En forme d’amplifications à mon article « Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du parfait tandem Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano : une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert en ses admirables Lieder… » en date du 22 avril 2016,
voici que Sylvain Fort, en son article « Printemps du Lied » en ouverture en fanfare – « L’événement« … – sur deux pages (68-69) du numéro de mai n° 7555 du magazine Diapason – ce CD « Hoffnung 1826« est bien sûr « Diapason d’or« … – et puis Jean-Charles Hoffelé, en son article « Éclaircie ?« de son blog Discophilia en date d’avant-hier 5 juin 2026, viennent, chacun à sa façon, d’apporter deux nouvelles superbes reconnaissances du génie d’interprétation – voilà ! – des Lieder de Schubert par la perfection – magique ! à un « tel degré« , inouï jusqu’ici « de simplicité inspirée« , dit ainsi Sylvain Fort… – de l’accord d’inspiration, d’un naturel stupéfiant, proprement schubertienne – « De Schubert, voilà le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne« , conclut son article Sylvain Fort… – du baryton Samuel Hasselhorn et son génial – il faut y insister : l’homme est discret et ne se pousse pas du col… – partenaire Ammiel Bushakevitz au piano, dans le CD « Hoffnung » – accessible ici à l’écoute intégrale, mais oui, de ses sublimes 71′ 35… – , de leur volume 3 (1825/26) pour Harmonia Mundi – le CD HMM 902779 « Hoffnung« a été enregistré à Berlin les 25, 26, 28 et 20 mars 2025.
Un formidable trésor !
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De Sylvain Fort, ces mots qui touchent en plein cœur de la cible :
De l’art de Samuel Hasselhorn : « Ses moyens vocaux sont immenses, l’usage qu’il en fait est absolument abouti. Son art, tout de plein et de déliés qui passent insensiblement – toute la subtilité confondante (!) de l’art est bien là : chez l’interprète comme chez le compositeur… – du murmure intérieur à l’intensité la plus sobre, épouse chaque anfractuosité – voilà, voilà mais sans jamais le moindre surphasage – de ces lieder. (…) Le baryton y met – et voilà le secret de cette subjuguante perfection… – d’impalpables effacements – oui – , des retards – quasi imperceptibles – qui sont comme des soupirs – de délicate élégie profondément schubertienne en leur discrétion. Je crois bien n’y avoir jamais entendu ce degré de simplicité inspirée – voilà : tout doit vraiment couler de source... – (oui, même chez Hans Hotter) »…
Et de l’art d’Ammiel Bushakevitz : « Et puis il y a l’art d’Ammiel Bushakevitz, qui discrètement – oui, oui – s’installe comme le plus génial – mais oui ! cf l’enthousiasme de mes précédents articles sur lui aux dates des 12 avril 2025 « Le « Schubert au sommet », de paradis, « à un degré d’accomplissement rarissime », de Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, pianiste : la perfection de leur CD « Franz Schubert – Licht und Schatten », avec aussi le miraculeux sublimissime « Franz Schubert – Fantasies » de ce même fabuleux musicien-pianiste qu’est AmmIel Bushakevitz : deux révélations musicales absolument bouleversantes…« ; 13 avril 2025 « Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)…« ; 18 avril 2025 « Délectation en boucle du miraculeux CD « Franz Schubert – Fantasie » sous les doigts du merveilleux et incomparable Ammiel Bushakevitz ; pour un Schubert parfait en son idéale confondante douceur essentielle…« ; 22 avril 2025 « Ammiel Bushakevitz : un merveilleux (et modeste de sa personne) pianiste schubertien ; ou la joie lumineuse de partager si simplement à la perfection la musique…« ; 24 avril 2025 « Par quels interprètes écouter au disque les Sonates de Schubert ? : retour à la question ; et, in fine, à la grâce sublimissime d’Ammiel Bushakevitz…« ; 16 mai 2025 « Ecouter le précédent CD « Franz Schubert – Impromptus – Klavierstücke », enregistré à Lisbonne en 2015, de l’extraordinaire pianiste Ammiel Bushakevitz : le charme fou des « Grätzer Walser » D. 924…« ; et 19 novembre 2025 « Ammiel Bushakevitz poursuit en beauté sa collection de « Piano Works » de Schubert pour le label Hänssler Classic, avec un volume III « The Final sonata », comportant, en plus de la Sonate n°21 D. 960, de superbes Moments musicaux D. 780…« … – des partenaires. D’où lui viennent cette lumière si particulière – si magique : magnifique de poésie, vérité et naturel… – et cet art du rubato – oui – qu’on croyait réservé à Gerarld Moore ?« …
Avec cette parfaite conclusion sur ce que Sylvain fort caractérise comme « l’alchimie entre le chanteur et son pianiste » – ouvrant « des failles qu’on n’avait pas repérées » en ces lieder pourtant si entendus, et par les plus grands, jusqu’ici… – :
« Spontanéité n’excluant pas la profondeur, sensibilité alliée à la maîtrise : voilà de Schubert le visage le plus vrai, le plus vivant – et le plus moderne« …
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Et de Jean-Charles Hoffelé maintenant :
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Revenu en santé à l’été 1825, Schubert fit un petit voyage champêtre, quittant Vienne. Une embellie vraiment ? – telle est l’interrogation que vient opposer Jean-Charles Hoffelé, à l’écoute du CD, au livret signé par Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz… L’année 1826, abondamment illustrée ici, apporte bien des bémols – à l’espoir (Hoffnung) affiché par le titre donné au CD… – : ce qu’aura libéré la parenthèse enchantée de l’été précédent sera – et ce n’est, en effet pas peu… – une liberté supplémentaire dans l’inspiration, l’audace d’oser – au piano comme pour le chanteur – des modulations plus étranges, l’alpha d’une ouverture vers les futurs paysages visionnaires des deux dernières années.
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Samuel Hasselhorn, dont le timbre se durcit à mesure des volumes – ce que traduit probablement, d’après mon ressenti de la voix de baryton de Samuel Hasselhorn, l’expression de « phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert « présente dans le titre de mon article du 22 avril dernier : « Le nouveau récital « Hoffnung – 1826 » du cycle « Schubert 1828-2028 » du parfait tandem Samuel Hasselhorn, baryton, et Ammiel Bushakevitz, piano : une phénoménale incarnation de parfaite tendresse virile du génie de Schubert en ses admirables Lieder…« … – , en rend compte avec toute sa subtilité – absolument : que de nuances profondes, et jamais surlignées – , débusquant – mais oui – le ton de fausse sérénade – écoutez-ici – d’Alinde, rendant amer le pas du promeneur sous la lune – Das Wanderer an der Mond : écoutez-ici… – , faisant même sonner étrange Um Mitternacht – écoutez-ici... L’accord avec Ammiel Bushakevitz est toujours aussi magique – oui ! – : son piano semble émaner – parfaitement, voilà ! – de la voix du baryton.
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Et l’éclaircie ? Seul An Silvia, prestement enlevé – écoutez-ici… – , l’évoque, mais à peine – juste ce qu’il faut, en douceur…
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LE DISQUE DU JOUR
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Schubert 200
Volume 3 (1825/26)
Hoffnung
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Franz Schubert (1797-1828)
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Im Freien, D. 880
Sehnsucht, D. 879
Über Wildemann, D. 884
Alinde, D. 904
An Silvia, D. 891
O Quell, was strömst du rasch und wild, D. 874
Im Jänner 1817, D. 876
An die Laute, D. 905
Fischerweise, D. 881
Im Frühling, D. 882
Der Wanderer an der Mond, D. 870
Das Zügenglöcklein, D. 871
Totengräberweise, D. 869
Ständchen, D. 889
Lebensmut, D. 883
Trinklied, D. 888
Am Fenster, D. 878
Wiegenlied, D. 867
Um Mitternacht, D. 862
Der Vater mit dem Kind, D. 906
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Samuel Hasselhorn, baryton
Ammiel Bushakevitz, piano
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Un album du label harmonia mundi HMM 902779
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Photo à la une : le baryton Samuel Hasselhorn – Photo : © Uwe Arens
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Écoutez-ici « Alinde« , Op. 904 n° 1 (6′ 45), par Samuel Hasselhorn et Ammiel Bushakevitz, peut-être mon lied préféré, entre tous, de Schubert – avec « Nacht und Traüme« …
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Et regardez cette vidéo (de 3′ 08) de « Sensucht« , ainsi que cette autre vidéo (de 2′ 35) de « An Silvia« ,
qui nous offrent le loisir de regarder aussi et admirer encore autrement ces parfaits interprètes à l’œuvre…
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Un récital Schubert magique, vraiment…
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Ce dimanche 7 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa