Étiquette : Slovaquie

  • Un magique bijou bartokien ! : le CD « Béla Bartók – 44 Duos – including Bartók’s original field recordings » d’Alexandra Preucil, violon, et Antoine Tamestit, alto : une miraculeuse merveille de musique !!!

    Qui aime, ou idolâtre, Béla Bartók, ne va pas pouvoir se passer du magistral magique CD Harmonia Mundi HMM 902773 « Béla Bartok – 44 Duos – including Bartok’s original field recordings » d’Alexandra Preucil, violon – fille des violonistes William Preucil et Gwenn Starker, elle-même fille du grand János Starker (Budapest, 5 juillet 1924 – Bloomington, 28 avril 2013)… – , et Antoine Tamestit – né à Paris le 11 juillet 1979 – , alto,

    qui vient tout juste de paraître – enregistré à Ebersol, en  Suisse, au mois de mai 2025, et incluant 11 prises par Béla Bartók sur le terrain de ses prospections de musiques populaires, entre 1907 et 1916 : en les actuelles Ukraine (1), Hongrie (1), Slovaquie (3), Roumanie (5), et même un en Algérie… – et constitue, voilà !, un phénoménal événement musical et discographique, par sa fulgurante transcendante réussite !

     

    Les 44 Duos pour deux violons Sz. 98 de Bartók – qui constituent un recueil de quarante-quatre pièces instrumentales de Béla Bartók publié en 1931 à destination des élèves pour, selon les paroles du compositeur, «qu’ils puissent, dès leurs premières années d’études, jouer des œuvres dans lesquelles se trouve[nt] la simplicité naturelle du peuple et aussi ses particularités mélodiques et rythmiques » ; et c’est là, pour le violon, le deuxième de ses trois grands ensembles pédagogiques, après Pour les enfants (1908-1910) et avant Mikrokosmos (1926-1939), qui sont, les deux, pour le piano… – dépassent largement le cadre de leur destination première : une simple méthode instrumentale. Très sensibles – eux aussi, bien sûr ! – à l’origine populaire de ces pages issues des folklores – de l’Europe centrale jusqu’à l’Algérie –, Antoine Tamestit et Alexandra Preucil en proposent au violon et à l’alto une lecture d’une liberté et d’une fraîcheur saisissantes – absolument ! Ils n’ont pas hésité à intégrer des enregistrements captés par Bartók lui-même lors de ses collectes sur le terrain – de musiques populaires singulières, menacées de disparition si rien ne les conservait en leur formidable singularité… – en préludes – et intégrés, avec un très grand naturel, mais oui, malgré quelques occasionnels gratouillis, au programme magnifiquement re-composé par eux de ce CD musicalement exceptionnel… – à leur performance.

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    Voici, en guise de trop bref échantillon à écouter et regarder, cette très courte vidéo (de 0′ 51 secondes)…

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    C’est aussi magique que magistral !

    Tant de la part de Bartók, toujours aussi génial en sa confondante irradiante singularité, à partir de musiques populaires traditionnelles, qui nous emporte et nous sidère, que de la part ces deux interprètes de classe très supérieure, Alexandra Preucil et Antoine Tamestit, qui transcendent musicalement si merveilleusement la portée au départ simplement pédagogique de ces 44 brèves pièces !

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    Avec, à l’arrivée de leur bouleversante réalisation discographique, ce jubilatoire transcendant bijou musical…

    Faisant désormais, aussi grâce à eux, date dans l’empyrée de la musique !

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    Un immense bonheur !

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    Ce mardi 11 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Irradiant rappel (« vert ») de « Fêtes » slaves : à nouveau le CD Supraphon « Village Stories », via 3 articles réjouis…

    C’est ce vendredi 19 janvier l’article « Noces » de Jean-Charles Hoffelé sur son excellent site Discophilia,

    après l’article du vendredi 17 novembre 2023 « Fêtes villageoises entre ripailles et comptines » de Pierre Jean Tribot sur le non moins excellent site du magazine belge Crescendo,

    ainsi que le mien, « « , en date du lundi 8 janvier 2024 dernier, sur mon blog Mollat « En cherchant bien »,

    qui m’amène à revenir me réjouir sur l’irradiante fête de musique (de Stravinsky, de Janacek et de Bartok) qu’est le très prenant CD Supraphon SU 4333-2 « Village Stories – Stravinsky- Janacek – Bartok »  du Prague Philharmonic Choir dirigé par l’excellent chef tchèque Lukas Vasilek…

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    NOCES

    Vous courrez d’abord aux Trois Scènes de village, l’un des opus les plus abrasifs _ oui ! _ de Bartók où son folklore imaginaire pare d’une folle animation _ voilà _ ou d’un ton mystérieux (la Berceuse) des mélodies qu’il avait notées en Slovaquie. Mariage avec cris d’une verdeur incroyable ici _ oui ! _, qui retrouve l’esprit de l’ancienne version de György Lehel pour Hungaroton, Berceuse étrange dans le mezzo clair de Jana Hrochová, à laquelle Lukáš Vasilek donne des couleurs très Seconde Ecole de Vienne, Danse des filles verte _ à nouveau _ et piquante ; bref, une nouvelle version épatante _ oui, oui ! _ qui rejoint une discographie étonnamment maigre _ hélas, en effet…

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    Les Noces stravinskiennes, orantes, portées par des percussions cérémonielles (les quatre pianos menés ici par Kirill Gerstein en font, dans l’esprit et la lettre de Stravinski, partie) sont tout aussi saisissantes _ oui ! _, vrai théâtre porté par des solistes qui au-delà du rite dessinent des personnages, Lukáš Vasilek se gardant bien d’en exagérer les effets, privilégiant la narration, puis laissant éclater le discours au long d’un Repas de noces qui frôle la folie _ à nouveau, dans sa sauvagerie d’apothéose.

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    Perle du disque pourtant, les enfantines que sont Říkadla, où les Pragois savourent les idiomes de ces vignettes dont les notes sont totalement asservies aux mots. Bois verts _ cette fois encore ! _, piano impertinent, un ténor émerveillé pour les herbes _ vertes… _ de printemps avec le babil de la flûte, dix-neuf instantanés de pure poésie qui, je le crois, ont trouvé ici leur version de référence.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Village
    Stories

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    Igor Stravinski (1882-1971)
    Les Noces, K040

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    Leoš Janáček (1854-1928)
    Říkadla, JW 5/17

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    Béla Bartók (1881-1945)

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    Trois Scènes de village,
    BB 87b

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    Katerina Knežíková, soprano
    Jana Hrochová, mezzo-soprano
    Boris Stepanov, ténor
    Jirí Brückler, baryton
    Lukáš Hynek-Krämer, basse

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    Kiril Gerstein, piano (Stravinski)
    Zoltán Fejérvári, piano (Stravinski)
    Katia Skanavi, piano (Stravinski)
    Alexandra Stychkina, piano (Stravinski)
    Matouš Zukal, piano

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    Amadinda Percussion Group (Stravinski)
    Dakoda Trio
    Zemlinsky Quartet (Bartók)
    Belfiato Quintet (Bartók)

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    Chœur Philharmonique de Prague
    Lukáš Vasilek, direction

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    Un album du label Supraphon SU4333-2
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    Photo à la une : le chef de chœur Lukáš Vasilek – Photo : © Petra Hajska

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    Quelle fête, décidément !!!

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    Ce vendredi 19 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques éléments que j’ai appris de ma lecture comparée de « Qui t’aime ainsi » (de 1959) et « Le Pain perdu » (de 2021), en particulier sur la constellation familiale des Steinschreiber-Bieber-Deutsch, et le cousin Tibi…

    La comparaison-confrontation des deux récits autobiographiques, « Qui t’aime ainsi » (en 1959) et « Le Pain perdu » en 2021), est riche de bien intéressantes données,

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    outre, bien sûr, le fait que ces deux actes d’écriture avaient deux fonctions bien différentes pour Edith Bruck, leur auteur, à deux époques cruciales de sa vie de personne, autant que d’écrivain-témoin :

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    en 1958-59, trouver à qui _ le papier ! avec le stylo… _ parler, se confier, afin d’essayer de se trouver enfin, et se comprendre mieux ;

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    en 2020-21, revenir, à 90 ans, et face aux résurgences nauséabondes de l’Europe d’aujourd’hui, en particulier en sa Hongrie natale, comme en son Italie d’accueil, du négationnisme de l’Histoire _ de la Shoah _ et de la barbarie annihilatrice de l’antisémitisme, ainsi que l’expriment plusieurs expressions on ne peut plus limpides et éclairantes au final de cet admirable « Pain perdu » :

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    _ à la page 156 :

    « En fille adoptive de l’Italie, qui m’a donné beaucoup plus que le pain quotidien, et je ne peux que lui en être reconnaissante, je suis aujourd’hui profondément troublée pour mon pays et pour l’Europe, où souffle un vent pollué par de nouveaux fascismes, racismes, nationalismes, antisémitismes, que je ressens doublement : des plantes vénéneuses qui n’ont jamais été éradiquées et où poussent de nouvelles branches, des feuilles que le peuple dupé mange, en écoutant des voix qui hurlent en son nom, affamé qu’il est d’identité forte, revendiquée à cor et à cri, italianité pure, blanche… Quelle tristesse, quel danger !  » ;

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    _ et aussi, page 164, au final de la formidable adresse de sa « Lettre à Dieu » :

    « Je Te prie, pour la première fois je Te demande quelque chose : la mémoire, qui est mon pain quotidien, pour moi, infidèle fidèle ; ne me laisse pas dans le noir, j’ai encore à éclairer quelques jeunes consciences dans les écoles et dans les amphis universitaires où, en qualité de témoin, je raconte mon expérience depuis une vie entière« …

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    Mais cette comparaison-confrontation mienne de ces deux récits autobiographiques d’Edith Bruck, m’a aussi fait m’interroger sur certains flous et certainss blancs _ volontaires _ qui constituent, à mes yeux du moins, autant de « tâches aveugles« , dont l’insatifaction de mon intarissable curiosité de lecteur soucieux de comprendre le mieux possible les tenants et aboutissants de ces récits, me priait de dépasser, vaincre, résoudre les questions qu’elles ne cessaient de me poser :

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    bien sûr, je comprends parfaitement que la révélation de certains graves faits advenus nécessite de protéger _ un peu _ l’identité véridique et réelle de ceux qui, ou bien y ont directement participé, ou bien en ont été des témoins plus ou moins impliqués :

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    ainsi, dans chacun de ses deux récits autobiographiques, Edith Bruck ne se résout-elle pas à donner les prénoms effectifs de ses trois sœurs, Lili, Magda et Adel, et de ses deux frères, Ôdön et Laszlo ;

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    dans « Qui t’aime ainsi« , en 1958-59,

    Lili est Leila, Magda est Margo, Adel est Eliz, Ôdon est Peter, et Laszlo est Laci ;

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    alors que dans « Le Pain perdu« , en 2020-21,

    Lili devient Sara, Magda devient Mirjam, Adel devient Judit, Ôdon devient David, et Laszlo devient Jonas _ des prénoms affichant (assumant et proclamant même) très clairement leur judéité.

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    Surtout ce qui me frappe, après plusieurs relectures patientes et attentives aux moindres détails donnés, c’est la disparition de certains personnages, ou parfois seulement le gommage de leur nom _ qu’il s’agisse du nom légal de l’acte d’état-civil de leur naissance, ou de celui que leur a donné, dans chacun de ces deux récits, l’autrice, Edith Bruck _ de certains des épisodes _ riches et dramatiquement agités _ de chacun de ces deux livres.

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    Ainsi, d’abord et surtout, le personnage du premier amant d’Edith, que celle-ci, en son récit de 1958-59, nomme « Tibi » _ cf ceci, page 83 de « Qui t’aime ainsi«  : « Cinq jours après mon arrivée dans le village slovaque _ en ayant quitté clandestinement la Hongrie, fin décembre 1945 _ le parent tant attendu _ pour l’aider en sa difficile fuite _ arriva. Il se présenta comme le beau-frère de ma sœur Margo (Magda) mais moi je reconnus mon cousin Tibi (Gershon Deutsch)« … _ ; un personnage qu’Edith Bruck situe doublement, au passage, au sein de sa constellation familiale _ de la famille Steinschreiber _ d’une part comme un de ses cousins _ côté Bieber, celui de sa mère, née Berta Bieber _, mais aussi, d’autre part, comme le beau-frère de sa sœur Magda _ alias Margo, ou Mirjam _, puisque ce Tibi est le frère du second mari de Magda _ Ernö Deutsch _ ; et que Magda Steinschreiber, déjà veuve de son premier mari, et mère d’un premier enfant, s’était remariée avec un de ses cousins _ côté maternel, Bieber _, comme l’indique sans s’y attarder ni insister un bref passage, page 92, du « Pain perdu » :

    …

    « Mirjam _ Magda Steinschreiber, alias « Margo«  dans « Qui t’aime ainsi« … _ était en train de se remarier avec un de nos cousins _ Ernö Deutsch avait en effet pour mère Helen Bieber (Tiszakarad, 27 juin 1892 – Auschwitz, mai 1944), épouse de David Desider Deutsch (Tolcsva, 17 septembre 1884 – Auschwitz, mai 1944), qui était une des sœurs de Berta Bieber (Tiszakarad, 1er février 1895 – Auschwitz, mai 1944), épouse, elle, de Sandor Sulem Steinschreiber (Tiszabercel, 1895 – Dachau, 6 mars 1945) ; laquelle Berta Bieber était la mère de Lili, Magda, Ôdon, Adel, Laszlo et Edith Steinschreiber : voilà donc la raison du double cousinage entre, d’une part, Magda Steinschreiber et son second mari Ernö Deutsch ; et, d’autre part, entre Edith Steinschreiber et son premier amant, Gershon Deutsch (Krumpachy, 16 février 1922 – Brooklyn, 20 septembre 2009), le trop beau « cousin Tibi » rencontré non loin de la frontière entre la Hongrie et la Slovaquie, comme on le lit à la page 83 de « Qui t’aime ainsi«  : « Mon cousin avait tout juste vingt-trois ans, il était très beau, grand et blond, pas très intelligent« …  _, qui _ lui, Ernö Deutsch (Moldava Nad Bodnou (près de Kosice), 26 janvier 1920 – New-York, 29 janvier 1991) _ avait perdu sa femme et ses deux enfants, et le couple s’était installé en Tchécoslovaquie« .

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    …

    Et je remarque, aussi, qu’à nul moment, ni dans « Qui t’aime ainsi« , ni dans « Le Pain perdu« , Edith Bruck n’indique un prénom, ni a fortiori le nom de famille, pour ce qui concerne l’identité effective d’Ernö Ernest Deutsch, boulanger, de profession _ et il le sera à nouveau et encore aux États-Unis, à New-York…

    …

    Dans le récit de « Qui t’aime ainsi« , le personnage d’Ernö _ évoqué sans nom ni prénom, donc… _ apparaît simplement comme le mari de la sœur d’Edith, Magda _ alias ici Margo _ ; ainsi, aussi, mais en une occurrence unique _ à ne donc pas laisser passer en sa lecture, car tout cela demeure sans insistance aucune _, à la page 86 de « Qui t’aime ainsi« , comme le frère de Tibi : « Il travaillait dans une usine d’ampoules électriques, comme son frère Tibi. C’était la seule chose qu’ils avaient en commun« …

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    …

     Et je note encore au passage que dans « Le Pain perdu« , cette fois,

    ni Magda _ alias ici Mirjam, et non plus Margo _ ni son mari, ni le premier enfant né du premier mariage de Magda, le petit « Tomika« , ni non plus, pas davantage, le fils du couple de Magda et Ernö, né, le bébé, aux alentours du mois de juin 1945, n’apparaissent _ afin de réduire le nombre des personnages présents dans ce récit de 2020 ?.. Ou pour gommer la présence alors en Israël de cette famille ?.. _ lors du récit de la complexe et agitée épopée israëlienne d’Edith, entre le 3 septembre 1948, son arrivée au port d’Haïfa, et 1952, son départ d’Israël :

    …

    de la famille d’Edith,

    n’apparaissent en effet dans « Le Pain perdu« , que les familles de sa sœur Adel _ alias cette fois Judit _, épouse Taub _ Ámos Taub (mais Ámos est-il bien son prénom effectif ? C’est sous le prénom de Ze’ev qu’il apparaît ailleurs, et officiellement ; comme sous celui de Zahava, Adel, son épouse…) et Adel Steinschreiber (alias ici Judit ; Adel était Eliz dans le récit de 1959) se sont en effet mariés lors de la retenue de plusieurs mois à Chypre de leur bateau à destination de la Palestine, avant que ce bateau ait été enfin autorisé par les Anglais à accoster enfin en ce qui devient Israël.. : « Judit vivait dans un quartier de la banlieue de Haîfa, avec son mari, épousé à Chypre, et ils avaient un enfant prénommé Haïm« , lit-on, page 108 du « Pain perdu« … _, et de son frère Ôdön _ alias cette fois David : « mon frère, sa femme et leur bébé vivaient dans une coopérative agricole » (page 108) ; « près de Zikhron Yaakov » (page 114)… _ ;

    mais pas la famille de Magda _ alias ici Mirjam (et Margo dans le récit de 1959) _ et Ernö _ pourtant très amplement évoquée, et à de nombreuses reprises, avec leur domicile à Haïfa, dans le récit de « Qui t’aime ainsi« , en 1959 : aux pages 111, 112, 113, 114, 115, puis 129 ; Edith logeant un moment chez sa sœur, à Haïfa … _ ;

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    ni, non plus, qu’une ultime apparition de Gershon Deutsch _ alias Tibi _, et précisément au domicile de Magda et Ernö Deutsch, à Haïfa_ Gershon Deutsch venait ce jour-là rendre visite à sa belle-sœur Magda _ ; ainsi que le mentionnait, page 115, le récit de « Qui t’aime ainsi« , en 1959 :

    …

    « Un jour, je rencontrai le cousin Tibi _ Gershon Deutsch _, militaire lui aussi, qui venait saluer _ chez elle, à Haïfa _ ma sœur _ sa belle-sœur, l’épouse de son frère Ernö Deutsch. Il me fit à nouveau la cour, disant que désormais j’étais une femme divorcée _ de Milan Grün, le premier mari d’Edith _ et je n’avais rien à perdre. Je le méprisais plus qu’avant et il ne se passa rien entre nous. Pour l’éviter, je quittai la maison de Margo _ c’est-à-dire Magda, chez laquelle logeait alors sa sœur Edith. Je n’avais pas un sou et ce ne fut qu’une fois dans la rue que je commençai à penser à un endroit où aller. Pour mon travail, je n’étais payée qu’à la fin du mois et je n’avais pas d’argent pour aller à l’hôtel. À la fin, je trouvai un balcon dans un hôtel, couvert d’une bâche, avec un lit« …

    …

    …

    De minimes points demeurent encore obscurs dans mon esprit, concernant l’identité précise des quelques personnes très rapidement citées _ plutôt qu’évoquées… _, dans « Le Pain perdu » :
    …

    _ à la page page 94 :

    « Il y a l’oncle Moriz en Palestine ! Tu venais à peine de naître quand il est parti. (…) Il était boulanger  » ;

    …

    _ à la page page 103 :

    En Israël, « je retrouverais peut-être le frère _ Steinschreiber _ de notre père » ;

    …

    _ à la page 108 :

    « Mon oncle Joël se trouvait à Tel-Aviv, avec ses deux garçons : Avi et Itaï » ;

    …

    _ à la page page 110 :

    « Oncle Joël, il ressemble à papa ?« .

    …

    Et aussi,

    _ à la page 116 :

    « Et le mari de notre cousine Adele, qui est boulanger ?« …

    …

    Reprenant à propos de ce même personnage d’Adele _ semblablement présent, en son prénom, comme en son lien de parenté (une « cousine« ) avec Edith et sa sœur, dans les deux récits de 2020 et 1959 _, ceci, à la page 76 de « Qui t’aime ainsi » :

    …

    de retour des camps d’Allemagne, « ma cousine Adele reconnaît Peter _ alias Ôdön : alors assez mal en point dans un fossé sur le bord de la route… _  et le traîna à l’hôpital le plus proche »…

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    Qui sont donc cette « cousine Adele« , cet « oncle Moriz » et cet « oncle Joël » (ainsi que les deux fils de ce dernier, les cousins Avi et Itaï), tous parvenus en Israël, et y résidant alors ?..

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    Je n’ai pas encore réussi à le découvrir…

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    Ce jeudi 10 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et puis la comparaison-confrontation des pages 99 à 105 du « Pain perdu » (2020) et des pages 82 à 109 de « Qui t’aime ainsi » (1959) d’Edith Bruck : le parcours d’Edith Bruck entre Kosice, en Slovaquie, le 1er janvier 1946, et le voyage de Marseille à Haïfa, du 26 août au 3 septembre 1948…

    En poursuivant ma comparaion-confrontation entamée hier dimanche 6 février entre les récits de 1959 et 2020 du parcours d’existence d’Edith Bruck en mon article « « ,

    qui portait sur la période allant de la naissance de celle-ci, le 3 mai 1931 à Tiszabercel, à son franchissement de la frontière entre la Hongrie et la Slovaquie, en décembre 1945,

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    j’en viens, ce lundi 7 février à la la comparaison-confrontation des pages 99 à 105 du « Pain perdu » (2020) et des pages 82 à 109 de « Qui t’aime ainsi » (1959)

    soit le parcours d’Edith Bruck entre son arrivée à Kosice, en Slovaquie, le 1er janvier 1946, et son voyage de Marseille à Haïfa, en Israël, du 26 août au 3 septembre 1948…

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    De même que pour mon article précédent, d’hier, consacré à la comparaison des traitements réservés par Edith Bruck, en ses deux récits autobiographiques de 1959 et 2021, aux épisodes situés entre sa naissance à Tiszabercel, en Hongrie, le 3 mai 1931, et son départ de Hongrie à la toute fin de 1945, pour la Tchécoslovaquie,

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    ce lundi, je me penche sur les traitements réservés par l’autrice en ses deux récits, à 62 ans de distance, aux épisodes de son périple entre son arrivée en Slovaquie juste avant le 1er janvier 1946, et son débarquement en Israël, à Haïfa, le 3 septembre 1948 :

    soient son passage en Tchécoslovaquie, en 1946-1947, puis ses transits par l’Allemagne (la Bavière) et la France (Marseille), en 1948, avant de rejoindre sa destination désirée d’Israël, à Haïfa, le 3 septembre 1948 ;

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    périodes successives que je décompose ainsi :

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    1) le séjour d’à peu près deux années en Tchécoslovaquie, à Podmokly (soient, d’une part, 21 pages _ de la page 83 à la page 102 _, et d’autre part 1 page _ la page 100 : ces épisodes-là (premier amant, en la personne du cousin Tibi, et puis avortement, à Prague ; puis premier mariage, avec Milan Grün, électricien) sont donc carrément shuntés dans l’autobiographie de 2021 ! _) 

    2) le passage et les transits dans divers camps _ de transit d’émigrants juifs à destination d’Israël… _ en Bavière (soient, d’une part, 5 pages _ de la page 102 à la page 107 _, et d’autre part 2 pages _ de la page 100 à la page 102 : ces épisodes-là  sont eux aussi expédiés ; ce sont là de simples transitions… _)

    3) le bref passage par Marseille et l’embarquement « clandestin » vers Israël (soient, d’une part, 1 page _ de la page 107 à la page 107, avec cette brève remarque, au passage : « Les Français me plurent beaucoup ; leur langue aussi. Je commençai à en parler quelques mots« … _, et d’autre part 1 page _ de la page 102 à la page 103 : « à Marseille, je vis la mer pour la première fois !«  ; cet épisode-là constitue lui aussi une simple transition… _) 

    4) et puis la traversée sur un paquebot italien « pour notre terre promise » (soient, d’une part, 2 pages _ de la page 107 à la page 109 _, et d’autre part 2 pages _ de la page 103 à la page 105 : ces épisodes-là  sont eux aussi expédiés ; ce sont là de simples transitions… _)

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    Certains des centres d’intérêt de l’actrice-narratrice, se sont donc bien déplacés entre le récit de 1959 et le récit de 2021…

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    Demain, je porterai un regard sur les épisodes beaucoup plus importants du séjour d’Edith Bruck en Israël, entre le 3 septembre 1948, son débarquement, en provenance de Marseille, à Haïfa, et son départ d’Israël en 1952 : peut-être en bateau, d’après le récit de « Qui t’aime ainsi« , en 1959 _  à la page 135 : « Ma famille et mes amies m’accompagnèrent au port« , à Haïfa ; « en quittant Israël, je me fuyais surtout moi-même« ... _ ; ou peut-être en avion, d’après le récit du « Pain perdu« , en 2021 _ à la page 129 : « Rapidement, je me suis retrouvée dans l’avion _ pour Athènes. C’était mon premier vol et j’avais l’impression de voler de mes propres ailes« …

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    Ce lundi 7 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa