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  • Ré-écouter et re-comparer diverses interprétations du chef d’oeuvre « Dans les brumes » de Leos Janacek, au regard, aujourd’hui, de la poésie si intense et juste du piano ultra-sensible et fort de Benedek Horvath…

    Dans la poursuite des réflexions de mon article d’hier «  » à propos de mon émerveillement pour le piano justissime de Benedek Horvath _ né à Budapest en 1989, Benedek Horvath avait donc 27 ans lors de l’enregistrement, à Paris, au mois de novembre 2018, de son merveilleux CD « Bartok, Janacek & Kurtag » Artalinna ATL 025 _,

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    je me décide ce matin à comparer, à l’écoute des divers CDS, son sublime « Dans les brumes« , ce chef d’œuvre transcendant de Leos Janacek, avec les interprétations précieusement thésaurisées de ma part en ma discothèque personnelle de

    _ Rudolf Firkusny (à Munich en 1971, pour Deutsche Grammophon, et à New-York en 1989, pour RCA),

    _ Radosval Kvapil (à Paris en 1989 pour Adda),

    _ Alain Planès (à Aulnay-sous-Bois en 1994 pour Harmonia Mundi),

    _ Leif Ove Andsnes (à Snape – Suffolk en 1995 pour Virgin Classics),

    _ Cathy Krier (à Luxembourg en 2013 pour CAvi-Music)

    _ ou encore Lars Vogt (à Cologne en 2020 pour Ondine)…

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    Ce qui incidemment me renvoie aussi à un article mien du 13 mars 2022 : «  » :

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    Ecouter et comparer diverses interprétations de « Dans les Brumes » de Leos Janacek…

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    — Ecrit le dimanche 13 mars 2022 dans la rubrique “Musiques”
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    Je me suis demandé à laquelle des interprétations de « Dans les brumes » de Leos Janacek (Hukvaldy, Moravie, 3 juillet 1854 – Ostrava, Moravie, 2 août 1928) que ma discothèque comporte, allait ma préférence :

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    Rudolf Firkusny (en 1971 et 1989) ? Radoslav Kvapil (en 1989) ? Leif Ove Andsnes (en 1990) ? Alain Planès (en 1994) ? Cathy Krier (en 2013) ?

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    Ou bien à la plus récente d’entre elles (en 2021) : celle de Lars Vogt ?..

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    Le génie si idiosyncrasique de Leos Janacek est terriblement malaisé à « attraper » par les interprètes qui osent se frotter à sa musique…

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    Pour ma part, déjà, je préfère le quelque chose de plus légèrement râpeux de Radoslav Kavpil (Brno, Moravie, 15 mars 1934) à l’élégance irrépressible et magnifique de Rudolf Firkusny (Napadjedl, Moravie, 11 février 1912 – Staatsbourg, New-York, 19 juillet 1996) ;

    et tous deux sont eux aussi moraves…

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    Dans mon article du 10 janvier 2018 (« « ), j’avais exprimé une certaine admiration pour le talent très probe et vif de Cathy Krier (Luxembourg, 17 janvier 1985), dans son double album Janacek…

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    Et j’aime aussi beaucoup l’art toujours très juste d’Alain Planès (Lyon, 20 janvier 1948) : en son CD Janacek, également… 

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    Et Leif Ove Andsnes (Karmøy, 7 avril 1970) est vraiment très bien lui aussi, assez proche de l’élégance rêveuse, morave, de Rudol Firkusny…

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    Mais Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970) est absolument fidèle à l’idiosyncrasie incisive, à l’occasion râpeuse, et tendre sans le moindre pathos, de Leos Janacek…

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    Ce dimanche 13 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Un article d’il y a 18 mois qu’il me faut, à la réécoute aujourd’hui de ces diverses interprétations, et comparativement au jeu absolument justissime de Benedek Horvath,

    nécessairement revoir et ajuster…

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    Et je dois dire que l’interprétation live, de novembre 2018, de Benedek Horvath touche le cœur le plus intime de la poésie à la fois incisive et tendre, tragique aussi, de Leos Janacek : un vrai miracle d’intelligence et sensibilité du pianiste ;

    nous frémissons à ressentir sur la peau les gouttelettes des brumes nimbant le paysage ouateux et mouvant des vallons et tourbières de Moravie…

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    Ce vendredi 20 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos de l’ultime sublime CD (Mozart) qui restait à paraître du merveilleux Lars Vogt : une confirmation, et une célébration de la béatitude du vivre…

    En quelque sorte en confirmation de mon article du 21 septembre dernier (2023) « « ,

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    ce mercredi 11 octobre, soit 21 jours plus tard,

    paraît sur l’excellent site Discophilia de l’excellent Jean-Charles Hoffelé un très bel article, consacré lui aussi au miraculeux CD Ondine ODE 1414-2 « Mozart Piano Concertos N° 9 & 24 » de Lars Vogt et son Orchesstre de chambre de Paris,

    intitulé, cette fois, « Mozart et l’éternité » :

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    MOZART ET L’ÉTERNITÉ

    Ce sera l’adieu au disque _ hélas _ de Lars Vogt _ décédé à Erlangen le 5 septembre 2022  _, son retour à Mozart dont il aura gravé trop peu d’opus, trois disques de Sonates, un album de Sonates pour violon et piano avec Christian Tetzlaff, et, avec ce volume, trois disques de Concertos.

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    Il avait enfin trouvé avec l’Orchestre de Chambre de Paris cet alter ego en Mozart, cette fusion si nécessaire au chambriste qu’il fut toujours _ cf les nombreux superbes CDs produits à son merveilleux Festival « Spannungen« , à Heimbach… _ et que n’avaient pu lui apporter Paavo Järvi ou Ivor Bolton, cette simplicité et cette émotion _ voilà : sublimes _ diffuses au long d’un magnifique Jeunehomme solaire et nostalgique à la fois _ oui _, où son clavier rayonne jusque dans la confidence de l’Andantino. Le Rondeau sera mutin, joué sur les pointes, avec une fantaisie désarmante, et comme tout cela coule et ondoie _ oui, sans rien de forcé _, à ne rien accroire d’une mort si proche _ enregistré à Paris du 25 au 28 avril 2021 ; dans mon article du 21 septembre dernier, j’indiquais la chronologie des 21 séances d’enregistrements en moins d’une année, du 21 février 2021 au 2 février 2022 :

    1) du 21 au 25 février 2021, à Brème, avec Christian et Tanja Tetzlaff, pour une partie du double CD « Schubert – Piano Trios – Notturno – Rondo – Arpeggione Sonata » (CD Ondine ODE 1394-2D) ;

    2) du 25 au 28 avril 2021, à Paris, avec l’Orchestre de chambre de Paris, pour le CD « Mozart – Piano Concertos N° 9 & 24«  (CD Ondine ODE 1414-2) ;

    3) du 10 et 11 juin 2021, à Brème, avec Christian et Tanja Tetzlaff, pour une autre partie du double CD « Schubert – Piano Trios – Notturno – Rondo – Arpeggione Sonata » (CD Ondine ODE 1394-2D) ;

    4) du 6 au 8 octobre 2021, à Paris, avec Raphaël Sévère et l’Orchestre de chambre de Paris, pour le CD Mozart «  » (CD Mirare MIR 626) ;

    5) du 2 au 5 novembre 2021, à Paris, avec l’Orchestre de chambre de Paris, pour le CD « Mendelssohn – Piano Concertos – Capriccio Brillant » (CD Ondine ODE 1400-2) ;

    6) le 24 novembre 2021, à Londres, avec Ian Bostridge, pour le CD « Schubert – Schwanengesang » (CD Pentatone PTC 5186 786) ;

    7) les 1er et 2 février 2022, à Paris, avec le Quatuor Modigliani, pour le CD « Mozart – Clarinet Works » (CD Mirare MIR 626)

    des 5 dernières parutions discographiques (1 Mendelssohn, 2 Schubert, 2 Mozart) de Lars Vogt.

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    Le lever de rideau du Concerto en ut mineur fait entrer tout un théâtre, celui de Don Giovanni évidemment, mais aussi une dimension supplémentaire dès que le piano paraît, posant sa question sans réponse, chaque note déclamée ; quelle intensité sans recours _ voilà !

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    Fatal, jusque dans une cadence admirablement intégrée au discours dans lequel le pianiste l’a fondue. Elle pourrait être de Mozart. La romance toute simple du Larghetto fait admirer cette sonorité si naturellement lumineuse _ oui : Lars Vogt avait ce génie de la plus pure lumière _, avant que le sombre ne revienne dans un Finale étrange, refusant l’Allegretto, aux atmosphères d’orage. Et dire que c’est son dernier disque ! _ à paraître de ses 5 dernières réalisations discographiques : je l’attendais impatiemment moi aussi….

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    Heureusement Warner annonce un fort coffret regroupant tous ses enregistrements de jeunesse _ merci de cette bonne nouvelle. En retour Ondine serait bien inspiré de regrouper tous ses disques _ je les ai tous thésaurisés _ en une belle boîte et d’explorer _ aussi, oui ! _ la malle aux trésors des innombrables captations radiophoniques _ espérons-le vivement, maintenant que son génie d’interprète est enfin (!) universellement célébré…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791).

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    Concerto pour piano et
    orchestre No. 9 en mi bémol
    majeur, K. 271
    « Jeunehomme »

    Concerto pour piano et
    orchestre No. 24 en ut mineur,
    K. 491

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    Lars Vogt, piano, direction
    Orchestre de Chambre de Paris

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    Un album du label Ondine ODE1414-2
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    Photo à la une : le pianiste Lars Vogt, à Munich, en mars 2013 –
    Photo : © Michel Neumeister

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    Tout ou presque vient d’être dit là…

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    Et maintenant, à vos platines, pour saisir pleinement ce qu’a su nous faire parvenir en ses disques pour l’éternité Lars Vogt.

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    Et écoutez ces podcasts-ci :

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    _ l’Allegro ( de 10′ 37) du Concerto Jeunehomme K. 272

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    _ l’Andantino (de 11′ 18) du Concerto Jeunehomme K. 272

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    _ le Rondo Presto (de 10′ 10) du Concerto Jeunehomme K. 272

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    _ l’Allegro avec la cadence de Lars Vogt (de 13′ 44) du Concerto en ut mineur n°24 K. 491 

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    _ le Larghetto (de 6′ 38) Concerto en ut mineur n°24 K. 491

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    _ l’Allegretto (de 8′ 55) du Concerto en ut mineur n°24 K. 491 

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    Soit l’enchantement Mozart – Lars Vogt…

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    Cf aussi ces mots (de béatitude envers la vie) de cette ultime lettre de Wolfgang Amadeus Mozart _ il décèdera le 5 décembre 1791, à l’âge de 35 ans… _ à son père Leopold _ qui mourra le 28 mai 1787, à l’âge de 67 ans _, datée du 4 avril 1787,

    face au double fait _ oxymorique _ de la mortalité et du vivre :

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    « Je ne me couche jamais pour dormir sans me rappeler que peut-être aussi jeune que je sois je ne serai peut-être plus là le lendemain — et assurément aucun de ceux qui me connaissent ne pourra dire que je suis maussade ou triste dans mon comportement — et pour cette béatitude je remercie tous les jours mon créateur, et je souhaite la même à tous mes semblables. Je vous ai déjà entretenu de ce point dans ma lettre à l’occasion de la triste disparition de mon plus cher et meilleur ami, le comte von Hatzfeld et fait part de ma façon de penser — il n’avait que trente et un ans, comme moi — je n’ai pas pitié de lui, mais de moi et de ceux qui l’ont connu aussi bien que moi »…

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    Ce mercredi 11 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’ultime CD de la dernière année (du 21 février 2021 au 2 février 2022) d’enregistrements discographiques de Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970 – Erlangen, 5 septembre 2022), pianiste et chef d’orchestre : le sublime CD « Mozart – Piano Concertos n° 9 & 24 », avec l’Orchestre de chambre de Paris…

    Quel bouleversant adieu à la musique (et à la vie) constitue pour nous qui l’écoutons aujourd’hui cet ultime _ qui restait encore à paraître : il vient de paraître le 8 septembre dernier… _ des 5 CDs (dont un double) enregistrés par le formidable Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970 – Erlangen, 5 septembre 2022), pianiste et chef d’orchestre), en onze mois et 10 jours _ du 21 au 25 février 2021, à Brème, pour 3 des 4 œuvres du double album « Schubert – Piano Trios – Notturno – Rondo – Arpeggione Sonata« , Ondine ODE 1394-2D, avec Christian et Tanja Tetzlaff, aux 1 et 2 février 2022, à Paris, pour le Quintette avec clarinette K. 581 du CD « Mozart – Clarinet Works« , Mirare MIR 626, avec le Quatuor Modigliani, pour être un peu précis… _,

    que ce sublimissime de tendresse CD « Mozart – Piano Concertos n° 9 & 24″, Ondine ODE 1414-2, avec l’Orchestre de chambre de Paris _ dirigé du piano par Lars Vogt _, enregistré à la Salle des Concerts de la Cité de la Musique à Paris, du 25 au 28 avril 2021…

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    Et voici de quoi en écouter ici les 6 plages :

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    Du Concerto « Jeunehomme » n°9 en mi bémol Majeur K. 271 (de 1777) :

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     _l’Allegro (d’une durée de 10′ 38) ;

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    _ l’Andantino (de 11′ 18) ;

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    _ et le Rondo Presto (de 10′ 10).

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    Et du Concerto n° 24 en ut mineur K. 491 (de 1786) :

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    _ L’Allegro, avec une cadence de Lars Vogt (de 13′ 44) ;

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    _ le Larghetto (de 6′ 39) ;

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    _ et l’Allegretto (de 8′ 55).

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    Emblématique à mon goût de ce merveilleux rapport à la musique qu’entretint toute sa vie durant le merveilleux Lars Vogt, est le sublime Larghetto du Concerto n° 24 K. 491 que Lars Vogt et l’Orchestre de chambre de Paris nous donnent si généreusement ici…

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    Parmi les nombreux articles que j’ai consacrés sur ce blog « En cherchant bien » au merveilleux Lars Vogt, je me permets de renvoyer peut-être en priorité à celui du 6 septembre 2022, le jour où j’ai appris son décès : « « , qui a le mérite de récapituler de précédents articles de ma part ;

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    dont celui-ci, en date du 14 novembre 2009, « « , dans lequel je m’émerveillais du travail du formidable Lars Vogt pour le magnifique et incomparable Festival Spannungen _ de musique de chambre, avec ses amis _ , qu’il avait fondé à Heimbach ;

    mon tout premier article à lui consacré « « , datant, lui, du 17 octobre précédent, en 2009. _ c’est par ce magique CD des Octuors de Mendelssohn et d’Enescu (enregistrés à Heimbach les 11 et 12 juin 2008), le CD CAvi-Music 8553163, paru en 2009, que j’avais découvert l’existence de Lars Vogt…

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    Pour ce qui concerne les 5 albums de Lars Vogt, pianiste et chef d’orchestre, dernièrement parus, et ayant donné lieu à 21 séances d’enregistrement en moins d’une année, du 21 février 2021 au 2 février 2022

    _ 1) du 21 au 25 février 2021, à Brème, avec Christian et Tanja Tetzlaff, pour Schubert (CD Ondine ODE 1394-2D) ;

    2) du 25 au 28 avril 2021, à Paris, avec l’Orchestre de chambre de Paris, pour Mozart (CD Ondine ODE 1414-2) ;

    3) du 10 et 11 juin 2021, à Brème, avec Christian et Tanja Tetzlaff, pour Schubert (CD Ondine ODE 1394-2D) ;

    4) du 6 au 8 octobre 2021, à Paris, avec Raphaël Sévère et l’Orchestre de chambre de Paris, pour Mozart (CD Mirare MIR 626) ;

    5) du 2 au 5 novembre 2021, à Paris, avec l’Orchestre de chambre de Paris, pour Mendelssohn (CD Ondine ODE 1400-2) ;

    6) le 24 novembre 2021, à Londres, avec Ian Bostridge, pour Schubert (CD Pentatone PTC 5186 786) ;

    7) les 1er et 2 février 2022, à Paris, avec le Quatuor Modigliani, pour Mozart (CD Mirare MIR 626) _,

    …

    en voici les coordonnées discographiques :

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    _ Franz Schubert : double CD Ondine ODE 1394-2D « Piano Trios – Notturno – Rondo – Arpeggione Sonata« , Lars Vogt, piano, Christian Tetzlaff, violon, Tanja Tetzlaff, violoncelle ;

    …

    _ Felix Mendelssohn : CD Ondine ODE 1400-2 « Piano Concertos – Capriccio brillant« , Lars Vogt, Orchestre de chambre de Paris ;

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    _ Wolfgang Amadeus Mozart : CD Mirare MIR626 « Clarinet Works« , Lars Vogt, Raphaël Sévère, Orchestre de chambre de Paris ;

    …

    _ Franz Schubert : CD Pentatone PTC 5186 786 « Schwanengesang« , Lars Vogt, Ian Bostridge ;

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    _ Wolfgang Amadeus Mozart : CD Ondine ODE 1414-2 « Piano Concertos n° 9 & 24« , Lars Vogt, Orchestre de Chambre de Paris.

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    Pour les 4 CDs précédant la parution de ce CD Mozart des Concertos n° 9 & 24, que je découvre ce jour,

    voici certains des articles que je leur ai consacrés à leur parution :

    …

    _ mon article du 11 mars 2022, sur le CD Mendelssohn / les 2 Concertos pour piano, avec l’Orchestre de chambre de Paris :

    «  » ;

    …

    _ mon article du 30 septembre 2022, sur le CD Mozart / Concerto et Quintette pour clarinette, avec Raphaël Sévère, l’Orchestre de chambre de Paris et le Quatuor Modigliani :

    «  » ;

    …

    _  mon article du 26 juin 2023, sur le CD Schubert / Schwanengesang, avec Ian Bostridge :

    «  » ;

    …

    _ et mon article du 29 avril 2023, sur le CD Schubert / les deux Trios et la Sonate Arpeggione, avec Christian et Tanja Tetzlaff :

    « « .

    …

    …

    Lars Vogt est un musicien d’exception, à nul autre pareil…

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    Et les CDs qu’à sa disparition le généreux Lars Vogt nous laisse, sont d’irremplaçables présents permanents de joie…

    Lars Vogt est vivant.

    …

    …

    Ce jeudi 21 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour compléter ma discothèque Cipriano de Rore : le CD Gimell 029 de sa « Missa Praeter rerum seriem » et quatre Motets, par les Tallis Scholars, en 1994…

    Plongé toujours dans le merveilleux répertoire sacré de la Renaissance,

    et m’efforçant de rassembler un peu mieux les CDs trop épars jusqu’ici de ma discothèque personnelle consacrés à divers compositeurs majeurs de ce très fécond splendide moment musical,

    …

    je viens de recevoir le CD intitulé « Missa Praeter trerum seriem«  _ une des 5 messes qui nous sont parvenues de Cipriano de Rore (messe en double « hommage à son employeur, le Duc Ercole II de Ferrare, et à Josquin des Prés qui exerça non seulement la seule véritable influence sur lui mais fut aussi son prédécesseur le plus apprécié à la cour d’Este…«  ; et qui s’appuie sur le Motet de Noël « Praeter trerum seriem«  (écoutez ici (7′ 17) : c’est somptueux !) de Josquin des Prés ;  et complétée en ce CD par 4 sublimes Motets de Cipriano de Rore : « Infelix ego » (écoutez ici (12′ 08)), « Parce mihi, Domine«  (écoutez ici (5′ 33)), « Ave Regina cælorum » (écoutez ici (5′ 55)) et « Descendi in hortum meum«  (écoutez ici (5′ 32)) … _ par les Tallis Scholars sous la direction de leur chef Peter Phillips, soit le CD Gimell CDGIM 029, enregistré à Norfolk, et parue au mois de septembre 1994…

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    Voici la très intéressante présentation qu’en proposait Peter Phillips _ en une traduction en français de Meena Wallaby _ aux pages 6 à 9 du livret de ce CD :

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    Le regain d’intérêt pour les compositeurs de la Renaissance n’a que très rarement révélé des musiciens devant leur notoriété à une égale appréciation de l’ensemble de leur œuvre. Ce travers est poussé à l’extrême dans le cas de Cipriano de Rore qui, de son vivant et jusqu’à nos jours, a été considéré comme un compositeur marquant de madrigaux et l’un des plus importants précurseurs de Monteverdi. Hélas pour ceux qui aiment que les choses restent simples, Rore composait avec un égal génie _ voilà ! _ de la musique sacrée, en digne successeur de Josquin des Prés. Rore suivit le parcours normal d’un musicien talentueux de la Renaissance né aux Pays-Bas. Son éducation achevée dans ses Flandres natales, il chercha un emploi en Italie. Il noua des contacts à Venise, en particulier avec Adrian Willaert, maestro di cappella à Saint-Marc, et néerlandais _ c’est-à-dire flamand : il est natif de Renaix-Ronse… _ lui aussi. De 1547 à mars 1558, il fut employé _ onze années _ sans interruption à la cour de Ferrare par le duc Ercole II d’Este, pour lequel il composa la Missa Praeter rerum seriem. Lorsque, en 1559, le successeur du duc Ercole, Alfonso II, mit un terme aux fonctions de Rore à Ferrare, celui-ci s’installa à Parme, à la demande de la famille Farnese. En 1563, il fut choisi pour succéder à Willaert à Saint-Marc de Venise, ce qui était sans doute, même à l’époque, le poste le plus prestigieux pour un musicien en Italie. À quarante-sept ans, Rore semblait alors avoir son avenir placé sous les meilleurs auspices. Malheureusement, pour une raison quelconque _ ignorée de nous _, il n’était apparemment pas fait pour sa tâche à Saint-Marc de Venise, et, dès septembre 1564, il était de retour à Parme, où il mourut en août ou septembre 1565.Malgré le nombre impressionnant de madrigaux que Rore écrivit, sa production de musique sacrée ne fut pas négligeable : plus de quatre-vingts motets et cinq messes _ voilà. Parmi les œuvres proposées sur cet enregistrement, ce sont les motets qui montrent le plus clairement la formation musicale de Rore, musicien franco-flamand dans la tradition josquinienne. Bien que nullement madrigalesque, et écrite quelques années avant la naissance de Monteverdi, la messe de Rore recèle de fascinants pré-échos monteverdiens. Cette messe, qui s’appuie sur le motet de Noël de Josquin Praeter rerum seriem _ écoutez ici (7′ 17) _, est l’une des messes-parodie les plus élaborées de son époque. En l’écrivant, Rore rendait hommage à la fois à son employeur, le Duc Ercole II de Ferrare, et à Josquin qui exerça non seulement la seule véritable influence sur lui mais fut aussi son prédécesseur le plus apprécié à la cour d’Este _ en 1503-1504.Le Praeter rerum seriem fait sans aucun doute partie des plus grandes œuvres de Josquin _ voilà. Il est formé d’une série de motifs travaillés avec soin autour du chant dévotionnel sur lequel il est construit. Pour l’essentiel de l’œuvre, la polyphonie se présente de manière antiphonée entre les trois voix supérieures quand le chant de dévotion est confié au superius (soprano I), et entre les trois voix basses quand il est confié au tenor. Cette méthode apparaît au tout début de l’œuvre avec la distribution des voix basses, et donne à l’écriture une telle puissance que Rore construisit l’ouverture des cinq mouvements de cette manière, ainsi qu’une section subsidiaire (sur ‘Et iterum’ dans le Credo). La deuxième partie du motet de Josquin est relativement plus libre que la première. Le chant est masqué par une structure généralement à six voix, qui devient ternaire quand le texte fait finalement allusion au mystère de la Trinité, avant de revenir au rythme binaire du ‘Mater ave’.En un sens, la messe de Rore n’est une composition originale que dans une très faible mesure. Cependant, il parodie son modèle de façon si ingénieuse que les éléments fixes semblent prendre de nouvelles dimensions _ voilà. Rore ajouta une partie de cantus (soprano) aux six voix employées à l’origine par Josquin. Puis il transforma l’une des parties existantes, celle de quintus (ici alto I), en une ligne de cantus firmus de notes longues pour chanter les mots ‘Hercules secundus dux Ferrarie quartus vivit et vivet’ jusqu’à la mélodie du chant dévotionnel citée par Josquin. La ligne de cantus supplémentaire de Rore apporte une nuance nouvelle à l’écriture en créant une sonorité plus éclatante, qui semble faire totalement sortir la musique de la période du milieu de la Renaissance, voire la faire, voire la faire tendre vers le Baroque. Le passage sur ‘Et in unum Dominum Iesum Christum’ du Credo est presque du pur Monteverdi.

    L’écriture la plus impressionnante apparaît au début de chaque mouvement de la messe, où Rore développe l’ouverture magistrale du motet josquinien. Dans le Kyrie, la version de Josquin est pratiquement inchangée en ce qui concerne les voix basses, bien que Rore ajoute une autre ligne à la partie d’altus II. Dans le Gloria, il fait une inversion de la gamme ascendante de Josquin tout en conservant l’originale. Il emploie le même procédé dans le Credo sous une forme plus ornée. Mais c’est seulement dans le Sanctus et l’Agnus Dei que la mesure des deux cantus de Rore apparaît pleinement dans le contexte de cette phrase, qui semble s’être développée et amplifiée. Le Sanctus commence par de longues lignes rhapsodiques dans un vaste espace sonore. L’Agnus Dei va un peu plus loin en impliquant toutes les voix dès le départ et en étayant pour la première fois l’ensemble par un énoncé du chant. De manière générale, on n’entend le chant que lorsqu’un mouvement ou une section est bien amorcé, et que la longueur extrême de ses notes l’empêche véritablement de se mêler à la texture d’ensemble. C’est seulement dans deux passages où le nombre des voix est réduit, le ‘Pleni’ et le ‘Benedictus’ (tous deux dans le Sanctus), qu’il est totalement omis.

    Les quatre motets qui figurent sur cet enregistrement présentent tous le son et la technique bien reconnaissables de la polyphonie franco-flamande traditionnelle, et sont aussi éloignés des madrigaux italianisés de Rore qu’ils pouvaient l’être dans le contexte musical de l’époque. Deux d’entre eux, Ave Regina caelorum et Descendi in hortum meum, comportent une écriture en canon des plus avancée. Infelix ego comprend un motif conducteur énoncé selon une structure mathématique stricte. Seul Parce mihi, Domine _ écoutez ici (5′ 33) _ est composé en toute liberté, bien que ses sonorités sombres (écrites pour cantus, altus, tenor, quintus et bassus, ici SATTB) et ses longues mélodies ne lui confèrent guère une résonance moderne. L’essence de ces pièces tient toutefois à l’aisance avec laquelle Rore donna une expression aux techniques anciennes. Les deux oeuvres pénitentielles, Infelix ego et Parce mihi, Domine, créent une atmosphère inoubliable _ voilà _ de doute et d’interrogation sur soi, grâce à la longueur des idées musicales et des mélodies qui se répercute finalement sur la longueur globale des pièces. Tout au long de Infelix ego _ écoutez ici (12′ 08) _, motet à six voix écrit pour cantus, altus, sextus, tenor, quintus et bassus (ici AATTBB), court un motif de cantus firmus de huit notes, une pour chaque syllabe de ‘Miserere mei, Deus’, qui est cité dans la partie d’altus (ici alto II). Au fil de la musique, la longueur des notes de ce cantus firmus diminue de moitié jusqu’à ce qu’à la fin toutes les voix le reprennent. Cette méthode très simple permit à Rore d’amener cette œuvre colossale à son point de résolution, tout en soulignant le ton d’insistance propre à la supplication du ‘Miserere’.

    Les deux œuvres en canon sont plutôt moins sombres. Toutes deux sont écrites pour sept voix dont trois sont impliquées dans un canon strict. Ave Regina cælorum _ écoutez ici (5′ 55) _ adopte un genre typique du milieu de la Renaissance que l’on trouve par exemple chez Mouton et Willaert. Cela implique une texture libre pour quatre voix, souvent écrite pour cantus, altus, tenor et bassus, au milieu de laquelle est inclus un canon à trois voix. Les parties en canon comportent des notes relativement longues et ne sont chantées que périodiquement. Dans ce cas, les trois voix conservent leur propre hauteur de ton (fondamentale, quatrième et cinquième degrés), ce qui a pour effet une certaine fascination académique. C’est cependant dans les sonorités auxquelles contribuent tous ces élements que réside la puissance d’expression de l’œuvre. Descendi in hortum meum, composé selon une structure identique, dégage une atmosphère totalement différente qui convient aux parfums puissants de son texte tiré du Cantique des cantiques. Ce chef-d’œuvre _ écoutez ici (5′ 32) _ paraît si naturel que l’on a peine à croire qu’une écriture mathématique rigoureuse le sous-tend. Mais l’altus II (qui mène l’ensemble), le cantus II (soprano II) et le tenor I chantent bien en canon, cette fois-ci à la quinte et à l’octave. Le canon est maintenu même dans la section ternaire vers la fin, là où Rore le madrigaliste retrouve brièvement le compositeur de génie de musique sacrée pour créer le plus beau et le plus mélancolique de tous les passages polyphoniques: ‘Reviens, reviens, ô Sulamite, reviens que nous puissions te contempler’.

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    Des œuvres merveilleuses sublimées par l’interprétation sublime des Tallis Scholars…

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    Ce samedi 9 septembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa