trombones à la Feria.
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Le Boléro clôt le concert sans jamais tomber dans la caricature d’une pièce syncopée, sans excès de rythmique trop appuyée, malgré la mesure toujours parfaitement pointée par la caisse claire. Il bénéficie de la superbe entrée de la flûte solo, puis de la clarinette, moins biens secondées par le basson, tandis que se remarquent ensuite quelques problèmes d’équilibres, notamment dans la cinquième reprise du Thème A, où piccolos et célesta sont bien trop éclairés, tandis que le crescendo trop préparé amène très fort l’orchestre juste avant la coda. Sous des applaudissements nourris, les saluts remettent en avant Roland Daugareil, jamais vraiment sollicité dans aucune des œuvres du programme et attendu par exemple dans l’évidente Tziganequ’on pouvait a minima espérer en bis. À l’inverse, nul hommage, nul discours et pas même un bouquet ne seront offerts à celui qui est entré à l’Orchestre de Paris il y a maintenant vingt-trois ans, tout juste remercié par une douzaine de témoignages amicaux de ses collègues dans le livret de soirée.
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Paris. Philharmonie, Grande Salle Pierre Boulez. 9-IX-2021. Maurice Ravel (1875-1937) : Valses nobles et sentimentales. La Valse, poème chorégraphique. Alborada del Gracioso, pour orchestre. Rapsodie espagnole, pour orchestre. Boléro, pour orchestre. Orchestre de Paris, direction : Gustavo Gimeno.
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J’espère que les deux concerts déjà donnés à Paris auront permis aux interprètes, orchestre et chef, de rectifier, à Saint-Jean, les approximations remarquées ici par le critique…
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Francis
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Ce samedi 11 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa
Pays de mer et de montagne, le Pays basque se visite pour sa gourmandise autant au bord de la côte que dans les terres. Des Halles de Bayonne aux macarons de Saint-Jean-de-Luz, de la plus belle table de la saison à Ciboure au plus jeune berger de France à Urrugne, nos douze adresses coups de cœur.
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Par Véronique André
Publié il y a 13 heures
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Les fabuleux produits de Xavier Izabal, chef étoilé restaurateur et hôtelier de Ithurria à Ainhoa. Photo presse
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À Bayonne
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Les confitures de Xavier Izabal
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Où ? Au cœur des Halles de Bayonne, à « Une pêche d’enfer », Jean sélectionne fruits et légumes bio et locaux, et propose une sélection d’articles régionaux en épicerie fine.
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Pour quoi ? On y trouve entre autres les fabuleuses confitures de Xavier Izabal, chef étoilé restaurateur et hôtelier de Ithurria à Ainhoa. On peut également commander ses confitures à la cerise noire, cassis ou framboise, son miel au piment d’Espelette, son foie gras et ses conserves directement à l’épicerie Ithurria (epicerie.ithurria.com ; tél. : 05 59 29 92 11).
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Halles de Bayonne, tous les jours de 8h à 13h30. Quai du Commandant Roquebert, 64100 Bayonne. Tél. : 05 59 59 05 30.
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À Biarritz
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Le café basque au Café de Paris
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Au Café de Paris, Cédric Béchade met à l’honneur les produits du terroir basque. Photo presse
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Où ? Le Café de Paris est un hôtel et le café Basque un restaurant, une parenthèse bourrée de charme plongeant sur la mer qui réveille Biarritz avec une équation prometteuse. Et on profite de la nouvelle déco signée Sarah Lavoine.
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Qui ? Cédric Béchade concocte et signe la carte. Ce chef étoilé, propriétaire et chef de l’Auberge Basque est un adepte des circuits courts, met à l’honneur les produits du terroir : piperade, chipirons à l’encre, axoa de cochon Ibaïama ou encore tarte aux champignons de Madiran…
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Café de Paris, 5 place Bellevue, 64200 Biarritz. Tél. : 05 59 24 19 53.
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Gusto di Puglia… Quand l’Italie nargue le Pays basque
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Gusto di Puglia a également une boutique à Bayonne et une troisième adresse à Saint-Jean-de-Luz.Photo presse
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Qui ? Traiteur et épicerie fine, c’est l’Italie qui propose le meilleur des Pouilles aux portes de l’Espagne.
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Quoi ? Pâtes fraîches, focaccia, nidi di rondini, cannelloni, gnocchi, panettone, et sandwich artisanaux… Une sélection de charcuterie et fromages en provenance d’Italie et un assortiment de plus de 120 produits d’épicerie.
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Où ? En plus de Biarritz, Gusto di Puglia a également une boutique à Bayonne et une troisième adresse à Saint-Jean-de-Luz.
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Gusto di Puglia, 7 avenue Maréchal Foch, 64200 Biarritz. Tél. : 05 59 23 45 86. Formule déj. à emporter – ouvert tous les jours de 10h à 20h.
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Boire un verre à l’hôtel du Palais
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Le bar Napoléon III de l’hôtel du Palais a changé de place et donne désormais sur le jardin, pour plus confidentialité. Photo presse
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Où ? Si les prix du restaurant ne sont pas accessibles à tous, il est toujours possible de prendre un verre au Bar Napoléon III de l’hôtel du Palais pour découvrir ce qu’est la touche Empire. Le bar a changé de place et donne maintenant sur le jardin, plus confidentiel, qu’à l’époque. Il fut un temps où la nuit on y retrouvait Frank Sinatra et Johnny Hallyday refaisant le monde, ou encore la duchesse de Windsor conversant avec le marquis d’Arcangues…
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Quoi ? Aujourd’hui, une collection de gins minutieusement sélectionnés, une large carte de spiritueux et whiskys ainsi qu’un choix unique de champagnes vintages et de boissons artisanales basques. Jeremy Lauilhé, le chef barman, invente des créations hardies comme le «French Aperetivo» à base d’Ura Spirits Biarritz Dry Gin avec une solution saline aux câpres ou l’«Héritage», cocktail composé d’armagnac Dartigalongue Double-Oaked, de sirop de pruneaux et de fève de tonka.
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Ouvert de 18h à 1h du matin tous les jours. À noter qu’en juillet et août les réservations sont obligatoires : +33 (0)5 59 41 64 20 ou restaurant@hoteldupalaisbiarritz.com .
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Hôtel du Palais Biarritz, 1 avenue de l’Impératrice, 64200 Biarritz.
Le chef Alexandre Soulier propose une carte inspirée à la fois par la cuisine gastronomique du sud-ouest et par une démarche locavore. Photo presse
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Le concept ? Ici c’est une trilogie des genres pour un restaurant, un antiquaire décorateur et une fleuriste. Dans une ancienne maison de maître du XVe siècle située dans le village d’Arcangues et entourée de sources naturelles. D’où son nom.
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Où ? À seulement 8 minutes du centre de Biarritz et au milieu d’un parc de 3 hectares, le domaine offre un environnement verdoyant et magnifiquement fleuri. Une fenêtre ouverte sur les cuisines révèle un ballet incessant orchestré par le chef Alexandre Soulier qui propose une carte inspirée à la fois par la cuisine gastronomique du sud-ouest et par une démarche locavore. Dans l’assiette un joli choix.
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Le prix ? Le menu déjeuner est à 35 €, le menu dégustation (midi et soir tous les jours) à partir de 75 €, carte de saison.
À Saint-Jean-de-Luz, Aho Fina, la table gastronomique du Grand Hôtel. Photo presse
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Où ? Dans la baie de Saint-Jean-de-Luz cette imposante bâtisse à la stature rose néoclassique face à l’océan, concentre le charme et l’authenticité du Pays basque. Élu meilleur Hôtel Spa du monde en 2019 (World luxury Hôtel awards) avec son accès direct sur la plage, il accueille cette année un nouveau chef qui nous fait partager des assiettes aux produits de région remarquables.
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Le chef : Alexandre Willaume met à l’honneur des produits de région et de saison. La carte du restaurant Aho Fina est non seulement iodée, mais simple et claire. Mentions spéciales aux flétan de l’Atlantique en pavé à la plancha et au porc noir de Bigorre et son laquage piment d’Espelette, polenta, Ossau-Iraty. Bien vu, les prix à la carte jouent la bistronomie.
La Maison Adam a inauguré en mars 2021 sa cinquième boutique à Saint-Jean-de-Luz. Photo presse
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L’histoire. Celle des macarons basques qui débute en 1660 à Saint-Jean-de-Luz. Durant le mariage royal de Louis XIV, la mère de Louis XIV et Marie-Thérèse l’Infante d’Espagne tombent sous le charme des macarons de Monsieur Adam. Cette gourmandise s’installe progressivement dans les habitudes culinaires des Basques et ceux qu’on appelle les Pare Gabea (« Sans pareil » en basque) sont servis dans la pâtisserie cabaret des Adam aux réfugiés russes, aux pêcheurs ou encore aux artistes.
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La fabrication ? Les actuels propriétaires Andoni et Miguel Telleria-Adam perpétuent ce savoir-faire et laissent ce biscuit craquant et moelleux à cœur ravir les papilles de tous. Depuis trois siècles, la recette se transmet de génération en génération dans la plus grande intimité. Seulement les membres de la famille connaissent la recette et pour éviter toute fuite, les deux frères s’enferment dans le laboratoire pour confectionner en duo les macarons.
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La nouveauté ? La Maison Adam a inauguré en mars sa cinquième boutique à Saint-Jean-de-Luz. Entre boutique et atelier de fabrication, cette dernière enseigne propose une expérience multisensorielle pour les clients et les passants qui peuvent apprécier les odeurs de cuisson et voir les chocolatiers en action.
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Maison Adam, 4 – 6 place Louis XIV, 64500 Saint-Jean-de-Luz. Tél. : 05 59 26 03 54.
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Pariès mise sur la noisette
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Le gâteau basque fourré à la noisette, la nouveauté de la maison Pariès. Photo presse
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Quoi ? À l’origine, ce gâteau basque, typique du Labourd et de la Basse-Navarre, est fourré de confiture de cerises noires, ou de crème pâtissière. Certains optent désormais pour de la noix, du caramel… ou du fromage.
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La nouveauté ? Si les recettes sont toujours les mêmes depuis l’origine, avec sept magasins implantés au Pays basque et en France, la Maison Pariès est en train de prendre un nouveau virage avec la plantation de champs de 4500 noisetiers à Urrugne. En boutique cet été, place au gâteau basque aux noisettes. Addictif mais très sucré.
Etxe Goxoan, la boulangerie d’un hipster autodidacte
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Bertrand Ducauroy, le maître du pain de Ciboure. Photo presse
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Où ? À la sortie de Saint-Jean-de-Luz sur la route _ nationale _ qui mène en Espagne. Une boulangerie tout à fait ordinaire dont les pains sont extraordinaires ; attention l’adresse se chuchote entre amis _ en effet… Un comptoir aux Halles de Saint-Jean-de-Luz est aussi présent _ oui.
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Qui ? Bertrand Ducauroy, pâtissier de formation, est un baroudeur qui a sévi auprès de très grands chefs. Parisien un temps, puis pâtissier à Shanghai, il est de retour dans sa région de prédilection avec sa femme Émilie pour réaliser des pains au levain. Un must pour cette région humide qui voit enfin un produit rester à la fois croquant et onctueux plus de dix minutes.
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La spécificité ? Du pain dont le levain à la bière est cultivé par le boulanger. Meule, pain aux noix, seigle, baguette au maïs, céréales, viking, complet : des pains dont tous les ingrédients sont français et le plus possible de proximité.
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Boulangerie-Pâtisserie Etxe Goxoan, 51 Avenue Jean Jaurès, 64500 Ciboure. Tél. : 05 59 47 18 38.
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Ekaitza, la nouvelle table de la saison
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Guillaume Roget, chef du restaurant Ekaitza à Ciboure. Photo presse
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Qui ? Guillaume Roget était sommelier de métier et a commencé sa carrière à Biarritz au château de Brindos. Après avoir géré son propre établissement à Hendaye, il devient chef au restaurant le Brouillarta de Saint-Jean-de-Luz où il obtient une étoile Michelin. Aujourd’hui il écrit une nouvelle histoire avec sa table,« Ekaitza » (« tempête » en Basque). Déjà plus que prometteuse, c’est la jolie surprise de la saison.
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Où ? Sur le quai Ravel surplombant le port et la baie.
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Quoi ? Dans l’assiette la tempête est subtilement maîtrisée et, passion oblige, le chef fait la part belle au nectar de raisin. Les prix à la carte : les entrées sont à 22 € les plats 30 € et les desserts 15 €. Trois menus signent l’identité de Guillaume Roget dont la cuisine est tournée vers la mer : carte en 3 services 58 € – « Arnoa », «confiance » 69 €.
À quelques brasses de la Maison de l’Infante, Alaia accueille un nouveau chef, Emmanuel Klein. Photo presse
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Qui ? Ce restaurant avec terrasse à quelques brasses de la Maison de l’Infante accueille un nouveau chef, Emmanuel Klein ancien du «Kako Etxea» qui travaille désormais en binôme avec Marie Azan, aux côtés du pétillant Fabrice Nacque, propriétaire des lieux.
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Où ? Sur la plage de Socoa, une grande terrasse surplombant la baie de Saint-Jean-de-Luz. On y déguste des plats maison à base de produits fermiers régionaux, frais et de saison. Les fruits et légumes sont bio.
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Alaia, plage de Socoa, 2 allée André Hiriart, 64500 Ciboure. Tél. : 05 59 47 43 79.
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À Urrugne
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La ferme Hirigoingo Borda, des chèvres au pays des brebis
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C’est à Urrugne que cette fromagerie est nichée, entre mer et montagne. Photo presse
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Où ? C’est à Urrugne que cette fromagerie est nichée, entre mer et montagne. Depuis 1926, quatre générations se sont succédé à La ferme Hirigoingoborda pour y élever essentiellement des vaches. Mais depuis que Ladislas Olaizola a repris le flambeau familial, cet amoureux des chèvres a investi dans une fromagerie pour bûches, crottin et briquettes de chèvre.
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Quoi ? Aujourd’hui, il est à la tête d’un troupeau de 170 caprins qui lui fournissent 450 litres de lait par jour. Deux traites quotidiennes rythment sa journée et le fromage est vendu en direct de la ferme.
que je m’interroge sur l’assez extraordinaire étrangeté _ du moins à mes yeux d’invétéré curieux _ des réticences, à Ciboure comme à Saint-Jean-de-Luz, à rien qu’entendre évoquer seulement la simple idée d’un commencement de mise en œuvre un peu sérieuse d’une recherche méthodique et concrète de cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;
Bien sûr les réticences familiales de certains des Gaudin-Courteault _ et je n’y inclus certes pas (!) la générosité magnifique de Madame Maylen Lenoir à me faire part, et à diverses reprises, de ses souvenirs familiaux personnels, notamment à propos de sa chère grand-mère née Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1868), LA cousine de Maurice Ravel (et c’est par elle, Magdeleine Hiriart, que certains des Gaudin sont très effectivement cousins avec Maurice Ravel ; cf mon décisif article du 13 mai 2019 : Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel …), ou à propos de son cher père Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 juin 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), LE chauffeur de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1911 – Paris, 28 dévembre 1937) par tout le pays basque à la fin des années 20 et le début des années 30 ; et à me montrer divers très précieux documents familiaux en sa possession, ainsi que des recherches sur Ravel de son frère Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006)… _ sont d’une autre nature que les frilosités que j’ai pu éprouver de la part de bien des membres de la pourtant très dynamique (et féconde) Association Jakintza que j’ai pu rencontrer à de nombreuses reprises aux réunions du samedi matin au siège de Jakintza, à Ciboure _ dans la maison natale de Maurice Ravel, Quai Maurice Ravel ! _, lors de mes déplacements et séjours à Saint-Jean-de-Luz…
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C’est peut-être _ et c’est une hypothèse parmi d’autres _ que l’aura artistique qui surplombe l’image iconique du si génial compositeur vient provoquer une forme de timidité _ voire de tabou… _ qui éloigne immédiatement de la moindre velléité de recherche à propos des bien trop prosaïques cousinages cibouro-luziens que j’envisage de retrouver-retracer…
Je ne sais…
C’est tout de même assez étonnant…
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De formidables gisements documentaires persistent probablement un peu encore, en attendant la mise à la décharge de tout ce qui est jugé d’absolue sans valeur, dans quelques lettres qui existent encore, dans quelques tiroirs de commodes, ou en quelques greniers, concernant la vie quotidienne, les réunions de famille, ou de petits voyages, auxquels aura pu participer Maurice Ravel en pays basque…
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Mais le temps pour les retrouver, aujourd’hui, et surtout y prêter un minimum d’attention et d’intérêt, s’amenuise,
quand il ne s’agit pas _ en ces correspondances miraculeusement conservées, ainsi abandonnées à la poussière des tiroirs de commodes abandonnées dans des greniers _ de récits un tant soit peu excitants de manifestations un peu brillantes et officielles…
Qui prête attention au plus anodin de la vie quotidienne ?
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À suivre…
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Ce jeudi 8 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa