Étiquette : Sir Simon Rattle

  • Un vivant tropisme tchèque qui m’est cher : les Danses slaves de Dvořák par Simon Rattle, maintenant bien chez lui en cette Prague si musicale…

    J’ai personnellement un fort tropisme tchèque, et pas seulement musical : j’aime Prague.

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    Je me réjouis donc de la fort juste appréciation, qu’en son article « Paysages de l’empire » de ce jour, la très fine oreille de Jean-Charles Hoffelé vient de percevoir et proclamer sur son blog Discophilia à propos du marquant très beau CD Pentatone PTC 5187414 « Dvorak – Slavonic Dances » que Sir Simon Rattle, parfaitement chez lui à Prague, a enregistré, à la tête du Czech Philharmonic, dans la salle Dvořák du Rudolfinum, au cœur si chaleureux de la ville de Prague – du 29 au 31 janvier, et du 9 au 11 avril 2025… 

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    Voici donc cet article :

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    PAYSAGES DE L’EMPIRE

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    Des suites de danses ? Sir Simon Rattle, de plus en plus incliné vers la musique tchèque, et enfin chez lui – oui – à Prague, est plus sensible aux paysages – de cette Bohème de Dvorak.

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    Ce qui chez certains aura poussé les fantaisies de Dvořák vers l’unité symphonique ne le frôle pas pour autant : les rythmes sont vifs, et si l’orchestre reste toujours très plein, les couleurs chatoient – oui – mais sont capables soudain de cet automne – voilà – qui sera au long des deux cahiers la seule expression un peu nostalgique – oui, oui.

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    Dans les splendeurs – oui – des Tchèques, Rattle fait entendre quantité de détails, d’accents, d’équilibres – oui, très fins – qui disparaissent souvent dans la furia des danses sous d’autres baguettes moins aiguisées, il infuse aussi ici où là quelques notes d’humour qui rendent le giocoso piquant, et ne parle pas seulement l’idiome national : il y a des reflets de Brahms dans son Dvořák, et même parfois un peu de Johann Strauss – des Viennois de l’Empire…

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    J’entends déjà les puristes crier à l’hérésie, mais ceux qui n’ont pas de bouchons d’oreilles se régaleront – parfaitement !!! C’est ce que je me dis moi aussi…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Antonín Dvořák (1841-1904)

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    Danses slaves, Cahier I,
    Op. 46, B. 83

    Danses slaves, Cahier II,
    Op. 72, B. 147

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    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Sir Simon Rattle, direction

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    Un album du label Pentatone PTC 5187414
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Sir Simon Rattle –
    Photo : © Petra Hajska

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    Un bain mordoré et vivant de fraîche poésie tchèque…

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    Ce samedi 15 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Savoir vraiment chanter Brecht (et Kurt Weill), aux œuvres-coups de poing : l’immense Milva (Goro, 1939 – Milan, 2021), enregistrée au Piccolo Teatro de Milan…

    Savoir vraiment chanter _ incarner en sa vibrante chair même ! _ Brecht (et Kurt Weill), aux œuvres-coups de poing :

    l’immense Milva (Goro, 17 juillet 1939 – Milan, 23 avril 2021) au Piccolo Teatro de Milan…

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    Pourquoi ce choix-ci de Milva ?

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    Réponse :

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    c’est pour suppléer à la déception de mon écoute de Magdalena Kozena interprétant _ de sa voix au timbre trop frêle ainsi que trop aigu _ Anna dans les admirables « Die sieben Todsünden » de Kurt Weill et Bertolt Brecht, dont la création a eu lieu au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, le 7 juin 1933, avec l’exceptionnelle Lotte Lenya dans ce rôle d’Anna,

    dans le CD LSO Live LSO 0880 SACD _ mais, sur les circonstances compliquées de la création de cette œuvre puissante et magnifique, le livret de ce CD-SACD est en revanche passionnant ! _, sous la direction de Sir Simon Rattle, et avec le London Symphony Orchestra,

    que je venais de me procurer… 

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    Ainsi désirais-je entendre et écouter _ et me réjouir à _ une voix bien plus puissante et beaucoup plus grave que celle de Magdalena Kozena ici ; et je me suis souvenu de la merveilleuse Milva ; et ne suis pas déçu ! : à votre tour vous allez voir et entendre !..

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    Voici donc de quoi se réjouir ici en cette merveilleuse vidéo (d’une durée de 84′ 47)  de la sidérante (!) Milva,

    avec un timbre idéalement approprié de la voix, et une intelligence supérieuse en même temps que toute d’humilité du dire, qui est fondamentalement nécessaire à l’interprétation-incarnation tout simplement réaliste et crédible des rôles qu’offrent les renversantes œuvres-coups de poing de Bertolt Brecht et Kurt Weill, qui m’impressionnent et m’enchantent depuis toujours _ cf aussi mes articles (avec précieux podcasts !) en date des 23 et 24 septembre 2024 :

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    Admirez-donc Milva :

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    https://www.youtube.com/watch?v=kBz12twrCpI

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    I. BALLATE
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    1. La ballata dell’agiatezza 0:00
    2. Jakob Apfelböck 02:30
    3. La ballata della schiavitù sessuale 06:10
    4. Canzone dei Marinai 09:52
    5. Ricordo di Maria A. 15:10
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    intermezzo musicale Secondo finale de L’Opera da tre soldi “Soldati e bombe”
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    II. GUERRA
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    1. 3 Ninne Nanne, 1932 24:15
    2. Maria Sanders 31:42
    3. Sotto le querce di Postdam 37:00
    4. La ballata di chi vuol star bene al mondo 40:15 Seconda parte
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    III. FIGURE FEMMINILI Intermezzo musicale
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    1. Tango Ballade (Ballata del magnaccia) 45:14
    2. Bilbao Song 48:43
    3. Canzone di una giovane puttana 53:11 
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    Filmato prove con Giorgio Strehler dall’ “Opera da tre soldi “
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    4. Il song di Mandelay 59:37
    5. Surabaya Johnny 01:03:40
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    BIS
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    1. La canzone della Moldava 01:17:16
    2. Alabama song 01:20:59

     

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    Une leçon d’incarnation charnelle _ dénuée, est-il nécessaire de le préciser, de la moindre once de didactisme… _ : un pur enchantement !

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    Au mois de mai prochain,

    mon ami Bernard, invité par ses amis Cristina et Marcello, de Bergame, fera le voyage de Bidart à la Scala de Milan pour découvrir à la scène ces admirables « Die sieben Todsünden » de Kurt Weill et Bertolt Brecht, sous la direction de Riccardo Chailly, et avec Alma Sadé dans ce rôle d’Anna, en un spectacle intitulé « Tryptique Weill« , comportant aussi « Mahagonny-Songspiel » et « Happy End« …

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    Ce vendredi 7 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le superbe CD « Czech Songs » de Magdalena Kozena (et Sir Simon Rattle) : un enthousiasme discographique partagé aussi sur le site du magazine Crescendo…

    Avec un peu de retard sur mes articles enthousiastes «  « ,

    « « 

    et « « 

    des 25 juin, puis 2 et 3 juillet derniers,

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    voici que ce jeudi 15 août sous la plume de Pierre-Jean Tribot le très attentif magazine belge Crescendo consacre un justissime article de célébration au merveilleux CD Pentatone 5187 077 « Czech Songs« , par Magdalena Kozena et son époux Simon Rattle,

    intitulé, lui, « Chansons tchèques avec Magdalena Kozena« , que voici :

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    Chansons tchèques avec Magdalena Kožená

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    LE 15 AOÛT 2024 par Pierre Jean Tribot
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    Czech Songs.

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    Bohuslav Martinů (1890-1959) : Nipponari, H.68 “Japanese Folk Songs” ; Songs on One Page, H.294 (orchestration de Jiří Teml) ;

    Antonín Dvořák (1841-1904) : Evening Songs, Op.3 (orchestration partielle de Jiří Gemrot), Songs, op.2 ;

    Hans Krása (1899-1944) : Four Orchestral Songs, Op.1 ;

    Gideon Klein (1919-1945) : Lullaby. (orchestration de iří Gemrot).

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    Magdalena Kožená, mezzo-soprano ; Czech Philharmonic, Sir Simon Rattle.

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    2022 et 2023.

    Livret en anglais.

    Texte chanté en tchèque, traduction en anglais.

    61’20’’.

    Pentatone PTC 5187 077.

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    La mezzo-soprano Magdalena Kožená poursuit son compagnonnage musical avec son cher Sir Simon Rattle. Les deux artistes nous offrent un album magistral _ pas moins ! _ autour du thème de la mélodie tchèque pour mezzo et orchestre avec des œuvres _ bien trop _ rares _ en la discographie…

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    Ce voyage musical débute avec Bohuslav Martinů qui, comme le dit un éminent confrère, est sans doute le plus injustement sous-estimé _ oh que oui ! _ des grands compositeurs du XXe siècle. Composées en 1912, les  : Nipponari sont le fruit de la vague du japonisme qui parcourt alors l’Europe. Si on pense naturellement à Paris, comme capitale de cette frénésie artistique, l’Europe centrale ne fut pas une périphérie et connut un japonisme assez vif. Dans ce cycle de sept partitions d’un vingtaine de minutes, Bohuslav Martinů  compose un japon rêvé mais à la fois poétique et sensible. Le trait de composition est d’une extrême finesse _ un trait (assez français) de ce compositeur ! _, soutenant les lignes mélodiques portées par la voix de la mezzo soliste. Chacun des morceaux est relativement court, créant cet effet de haïku minimaux. On tient un véritable chef d’œuvre _ oui ! _ dont on s’étonne qu’il ne soit pas plus souvent  au programme des concerts.  Les Chansons sur une page sont un cycle composé en pleine Seconde guerre mondiale sur des mélodies populaires de Moravie. C’est encore une forme de l’économie magnifiée par la beauté harmonique d’un compositeur alors en exil. Composé à la base pour chant et piano, le cycle est ici orchestré par le compositeur tchèque Jiří Teml.

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    Il est bien sûr impossible d’envisager un récital de mélodies tchèques sans interpréter  Antonín Dvořák dont la facilité mélodique est toujours extraordinaire _ c’est vrai. Le compositeur de la Symphonie du Nouveau monde est ici représenté par ses Chants du soir et ses Mélodies, Op.2. C’est du grand Dvořák avec cette plasticité magistrale de la voix _ oui _ qui fusionnent avec un accompagnement orchestral évocateur des paysages de Bohèmes tantôt ombrageux, tantôt gorgés de lumières.

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    Le disque se clôture avec deux partitions de génies musicaux fauchés par la barbarie nazie Hans Krása et Gideon Klein.  Composés en 1920 et créées en 1921 à Prague sous la direction de Zemlinsky, les 4 chansons orchestrales sont un véritable chef d’œuvre _ oui _ témoignant du génie d’un compositeur moderniste qui se situe dans un univers à la fois post-mahlérien par la noirceur du propos et les contrastes, mais pas si éloigné des expérimentations de l”école de Vienne avec un ton narratif récité sans oublier un travail d’un grand raffinement harmonique _ en effet. En conclusion, le court Lullaby de Gideon Klein, composé alors que le musicien était interné au camp de concentration de Terezin en 1943. Initialement composé pour chant et piano, cette partition est ici orchestrée par iří Gemrot est une berceuse à la fois belle et triste d’un artiste dont la création était le seul refuse devant l’horreur.

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    Tout au long de ce programme Magdalena Kožená est exceptionnelle _ absolument ! Son timbre rayonnant et clair s’adapte tant à la limpidité presque translucide de Martinů et à la luxuriance de  Dvořák. L’artiste cerne idéalement le tragique de Krása  et Klein, avec le talent d’une diseuse dans le premier et d’une amplitude émotionnelle dans le second.  Tchèque de naissance, la mezzo-soprano vit chacun de ces morceaux comme personne _ c’est parfaitement juste. Sir Simon Rattle est un accompagnateur passionné et attentif à ne jamais couvrir sa soliste. Les pupitres de la philharmonie tchèque à la beauté plastique renversante _ oui _ , sublimée par une prise de son de démonstration comme de coutume _ en effet _ avec Pentatone.

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    Son : 10    Notice : 10    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

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    Un enthousiasme discographique ainsi fort bien partagé.

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    Ce jeudi 15 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le charme intense et la tendresse profonde des bouleversants « Czech Songs » de Bohuslav Martinu, Antonin Dvorak, Hans Krasa et Gideon Klein, par Magdalena Kozena et le Czech Philharmonic dirigé par Sir Simon Rattle, en un CD absolument admirable…

    Passionné de musique tchèque et morave, ainsi que de mélodies, que je suis,

    c’est instantanément que je me suis tourné vers le CD Pentatone PTC 5187 077 « Czech Songs » de Magdalena Kozena et le Czech Philharmonic sous la direction de Sir Simon Rattle,

    pour mon enchantement de ces mélodies graves et bouleversantes de tendresse de Bohuslav Martinu (Policka, 8 décembre 1890 – Liestal, 28 août 1959) _ pour 14 mélodies _, Antonin Dvorak (Nelahozeves, 8 septembre 1841 – Prague, 1er mai 1904) _ pour 7 mélodies _, Hans Krasa (Prague, 30 novembre 1899 – Auschwitz, 17 octobre 1944) _ pour 4 mélodies : plus tragiques… _ et Gideon Klein (Prerov, 6 décembre 1919 – Fürstengrube, 6 décembre 1945) _ pour la berceuse finale _,

    servies idéalement par la subjugante voix mordorée de la mezzo Magdalena Kozena, parfaite, et par un Orchestre, le Czech Philharmonis, d’une bouleversante douceur, conduit idéalement par la tendresse idoine de Simon Rattle…

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    Et voici ce qu’en a dit hier 24 juin, sur son site Discophilia, l’excellent Jean-Charles Hoffelé, en un article intitulé « Merveilles oubliées«  _ et ce mot de « Merveilles » n’est en rien galvaudé, tant pour ces œuvres absolument magnifiques ainsi splendidement ressuscitées et incarnées en leur prégnante-étreignante tendresse-douceur pour nous, que pour leur radieuse et bouleversante interprétation, tant de la mezzo mélodiste qu’est la fée magigienne Magdalena Kozena, au timbre d’or, que de l’orchestre, le Czech Philharmonic, ici au cœur du plus émouvant de son arbre généalogique tchèque, en ce CD éminemment singulier si magistralement réussi : un must !

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    MERVEILLES OUBLIÉES

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    Qui connaît ces rêves éveillés que sont les Nipponari ? Les sept haïkus, que Martinů _ consulter ici le catalogue complet de ses œuvres, de 1900-1903 à 1959 _ aura mis en musique, proposant pour chacun d’entre eux un alliage spécifique, sont l’écho sonore de sa visite à une exposition d’estampes _ l’œuvre (H. 68) a été créée à Brno en 1912.

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    Encore étudiant au Conservatoire de Prague, déjà si singulier, son orchestre à géométrie variable est empli de musique française, d’un raffinement inouï _ oui ! _ dont Sir Simon Rattle se régale, encorbelant le chant _ magnétique, profond _ de Magdalena Kožená _ écoutez déjà cet extrait : c’est sublime…

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    Le cycle, que Martinů orchestra en 1912 (alors même que Maurice Delage mettait le point final à ses Poèmes hindous _ écoutez-ici par la grande Janet Baker… _, les deux œuvres ont des ressemblances troublantes, d’abord par leurs écritures instrumentales si subtiles), est un pur bijou _ oui ! _ dont on tient, il me semble, seulement le second enregistrement _ le précédent enregistrement au CD de ces « Nipponari«  de Bohuslav Martinu, fut celui de la mezzo Dagmar Pecková avec l’Orchestre symphonique de Prague placé sous la direction de Jiří Bělohlávek, en septembre 1988, pour le label Supraphon ; soit le CD SU 3956-2 ; écoutez-ici, et comparez…

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    Il suffit à commander l’acquisition de ce disque précieux aussi _ oui _ par les Quatre mélodies avec orchestre d’Hans Krása, ces Lieder _ tragiques et poignants ; composés très précocément, dès 1920, à l’âge de 21 ans … _ où, là encore, l’orchestre est un univers _ oui, oui, oui. Un de ses opus majeurs _ quelle force ! quelle puissance, ici… _, s’y infusent les raffinements de l’instrumentation française, appris auprès d’Albert Roussel, et les nouvelles musiques de la Seconde École de Vienne. Il y a du Schönberg dans son chant _ oui _, et du Berg dans la dramaturgie de l’orchestre, ce que Magdalena Kožená et Sir Simon Rattle réunissent avec art _ oui, oui : tout de sublime évidence… _, aidés par les timbres singuliers _ uniques, en effet _ des Pragois _ totalement nécessaires et irremplaçables ici. L’ajout _ à ce programme magnifiquement choisi, composé et mené _ des encore plus rares _ magnifiques ! éblouissantes dans le naturel de leur apparente simplicité… _ Petites chansons sur une page de Martinů _ H. 294, au catalogue ; composées en 1942-1943, aux États-Unis : j’en possède un enregistrement Supraphon SU 4235-2, dans la version originale avec piano, le CD « Bohuslav Martinu – Songs«  de Martina Jankova, soprano, Tomas Kral, baryton, et Ivo Kahanek, au piano, enregistré en la Salle Martinu de l’Académie de Musique de Prague au mois de juin 2017 (cf mon bref article « «  en date du 6 juillet 2019 _, orchestrés _ superbement : quelle bouleversante et irradiante tendresse ici !.. _ par Jiří Teml, augmente _ oui ! Et il faut en effet le souligner… _ le plaisir ! _ et c’est bien là ce que j’ai moi aussi personnellement très intensément ressenti ici, avec cette interprétation-incarnation profonde, douce et subtile, en même temps que très naturelle, évidente et comme directe, de Magdalena Kozena, le Czech Philharmonic et Sir Simon Rattle : un véritable enchantement…

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    Centre du disque, d’admirables _ divines !!! _ mélodies _ purs chefs d’œuvre très injustement méconnus… _ de Dvořák, certaines orchestrées _ aussi : et magnifiquement ! _ par Jiří Gemrot, où la mezzo déploie ses mots ambrés _ oui _, coda _ très émouvante, encore… _ avec la Berceuse juive que Gideon Klein écrivit le 6 février 1943, sans se douter encore que les Nazis l’assassineraient vingt mois plus tard _ l’histoire tchèque, au cœur le plus sensible de notre vieille Europe, est ainsi cruellement marquée d’abominables catastrophes…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Czech Songs

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    Bohuslav Martinů (1890-1959)

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    Nipponari, H. 68 « Chants
    populaires japonais »

    Petites chansons sur une page, H. 294 (orchestration : Jiří Teml)

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    Antonín Dvořák (1841-1904)

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    Chants nocturnes, B. 61
    (5 extraits : No. 1. Umlklo stromů šumění ; No. 2. Mně zdálo se ; No. 3. Já jsem ten rytíř ; No. 4. Když Bůh byl nejvíc rozkochán ; No. 7. Když jsem se díval do nebe)

    Cyprès, B. 11 (2 extraits : No. 5. Ó byl to krásný zlatý sen ; No. 11. Mé srdce často v bolesti – orchestration : Jiří Gemrot)

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    Hans Krása (1899-1944)

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    4 Mélodies avec orchestre, Op. 1

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    Gideon Klein ( 1919-1945)

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    Berceuse (orchestration : Jiří Gemrot)

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    Magdalena Kožená, mezzo-soprano
    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Sir Simon Rattle, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5187077

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    Photo à la une : la mezzo-soprano Magdalena Kožená – Photo : © DR

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    Quelles œuvres !!!

    Et quelle interprétation !!!

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    Et quelle magnifique composition de programme : vers le tragique…

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    Un CD tout simplement admirable…

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    Ce mardi 25 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa