Étiquette : Saint-Michel-en-Thiérache

  • Une délicieuse évocation musicale de Marie-Françoise Certain, claveciniste du Grand Siècle, appréciée notamment de Jean de La Fontaine…

    Le très joli CD Seulétoile SEIO « Le Salon de la rue du Hasard – Melle Certain claveciniste du Grand Siècle« , de Mathilde Mugot _ regardez et écoutez cette vidéo de présentation de 3′ 13 _,

    vient délicieusement rappeler à mon souvenir le passionnant travail de recherche que j’avais réalisé en 1994-1995 pour le CD « Jean de La Fontaine – Un Portrait musical » de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne _ l’enregistrement avait eu lieu en l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache pour EMI – Virgin au mois d’août 1995 ; et le CD était sorti en mars 1996 _,

    dans lequel j’avais pour la première fois croisé ce nom de Melle Certain (1662 – 1711), dans un vers de la très précieuse « Épître à M. de Nyert » (en 1677) de Jean de La Fontaine :

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    « Certain, par mille endroits également charmante,

    Et dans mille beaux art également savante,

    Dont le rare génie et les brillantes mains 

    Surpassent Chambonnières, Hardel, les Couperins. »

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    …

    Le programme de ce délicieux disque de Mathilde Mugot nous invite dans l’intimité musicale d’une femme d’exception, qui côtoya La Fontaine et Lully, et sut rester libre en vivant de son art _ ce qui n’est pas rien…

    Sur cette Melle Certain, lire ceci de Bertrand Porot, en 2005…

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    Mathilde Mugot fait ici entendre la musique que Marie-Françoise Certain et les plus grands musiciens de l’époque interprétaient dans le salon de celle-ci, rue du Hasard à Paris, improvisant et rejouant au clavecin en particulier les airs à succès des derniers opéras.

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    Œuvres et transcriptions pour clavecin seul de Jean-Henri d’Anglebert, Jacques Hardel, François Couperin, Élisabeth Jacquet de La Guerre, Mlle de Ménetou, Jean-Baptiste Lully.

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    Tout un beau monde _ parisien, du Grand Siècle _ revit ainsi, délicatement, en délicieuse musique…

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    Ce jeudi 23 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un passionnant et intense « Labo du chanteur » (= travail de mise en place d’une interprétation musicale) de Thomas Dolié, baryton, avec Stéphane Trébuchet au piano, autour des deux premières « Chansons madécasses » (1925) de Maurice Ravel : une assez singulière beauté à attraper…

    Assister, voire participer si peu que ce soit

    _ pour ma part je me souviens tout spécialement des séances d’enregistrement à l’abbatiale de Saint-Michel-en-Thiérache, l’été 1995, pour le CD EMI-Virgin « Un Portrait musical de Jean-de-La-Fontaine« , sous la direction formidablement compétente (et magnifiquement exigeante !) de Nicolas Bartholomée à la table numérique, dans la sacristie ; un CD dont, « conseiller artistique » d’Hugo Reyne et La Simphonie du Marais, j’étais le co-auteur du programme (ainsi que de 90% du texte de présentation du livret), à partir d’un an de passionnantes recherches sur l’œuvre intégral (en deux volumes de La Pléiade) de Jean de La Fontaine, eainsi que sur l’œuvre musical de Marc-Antoine Charpentier ; cf mon article du 3 jullet 2020 : « « … _

    au travail de mise en place, en vue d’un concert et plus encore d’un enregistrement discographique,

    est absolument passionnant :

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    nous pénétrons alors au plus vif et sensible, frémissant (et fragile) de la chair la plus intime des œuvres qu’il s’agit d’interpréter, porter, et servir au mieux…

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    Or c’est exactement à cela que hier à 17 heures, à la Machine à Musique – Lignerolles, Thomas Dolié _ cf ici la merveilleuse vidéo (de 3′ 21) du final délicieusement somptueux autant que malicieux de « L’Heure espagnole«  sous la direction de François-Xavier Roth, dans lequel (« Un financier et un poète« …) est ô combien manifeste le génie éclaboussant de Ravel ! : Thomas Dolié y est Ramiro, le brave muletier qui « dans les déduits d’amour a (lui aussi, mais oui) son tour« … _ a généreusement et très simplement, et même très humblement, convié à assister le public pour son « Atelier du chanteur » _ cf cette vidéo de présentation (de 1′ 58), enregistrée le 24 février 2020 _, avec le pianiste Stéphane Trébuchet, en son exigeante  préparation, en cours, d’un enregistrement des 3 « Chansons madécasses » (avril 1925 – avril 1926) de Maurice Ravel, dans le cadre d’une très prochaine Intégrale discographique de la musique avec piano de Ravel par François-Xavier Poizat (Grenoble, 18 août 1989), à paraître cette année-ci, 2024, pour l’excellent label Aparté, que dirige l’excellent Nicolas Bartholomée…

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    « Les Chansons madécasses » ne sont certes ni le plus couru, ni le plus aisé non plus, des recueils de mélodies de Maurice Ravel :

    commandé par l’américaine Elisabeth Sprague Coolidge (Chicago, 30 octobre 1864 – Cambridge, 4 novembre 1953), cette œuvre singulière et audacieuse de Maurice Ravel _ réalisée d’avril 1925 à avril 1926 : la troisième pièce a même dû être rajoutée afin d’adoucir l’effroi de l’impression produite par les deux premières ; et selon les termes de la commande passée, pour Elisabeth Sprague Coolidge par le violoncelliste Hans Kindler, l’effectif assez singulier de la pièce (d’une durée d’environ 10′), devait comporter, en plus de la voix, un violoncelle, une flûte et un piano : ce fut donc là la base même de ce travail très original de composition de Ravel qui a aboutira aux 3 « Chansons madécasses« , ce chef d’œuvre tout à fait singulier, j’y insiste, de Maurice Ravel, selon ses propres dires… _, a été composée sur un choix bien précis par Ravel lui-même de 3 poèmes en prose _ mais oui ! parmi les tous premiers… _ d’Évariste de Parny (Saint-Paul, La Réunion, 6 février 1753 – Paris, 5 décembre 1814), de 1787 : pour répondre à l’effectif même, très original donc, de la commande …

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    Cf déjà, ici, la très précieuse note, à la page 1009 de l’indispensable « Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel » publiée par Manuel Cornejo, se référant ici au très précieux « Maurice Ravel » de Roland Manuel _ à la page 118 de l’édition de 1948 dont je dispose ; dans l’édition originale de 1938, c’était à la page 166.

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    Et c’est Roland-Manuel lui-même que je lis donc ici, en son récit de 1938 :

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    « Amateur décidé des bibelots façonnés sous la Révolution, le Directoire, l’Empire et la Restauration, Ravel avait acquis, lors de son installation à Montfort, entre une pendule gothique de 1820 et une théière étrusque, les œuvres complètes d’Évariste Parny en édition princeps. Comme il feuilletait le poème des Fleurs :

    L’Ognon préfère un sol épais et gras,

    Un sol léger suffit à la semence.

    Confiez-lui votre douce espérance

    Et de vos fleurs les germes délicats…

    il reçut d’Amérique un câblogramme du violoncelliste Kindler qui lui demandait de composer, à l’intention de Mme Elisabeth S. Coolidge, un cycle de mélodies avec accompagnement, « si possible » de flûte, de violoncelle et de piano« .

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    Et Roland-Manuel alors de poursuivre :

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    « Toujours heureux, en bon mozartien, de se plier à un jeu dont une volonté étrangère avait fixé les règles, le musicien poursuivit bravement sa lecture de Parny, bien décidé à imposer aux chants du « Tibulle français » la compagnie d’un piano, d’une flûte et d’un violoncelle. Séduit par un exotisme très particulier et de tout point conforme à ses goûts, puisque la couleur locale en est quasiment absente, son choix s’arrêta sur les cinquième, huitième et douzième chansons madécasses.

    De cette gageure est née la meilleure musique de chambre qui soit sortie de ses mains depuis la guerre : « Les trois Chansons madécasses me semblent apporter un élément nouveau, dramatique _ voire érotique _, qu’y a introduit le sujet même des chansons de Parny. C’est une sorte de quatuor où la voix joue le rôle d’instrument principal. La simplicité y domine. L’indépendance des parties [s’y affirme] que l’on trouvera plus marquée dans la sonate [pour violon et piano] » _ très précieux extrait de l’Esquisse biographique dictée par Ravel à ce même Roland-Manuel, à Monfort-l’Amaury, le 10 octobre 1928 (note de Manuel Cornejo à la page 1437 de son indispensable édition de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel).

     Réduite ici à ses éléments essentiels, primitifs, mélodie, rythme et timbre, la musique échappe complètement à la tyrannie des accords. Et pendant que Ravel s’amuse à faire à rebours le chemin parcouru par les compositeurs de jazz ; pendant qu’il y découvre la musique nègre en partant du rythme syncopé et de la juxtaposition des médiantes majeure et mineure ; pendant que son violoncelle se divertit à contrefaire la calebasse en sons harmoniques pizzicato, son lyrisme, amoureux de la belle Nahandove, quitte un instant pour cette Vénus exotique les enchantements de la féérie, les tréteaux de la comédie et chante pour une fois l’ardeur des voluptés terrestres« …

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    Cf aussi le très détaillé chapitre intitulé « Désaveux » que, aux pages 576 à 590, en son admirable et inégalé « Maurice Ravel » _ paru aux Éditions Fayard en octobre 1986 _ consacre à ces « Chansons madécasses » Marcel Marnat (Lyon, 6 juillet 1933 _ Marcel Marnat a maintenant 90 ans)…

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    Sur les péripéties à rebondissements de la composition et création de ces 3 « Chansons madécasses » de Maurice Ravel, on peut aussi s’attacher au très intéressant détail résumé en cette notice :

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    Maurice Ravel 1925

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    Les Chansons madécasses sont un cycle de trois mélodies (Nahandove – Aoua – Il est doux) composées par Maurice Ravel entre 1925 et 1926 pour voix moyenne (mezzo ou baryton), flûte, violoncelle et piano, sur des poèmes en prose éponymes, les Chansons madécasses d’Évariste de Parny.

    Elles sont dédiées à Elizabeth Sprague Coolidge, mécène américaine du musicien. Le compositeur, à la fin de sa vie créatrice, répéta à plusieurs reprises que de toutes les œuvres qu’il avait composées, c’est de ces Chansons qu’il était le plus fier. L’œuvre porte la référence M.78, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat. La durée d’exécution de l’œuvre oscille entre treize et quatorze minutes.

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    Histoire de l’œuvre

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    La création s’est faite en plusieurs étapes : tout d’abord, la seule seconde des Chansons madécasses, Aoua, a été donnée lors de deux auditions privées organisées par la commanditaire et dédicataire Elisabeth Sprague Coolidge, le 24 mai 1925 à l’Hôtel Majestic de Paris, puis le 28 mai 1925 à Londres, les deux fois avec pour interprètes Jane Bathori au chant, Maurice Ravel en personne au piano, Louis Fleury à la flûte et Hans Kindler au violoncelle _ Hans Kindler, l’intermédiaire d’Elisabeth Sprague Coolidge pour cette commande à Maurice Ravel. Lors de l’audition parisienne, le compositeur Léon Moreau a protesté à haute voix contre les paroles _ violemment anticolonialistes (nous ne sommes pourtant qu’en 1787 !) du poème en prose du réunionnais Parny : celui-ci donnant ici la parole à des indigènes vivant « libres« , mais prévenant leurs frères « habitants du rivage«  de la menace d’« esclavage«  que feront peser sur eux de prochains colonisateurs blancs : « Méfiez-vous des blancs, habitants du rivage« … _ de la mélodie, pourtant bissée par les interprètes.

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    L’année suivante, une fois achevées les 1ère et 3ème Chansons madécasses _ « Nahandove«  et « Il est doux« ...  _, le cycle entier a été donné lors d’auditions privées pour les invités de la mécène Elizabeth Sprague Coolidge, le 8 mai 1926 à l’Académie américaine de Rome, puis le 21 mai 1926 au Palais d’Egmont de Bruxelles, les deux fois avec pour interprètes Jane Bathori au chant, Alfredo Casella au piano, Louis Fleury à la flûte et Hans Kindler au violoncelle ; et aussi le 13 juin 1926 à la Salle Érard de Paris, avec les mêmes interprètes à une exception près, le flûtiste, Urbain Baudouin qui remplaça Louis Fleury, initialement prévu mais décédé entre-temps prématurément _ le 10 juin 1926.

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    La première audition publique des trois Chansons madécasses date du 15 octobre 1926 à la Salle Érard à Paris, lors d’un « Festival Maurice Ravel » organisé par la Société musicale indépendante (SMI), avec pour interprètes Joy Mac Arden au chant, Vlado Perlemuter au piano, Gaston Blanquart à la flûte et Tony Close au violoncelle.

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    La première édition chez Durand est accompagnée de gravures de Luc-Albert Moreau.

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    Le premier enregistrement connu est celui _ pour le label Polydor _ de Madeleine Grey, cantatrice très estimée du compositeur, en 1932 :

    « Depuis la création parfaite de Jane Bathori, il y a déjà bien des années _ 1925 et 1926 _, cette œuvre fort difficile _ sic _ a été reprise par beaucoup d’artistes, et non des moindres : aucune, sinon M. G. [Madeleine Grey], n’en a rendu aussi fidèlement le caractère _ voilà ! C’est elle que j’ai choisie récemment lorsque la Société Polydor m’a demandé d’enregistrer ces 3 pièces en me laissant le choix des interprètes« , a écrit Ravel le 5 janvier 1933 (in l’ »Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel » publiée par Manuel Cornejo, page 1301.

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    Musique

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    Ravel _ bibliophile éminent et passionné ! _ s’enthousiasma pour les poèmes _ publiés d’abord en 1787 _ de Parny dont le contenu était conforme à ses propres convictions _ anticolonialistes, sinon érotiques… Le style extrêmement dépouillé _ oui _ qu’il adopta pour cette musique s’inscrit dans la suite de sa Sonate pour violon et violoncelle _ créée le 6 avril 1922. Dans cet esprit, cette œuvre n’est pas sans rappeler la Sonate pour flûte, alto et harpe de Claude Debussy, composée quelque dix ans plus tôt.

    « Les Chansons madécasses me semblent apporter un élément nouveau – dramatique voire érotique – qu’y a introduit le sujet même de Parny. C’est une sorte de quatuor _ voilà ! _ où la voix joue le rôle d’instrument principal _ c’est très clairement affirmé là. La simplicité y domine. L’indépendance des parties _ et c’est bien là un point en effet capital ! Et qu’ont fort bien souligné Thomas Dolié et Stéphane Trébuchet dans leur travail de mise en place des deux premières mélodies… _ s’y affirme. » (Maurice Ravel, Esquisse biographique, 1928 _ disponible en entier aux pages 1437 à 1441 de l’indispensable « Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel » publiée par Manuel Cornejo _)

    La chaleur et l’érotisme _ insidieusement torride _ de Nahandove et de Il est doux et la virulente dénonciation _ on ne peut plus claire et directe _ du colonialisme de Aoua font des Chansons madécasses une œuvre engagée _ assurément ! _ de Maurice Ravel, en même temps que sa meilleure réussite dans le genre.

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    Fin de citation de cette commode notice de Wikipédia.

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    À mes modestes oreilles et goût personnel,

    l’interprétation la plus juste et séduisante _ jusqu’ici du moins ; et j’ai ré-écouté pas mal d’interprétations présentes en ma discothèque personnelle : de Gérard Souzay à Jessye Norman et Christa Ludwig ; et je mets à part ici la vraiment excellente, d’intelligence de ces mélodies, Janet Baker, avec le Melos Ensemble conduit par Bernard Keeffe, en 1966 : écoutez ce podcast… _ de cet assez malaisant, intriguant et déroutant recueil de 3 mélodies (« Nahandove« , « Aoua« , de 1925, et « Il est doux« , de 1926) des « Chansons madécasses« , est celle, superbe de netteté et expression directe _ très justement dénuée d’affèteries : ouf ! _, du baryton Stéphane Degout _ une fois encore parfait d’intelligence et de la musique et des paroles du texte qu’il chante ! Quel mélodiste ! _, dans le très beau CD « Histoires naturelles » B-Records LBM 009, avec le piano de Cédric Tiberghien, le violoncelle d’Alexis Descharmes et la flûte de Matteo Cesari _ enregistré live à Paris, au Théâtre de l’Athénée, le 23 janvier 2017.

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    On trouve aussi et surtout sur le Net une magnifique vidéo (de 15′ 23) de ces interprètes dans ces, toujours très surprenantes, « Chansons madécasses«  _ sauf que, lors de ce concert, superbe lui aussi !, donné au Théâtre de la Bastille, à Paris, le 27 mai 2015, le piano était cette fois tenu, non par Cédric Tiberghien, mais par Michaël Guido.  Qu’on en juge ici même…

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    Au terme du travail de cette soirée, hier, de mise en place de « Nahandove » et « Aoua« ,

    la performance de Thomas Dolié (et Stéphane Trébuchet assumant au piano les trois parties de flûte, violoncelle et piano) était impressionnante de finesse-subtilité, fluidité dans la tenue de souffle de la courbe mélodique, puissance de projection, parfaite intelligibilité, bien sûr, et, au final, majestueuse et intense intime expressivité et beauté : assez singulière en sa redoutable exigence pour parvenir à vraiment bien l’attraper et porter…

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    En somme,

    un très fructueux travail dont nous avons été les très humbles spectateurs-témoins admiratifs…

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    Ce dimanche 12 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et parution, aussi, d’un CD « Les Concerts royaux » de François Couperin, par Patrick Cohën-Akenine et Les Folies françaises : le terrible défi de réussir à « attraper » la toute simple confondante magie du très discret François Couperin…

    Comme en une suite à la récente parution du très beau CD « François Couperin L’âme en peine – Pièces pour clavecin » de Michèle Dévérité (le CD sonamusica SONA2305)

    _ cf mon article «  » d’avant-hier jeudi 26 octobre _,

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    paraît aussi maintenant, pour le label Château de Versailles Spectacles, un CD « Couperin les Concerts royaux _ Issus du Troisième Livre de pièces de clavecin, 1722« , le CD CVS099, par Les Folies françaises et son chef, Patrick Cohën-Akenine :

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    quatre « Concerts » qui sont rien moins qu’un des sommets absolus de toute la musique française ;

    pas moins !..

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    Que penser alors de cette nouvelle interprétation de tels chefs d’œuvre de François Couperin ?

    _ le CD a été enregistré au Musée instrumental de Provins, où est conservé le somptueux clavecin de Pierre Donzelague (Lyon 1711), du 27 au 29 juillet 2021…

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    Après une recherche rapide dans l’ordre incertain des rangées et piles de ma discothèque _ quelques autres CDs de ces quatre « Concerts royaux«  ayant probablement échappé à mon regard ; et je ne possède pas l’enregistrement de Christophe Rousset Aparté AP 196 (paru le 19 avril 2019, il a dû échapper à ma vigilance)… _,

    j’ai mis la main sur quatre CDs comportant ces quatre « Concerts royaux« -ci de François Couperin :

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    _  enregistré en 1973, le CD Séon – RCA Victor GD 71960, dirigé par Sigiswald Kuijken ;

     

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    _ enregistré en 1975, le CD Archiv 427 119-2, dirigé par Heinz Holliger ;

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    _ enregistré en 1986, le CD ASV Gaudeamus CD GAU 101 du Trio Sonnerie, dirigé par Monica Huggett ;

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    _ et enregistré en 2004 _ du 6 au 10 septembre 2004 à l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache _, le CD Alia Vox AVSA 9340 du Concert des Nations, dirigé par Jordi Savall, avec Manfredo Kraemer au violon, Marc Hantaï à la flûte traversière, Alfredo Bernardini, au hautbois, Josep Borras au basson, et Bruno Cocset à la basse de violon, Jordi Savall à la basse de viole, Xavier Diaz-Latorre au théorbe et à la guitare, et Guido Morini au clavecin…

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     Ce CD Alia Vox de 2004 est tout simplement merveilleux de finesse, grâce et justesse :  nous voicis introduits dans l’intimité même du cabinet de musique du roi Louis XIV, auxquels ces sublimissimes « Concerts royaux » de François Couperin étaient tout spécialement destinés, en 1714 et 1715 :  « Ces pièces étaient exécutées par Messieurs Duval, Philidor, Alarius et Dubois _ respectivement au violon, au hautbois, à la viole de gambe et au basson… _ ; j’y touchais le clavecin« , en a rapporté François Couperin lors de leur publication, en 1722…

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    En comparaison,

    le récent bien tristement poussif CD des Folies françaises, a l’allure d’une première lecture tâtonnante, et pas du tout en place, de déchiffrage…

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    Et c’est hélas par son absence qu’y brille la resplendissante délicate magie de François Couperin…

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    Réussir à vraiment « attraper » la stupéfiante toute simple _ absolument dénuée d’artifices _ magie de François Couperin est décidément bien difficile…

     

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     Ce samedi 28 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ravel et le rare trésor des correspondances privées : d’étranges réticences à la recherche des cousinages cibouro-luziens du génial (et si discret et si humble) compositeur basque

    La passion des correspondances privées m’est arrivée un peu par surprise :

    par l’idée-désir de participer activement (et assez originalement – dans les pas (humbles) d’un Sainte-Beuve se passionnant pour les liens discrets (voire secrets) entre l’œuvre et la vie d’un créateur – à la composition d’un programme de concert et de disque, à l’occasion du 300e anniversaire – un anniversaire, déjà ! – de la mort de Jean de La Fontaine, en 1995, à un moment où j’étais « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et son chef Hugo Reyne, et sur la proposition qui lui avait été faite, en ma présence – j’étais récitant pour un concert de La Simphonie du Marais donné dans l’abbatiale de Saint-Michel-en-Thiérache – , par Jean-Michel Verneiges, pour le Conseil général de l’Aisne, le département de naissance de La Fontaine, natif de Château-Thierry, à l’extrémité méridionale de ce département… ;

    soit bâtir tout un programme – de concert, et éventuellement de disque : les deux furent réalisés ! – sur le fil conducteur de la très puissante passion de La Fontaine, avérée toute sa vie, de sa première à sa dernière lettre (toutes deux étant adressées à son ami de jeunesse Maucroy !), pour la musique…

    En conséquence de quoi, j’ai immédiatement commencé par lire les biographies existantes de La Fontaine – 1621 – 1695 – , et, surtout, j’ai entrepris de relever très méthodiquement, dans les deux volumes des Œuvres complètes de La Fontaine, tout – absolument tout ! – ce qui concernait, sous la plume de l’écrivain-poète, et sous le moindre des rapports, la musique : les rapports de La Fontaine et de la musique, voilà ce que je mis passionnément à rechercher-traquer alors…

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    Et en ont résulté plusieurs concerts importants de La Simphonie du Marais – à l’Auditorium de la Bibliothèque Nationale, pour la clôture solennelle de l’année La Fontaine 1995 ; à Laon, la préfecture du département de naissance de La Fontaine, l’Aisne ; etc. – , pour cette « année La Fontaine 1995 » ;

    et tout particulièrement le CD – tout simplement merveilleux, même si tout n’y est pas parfait –  EMI-Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« , louangé unanimement par la critique à sa parution au printmps 1996…

    …

    …

    Puis, sur la lancée de ce travail sur La Fontaine et la musique,  j’ai entrepris un semblable chantier de recherche sur Madame de Sévigné et la musique, à partir des diverses biographies disponibles de la célèbre marquise – 1626 – 1696 – , et surtout des trois volumes de la Bibliothèque de la Pléïade de sa Correspondance – principalement, mais pas exclusivement, à sa fille, Madame de Grignan ; la mère, la fille, ainsi que le gendre, Monsieur de Grignan, tous trois très mélomanes, étaient curieux tout spécialalment des airs de Lully… – pour ce qui concernait sa passion, à elle aussi, la marquise – qui adorait chanter ! – , comme pour La Fontaine – la marquise et le poète ayant été, tous deux, des amis très fidèles leur vie durant de cet homme de très grand goût qu’était le Sur-Intendant Nicolas Fouquet – de la musique, en vue d’un semblable projet de programme de concerts et de CD : au fil du quotidien des jours de la marquise, accessible qu’il était, ce quotidien des jours, par sa Correspondance…

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    Ce projet, in fine, n’a pas abouti jusque là ; ne s’est pas réalisé – pas de concerts, ni de CD – ; mais j’avais découvert, pour ce qui me concernait, et pour toute ma vie, la valeur inestimable des correspondances intimes et privées, pour obtenir un juste regard « de côté« , et qui soit profond, sur un créateur singulier, à côté – et lui servant de contexte en partie nourricier, voire parfois fécond… (ajout du 16 juillet 2025) – de l’œuvre principale elle-même…

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    Quand donc, au mois de mars 2019, est parvenue entre mes mains la Correspondance de Maurice Ravel réunie et publiée par les soins de Manuel Cornejo, c’est une nouvelle fois un angle un peu de biais que j’ai choisi pour orienter mon regard sur Ravel : retenir tout ce qui relevait, en ses lettres, de la présence, et sous quelque forme que ce soit, du contexte du Pays basque ; soit le pays (presque par hasard) natal de Maurice Ravel, né le 7 mars 1875 à Ciboure, la ville natale déjà de sa mère, Marie Delouart – Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917 – , qui avait fait, enceinte de six mois, le voyage de Paris, où elle était domiciliée avec son mari, Joseph-Pierre Ravel, jusqu’à Ciboure, peut-être pour revoir une dernière fois et dire adieu à sa mère Sabine Delouart – Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874 – dont elle avait appris qu’elle était très gravement malade – celle-ci est en effet décédée à Ciboure le 22 décembre 1874 : soit 2 mois et 13  jours avant l’accouchement, par sa fille Marie Delouart, du petit Maurice Ravel, à Ciboure… – , puis s’occuper des quelques affaires que peut-être sa mère laissait ;

    et ensuite demeurer à Ciboure auprès de sa tante Gachucha – non : pas auprès de sa tante Gachucha, mais auprès de son autre tante Billac : sa tante Gracieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Ciboure, 24 décembre 1897) – dans le logement de laquelle, Gracieuse Billac, une petite loge de concierge au rez-de-chaussée de la superbe maison Estebenia, Marie Delouart-Ravel accouchera du petit Maurice le 7 mars 1875… – en fait, son autre tante Billac, aînée de 5 ans de Gracieuse, Engrace-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), résidait, elle, et depuis plusieurs années (1862 ? 1855 ?) à Saint-Jean-de-Luz, Grand-Rue n° 41, au domicile de la famille Dupous-Bibal : Gachucha Billac était en effet la très active domestique de Victoire Dupous veuve Bibal (dont elle s’occupait des enfants depuis le décès de leur père Pierre Bibal le 12 septembre 1855), et de la fille de celle-ci, Annette Bibal, qui venait d’épouser à Saint-Jean-de Luz le 27 janvier précédent (1875), Edmond Gaudin (1844-1920) ; et il est tout à fait possible que Marie Delouart-Ravel, enceinte de six mois de Maurice, ait pu assister à ce mariage luzien d’Annette Bibal, qu’elle avait remplacée en 1971 ou 72 pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix qui y allait présnter sa collection de l’année ; ce qui avait été l’occasion pour Marie Delouart de rencontrer à Madrid (ou Aranjuez) Pierre-Joseph Ravel, qu’elle épousera à Paris le 3 avril 1873… D’où le lien fort qui unissait Marie Delouart et Maurice Ravel, non seulement avec leur tante et grand-tante Gachucha Billac, mais avec cette famille luzienne des Dupous, Bibal et Gaudin du 41 rue Gambetta (ajout du 16 juillet 2025).

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    L’intérêt magnifique (et inestimable !) des correspondances privées et intimes, est en effet qu’elles témoignent, plus ou moins directement et volontairement du détail le plus quotidien de la vie, des préoccupations, sentiments et pensées de leur auteur, se mêlant et s’entremêlant, plus ou moins joliment – comme c’est le cas pour les lettres pleines de charme et de fantaisie de Madame de Sévigné ; Ravel, lui, écrit plus bref, et le plus souvent sous la pression de l’urgence (ajout du 16 juillet 2025) – , à ce que l’auteur désire le plus explicitement signifier à son destinataire ; et qu’y abondent ainsi, au passage, même dans les plus brèves missives, quelques passionnants détails qui n’intéressent en rien la plupart des lecteurs, et même de sérieux biographes, focalisés qu’ils sont sur ce qu’eux jugent constituer l’essentiel de la vie, de la personne et de la personnalité, ainsi que de l’œuvre – admirable – de leur auteur ; mais qui recèlent, pour qui vient s’y focaliser un peu, d’infiniment précieux trésors révélateurs, quand on parvient à extraire ces détails très secondaires de la gangue de leur banalité apparente, pour venir les faire palpiter d’éclats magiques de lumière – soit l’art du biographe lucide ; dans l’esprit si riche d’un Sainte-Beuve…  

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    Je suis donc un traqueur de détails, et même de micro-détails ; qui me feront de judicieux indices afin de découvrir un peu plus loin, et un peu à côté de ce que beaucoup de biographes jugent le principal, des facettes plus discrètes – et parfois même quasi secrètes – de l’auteur de la lettre, au-delà, alors, de la quotidienneté prosaïque, inessentielle apparemment, de celle-ci…

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    Dans le cas de la vie – en tant que contexte qui peut parfois être très signifiant de l’œuvre même – de Maurice Ravel, et de son enracinement familial, par l’ancrage foncièrement basque – et cibourien surtout – de sa mère, Marie Delouart,  je demeure tout simplement stupéfait que personne jusqu’ici, à Ciboure comme à Saint-Jean-de-Luz, n’a jamais manifesté la moindre curiosité un tant soit peu perspicace envers ce que je nomme « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel ; même si, et j’y viens, l’affaire était certes un peu délicate dans la mesure où la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, était née – le 24 mars 1840, à Ciboure – de père inconnu ; ainsi que sa propre mère Sabine Delouart, née elle aussi – le 11 mars 1809 à Ciboure – déjà de père inconnu ; l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel, Marie-Baptiste Delouart – née le 29 juin 1782 – étant la première – en remontant vers l’amont cette lignée féminine de Delouart dont Maurice Ravel est le fruit, à Ciboure, le 7 mars 1875 – à être née d’un père connu et légitime : Gratien Delouart – Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798 – , marin, fils de marin, époux, à Ciboure le 28 janvier 1778, de Sabine Laxague – Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845…

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    Cette stupeur mienne, d’ouvrir une telle recherche des parentés basques de Maurice Ravel, étant renforcée de l’assez faible niveau de coopération rencontrée jusque là – mais le temps allait bientôt venir, en 2024 ! (ajout du 16 juillet 2025) – de la part de la pourtant extrêmement active et féconde Association de recherche patrimoniale Jakintza, dont le siège se trouve à Ciboure, et justement au rez-de-chaussée de la maison même où est né Maurice Ravel !, en ma recherche patiente et assidue – depuis le mois de mars 2019 où je l’ai entreprise… – de ces « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…

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    Ce qui laisse émerger, en quelques recoins de mon cerveau, peut-être d’autres raisons, non dites _ solidement retenues probablement par eux… _, à pareille réticence de leur part à une telle recherche des cousins basques « cibouro-luziens » de ce génial _ et modeste, et humble, et discret, et même secret sur sa vie personnelle _ artiste musicien qu’a été Maurice Ravel…

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    À suivre…

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    Ce mercredi 7 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa