Étiquette : « Signorina Gioventu »

  • Amour de la Bohème, et Vítězslav Novák (suite) : savourer les Suites « Signorina Gioventu » (1926-28) et « Nikotina » (1929) et le Concerto pour piano (1895) de Vítězslav Novák (1870-1949), après les trois superbes et très marquants Quatuors à cordes (1899, 1905, 1938)…

    Les Suites « Signorina Gioventu » Op. 68 (1926-28) et « Nikotina » Op. 69 (1929), tirées des deux Ballets-Pantomimes, et le Concerto pour piano (1895) de Vítězslav Novák (1870-1949) du CD cpo 555359-2 « Vítězslav Novák – Piano Concerto – Signorina Gioventu – Nikotina » du Janacek Philharmonic Ostrava dirigé par Lukasz Borowicz et avec le piano d’Oliver Triendl – enregistré à Ostrava du 19 au 23 juin 2023 – ,

    après ma découverte très admirative – cf l’enthousiasme de mon article « Amour de la Bohème : admirer les trois superbes Quatuors à cordes de Vítězslav Novák (1870-1949), interprétés par le Stamic Quartet… » en date du 15 septembre 2025 – des trois magnifiques Quatuors à cordes Op. 22 (1899), Op. 35 (1905), et Op. 66 (1938) du même Vítězslav Novák, dans la magistrale interprétation du Stamic Quartet en leur très marquant CD Supraphon SU 4367-2 « Vitezslav Novak – Complete String Quartets » – enregistré à Prague les 9 et 10 mars et le 27 septembre 2024 – ,

    n’ont pas manqué de solliciter mon attention,

    alerté que j’ai été le 18 mai dernier par l’article de Jean-Marc Hoffelé intitulé « Deux mondes » consacré à ce tout nouveau CD Novák……

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    DEUX MONDES

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    Le même compositeur vraiment ? Le sombre Concerto post-romantique que composa Vítězslav Novák en 1895 ne laisse rien deviner de la fantaisie et des audaces – voilà ! modernistes… – des deux Suites tirées de ses grands ballets – pantomimes –  de maturité, parmi les plus brillantes – rien moins ! – créations orchestrales de la musique tchèque de l’entre-deux-guerres – dont acte…

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    Łukasz Borowicz a finement assemblé les grands numéros de divertissement de Signora Gioventu, partition flamboyante – voilà ! – où passent (on les entend) un Mandarin chinois, un Sorcier africain, où règne le flamboyant Hélios, lecture éclatante – écoutez ici cet extrait de 5′ 52…. – qui fait regretter – voilà ! – de ne pas disposer de l’intégralité du ballet par le chef polonais – Borowicz – et la phalange d’Ostrava.

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    Nikotina est probablement le chef-d’œuvre – wow!!! – de Novák, même devant le grand panoramique symphonique de Dans les Tatras qui, rétrospectivement, semble d’un autre âge – Vítězslav Novák est en effet passé par de très divers styles… Václav Talich le savait bien, qui a capturé dans une Suite parfaite les métamorphoses du personnage principal, inspirant au compositeur de fabuleux numéros orchestraux dignes de La Grande Illusion. Là encore, on voudrait tout le ballet – oui… – , l’occasion de regretter la suppression du catalogue Supraphon des enregistrements de František Jílek, pour Nikotina – écoutez ici – , comme pour Signorina Gioventu.

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    Et le Concerto ? Il tire un peu moins à la ligne sous les doigts attentifs d’Oliver Triendl, plus légers et précis que ceux de Jan Bartoš, qui l’avait gravé en première mondiale pour Supraphon.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Vítězslav Novák (1870-1949)

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    Concerto pour piano et orchestre en mi mineur
    Suite de « Signorina Gioventu », Op. 58 (version pour orchestre élaborée par Łukasz Borowicz)
    Suite « Nikotina » (version orchestrale : Václav Talich)

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    Oliver Triendl, piano
    Janáček Philharmonic Ostrava
    Łukasz Borowicz, direction

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    Un album du label CPO 555359-2
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Łukasz Borowicz – Photo : © DR

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    Et jouissez ici de la vidéo (de 7′ 15) du superlatif commentaire de ce CD par le très avisé Dave Hurvitz, le 1er février dernier…

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    Ce samedi 23 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa