Étiquette : sérénité

  • Découvrir un beau récital, d’ample sérénité méditative, de Motets mariaux de Josquin Desprez très joliment servis en 2018 et 2020 par l’excellent Giuseppe Maletto et l’Ensemble Cantica Symphonia…

    Découvrir un beau récital de Motets mariaux de Josquin Desprez (Beaurevoir, c. 1450 – Condé-sur-l’Escaut, 27 août 1521) très joliment servis en 2018 et 2020 par l’excellent Giuseppe Maletto et l’Ensemble Cantica Symphonia,

    c’est ce que vient de me permettre le dénichage inattendu, au sein du rayon de CDs soldés de mon disquaire préféré, la trouvaille – à la vue des 2 noms de Josquin Desprez et Giuseppe Maletto – du CD Glossa Platinum GCD P31909 « Stabat Mater – Marian motets and instrumental songs » de l’Ensemble Cantica Symphonia placé sous la direction de son fondateur, en 1995, l’excellent ténor Giuseppe Maletto – en 2009, avec Rossana Bertini et Daniele Carnovich, Giuseppe Maletto fondera la merveilleuse Compagnia del Madrigale ! – ,

    un bien beau CD – enregistré à Cumiana du 7 au 9 août 2018, à Malo les 10 et 11 février 2020, et Roletto le 2 juin 2020 – , d’ample sérénité méditative, passé inaperçu de ma part à sa parution à l’automne 2020, probablement parce que le nom de cet Ensemble, Cantica Symphonia, ne me parlait alors pas.

    Et sur lequel CD je n’avais rien lu ; et d’ailleurs je ne trouve maintenant sur ce CD paru à l’automne 2020 qu’un seul article intitulé « Cantica Symphonia masterfully perform Josquin Desprez« , sous la plume de Ralph Graves, paru au mois d’octobre 2020, sur le site de Charlottesville Classicals :

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    This is the fourth volume of music by Josquin Desprez that Cantica Symphonia has released on Glossa – je n’en ai pas eu connaissance. Giuseppe Maletto and the ensemble released two volumes of Josquin’s motets, plus one of chansons. Their next release was a collection of Marian motets (compositions in praise of the Virgin Mary) by various Renaissance composers.

    This recording seems the next logical step — a collection of Marian motets by Josquin Desprez. It’s actually a little broader than that. The program also includes instrumental songs and a Stabat Mater (also about the Virgin Mary).

    The Cantica Symphonia knows Josquin well, and their performances show it – effectivement. Their vocal blend is almost seamless. There’s enough separation to hear how each line fits together, created harmonies solely through interaction.

    These were motets written to inspire contemplation, and they do – voilà. Maletto’s direction shapes the music in subtle ways. The ensemble performs calmly – voilà ! – , invoking a feeling of serenity – c’est tout à fait cela… Closer listening reveals subtle phrasing that gives these performances their expressive power.

    This is a wonderful collection of Josquin’s music. He was considered – très justement ! – the greatest composer of his age. As this release shows. even within this tightly focused grouping, Josquin’s imagination was limitless.

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    Josquin Desprez: Stabat Mater
    Marian motets and instrumental songs
    Cantica Symphonia; Giuseppe Maletto
    Glossa GCD P31909

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    Un bien beau récital, donc, en ouverture de ce mois de mai 2026 : le mois de Marie…

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    Ce lundi 4 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Se délecter au charme idéal de Reinoud van Mechelen interprétant des airs de concert de Mozart, en le CD Alpha 1114 « Mozart – Concert Arias – Reinoud van Mechelen – A Nocte Temporis » : quel plaisir !

    Une interprétation idéale d’airs de concert de Mozart pour ténor, par Reinoud van Mechelen, ténor, dirigeant son ensemble A Nocte Temporis,

    dans un admirable CD Alpha 1114 « Mozart – Concert Arias » _ enregistré en décembre 2023 à Anvers _,

    qui vient magnifiquement marquer la discographie de ce répertoire, assez peu couru, et surtout jamais aussi splendidement incarné, pour notre bonheur musical, depuis Jozsef Réti, en 1970 pour Hungaroton…

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    Dans le numéro 741 du mois de de février 2025 de Diapason _ qui décerne à cet album enthousiasmant un Diapason d’Or mieux qu’amplement mérité ! _,

    Jean-Philippe Grosperrin déclare, entres autres justissimes compliments, ceci :

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    « La poésie du disque tient à cette vie délicate, enveloppante, unitaire, que respire l’ensemble  _ A nocte temporis _ conduit par le chanteur lui-même. (…) Chaque air trouve son climat exact. (…) Van Mechelen dispense partout les nuances d’une langueur couleur d’âme, sans rien émietter. En témoigne, en tête du programme, cet _ éblouissant ! _ air d’entrée de Mithridate _ « Se di lauri il crine adorno », KV 87/74a _ (…) où le pari d’un chant d’abord invocatoire, plus sacré que tragique, admirablement dominé, ravit.

    Un grand disque mozartien« .

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    Tout est dit là.

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    Un charme tendre et sublime, qui nous marque de sa lumineuse irradiante sérénité !!!

    Pour jamais…

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    Ce mercredi 22 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le charme absolu, très prenant et très tendre, des « Lieder ohne Worte » de Felix Mendelssohn, en un choix de 14 pièces, par Igor Levit, en un parfait CD, tout fraîchement enregistré à Berlin au mois de décembre dernier…

    Retrouver le charme très prenant et très tendre, voilà, des « Lieder ohne Worte«  de Felix Mendelssohn, en une anthologie de 14 d’entre eux, puisés aux Op. 19, 30, 38, 53, 62 et 102 du maître,

    sous les doigts justement délicats d’Igor Levit,

    en un CD Sony Classical 19658878982 tout fraîchement enregistré à Berlin les 3 et 4 décembre 2023 pour paraître le 26 janvier 2024

    _ en une forme de réponse sienne au massacre du 7 octobre dernier : « And, at some point, it became clear that I had no other tools than to react as an artist. I have the piano, I have my music. And so the idea came to me to record these works, Mendelssohn’s « Songs Without Words » (…)  It is my artistic reaction  – as a person, as a musician, as a Jew – to what I have felt in the past few weeks and months. Or, to put it more precisely, it is one of many reactions that came to mind  » ; écouter et regarder cette brève vidéo de présentation par Igor Levit lui-même…

    Je dois immédiatement ajouter cependant ici que rien, rien de rien, surtout, ne s’entend des terrifiantes atroces circonstances (et retentissements) qui ont conduit Igor Levit à ce parfait enregistrement-ci au Teldex Studio de Berlin les 3 et 4 décembre derniers, du sublime classicisme (mozartien ?..) de Felix Mendelssohn à son apogée de poésie (apollinienne ?..) de ces sublimissimes, si parfaitement dénuées du moindre pathos, 14 « Lieder ohne Worte« … Le choix d’une toute simple musique pour l’éternité, très humblement parfaitement servie ici, voilà, par l’interprète, tout simplement, comme il se doit… _,

    est un très délicat et modeste délice : écoutez donc…

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    Qui me rappelle aussi mon affection personnelle pour le jeu magnifique et idéal de Roberto Prosseda, dant tout l’œuvre pour piano de l’immense probe et humble Felix Mendelssohn

    _ et en cette occurrence-ci le parfait double CD Decca 476 6796 des 57 « Lieder ohne Worte » (8 x 6 = 48 + 7 restés sans numéro), enregistré à Aci Reale, en Sicile, au pied de l’Etna, aux mois de janvier et mars 2008 ; cf le témoignage-constat de mon bref article du 3 mars 2018 :  « « , et écoutez aussi ceci…

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    Tout simplement servir la grâce humble et modeste, heureuse et tranquille, intérieure et sereine, toute pure, de Felix Mendelssohn…

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    Ce mardi 6 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La perfection superlative de l’ « A Chloris » de Reynaldo Hahn par Benjamin Appl en le très original programme de son CD « Forbidden Fruit », avec son compère pianiste James Baillieu _ ou atteindre l’acmé de sérénité du plaisir…

    Qu’on commence par écouter _ en boucle si nécessaire… _ la plage 11, d’une durée de 3’10, de l’assez extraordinaire CD « Forbidden Fruit » du baryton allemand Benjamin Appl _ Ratisbonne, 26 juin 1982 _ et de son compère pianiste James Baillieu _ Afrique-du-Sud, mars 1982 _,

    le très original CD Alpha 912, enregistré à Lugano du 27 au 30 juillet 2020, et paru seulement _ du fait de sa marquante a priori peu commerciale singularité ?!? _ le 23 juin 2023 ;

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    soit une interprétation plus que parfaite

    _ entre bien d’autres enregistrées d’excellente qualité ; cf par exemple mon article du 23 mai 2020 : « « ,

    dans lequel je donnais à écouter deux interprétations très réussies de la sublime « À Chloris » de Reynaldo Hahn (Caracas, 9 août 1874 – Paris, 28 janvier 1945), sur un poème de Théophile de Viau (Clairac, 1590 – Paris, 25 septembre 1626 ; le poète avait été condamné à mort pour libertinage…) ;

    un poème lui-même sublimissime (on découvrira l’entièreté de 100 vers des Stances « À Cloris«  aux pages 64 à 67 du passionnant « Après m’avoir tant fait mourir Œuvres choisies«  de Théophile de Viau, paru en 2002 en la collection Poésie-Gallimard… ; le poème datant de 1621)

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    S’il est vrai, Chloris, que tu m’aimes,
    Mais j’entends, que tu m’aimes bien.
    Je ne crois point que les rois mêmes
    Aient un bonheur pareil au mien.
    Que la mort serait importune
    De venir changer ma fortune
    Pour la félicité des cieux !
    Tout ce qu’on dit de l’ambroisie
    Ne touche point ma fantaisie
    Au prix des grâces de tes yeux.

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    _ une interprétation, assez étonnante, par Philippe Jarrousky, en sa voix pour une fois non pas de haute-contre, mais de ténor, en son très réussi CD « Opium«  (Virgin Classics 50999 216621 2 6, un CD sorti en 2009) ;

    _ et une autre, celle-ci, par Véronique Gens, en son très réussi, lui aussi, CD « Néère«  (Alpha 215, un CD sorti en 2015) ;

    en un article que je concluais par ces mots « Reynaldo Hahn sait être prodigieusement simplement délicieux« … _

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    soit une interprétation plus que parfaite de ce chef d’œuvre insurpassable de la mélodie française qu’est le si délicatement fondant « À Chloris » du cher Reynaldo Hahn…

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    Quelle diction française ! et au service de quel chant ! à un tel degré admirables !

    Quel art superlatif de si merveilleusement incarner ce qu’il chante _ en français comme en anglais, et, bien sûr, en allemand ; et cela en des genres aussi divers, voire carrément opposés, aux antipodes les uns des autres, tels que la mélodie, le lied ou la chanson canaille de cabaret !… _ possède ainsi ce décidément prodigieux interprète chanteur-diseur qu’est Benjamin Appl, avec la complicité radieuse, elle aussi _ attentivissime ! _, du magique piano de James Baillieu…

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    Quelle enchanteresse incarnation, donc, ici,

    lumineuse de douce, légère, méditative, claire, et tendre gravité _ à fondre on ne peut plus sereinement d’infiniment délicat plaisir : la « grâce«  même ainsi attrapée et restituée… _, de ce sublimissime « À Chloris« … 

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    Et demain,

    après pareille toute simple mise en bouche auditive enchanteresse,

    je reviendrai me pencher, cette fois en détails, sur l’originalité remarquable de ce véritable bijou discographique assurément singulier (!) _ ce qui permet probablement de comprendre (mais pas justifier !) la longueur du délai (de trois années !) écoulé entre l’enregistrement, en juillet 2020, et la parution de ce  CD, en juin 2023 : lors de leur enregistrement de juillet 2020, à Lugano, Benjamin Appl et James Baillieu avaient tous les deux 38 ans… _ qu’est tout ce CD « Forbbiden Fruit » _ Alpha 912 _, de Benjamin Appl et son compère pianiste, excellentissime lui aussi, James Baillieu…

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    Ce samedi 29 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa