Étiquette : Seong-Jin Cho

  • Dès la seconde écoute, le ravissement éprouvé du CD Deutsche Grammophon « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos », merveilleusement adéquat à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel…

    Après la surprise forcément dérangeante, à contrepied de nos expériences passées des diverses interprétations des deux Concertos pour piano de Ravel,

    dès la seconde écoute,

    c’est bien un ravissement, et même éperdu, que nous éprouvons maintenant à cette écoute plus fine, et moins déstabilisée quà la première écoute-découverte, du CD Deutsche Grammophon 486 6820 « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos« ,

    merveilleusement adéquat, en fait, à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel, à à ses deux sublimes Concertos pour piano :

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    avec un dialogue intelligentissime entre le pianiste si délicat et discret, de tempérament retenu, qu’est le jeune Seong-Jin Cho, et l’orchestre d’une incroyable finesse mais aussi éclat _ américain _ du Boston Symphony Orchestra, et ses solistes parfaits, sous la direction pointue et justissime d’Andris Nelsons _ admirez ici cette vidéo du Concerto en sol (d’une durée de 23′ 57), au Symphony Hall de Boston, le 8 janvier 2024…

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    Et cette fois encore, je ne suis pas loin de partager presque toutes les affirmations du commentaire qu’en a donné avant-hier 25 février Jean-Charles Hoffelé en son bel article de son site Dicophilia intitulé « Les deux côtés du miroir » :

     

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    LES DEUX CÔTÉS DU MIROIR

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    Tellement jazzy _ oui, magifiquement ! _ les Bostoniens, bois et cuivres façon Gershwin _ absolument !!! _, pourtant sans exotisme _ c’est juste : comme si cela correspondait idéalement au génie le plus idiosyncrasique (basque ?) de Maurice Ravel. Dans la capitale du Massachusetts _ Boston, donc _, on jouait français _ à la Monteux, et à la Koussevitsky ; sans compter de nombreux solistes de l’orchestre… _depuis quelques lustres, cela s’entend encore ; pour Seong-Jin Cho, que je sais réservé _ oui ; cf mon article en date du 5 février dernier « Du pays du matin calme aux rives de la Seine (ainsi qu’à Berlin), l’apollinien piano seul de Ravel, presque placide, de Seong-Jin Cho : une grâce musicale et artistique à partager, pour mieux vivre…« … _, c’est une licence supplémentaire à se déboutonner : cet arc-en-ciel si voluptueusement déployé _ absolument ! et avec quelle prise de son ici ! _ par Andris Nelsons, que j’avais tort de craindre peu accordé à l’univers Ravel _ en effet : leur rencontre est prodigieuse ! Quel somptueux éclat ! _, lui inspire une liberté volubile _ et découvreuse d’apects jusque là peu révélés par la plupart des interprètes précédents… _ et des attaques de fauve _ oui, mais en une fulgurance dépourvue du moindre bruit parasite : c’est magnifique… Son piano déborde d’irisations _ oui _, le rêve central de l’Allegramente en est saturé, merveille qui rappelle Martha Argerich dont les abandons millimétrés vont certainement plus loin, mais enfin…

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    Adagio assai très singulier _ oui ! _, parlé _ oui… _, on aimera ou pas _ personnellement j’adore ! _, puis un Presto où sur le piano qui file les souffleurs de Boston persifflent comme les chats du jardin de L’Enfant et les sortilèges, c’est assez irrésistible _ mais oui !, l’effarement déconcerté de la première découverte, une fois dépassé… _, et sauve des lectures « en casquette » : ce moto perpetuo devient vertigineux _ oui, oui _, fausse toccata, fausse course à l’abîme qui semble en un éclair donner la main à son frère sombre, écrit en regard, on l’oublie trop.

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    Dans le songe amer des Bostoniens (ce contre-basson !) _ oui, oui ! _, Seong-Jin Cho sera passé de l’autre côté du miroir, Concerto pour la main gauche tragique _ d’après la guerre ; cf mon article du 4 juillet 2008 à propos du saisissant admirable CD Alpha 125  des trois Quatuors de Lucien Durosoir par le Quatuor Diotima : « Musique d’après la guerre« … _ : il en assemble les épisodes épars dans une grande ligne si noire dont même les cadences, admirablement composées, n’auront pas une étoile.

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    L’éclatant divertissement central où se télescopent des marches d’apocalypse et des souvenirs de l’univers d’avant (Laideronnette et Boléro y compris), gagnés par une suractivité inquiète, retrouveront quelques accents de jazz, seul rappel du solaire Concerto en sol majeur, ailleurs régnera la nuit méphitique où Scarbo rode encore. Prise de son superlative _ oui : et c’est un facteur très important aussi, ici.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel
    (1875-1937)

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    Concerto pour piano et orchestre
    en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre en
    ré majeur, M. 82

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    Seong-Jin Cho, piano
    Boston Symphony Orchestra
    Andris Nelsons, direction

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4866820
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    Photo à la une : le pianiste Seong-Jin Cho –
    Photo : © Christoph Köstlin/Deutsche Grammophon

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    Décidément, un très grand pianiste et musicien, Seong-Jin Cho, est là, et bien là, présent, en ce nouveau magnifique CD Ravel sien, avec sa personnalité bien affirmée, et surtout idéalement idoine au génie idiosyncrasique de compositeur ainsi que de l’homme, en sa vie : Maurice Ravel…

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    Un très grand disque pour ces deux immenses et singuliers chefs d’œuvre de Maurice Ravel…

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    Ce jeudi 27 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Du pays du matin calme aux rives de la Seine (ainsi qu’à Berlin), l’apollinien piano seul de Ravel, presque placide, de Seong-Jin Cho : une grâce musicale et artistique à partager, pour mieux vivre…

    C’est un bien séduisant apollinien piano seul de Ravel que vient, en cette prometteuse _ nous allons bien voir ce qu’elle nous réserve ! _ « Année 2025 – Ravel « , nous proposer, en un assez réussi double CD Deutsche Grammophon DG 486 6814 _ enregistré à Berlin au mois de septembre 2024 _ « Ravel – The Complete Solo Piano Works« , le jeune coréen _ né le 28 mai 1994 à Seoul, il a donc 30 ans _ Seong-Jin Cho _ voir son introductif rapide entretien « Seong-Jin Cho et les défis Ravel » avec Rémy Franck le 2 février dernier pour Crescendo magazine _,

    en une approche presque placide _ peut-être en partie héritée de son enfance au pays du matin calme… _, qui a le mérite certain de toucher à la lumière d’écriture hors de pair _ même si très française : au cœur le plus secrètement battant du plus intime et essentiel du doux génie français ; sensible, et en sa singularité aussi, tout spécialement en la quintessence que vient offrir, en l’œuvre pour piano seul de Ravel, le ravelissime génial « Tombeau de Couperin » : pour moi le mot le plus haut (de même que factuellement ultime : composé pièce après pièce, tombeau après tombeau, durant les années de la Grande Guerre, et Ravel y fut physiquement très courageux !) de cet œuvre pour piano seul de Ravel…  _ du compositeur cibourien, né le 7 mars 1875, il y a 150 ans..

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    Cf par exemple cette vidéo-ci (de 3′ 29) de Seong-Jin Cho interprétant le beau Prélude du sublimissime « Tombeau de Couperin« , ce chef d’œuvre absolu…

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    Une remarquable réalisation discographique ravélienne, donc, par ce jeune pianiste de 30 ans qu’est Seong-Jin Cho,

    en attendant, bien sûr, et aussi, bien d’autres CDs Ravel cette année 2025-ci, car quel interprète ne va pas, discographiquement déjà, s’y essayer, en la fenêtre de cette attrayante « année Ravel 2025 » _ je veux dire par là musicalement ; pour le reste, 2025 est passablement préoccupant, sinon alarmant !..

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    Mais le charme sidérant de la musique de Ravel a le pouvoir _ magique, tel un baume d’Orphée _ de venir nous apporter quelques minutes de réconfort de joie, sinon une absolue définitive consolation _ la musique adoucit peut-être les mœurs, mais elle ne peut pas, non plus, tout…

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    L’art faisant et donnant, œuvre après œuvre et moment après moment de la vie créative, elle-même souvent cabossée en ses péripéties, de ses créateurs, ce qu’il peut, à qui apprend, peu à peu lui aussi, réception après réception d’œuvre, et suivant les propres péripéties d’existence de chacun, à bien le recevoir : c’est une affaire d’attention ainsi que de culture _ comment celle-ci se porte-t-elle, en les institutions qui ont pour mission d’au moins l’entretenir, la soutenir, sinon, bien sûr, la créer ? Pas trop bien, ces derniers temps-ci, hélas, constatons-nous avec effroi…

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    Et c’est alors, les planètes s’alignant presque miraculeusement, une grâce effectivement partagée _ entre créateur(s) et récepteur(s), au singulier cependant chaque fois… _ ; et c’est déjà énorme ! : afin de _ chacun et tous _ sensiblement mieux vivre ! _ « Vivi felice ! » fut la devise du bon et indispensable, lui aussi, Domenico Scarlatti.

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    Oui, Ravel aide très effectivement à mieux vivre heureux…

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    Ce mercredi 5 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une flamboyante année Debussy : à partager…

    L’année-anniversaire des cent ans de la mort de Debussy _ décédé à Paris le 25 mars 1918 _ s’avère flamboyante !

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    Avec ce début discographique merveilleux qu’est le fabuleux et confondant CD Images, L’isle joyeuse, Estampes, Masques, Children’s Corner, D’un cahier d’esquisses, que nous offre l’hyper-transportant Steven Osborne, au remarquable catalogue Hyperion (CDA68161)

    _ qui nous promet aussi (un CD Hyperion CDA67267) à venir ces jours-ci sur un quasi semblable programme Debussy (Estampes,  Images, Children’s Corner, La plus que lente, L’Isle joyeuse) un autre magnifique pianiste britannique, Stephen Hough…

    Sans compter le CD Debussy, très récemment paru, ce mois de décembre-ci, de Seong-Jin Cho chez Deutsche Grammophon, sur un programme aussi très voisin : Children’s Corner, Images, L’Isle joyeuse, Suite bergamasque.

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    Voir ici l’excellent article que consacre sur son site l’excellent Jean-Charles Hoffelé à ce CD proprement magique de Steven Osborne :

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    MAINTENANT DEBUSSY

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    Auteur d’une des plus parfaites intégrales _ oui ! _ du piano de Ravel, Steven Osborne est vraiment chez lui chez nous _ absolument ! Déjà en 2005, ses Préludes de Debussy, voluptueux et solaires, marquaient sa différence _ et sa justesse ! _ dans une discographie pléthorique ; plus de dix ans après, le voici qui nous offre un disque dont le sujet est, au fond, même s’il manque Pour le piano, la série de triptyques où Debussy radicalise _ voilà ! _, au début du XXe siècle, sa langue et sa syntaxe _ sur cet important (et trop souvent mésusé) terme « radicaliser« , cf le passionnant podcast de mon entretien avec Marie-José Mondzain, magnifique !, le 7 novembre dernier au Théâtre du Port-de-la-Lune, à Bordeaux ; et mes articles des 15 et 18 mars 2017 sur son très important Confiscation _ des mots, des images et du temps : pour une autre radicalité, d’abord celui du 15 mars : Le superbe « Nettoyer une expression » de Marie José Mondzain en son « Confiscation des mots, des images et du temps » ; et puis, en abordant aussi les merveilleuses analyses, à propos de leur concept partagé de semblance, de Michel Deguy (en son La Vie subite, ainsi qu’en notre époustouflant entretien du 9 mars 2017 à la Station Ausone), celui du 18 mars : A propos du « nominalisme radical » de Michel Deguy et de la « confiscation » du mot « radical » selon Marie-José Mondzain… _, bien plus que dans les Préludes qui cherchaient le sujet et en déduisaient le vocabulaire, avec un renversement pour le Deuxième Livre qui revenait à l’absolutisme sensuel des Images.

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    Le magicien Osborne joue ses Images larges, en timbres pleins _ oui ! _, avec ce clavier si profus _ oui ! _ qui nous donnerait demain s’il voulait une Iberia d’anthologie. De la sensualité partout _ oui ! _, que couronne le grand rire qui gifle _ oui _ la fin de L’Isle joyeuse, emblème du disque. Masques ondoie et mord, fabuleux _ on ne saurait mieux dire ! _, puis l’estompe de D’un cahier d’esquisses paraît, et l’espace harmonique se creuse, sinistre soudain. Car dans ces voluptés, rode toujours _ oui _ l’ombre _ sarcastique _ de la mort : écoutez seulement comment il phrase dans l’harmonie ce tombeau _ voilà _ qu’est l’Hommage à Rameau.

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    Ailleurs le Faune reprend sa flûte, fait du piano un orchestre, et un orchestre qui jouerait son Debussy sensuel _ voilà, voilà _ à la façon d’Ingelbrecht ou Cluytens, les timbres et les couleurs à fleur de lèvres _ oui _, mêmes les Estampes soudain sont plus fauves _ oui, oui _ que japonaises. Et Children’s Corner n’est vraiment pas pour les enfants, quasi érotique _ oui _ de phrasés, d’accents, d’humour de corps de garde, c’est que Debussy sait persifler même dans la tendresse _ absolument.

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    Et ces moyens ! jouer du piano comme cela, ce n’est _ probablement _ pas permis _ avec pareille audace rayonnante et triomphante. Steven Osborne nous fera un jour les Etudes, je crains qu’après les siennes, on puisse jeter toutes les autres. Bon prince, Hypérion annonce pour l’an nouveau quasi le même programme avec … Stephen Hough !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Claude Debussy (1862-1918)
    Masques, L. 105
    D’un cahier d’esquisses, L. 99
    L’isle joyeuse, L. 106
    Images, Livre I, L. 110
    Images, Livre II, L. 111
    Estampes, L. 100
    Children’s Corner, L.113

    Steven Osborne, piano

    Un album du label Hypérion CDA68161

    Photo à la une : © DR

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    Titus Curiosus – Francis Lippa, ce mardi 23 janvier 2018

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    P. s. :

    Voici tout d’abord l’article de présentation par le même Jean-Charles Hoffelé de ce merveilleux CD Debussy de Steven Osborne :

    Debussy Piano Music _ Steven Osborne :

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    DEBUSSY Piano Music – Steven Osborne

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    Author:
    Patrick Rucker
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    CDA68161. DEBUSSY Piano Music - Steven OsborneDEBUSSY Piano Music – Steven Osborne
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    DEBUSSY Piano Music – Steven Osborne

    • Masques
    • D’un cahier d’esquisses (Equisse)
    • (L’) Isle joyeuse
    • (6) Images
    • (3) Estampes
    • Children’s Corner

    French music is indispensable _ sure ! _ to any pianist’s training. Nearly all professionals maintain, at the very least, a few ‘speciality’ pieces in their active repertories, and appropriately so. Since the 16th century, the French have contributed decisively _ of course ! _ to the history of keyboard music – as composers, performers and, no less significantly, instrument makers (think Blanchet, Érard, Cavaillé-Coll). Yet at any given moment, pianists born outside France who are convincingly identified with this very specific repertory are relatively few. Steven Osborne, from the outset of his career, has been among them _ yes indeed.

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    The latest demonstration of Osborne’s way with the French is this splendid _ yes ! _ new Hyperion release, presenting a bouquet of mature Debussy works. A viscerally exciting _ yes ! yes ! _ Masques combines with a subtly understated … d’un cahier d’esquisses to create an overture to L’isle joyeuse, in a performance that is both bracingly original and scrupulously adherent _ yes indeed _ to Debussy’s score. Protean, fleet, sparse of pedal and drawing on a seemingly infinite arsenal of touch and dynamics, it conjures an isle where irresistible pleasures border on delirium.

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    The classical restraint and chaste proportions of the two books of Images come as an almost startling contrast. Whether in the gentle chimes and gongs of ‘Et la lune descend sur le temple qui fut’ or the spinning kinetic exuberance of ‘Mouvement’, the darting about of ‘Poissons d’or’ observed by a scientific eye or the oracular reverence of ‘Hommage à Rameau’, each piece is strikingly apt and fairly bursts with evocative detail. Osborne shapes the six Images, composed over several years, into a cohesive entity that satisfies both emotionally and intellectually.

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    No less remarkable are the three Estampes. At the outset of their centrepiece, ‘La soirée dans Grenade’, an ancient muezzin’s call to prayer is heard before disparate rhythmic and harmonic elements coalesce into the throbbing habanera. It is typical of the ease and clarity with which Osborne teases musical allusion from Debussy’s richly layered textures. Even the forthright simplicity of Children’s Corner cannot disguise its vivid imagery. An exquisitely magical atmosphere is created by ‘Snow is Dancing’, while in ‘Golliwogg’s Cakewalk’ we counter some real high steppin’ when the white folks aren’t around.

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    Osborne traverses this well-known repertory with obvious relish, relying on immense musical and technical resources to reveal fresh, unexpected perspectives on music we all thought we knew. Intimacies of disarming candour are whispered into the ear by conjuring dozens of pianissimos from the instrument that leave you marvelling at their quality and variety, and admiring the Hyperion engineers who captured them so adroitly. This is music-making of great subtlety and finesse which neither lovers of Debussy and French music nor those who value piano-playing on the highest artistic level will want to miss.

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    Voici ensuite l’article de présentation par Jean-Charles Hoffelé, sur son site, du CD Debussy à paraître imminemment _ et qui attise mon impatience debussyste… _ chez Hyperion de Steven Hough, Mystère Debussy :

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    MYSTÈRE DEBUSSY

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    Voici peu, Hypérion offrait à Steven Osborne quasi le même programme (voir ici), disque opulent où le pianiste anglais osait un Debussy fils des Fauvistes plutôt que des Impressionnistes.

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    À son envers total, Stephen Hough, de son clavier ductile, nous fait son Debussy sur les pointes des timbres, danseur subtil qui dans les Images, dans les magiques Estampes suggère, ne souligne rien, laisse émaner ces mystères sonores avec une grâce, une élégance, quelque chose d’absolument mélancolique qui culmine en un Children’s Corner désarmant de pudeur, si légèrement effleuré qu’il n’est que rêve : écoutez seulement comment la neige danse sous ses doigts.

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    À force d’entendre le piano de Debussy comme un manifeste du modernisme, on en aura aiguisé les angles, et épaissi les couleurs, tout ici retrouve le secret de cette langue qui se souvient plus de Couperin que de Rameau (même dans l’Hommage au dernier) : l’art de la suggestion. Si bien que le disque refermé (par une Isle joyeusequi capture les vibrations d’un soleil marin), je me prends à rêver de ce que ce piano impondérable ferait des Préludes.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Claude Debussy(1862-1918)
    Estampes, L. 108
    Images – Livre I, L. 105
    Images – Livre II, L. 120
    Children’s Corner, L. 119
    La plus que lente, L. 128
    L’Isle joyeuse, L. 109

    Stephen Hough, piano

    Un album du label Hypérion CDA68139

    Photo à la une : © Sim Canetty-Clarke

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    Et voici enfin l’article Debussy Piano Music (Hough ; Cho) que le magazine Gramophone vient de consacrer à ces nouveaux CDs Debussy de Stephen Hough et Seong-Jin Cho :

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    DEBUSSY Piano Music (Hough; Cho)

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    Author:
    Harriet Smith
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    CDA68139. DEBUSSY Piano Music (Hough)DEBUSSY Piano Music (Hough)
    479 8308GH. DEBUSSY Children’s Corner. Images. L’isle joyeuse. Suite bergamasqueDEBUSSY Children’s Corner. Images. L’isle joyeuse. Suite bergamasque
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    DEBUSSY Piano Music (Hough)

    • (3) Estampes
    • (6) Images
    • Children’s Corner
    • (La) Plus que lente
    • (L’) Isle joyeuse
    • Children’s Corner
    • (6) Images
    • (L’) Isle joyeuse
    • Suite bergamasque

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    Hyperion has been keeping Roger Nichols particularly busy of late, writing the notes for Steven Osborne’s Debussy recital (enthusiastically reviewed by Patrick Rucker – 10/17) and again for this recital from Stephen Hough. The overlap is quite considerable (both books of Images, Children’s Corner and L’isle joyeuse) and it was a bold move to release the discs so close together. They make for fascinating comparison, as does a new disc from the 23-year-old South Korean pianist Seong Jin Cho, who won the 2015 Chopin Competition. His programme is nearly identical to Hough’s, presenting the Suite bergamasque instead of the Estampes.

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    Where to start? Children’s Corner is always revealing. Stephen Hough’s ‘Doctor Gradus’ is full of sensitive phrasing and favours a relatively hazy sound world, compared to which Seong-Jin Cho has a degree more clarity and a striking sense of intimacy. How to pace ‘Jimbo’ ? Cho is a little slow, which can turn his lullaby into a dirge; no risk of that with Hough, who is positively flighty. Nelson Freire (Decca, 4/09) seems especially attuned to this particular elephant, to charmingly naive effect. The eponymous doll in the following Serenade is a knowing creature in Hough’s reading, while in ‘The snow is dancing’ he conjures a veiled landscape, whereas Cho opts for more clear-cut semiquavers at the outset. But turn to Osborne and be astounded by the way he finds as many shadings as there are Inuit words for snow. In the final number, the ‘Golliwog’s Cakewalk’, Cho goes at it with a will, finding plenty of charm too, but Hough really does seem to misjudge things here – it sounds arch and curiously under-energised. Turn to the wondrously colourful Freire or the anarchically punchy Osborne for the full effect.

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    Suite bergamasque suits Cho’s delicate pianism particularly well, and he brings charm to the ‘Prélude’ and a piquant exuberance to the ‘Menuet’, his upward-rushing scales suitably crystalline. He makes ‘Clair de lune’ individual without recourse to exaggeration and the final ‘Passepied’ wraps things up with a winsome delicacy.

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    Hough begins his disc with the Estampes, a vivid reminder that Debussy loved art as much as music, and Hough similarly paints as well as plays. His ‘Pagodes’ sets the scene with just the right degree of blurring of the lines, motifs emerging and then receding once more, all combining to ethereal effect. In the closing ‘Jardins’ his pacing is spot-on and we get hints of the obsessive qualities that prefigure the Études, which give it a pleasing edginess. But I was less convinced by ‘La soirée dans Grenade’, which, though beautifully finished, sounds just too languorous, lacking a certain earthiness that Bavouzet conveys so effortlessly.

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    And so to the Images. Hough seems to me most successful in the slower numbers – the opening ‘Reflets dans l’eau’ is coloured with great subtlety and refinement. In the last of Book 1, ‘Mouvement’, Hough is pristine but a little slow for my taste, especially compared to Bavouzet, who finds tremendous clarity but also fullness at the climax around the minute mark. Cho here is a little on the hazy side though I much like his gradations of softness as he ascends to the top of the keyboard at the close of the piece. ‘Cloches à travers les feuilles’ is another interesting point of comparison: the interplay of the lines is limpid in Cho’s hands, Hough opting for a more haloed effect – preference will be down to personal taste. But then sample Osborne and you find more risk-taking in the quietness, an unmistakable sense of dolour that pierces the heart. In the following ‘Et la lune’, again it’s Osborne who really gets to the heart of the matter, leaving the readings by Hough and Cho seeming slightly workaday.

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    I have reservations when it comes to ‘Poissons d’or’ too. Here Cho and Hough seem too slow: the inspiration may have been a Japanese lacquer plaque hanging on the composer’s wall but these are sluggish, slightly dull golden fishes, where they should glisten. By comparison, Osborne brings them to life, glinting and wriggling; so does Bavouzet, to gleeful effect.

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    Finally to L’isle joyeuse. Again I find Hough a little bit steady – every phrase has clearly been considered but it doesn’t propel you forwards as Cho does and both are relatively pale affairs compared to the exultant reading of Bavouzet _ wonderful, I agree… _, who brings to it a Lisztian brilliance filtered through a French lens.