Étiquette : Sakari Oramo

  • Hors de mes sentiers battus, un vagabondage finnois : le très impressionnant « Targets » (de Vista, en 2019) de Kaija Saariaho (1952 – 2023), mais encore trop brut et froid, polaire, pour moi…

    Hors de mes sentiers battus, je me suis laissé tenter par un un vagabondage finnois, avec le CD Ondine ODE 1512-2 « Kaija Saariaho – Saarikoski Songs – Vista – Three Preludes« , avec Anu Komsi, soprano, le BBC Symphony Orchestra dirigé par Sakari Oramo, et Marzi Nyman à l’orgue ;

    et j’ai assez bien accroché au très très impressionnant « Targets » (de « Vista« , composé en 2019) de Kaija Saariaho (1952 – 2023), mais la pièce demeure encore un peu trop brute et froide, polaire, pour moi…

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    Faites-vous donc en ici, en 10′ 50, votre idée : c’est puissant, et assurément ça dépote…

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    Et Sakari Oramo est un très très grand chef…

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    Ce samedi 10 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter les Concertos de William Walton : après le Concerto pour violoncelle et celui pour violon de William Walton, son Concerto pour alto : ici avec l’alto de Mathis Rochat et le BBC National Orchestra of Walles dirigé par Howard Griffiths…

    Mon plaisir pris au Concerto pour violoncelle (de 1956, dédié à Gregor Piatigorsky) – cf mon article du 26 juillet dernier « La perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London dans l’admirable Concerto pour violoncelle de William Walton…« … – et au Concerto pour violon (de 1938-39, dédié à Jascha Heifetz) – cf mon article du 27 juillet dernier « La perfection décidément hallucinante de John Wilson et son Sinfonia of London (II) dans le cinématographique Concerto pour violon de William Walton…« …  – du magnifique William Walton (Oldham, 29 mars 1902 – Ischia, 8 mars 1983),

    m’a mis sur la voie du troisième grand Concerto, celui pour alto (de 1928, pour Lionel Tertis) de William Walton,

    pour lequel mon disquaire préféré, consulté, m’a conseillé la très belle version récente de l’altiste Mathis Rochat – né à Genève en 1994 – , avec le BBC National Orchestra of Wales dirigé par Howard Griffiths – né à Hastings le 24 février 1950 – , en un CD Evil Penguin Records EPRC 072 « Walton, Benjamin, Howells » – enregistré à Cardiff les 25 et 26 novembre 2024 – heureusement présent en rayon du magasin…

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    De ce superbe Concerto pour alto de William Walton servi par Mathis Rochat, voici donc à écouter ici le podcast (d’une durée de 26′ 26)..

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    Et alors que jusqu’ici l’excellent altiste anglais Timothy Ridout – né en 1995 – n’en a pas proposé, lui, une interprétation disponible en CD, pas même en son passionnant double CD Harmonia Mundi HMM 905376.77 « A Lionel Tertis Celebration » – cf mon article « Le goût de l’alto à l’anglaise : un superbe Timothy Ridout sur les traces de l’excellent Lionel Tertris (1876 – 1975) : un voyage chantant de l’alto, qui fait du bien…«  en date du 20 mai 2024…

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    Toutefois, voici tout de même par ce superbe altiste britannique qu’est Timothy Ridout, une vidéo (de 29 ’44) de son interprétation en concert de ce Concerto pour alto de William Walton, aux Prom’s, au Royal Albert Hall, en 2021, avec le BBC Symphony Orchestra, dirigé par le très bon chef finnois Sakari Oramo – né le 26 octobre 1966 à Helsinki…

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    Une comparaison d’interprétations bien intéressante de cette très belle œuvre de William Walton…

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    Et dans l’espoir d’un enregistrement sous la direction de ce chef anglais qui me plait tant : John Wilson – né à Gateshead en 1972… – ,

    avec son si fluide, juste et élégant Sinfonia of London…

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    P. s. : Mais voilà que cet article terminé, je découvre avec retard l’article que le 20 octobre 2025 le bon Jean-Charles Hoffelé, sur son blog Discophilia, et sous le titre de « Alto insulaire« , a accordé à ce bien beau CD Evil Penguin Records EPRC 072 « Walton, Benjamin, Howells » de Mathis Rochat et le BBC National Orchestra of Wales dirigé par Howard Griffiths ;

    article que voici donc – et qui ne dit quasiment rien du Concerto pour alto de Walton, sinon que c’est « un de ses chefs d’œuvre« , pour se consacrer aux deux autres œuvres et deux autres compositeurs (Herbert Howells et Arthur Benjamin) superbement servis eux aussi par ce CD au programme de découverte audacieux et passionnant… – :

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    ALTO INSULAIRE

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    Ne courrez pas au Concerto de Walton, l’un de ses chefs-d’œuvre – absolument ! – , vous aurez bien le temps d’y venir ! Laissez-vous plutôt ensorceler de nostalgie par l’Elegy où Herbert Howells apporte une réponse inattendue à l’Introduction et Allegro de Sir Edward Elgar. Sa lyrique ténébreuse, son désespoir serein capturent l’essence même de ce génie poétique dont seules les grandes partitions chorales sont restées célèbres (du moins en Angleterre), alors que sa veine lyrique le poussait à l’intime.

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    Sa musique de chambre est impérissable et l’Elegy pourrait en faire partie, tant elle est d’un bout à l’autre secrète : elle finira au silence. Mathis Rochat émeut, archet diseur et timbre profond, qui sait bien que la mélodie sinueuse ouvrant le Concerto de Walton pourra sembler en découler.

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    Il savoure la pure beauté d’une œuvre que les virtuoses surexposent trop souvent, préférant chanter dans les paysages maritimes que lui tissent les Gallois inspirés par la direction élégante d’Howard Griffiths, qui enlèvera prestement la tarentelle du Vivo.

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    Une rareté pour faire écho à l’opus d’Howells. Quitte à graver une œuvre plaçant en solistes l’alto et le violon, Mathis Rochat et Abigél Králik auront préféré à l’opus du jeune Britten, la Romantic Fantasy d’Arthur Benjamin – Sidney, 18 septembre 1893 – Londres, 10 avril 1960 – qui destinait la partie d’alto à William Primrose.

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    Le grand Nocturne amoroso, le Scherzino et son moto perpetuo à perdre haleine, la grande fantaisie d’un Finale que les deux archets envolent et caressent disent assez quel compositeur majeur fut l’auteur de la trop célèbre Storm Clouds Cantata. Gageons que cette belle Fantasy vous donnera envie de découvrir d’autres œuvres de cette plume inspirée, essayez de trouver son opéra tiré du Conte de deux villes de Charles Dickens.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Herbert Howells (1892-1983)
    Elegy, pour alto, quatuor à cordes et orchestre à cordes

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    Sir William Walton (1902-1983)
    Concerto pour alto et orchestre

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    Arthur Benjamin (1893-1960)
    Romantic Fantasy pour violon, alto et orchestre

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    Mathis Rochat, alto
    Abigél Králik, violon
    BBC National Orchestra of Wales
    Howard Griffiths, direction

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    Un album du label Evil Penguin Classics EPRC 0072

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    Photo à la une : l’altiste Mathis Rochat – Photo : © DR

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    Ce vendredi 14 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • 8 enthousiasmantes interprétations des « Danses populaires roumaines » de Bela Bartok, au sein des 20 CDs du splendide coffret « Bela Bartok The Hungarian Soul » de Warner Classics, de l’automne 2021

    En continuation de mon article d’hier lundi 11 juillet « « ,

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    il me faut constater la présence à pas moins de huit reprises _ en de superbes, voire indispensables (et même historiques !) interprétations, y compris par Bela Bartok lui-même au piano, le 7 janvier 1930… _ des « Danses populaires roumaines » de Bela Bartok

    au sein des 20 CDs bien remplis du splendide coffret _ cf ce très lucide article « Bartok en coffret synthétique » de Pierre Jean Tribot, le 15 septembre 2021, sur l’excellent site Crescendo Magazine… _ « Bela Bartok The Hungarian Soul« ,

    que le label Warner Classics a publié le 17 septembre 2021…

    …

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    C’est dire si cette œuvre,

    dont la toute première version, pour piano seul, date de 1915,

    a rencontré un très populaire succès,

    tant de la part des interprètes, au concert comme au disque, que de la part du vaste public des mélomanes :

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    _ pour piano seul, en 1915 ;

    _ pour petit orchestre, en 1917 ;

    _ pour violon et piano, en un arrangement de Zoltan Székely ;

    _ pour flûte et piano, en un arrangement d’Arthur Levering ;

    _ pour un quatuor de saxophones , en un arrangement d’Andrew Wilson,

    _ etc.

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    Avec, pour interprètes ici, en ce splendide et passionnant coffret Warner, et pour cette œuvre en diverses versions (ou arrangements),

    outre Bela Bartok lui-même au piano et Zoltan Székely au violon, enregistrés à Budapest, le 7 janvier 1930,

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    les pianistes Lily Kraus, Deszö Ranki, Boris Berezovsky,

    le violoniste Vadim Repin,

    le clarinettiste Kalman Beres,

    le flûtiste Emmanuel Pahud,

    le guitariste Christian Rivet,

    le chef Sakari Oramo dirigeant le Finnish Radio Symphony Orchestra,

    l’Adalphi Saxophone Quartet…

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    Avec, en bonus de ma part,

    cette vidéo (de 7′ 19) d’une superbe interprétation par Rémi Delangle, clarinette, et Vassilena Serafimova, marimba,

    idoinement dans l’esprit jubilatoirement festif de cette œuvre de 6, ou plutôt 7 _ la sixième et dernière étant constituée de deux pièces directement enchaînées _, danses précieusement recueillies par Bela Bartok dans cette vaste partie de la Hongrie qui deviendra roumaine à la fin de la Grande Guerre de 14-18 :

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    • I. Bot tánc / Jocul cu bâtă (Danse du bâton)
    • II. Brâul (Danse du châle)
    • III. Topogó / Pe loc (Sur place)
    • IV. Bucsumí tánc / Buciumeana (Danse de Bucsum)
    • V. Román polka / Poarga Românească (Polka roumaine)
    • VI. Aprózó / Mărunțel (minuscule) (Danse rapide).

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    Soit

    à Mezoszabad, dans le Maros-Torda (aujourd’hui Mures), pour la danse notée « Danse du bâton » ;

    à Igris, dans le Banat, pour la danse notée « Danse du châle » ;

    à Igris, aussi, pour la danse intitulée « Sur place » ;

    à Bucsum, dans le district de Torda-Aranyos (aujourd’hui judet d’Alba), pour la danse notée « Danse de Bucsum » ;

    à Belényes (aujourd’hui Beius, dans le judet de Bihor), pour la danse notée « Polka roumaine » ;

    à Belényes aussi, pour la très brève danse notée « Minuscule«  ;

    à Nyagra, dans la commune de Lunca Bradului, enfin, pour la danse notée « Danse rapide« .

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    les sept précieusement regroupées par Bela Bartok dans ce qu’il intitule, en 1915, « 6 Danses populaires hongroises« ,

    mais qui deviendront un peu plus tard pour lui et pour nous « 6 Danses populaires roumaines« , après la modification des frontières de la Hongrie et de la Roumanie, au Traité dit de Trianon, signé le 4 juin 1920, au Grand Trianon, à Versailles, qui officialise la dislocation de l’Empire austro-hongrois au terme de la Grande Guerre, à la fin de 1918…

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    Et remarquons aussi, au passage, que la propre ville natale _ le 25 mars 1881 _ de Bela Bartok, Nagyszentmiklós, située dans le Banat alors en Autriche-Hongrie,

    se trouve désormais en Roumanie et s’appelle Sânnicolau Mare : ces deux noms signifiant tous deux le Grand-Saint-Nicolas…

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    Cette ville est toute proche de l’interconnexion des frontières actuelles de la Hongrie, la Roumanie et la Serbie…

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    Et c’est aussi dans ce Banat-là austro-hongrois _ en 1914 _ que se situe le roman magnifique _ un chef d’œuvre de cet écrivain absolument majeur !!! _ d’Andrzej Kusniewicz (Kowenice, en Galicie, 30 novembre 1904 – Varsovie, 15 mai 1993) « Le Roi des Deux-Siciles« , paru chez Albin-Michel en 1978…

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    Tout, décidément, se tient…

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    Ce mardi 12 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa