Étiquette : Samson Tsoy

  • De l’accès à l’interprétation à l’accès à l’œuvre même : mieux s’enquérir de plus récentes interprétations des Sonates pour piano de ce doux et délicat « Wanderer » qu’a été, sa vie durant, Franz Schubert…

    Jusqu’ici, et alors que je suis un enthousiaste passionné des Lieder de Schubert ainsi que de sa musique de chambre, et alors que j’accroche aussi superlativement à l’enchantement de ses pièces courtes pour piano (« Impromptus« , « Moments musicaux » et autres brèves « Klavierstücke« …),

    il me faut bien avouer que, même interprétées par de très grands noms du piano – Wilhelm Kempf, Rudolf Serkin, Alfred Brendel, par exemple… – , jamais les – grandes – « Sonates » pour piano de celui-ci – les Sonates D. 894, D. 958, D. 959 et D. 960 – , n’ont jusqu’ici – j’y insiste – rencontré mon modeste enthousiasme :  je n’ai jamais adhéré à ce que d’aucuns ont – très incompréhensiblement à mon goût jusqu’ici – qualifié de « divines longueurs de Schubert » en ces Sonates pour piano…

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    Si bien que j’en concluais, bien trop hâtivement – évidemment ! – , que c’était ce Schubert-là lui-même – rien que ça !, du moins ces œuvres-là, ces Sonates… –  qui n’était pas de mon goût…

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    Jusqu’à la révélation complètement renversante de ce miraculeux CD « Franz Schubert – Fantasies » d’Ammiel Bushkevitz – enregistré à Eppelheim du 8 au 11 janvier 2024, et publié tout récemment par Hänssler Classic : le 3 janvier 2025, sous la référence HC 24025 – ,

    dont viennent de parler, le 12 et le 13 avril derniers, mes enthousiastes articles « Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…« 

    et « Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)…« …

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    Mon approche de ces Sonates pour piano de Schubert s’avère donc avoir été aussi liée – prenais-je ainsi enfin, tardivement, conscience ! – à mon écoute personnelle de leurs interprétations – et via le biais de leurs divers interprètes, au disque – ,

    qu’il me fallait donc impérativement – et au plus vite, si possible… – rafraîchir, cette approche – jusqu’ici malheureuse, malencontreuse, donc… – de ces « Sonates » de Schubert, avec des pianistes au toucher un peu plus plus délicat, un peu plus tendre, et, plus secrètement aussi, jubilatoire – sans recherche de démonstration de virtuosité pour la virtuosité (à la Liszt, à la Paganini…) des doigts courant sur le clavier !.. – , tel que celui, miraculeux – de pure tendresse éblouie, naturelle, évidente sans la moindre once d’ostentation auto-centrée : c’est en effet rien moins qu’à l’âme même, si délicate, de Franz Schubert qu’Ammiel Bushakevitz nous offre enfin d’accéder !.. – , d’Ammiel Bushakevitz – au moins déjà en ce CD-ci, « Fantasies« , qui venait de me tomber sous l’oreille, pour mon tout pur et simple enchantement de mélomane…

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    Ainsi viens-je de penser au jeu d’un Adam Laloum – que j’apprécie beaucoup pour sa tendre délicatesse et sa naturelle fluidité, un peu à la Radu Lupu (qu’il me faut absolument ré-écouter, lui surtout !, en ses « Sonates » de Schubert)… – , dont j’ai laissé passer, à sa parution – en  janvier 2024 , le CD « Adam Laloum – Franz Schubert – Piano Sonata D. 959 – Moments musicaux D. 780« , au seul motif – bien indû ! j’en prends conscience… – que ces « Sonates » de Schubert, en tant qu’œuvres – rien que ça ! – , ne me convenaient guère jusqu’alors…

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    Je vais donc très vite m’enquérir de CDs de ces œuvres de Schubert – je veux dire ces « Sonates » – , en des interprétations plus récentes – susceptibles de rencontrer enfin maintenant ma modeste satisfaction – , telles que, par exemple – et sans exclusive aucune, bien sûr : je pense aussi à un Pavel Kolesnikov, ou un Samson Tsoy, ces autres très délicats et doux enchanteurs, qui me comblent… – , celles d’un Adam Laloum – cf mon article en date du 22 février 2020 : « Une apothéose d’Adam Laloum ? La douceur naturelle renversante de ses Schubert D. 894 et 958… » ; l’intitulé de cet article employant déjà la bien significative expression de « douceur naturelle renversante » ; et j’ai ré-écouté la belle interprétation d’Adam Laloum de cette si belle « Sonate » D. 894 : quel chef d’œuvre !.. – ,

    en recherche d’un possible plus fidèle rendu de ce qu’un fin musicologue, Jean-François Boukobza, a judicieusement qualifié du « regard à la fois doux et désenchanté sur le monde » de ce « Wanderer » que, sa vie durant, a été, et l’homme, et le compositeur, Franz Schubert…

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    A suivre donc…

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    Ce mardi 15 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La merveille absolue du CD « Inmost Heart – Bach – Brahms – Busoni – Reger » du magicien du clavier Samson Tsoy : admiration céleste !

    C’est l’audition à la volée, sur mon auto-radio, le lundi 17 février dernier, de quelques notes – magiques ! – du CD Linn Records CKD 752 « Inmost Heart – Bach – Brahms – Busoni – Reger » du merveilleux pianiste qu’est Samson Tsoy (Aktobe, Kazakhstan, 24 octobre 1988), en l’émission matinale En pistes !, sur France-Musique, qui, sans rien avoir lu – nul commentaire, pas une ligne ! – en aucun de mes medias préférés quant à ce CD Linn Records, me l’a fait aussitôt commander à mon disquaire préféré

    – qui partageait avec moi, il est vrai, le souvenir ébloui du magique CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de piano à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy ; cf l’enthousiasme absolu de mes articles des 19, 21 juillet et 22 juillet 2024 : « La merveille absolue du CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, à quatre mains : un sommet d’interprétation, tout de naturel, de ces bouleversants chefs d’oeuvre schubertiens…« , « Comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov ? » et « Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…« …

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    Eh bien ! Le résultat de l’écoute de ce magistral et sidérant CD, à sa réception ce jour, ne m’a certes pas déçu !, mais me fait même grimper aux rideaux !!!, tant je suis éperdu d’admiration ;

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    et cela en un programme qui, sur le papier, n’avait rien a priori de très sexy : à part les bien connues et très belles « Variations et Fugue sur un thème de Haendel » Op. 24 de Johannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897),

    rien, en effet, que des transcriptions peu courues de Ferruccio Busoni (Empoli, 1er avril 1866 – Berlin, 27 juillet 1924) et Max Reger (Brand, 19 mars 1873 – Leipzig, 11 mai 1916), de 6 des « Préludes de Chorals » de Brahms, Op. 122, pour Busoni, et des « Quatre Chants sérieux » Op. 121 de Brahms  pour Reger, ainsi qu’un arrangement pour la main gauche de Brahms lui-même de la « Chaconne » de la « Partita n°2« , BWV 1004 de Johann-Sebastian Bach !...

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    Un programme donc a priori plutôt austère !

    Et à l’écoute le constat très admiratif d’une réalisation fantastique musicalement de Samson Tsoy,

    rien moins que bouleversante et sidérante de beauté pure...

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    Et c’est rare…
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    Ecoutez ici ceci (d’une durée de 2′ 56), qui ouvre le programme du CD…

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    Le jeu de Samson Tsoy – d’un charme envoûtant absolu !!! – est d’un musicien rien moins que prodigieux !!!

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    Un CD indispensable à tout vrai mélomane !!!

    Que c’est beau !!! Que c’est beau !!!

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    C’est dans l’empyrée du septième ciel que nous voici transportés par le toucher de piano admirable et très pur de Samson Tsoy…

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    Ce mardi 4 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A nouveau l’émerveillement subjuguant de la magique « Fantaisie en Fa mineur pour piano à 4 mains » Op. 103 D. 940 de Franz Schubert, dans une tendrissime interprétation des Pollini père et fils,

    Après la confondante interprétation par Pavel Kolesnikov et son complice Samson Tsoy sur uu Grand Piano de Concert Yamaha CFX du CD Harmonia Mundi 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov – Pavel Kolesnikov – Samson Tsoy«  _ enregistré à Dobbiaco en novembre 2023 _ de la « Fantaisie en Fa mineur pour piano à 4 mains » Op. 103 D. 940 pour piano à 4 mains,

    cf mon article du 19 juillet dernier « « ,

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    ce sont aujourdhui Maurizio Pollini et son fils Daniele Pollini qui viennent nous subjuguer avec une bouleversante tendrissime interprétation de ce chef d’œuvre absolu qu’est la « Fantaisie en Fa mineur pour piano à 4 mains » D. 940, en un magique CD « Maurizio Pollini – Daniele Pollini – Schubert« , soit le CD Deutsche Grammophon 486 6398 _ enregistré à Munich au mois de juin 2022… Et écoutez-en ici l’Allegro molto moderato (4′ 47), le Largo (2′ 50), l’Allegro vivace (4′ 59) et le Tempo I conclusif (5′ 10)…

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    Dont le complément de choix est, du moins à mon goût, de superbissimes « Moments musicaux » D. 780, interprétés divinement par Daniele Pollini…

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    Quand le complément, rêvé, du CD Kolesnikov -Tsoy était le magique emballant « Divertissement à la hongroise » à 4 mains D. 818. Op. 54…

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    Et le 5 novembre dernier, sur son site Discophilia, un beau et très juste article de Jean-Charles Hoffelé sur cet ultime legs de Maurizio Pollini, intitulé précisément intitulé « Voyage ultime » :

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    VOYAGE ULTIME

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    Le père et le fils avaient prévu de se retrouver pour compléter leur album Schubert à quatre mains, mais le sort en décida autrement. La Fantaisie resterait donc seule, écho fabuleux et aussi empli de contrastes, à leur stupéfiant En blanc et noir de Debussy qui complétait le 2e Livre de Préludes ; Daniele de son côté gravait les Moments musicaux, Maurizio ajoutait à sa discographie la plus schubertienne des Sonates de Schubert, cette sol majeur tendre comme le plus tendre des Mozart ; et comme chez Mozart tenant sur le fil rires et larmes, demandant à qui la joue d’être assez équilibriste pour ne pas en simplifier la psyché.

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    Ce qui surprend toujours dans cet automne pollinien c’est la pure beauté de la sonorité, captée dans l’Herkulessaal de Munich ici avec moins d’effort que pour la Hammerklavier, rayonnante. Ce clavier s’est éclairé, allégé, une lumière supplémentaire habille les polyphonies, fait chanter la grande fantaisie du Finale, surtout modèle avec d’incroyables subtilités le redoutable Molto moderato jamais aussi cantabile depuis Vladimir Ashkenazy. Apport majeur à la discographie du pianiste et à celle de l’œuvre.

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    Daniele Pollini s’empare des Moments musicaux en les sauvant de toute anecdote. Qui les jouait avec autant de contrastes, un sens expressif si intense ? Vladimir Sofronitsky, ce qui nous rappelle que le fils est un pianiste majeur, trop peu présent au disque (cherchez ses deux récitals pour l’étiquette jaune). La Fantaisie est au-delà du dicible, de l’intrada quasi céleste à l’élan fabuleux de l’Allegro vivace, père et fils ne faisant qu’un pour cet adieu impossible : on n’a pas le droit de mourir en jouant si bien.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Schubert (1756-1791)

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    Sonate pour piano No. 18
    en sol majeur, D. 894

    6 Moments musicaux, D. 780
    Fantaisie à quatre mains
    en fa mineur, D. 940

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    Maurizio Pollini, piano
    Daniele Pollini, piano

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4866398
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    Photo à la une : le pianiste Maurizio Pollini –
    Photo : © Cosimo Filippini/Deutsche Grammophon

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    Bravissimo !

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    Ce vendredi 8 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Composer, interpréter, enregistrer, éditer, écouter, se réjouir, célébrer et partager les joies de la musique : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le très probe et généreux éditeur des CDs du « Palais des Dégustateurs », à l’occasion de la réception enthousiaste de son splendide et fabuleux CD « Carlos Païta – Moussorgski/Ravel – Berlioz »…

    Simplement cet échange de courriels avec Éric Rouyer entre hier lundi 22 juillet à 6h 09 et ce petit matin du mardi 23 juillet à 5h 39 :
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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, lundi 22 juillet à 6h 09 :

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    Á propos du tout simplement merveilleux CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, lundi 22 juillet à 16h 38 :

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    Force et clarté pour ces 2 chefs d’œuvre symphoniques de Moussorgski/Ravel et Berlioz sous la direction intense et juste de Carlos Païta !

    Bravo ! C’est splendide !
    Quelle direction d’orchestre superlative !
    Grand merci pour ce magnifique CD…
    Francis, à Bordeaux

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    _ d’Éric Rouyer à Francis Lippa, mardi 23 juillet à 4h 41 :

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    Merci pour ces belles pensées envers le Maestro qui fut souvent dénigré. Cela me réjouit .

    Je vais me pencher sur le Schubert qui vous a dernièrement exalté …
    Meilleures pensées
    Éric en Ardèche

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    _ de Francis Lippa à Éric Rouyer, mardi 23 juillet à 5h 39 :

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    En effet, ce qui me frappe dans ce CD « Moussorgski/Ravel – Berlioz « Le Palais des Dégustateurs PDD 039 de Carlos Paita _ Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015) _ comme dans celui Harmonia Mundi HMM 902716 de Pavel Kolesnikov – Samson Troy, c’est, les deux fois, la justesse et la vie profonde de l’interprétation de chefs d’œuvre déjà bien connus de nous, mais qui nous sont ici donnés en leur vie la plus  essentielle.

    Oui, Carlos Paira est un immense chef !
    de même que je me réjouis d’avoir su repérer, le 5 avril 2018, à l’écoute de son CD « Louis Couperin « , un des compositeurs (1626 – 1661) qui me touchent le plus, le génie interprétatif du jeune Pavel Kolesnikov _ né à Novossibirsk le 25 février 1989 _, au piano, pour une musique composée pour un clavecin très proche du luth…
    Une impression de justesse confirmée par l’écoute des autres CDs Hyperion de Pavel Kolesnikov.
    Et magnifiée encore  par ce CD Harmonia Mundi de ces deux chefs d’œuvre si touchants et merveilleux de Schubert, la Fantaisie Op. 103 et le Divertissement à la hongroise Op. 54 _ un CD enregistré à Dobbiaco en novembre 2023…
    J’ai repris l’écoute de mon CD Lupu-Perahia de la Fantaisie _ enregistré à Snape, en 1985 _, et de mon CD Staier-Lubimov du Divertissement à la hongroise _ enregistré à Cologne en 1997 _ ; dans les deux cas Kolesnikov-Tsoy vont _ et ce n’est pas là un mince compliment ! _ plus loin et plus profond, avec plus encore de légèreté et tendresse de jeu  !
    ! Bravissimo les artistes !
    Carlos  Paita, très grand, immense, est lui aussi fabuleux !
    Merci donc de lui rendre ainsi justice en le ré-éditant…
    Et merci à ces merveilleux interprètes passeurs profonds de ces chefs d’œuvre de musique…
    Bonne journée, en cette période trouble…
    Francis, à Bordeaux
    Mon épouse et moi-même venons d’assister aux obsèques des épouses de nos deux plus proches amis, mercredi à Andernos, et jeudi à Biarritz…
    La musique a aussi le pouvoir de nous accompagner un peu…
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    Ce mardi 23 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa