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  • L’extraordinaire d’intimité bouleversante « Lines of lines – Schubert – Kurtág » de Benjamin Appl et György Kurtag : un sublime bijou tout de sobriété, pour nous accompagner à aller à l’essentiel, nous aussi, de nos vies…

    C’est un bouleversant – d’intensité intime – moment de musique que, avec le saisissant CD Alpha 1145 « Lines of life – Schubert & Kurtág« , viennent nous faire un somptueux cadeau musical le superbe baryton Benjamin Appl  – dont j’ai beaucoup beaucoup apprécié les précédents CDs « Forbidden fruit » et « Schubert – Winterrreise » , avec son compère pianiste James Baillieu (tous deux sont londoniens), pour Alpha, ainsi que le récital « Schubert – Lieder with orchestra« , avec le Münchner Rundfunkorchester dirigé par Oscar Jockel, pour BR Klassik ; cf mon article récapitulatif en date du 10 octobre 2023 : « Le charme extrêmement prenant de Benjamin Appl à nouveau opérant et superbe dans un programme à nouveau original et assez singulier : un bouquet de 19 Lieder de Franz Schubert en des adaptations orchestrales d’Anton Webern (5), Max Reger (7), Alexander Schmalcz (2) et 5 autres compositeurs-orchestrateurs, avec la complicité du chef, natif lui aussi de Ratisbonne, Oscar Jockel, et le Münchner Rundfunkorchester : un album infiniment séduisant de clarté et naturel, justesse et poésie… » ; Benjamin Appl est né le 26 juin 1982 à Ratisbonne, en Bavière : il a été d’abord formé au chant, enfant, au renommé Regensburger Domspatzen… – et le merveilleux – et très singulier : magnifique ! – compositeur – et ici aussi pianiste, pour un lied de Schubert et un lied de Brahms… – György Kurtág, dont l’œuvre tout entier est une très exigeante visée-quête d’accès brefs, forcément, à une sublime éternité hors temps, et à laquelle il parvient !,

    avec ce CD enregistré à Budapest les 23 et 24 mars et 5 et 6 mai 2024, mais très intensivement préparé, à Budapest même, sur une durée de rien moins que douze jours (!) ;

    Gÿorgy Kurtág (né à Lugo, en Transylvaniue le 19 février 1926) était alors, ces douze jours d’ardente préparation et enregistrement – de 1200 prises ! – de mars et mai 2024, un jeune homme d’à peine 98 ans…

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    C’est un article de Dominique Adrian, intitulé « Benjamin Appl à l’école de Kurtág, une inoubliable leçon de musique« , publié sur le site de ResMusica en date du 15 mars dernier, qui m’a fait me mettre en quête immédiate de ce CD désiré ;

    pour ma plus vive et très reconnaissante jubilatoire satisfaction : quel sublime art, et du compositeur Kurtág, et de l’interprète Appl !

    – celui-ci chantant, et merveilleusement !, a capella sur 8 des 21 plages de musique de ce CD : 8 des Lieder de Kurtág ; mais aussi accompagné au piano par James Baillieu sur 6 des plages : pour des Lieder de Schubert ; par Pierre-Laurent Aimard sur 4 des plages : pour des Lieder de György Kurtág sur des poèmes de Ulrike Schuster ; par György Kurtág lui-même au piano, pour les lieder « Der Jüngling an der Quelle » de Schubert et « Sonntag » de Brahms ; et par le tromboniste Csaba Bencze et le tubiste Gergely Lukács pour le lied « Gestalt und Geist » des « Hölderlin-Gesänge« , Op. 35a: No. 3 de György Kurtág…

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    Benjamin Appl à l’école de Kurtág, une inoubliable leçon de musique

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    Le disque publié par Alpha retrace une collaboration unique – oui ! – autour du Lied romantique – 7 Lieder de Franz Schubert et un de Johannes Brahms – entre le jeune baryton et le vénérable compositeur – l’un de 41 ans, l »autre de 98 ans, lors des séances d’enregistrement, en mars et mai 2024, de cet exceptionnel CD…

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    Même le décès de son inséparable épouse Márta en 2019 n’aura pas mis un terme à la créativité de , le dernier survivant de la génération miraculeuse née dans les années 1920 qui, marquée par l’Histoire – et, pour Kurtag, par l’œuvre de Bela Bartok -, a révolutionné la musique après 1945 – et lui, à la différences de bien d’autres compositeurs ses contemporains, il ne passera pas aux oubliettes de la musique… Il n’a notamment pas cessé de recevoir les musiciens désireux de travailler avec lui, comme le baryton , qui a tiré un disque de cette collaboration. Les œuvres de Kurtág lui-même s’y taillent la part belle – 13 plages sur les 21 de musique de ce CD -, naturellement, mais Appl a aussi travaillé avec lui sur le Lied romantique, principalement Schubert – 7 plages -, qu’il avait déjà servi au disque avec un Winterreise très estimable (Alpha, 2021) – avec aussi, je me permets de l’ajouter ici, les lieder « Heidenröslein » et « Gretchen am Spinnrade » aux plages 34 et 35 du très marquant CD Alpha 922 « Forbidden fruit » ; cf mon article « La remarquable singularité du programme, et la parfaite réalisation musicale, du passionnant CD « Forbidden Fruit » de Benjamin Appl et James Baillieu » en date du 30 juillet 2023. Il aura fallu douze jours pleins et 1200 prises pour enregistrer les cinquante minutes de musique du disque, sous la direction de Kurtág lui-même, sans compter le travail préparatoire : on pourrait craindre de découvrir un froid produit de studio, mais c’est un joyau de naturel musical  – voilà ! – qui en sort.

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    Les six fragments des Hölderlin-Gesänge op. 35a – aux plages 8 à 13 du CD -, composés au milieu des années 90 et complétés par deux autres poèmes de Hölderlin – « Das Angenehme diner Welt« , à la plage 3, et « Nun versteh ich den Menschen  erst« , à la plage 5… -, sont la seule œuvre de Kurtág déjà connue, notamment par un enregistrement un peu raide par Kurt Widmer (ECM) : composé pour voix a cappella – seuls un trombone – celui de Csaba Bencze – et un tuba – celui de Gergely Lukacs – viennent ajouter un peu de drame – feutré cependant – dans le troisième fragment. Les mots de Hölderlin, poète maudit – sauf par Heidegger et les philosophes, qui, eux, le vénèrent… – souvent accusé d’hermétisme, qui n’a séduit les musiciens qu’au XXe siècle (de Nono à Holliger) en trouvent toute leur force prophétique – tout simplement, oui !

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    Les autres œuvres de Kurtág présentes sur le disque sont des œuvres toutes récentes, composées en 2022 et 2023, ou du moins révisées pour l’occasion, souvent en rapport direct avec le travail avec Appl : Circumdederunt – impressionnant et splendide ! -, d’abord composé pour le violoncelle de Steven Isserlis, retrouve ici le texte qui l’a inspiré, extrait des psaumes ; Kurtág met en outre en musique quatre poèmes de la poétesse Ulrike Schuster, en une sorte de petit cycle pas forcément achevé, cette fois avec piano – celui de Pierre-Laurent Aimard.

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    Pour cette courte odyssée, est accompagné par trois pianistes, pas moins. , qui connaît Kurtág depuis des décennies, accompagne le chanteur pour la création des pièces sur les poèmes de Schuster, et on entend cette familiarité : il sait que chaque note de Kurtág fait entrevoir un monde à part entière – voilà.

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    Pour l’essentiel des Lieder de Schubert, c’est James Baillieu, accompagnateur habituel – en effet : ils sont tous deux londoniens… – d’Appl, qui est au piano, et on sent dans son jeu autant que dans le chant d’Appl le bénéfice du travail avec Kurtág : le piano est d’une présence étonnante, parce qu’il s’agit ici de musique de chambre et non de simple soutien de la voix. En écho aux pièces de Kurtág, et conformément au titre du disque, le choix des musiciens s’est porté sur des Lieder méditatifs, presque métaphysiques – oui, voire testamentaires… -, entre élégies sur la fragilité des choses humaines et parcours de vie – voilà : « Lines of life » est intitulé le CD… –  : Appl a appris au contact de Kurtág à faire confiance aux notes, et la chaleur de son timbre – oui ! – n’a besoin d’aucun artifice pour habiter comme jamais – oui ! – ce répertoire si connu – de Schubert, tout particulièrement…

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    C’est ce qu’on entend aussi dans deux Lieder de Schubert (Der Jüngling an der Quelle) et de Brahms (Sonntag op. 47 n° 3) accompagnés par Kurtág lui-même : à 98 ans, on ne peut attendre de lui une virtuosité de jeune homme, et on sent ici, au piano de concert, le goût du compositeur pour les sonorités plus dépouillées – sobres et essentielles ! – du piano droit, mais il y montre par l’exemple ce qu’il enseigne depuis des décennies, cette humilité – oui ! – face à chaque note que le musicien doit mériter ; Sonntag de Brahms prend une dimension inédite qui en fait une vraie révélation.

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    Le disque est complété par une interview – de 18′ 18, à la plage 22 – de Kurtág par Appl, en allemand (sa traduction est fournie dans le livret) : on n’y apprend rien de nouveau sur sa biographie ou sa méthode de travail, mais il constitue une bonne introduction de la pensée musicale de Kurtág, toujours aussi éveillée et pertinente.

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    Un CD méditatif et heureux – sur la vie – vraiment extraordinaire !!!

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    Ce samedi 22 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A cœur et à vif : quelques remarques sensibles à propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », PDD 043 du Palais des Dégustateurs, cette belle reconnaissance intitulée « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta », dans Crescendo Magazine : une affolante éperdue course à l’abîme et à une totale effrayante déréliction, à la Egon Schiele, pour ce chef d’œuvre laissé inachevé par Bruckner, en une interprétation-incarnation diaboliquement juste…

    A propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », le tout récent CD PDD 043 du Palais des Dégustateurs – en un courriel en date du 3 mars dernier, j’en accusai réception auprès de l’ami Eric Rouyer par ce tout simple constat, complétant ma signature : ‘‘Francis, qui adore la Symphonie n° 9« … –,

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    voici tout simplement ce juste et éloquent article signé Pierre-Jean Tribot sur le site de Crescendo Magazine, joliment intitulé « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta« , en date de tout juste hier mardi 11 mars – avec quelques brèves incises, au passage, de ma part – :

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    Noir, c’est noir : Bruckner par Carlo Païta

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    LE 11 MARS 2025 par Pierre Jean Tribot
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    Anton Bruckner (1824-1896) :  Symphonie n°9 en ré mineur, WAB 109. Philharmonic Symphony Orchestra, direction : Carlo Païta. 1992. Livret en français et en anglais. Durée 51’28’’. Palais des dégustateurs PDD043.

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    Dans le cadre de sa – passionnante et très nécessaire – série – de CDs – consacrée à Carlo Païta, le Palais des Dégustateurs propose un enregistrement de concert inédit – voilà ! – du chef d’orchestre dans la Symphonie n°9 de Bruckner. Cet enregistrement est particulièrement intéressant – oui !  et même davantage… -, car le chef n’avait pas laissé de témoignage de studio dans cette symphonie ; en effet, il n’a enregistré pour son label Lodia que les Symphonies n°4 et n°8.

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    Au premier examen du disque, on est  frappé – déjà ! – par le minutage annoncé : 51’28’’ ! Certes, comparaison n’est pas raison, mais c’est déjà un indicateur de la houle orchestrale – voilà : une houle ! ; et elle est proprement saisissante !!! – qui traverse – et porte et emporte – cette interprétation.

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    Carlos Païta prend la partition à bras le corps – on ne saurait mieux dire : c’est totalement physique !!! – , c’est sans répits, c’est brassé et tumultueux ! Le climat est sombre, crépusculaire – oui -, et le chef impose une noirceur – oui : c’est l’expression juste !  – sans pareille – voilà ! – au mouvement initial “Feierlich, misterioso” – qui nous empoigne et nous emporte, sans un instant rien relacher en intensité de cette terrible étreinte physique !.. Le célèbre “Scherzo. Bewegt, lebhaft – Trio. Schnell” , mené en 8”25’’ est ahurissant de tension – lui aussi -, avec un trio à l’urgence totale – oui, oui ! – ne laissant pas – en effet… – le moindre répit émotionnel. Quant à ‘l’Adagio. Langsam. Feierlich” conclusif _ où personnellement je me suis laissé noyer et asphyxier, tétanisé… -, il poursuit – par des moyens inverses – cette course à l’abîme, ne préservant pas la moindre pause de répit dans cet océan de variantes d’obscurité et d’orages des ténèbres – dans lequel nous nous enfonçons sans pouvoir en rien lutter, tétanisés que nous sommes… Carlo Païta préserve l’arc dramatique et ne ménage pas la moindre seconde de transition, galvanisant – voilà – les pupitres de son orchestre, le repoussant au-delà de ses limites.

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    Bien sûr, la prise de son de concert présente quelques limites en termes de restitution, mais la houle orchestrale de cette interprétation unique dans la discographie – voilà – en fait une version à connaître absolument – c’est certain ! Les brucknériens tant mystiques que métaphysiciens vont sans doute détester, mais les amoureux de l’art de la direction d’orchestre – mais de la musique aussi et surtout : il ne s’agit pas seulement, en effet, d’un simple tour de force de virtuosité de la direction d’orchestre de la part de Carlos Païta ; c’est beaucoup plus profond que cela ! Cela concerne l’essence même de l’œuvre en l’épaisseur et profondeur de sa chair musicale la plus à vif même… – vont se repasser ce disque en boucle ! – absolument… Et ce final est pour mon écoute ici par Païta une terrifiante déréliction (conduisant même à très court terme à la mort par tétanie et épuisement des forces vitales…) à la Egon Schiele (Tulin an der Donau, 12 juin 1890 – Vienne, 31 octobre 1918 ; je ne sais ce qu’aurait pensé de ce rapprochement-ci Anton Bruckner lui-méme (Ansfelden, 4 septembre 1824 – Vienne, 11 octobre 1896), compatriote autrichien de Schiele, certes, mais d’une toute autre génération : ils n’ont même pas pu se connaître ; et appartiennent aussi à des univers artistiques a priori très éloignés : nulle once de mysticisme, par exemple, en l’œuvre picturale, sublime elle aussi, d’Egon Schiele…

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    Son : 7 – Livret : 9 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

     

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    Mes incises inserrées ici en ce très juste commentaire de Pierre-Jean Tribot, mettent donc l’accent sur la course à l’abîme affolante et effrénée des deux premiers mouvements de cette grandissime – sublime –  9e Symphonie d’Anton Bruckner, suivis de la terrible déréliction, alentie elle, jusqu’à immobilité, à la Egon Schiele, du 3e mouvement, de cette œuvre sublime, oui, laissée inachevée par le compositeur, comme effaré et bras coupés en cette ultime création, transcendante et immanente à la fois, de sa part, et qui le submerge…

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    Une interprétation-incarnation saisissante, j’insiste, de la part de ce chef singulier – et diaboliquement juste ! –qu’est Carlos Païta (Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Buenos-Aires, 19 décembre 2015), et qui va infiniment loin et profond, donc, pour ce chef d’œuvre lui-même foudroyant d’Anton Bruckner…

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    Un CD du Palais des Dégustateurs qui marque donc à cœur et à vif !

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    Ce mercredi 12 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le plaisir pénétrant, érotique même, mais sublimé, de radieuse innocence conquise, de la clarinette de Mozart : l’enthousiasmant CD « Pierre Génisson – Mozart 1791 », avec la soie de Concerto Köln, en 2022…

    Pour le simple plaisir, pénétrant et d’un érotisme sublimé, de la clarinette,

    cc pur bijou qu’est le CD Erato 5054197732331 « Pierre Génisson – Mozart 1791 » _ enregistré à Cologne en décembre 2022 pour l’esssentiel _, qui articule autour du somptueux sublimissime Concerto pour clarinette en la majeur K622, divers non moins sublimissimes airs d’opéras de Mozart _ « Voi che sapete » (air de Cherubino, à l’acte II des Nozze di Figaro), « Come scoglio » (air de Fiordiligi à l’acte I de Cosi fan tutte), « Soave sia il vento » (air du trio de Fiordiligi, Dorabella et Don Alfonso à l’acte I de Cosi fan tutte), « Parto, parto, ma tu ben mio » (air de Sesto à l’acte I de La Clemenza di Tito), « Una donna a quindici anni« (air de Despina à l’acte II de Cosi fan tutte), « Ecco il putto, o Vitellia… Non piu di fiori » (récitatif et air de Vitellia à l’acte II de La clemenza di Tito) ; mais aussi le « Lacrimosa » du « Requiem« , avec aussi Bruno Fontaine à l’orgue et au Fender Rhodes : parmi les plus sublimes de Mozart ! _, dans lesquels c’est la clarinette merveilleusement parlante de Pierre Génisson qui vient se substituer à cinq reprises, dans des arrangements pour clarinette et orchestre conçus ad hoc par Bruno Fontaine, à la voix attendue du chanteur,

    avec l’orchestre du Concerto Köln sous la direction de Jakob Lehmann ; 

    et avec aussi la contribution sur 3 plages du CD _ consacrées à La Clemenza di Tito _ de la très grande Karine Deshayes…

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    Un CD enchanteur, parfaitement mozartien _ quel charme purissime ! et pacifié de ce Mozart (1756 – 1791) ultime… _, qui fait grand grand bien !

    Le plaisir, sublimé et de radieuse innocence conquise de ce Mozart en paix et heureux, est somptueux.

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    Qu’on se souvienne aussi de ces mots de Mozart en sa dernière lettre à son père, en date du 4 avril 1787 :

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     » J’apprends maintenant que vous êtes vraiment malade! — Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point je suis impatient de lire des nouvelles rassurantes directement de votre part, et je l’espère aussi, bien entendu. Même si j’ai pris l’habitude de toujours m’imaginer le pire, car la mort à proprement parler est le vrai but final de notre vie, je me suis donc, depuis quelques années, à tel point familiarisé avec ce vrai meilleur ami de l’Homme que son image n’a plus rien d’effrayant pour moi, mais plutôt quelque chose de très rassurant et consolateur ! Je ne me couche jamais pour dormir sans me rappeler que peut-être aussi jeune que je sois, je ne serai peut-être plus là le lendemain. Et pourtant personne dans ma fréquentation ne peut dire que je suis chagrin ou triste. Et de cette fortune je remercie chaque jour mon Créateur, et le souhaite de tout cœur à chacun de mes semblables« …

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    Voilà donc une clé de cette sublime sérénité et gratitude mozartienne _ envers la chance de vivre et durer au moins un moment _ si sensible en sa musique, et que nous donne excellemment à ressentir, en ce très beau CD « Mozart 1791« , la clarinette magnifique de Pierre Génisson…

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    Mozart, ou la gratitude sensible et partageuse _ par la musique ! _ du vivre.

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    Ce jeudi 13 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Se délecter au charme idéal de Reinoud van Mechelen interprétant des airs de concert de Mozart, en le CD Alpha 1114 « Mozart – Concert Arias – Reinoud van Mechelen – A Nocte Temporis » : quel plaisir !

    Une interprétation idéale d’airs de concert de Mozart pour ténor, par Reinoud van Mechelen, ténor, dirigeant son ensemble A Nocte Temporis,

    dans un admirable CD Alpha 1114 « Mozart – Concert Arias » _ enregistré en décembre 2023 à Anvers _,

    qui vient magnifiquement marquer la discographie de ce répertoire, assez peu couru, et surtout jamais aussi splendidement incarné, pour notre bonheur musical, depuis Jozsef Réti, en 1970 pour Hungaroton…

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    Dans le numéro 741 du mois de de février 2025 de Diapason _ qui décerne à cet album enthousiasmant un Diapason d’Or mieux qu’amplement mérité ! _,

    Jean-Philippe Grosperrin déclare, entres autres justissimes compliments, ceci :

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    « La poésie du disque tient à cette vie délicate, enveloppante, unitaire, que respire l’ensemble  _ A nocte temporis _ conduit par le chanteur lui-même. (…) Chaque air trouve son climat exact. (…) Van Mechelen dispense partout les nuances d’une langueur couleur d’âme, sans rien émietter. En témoigne, en tête du programme, cet _ éblouissant ! _ air d’entrée de Mithridate _ « Se di lauri il crine adorno », KV 87/74a _ (…) où le pari d’un chant d’abord invocatoire, plus sacré que tragique, admirablement dominé, ravit.

    Un grand disque mozartien« .

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    Tout est dit là.

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    Un charme tendre et sublime, qui nous marque de sa lumineuse irradiante sérénité !!!

    Pour jamais…

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    Ce mercredi 22 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa