Étiquette : Szymanowski

  • Une rafale de jouissances musicales : en commençant par quelques classiques du répertoire…

    On connaît le mot percutant de Nietzsche :

    « sans la musique, la vie serait une erreur« …

    …

    Ne quittent pas ma platine cette belle fin d’été une rafale d’admirables musiques

    offertes par le CD ;

    …

    avant de présenter des CDs d’interprétations électrisantes (et pionnières !) d’œuvres sortant de sentiers un peu plus battus,

    …

    voici d’abord quelques CDs d’interprétations au plus haut degré de perfection d’œuvres presque classiques _ elles devraient du moins l’être ! _ du répertoire, et pour des périodes et styles divers, comme on va en juger :

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    _ les Sonatas for violin and piano on piano Erard de Robert Schumann (un CD Harmonia Mundi : CD HMC 902048) qu’interprètent, au summum de leur verve ici, les excellents Daniel Sepec et Andreas Steier (les Sonates opus 105, en la mineur, et 121, en ré mineur), avec, en prime, et peut-être avant tout, une sublime version de ce chef d’œuvre absolu que sont les Gesänge der Fruhe (pour piano), l’opus 133 de Robert Schumann (« à la mi-octobre 1853 » : cette « dernière composition pour piano que Schumann ait destiné à la publication » constituant le chant du cygne du compositeur…) ; + une version schumannienne  de la Ciaconna pour violon et piano de Jean-Sébastien Bach, en ouverture de cet excellent programme : le rendu de l’interprétation _ sur un violon Laurentius Storioni, à Crémone, en 1780, pour l’excellent Daniel Sepec ; et un piano Érard, à Paris, en 1837, pour le tout aussi excellent Andreas Staier _ est un absolu de poésie…

    Bouleversant en la perfection-justesse de sa simplicité a-rhétorique…

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    _ un florilège intitulé Le Concert Spirituel au temps de Louis XV (un CD Aliavox : CD AVSA 9877) que nous offre l’incomparable magicien qu’est Jordi Savall _ merveilleux, comme bien peu, dans le rendu du goût français ! _, dirigeant magnifiquement de sa viole de gambe son toujours parfait Concert des Nations : autour de trois œuvres délicieusement jubilatoires de Georg-Philipp Telemann, l’Ouverture avec la Suite en ré majeur pour Viola da Gamba et cordes TWV 55:D6, le Concerto in la minore per Flauto Dolce, Viola di Gamba, Corde e Fondamento TWV 52:a1 et l’Ouverture avec la Suite en mi mineur, Tafelmusik, à deux flûtes et cordes (première production) TWV 55:e1, le concert de ce CD parfaitement délicieux (!!!) s’ouvre par le Concerto Grosso en ré majeur Op. 6, n°4, d’Arcangelo Corelli _ probablement le pionnier du classicisme baroque… _, et se conclut par des Suites des Airs à Jouer (Symphonies) des Indes Galantes, de Jean-Philippe Rameau _ le sommet de la jubilation (dansante) française…

    De la pure délectation dans le jouir de la perfection de ces Goûts réunis (à la française !) à Paris sous Louis XV…

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    _ un programme Karol Szymanowski, Song of the night, admirablement constitué (et donné ! ici…) par Pierre Boulez, dirigeant le Wiener Philharmoniker, avec le violoniste Christian Tetzlaff _ toujours parfait ! _ pour le Concerto pour violon et orchestre n°1, opus 35 (de 1916), et avec le ténor Steve Davislim et le chœur de la Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde de Vienne (dirigé par Johannes Prinz) pour la Symphonie n°3 opus 27 (Le Chant de la nuit, Piesn o nocy) : une musique profonde, d’une renversante sensualité !..

    Un must de la culture européenne la plus ouverte qui soit aux sensualités envoûtantes de la Méditerranée et de l’Orient, depuis les succulentes vertes plaines de Galicie, sur le versant est des Carpates…

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    A découvrir si vous ignorez encore ces classiques merveilleux du grand répertoire européen !

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    Titus Curiosus, ce 18 septembre 2010

  • Partager les enthousiasmes et déployer les énergies joyeuses

    En forme  de meilleurs vœux pour l’année nouvelle,

    la réaffirmation de la  déclaration de « programmes » comme de « style » de ce blog,

    en date du 3 juillet 2008 : « le Carnet d’un curieux » :

    …

    « ces propositions de curiosité,
    découvertes,
    enthousiasmes à partager,

    qui constitueront les envolées et escapades de ce blog » ;

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    « en mon style
    _ attentif intensif, c’est-à-dire fouilleur,
    s’embringuant dans le fourré plus ou moins dense du “réel“ et se coltinant un minimum à l’épaisseur et résistance
    en leur lacis déjà dé-lié cependant : par quelque “œuvre“… »
    des “choses“, ;

    …

    accompagnée de quelques cadeaux symboliques ;

    avec, pour commencer, deux objets que ma fille Agathe, qui vit à Londres, m’en a rapportés, lors de ces vacances de Noël (et du Jour de l’An) :

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    d’une part, un CD d’un interprète, le violoniste Christian Tetzlaff, enthousiasmant par son énergie qui déplace les montagnes, liée à une merveilleuse finesse de jeu et justesse d’intelligence des œuvres _ c’est lui qui donnait l’élan du plus beau CD à mon goût de l’année dernière : les « Octuors » de Félix Mendelssohn et Georges Enesco (CD Avi-music 8553163) : un CD qui ne quitte presque pas ma platine, tant j’éprouve le « besoin » de ses interprétations profondes en même temps qu’intensément puissantes, fortes, de ces deux chefs d’œuvre de musique de chambre (bien étoffée, en ces deux « Octuors« )… ; de même qu’il avait donné, en 2006, une merveilleuse interprétation du « Concerto pour violon » opus 61 de Beethoven, avec un idéal Tonhalle Orchestra de Zurich, dirigé par le magnifique David Zinman (CD Arte Nova Classics 82876 76994 2) _,

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    et qui n’avait pas paru en France  _ bien que le texte de son livret comporte une présentation en français de Philippe Mougeot ! la direction d’Emi-France ne l’ayant probablement pas jugé commercialement opportun ! _ : le CD intitulé « Violin Concertos » de Brahms et Joachim _ il s’agit, dans ce second cas, du « Concerto » pour violon n° 2 en ré mineur de Joseph Joachim (1831 – 1907), composé et donné pour la première fois (à Leipzig) en 1861 ;  Brahms « conçut son concerto op. 77  pour le virtuose Joseph Joachim, auquel le liait une amitié de 25 ans, à qui il avait dédié sa première sonate et dont il estimait les jugements musicaux. Or Joachim estima inexécutable la partie de soliste que lui proposait Brahms, peu familier avec la technique instrumentale du violon ; il fallut effectuer une nouvelle rédaction _ conformément aux corrections de Joachim qui fut, reconnut Brahms, « plus ou moins responsable de la partie de violon ». Le concerto fut créé par son dédicataire le 5 janvier 1879, sous la direction du compositeur« , précise mieux qu’opportunément Philippe Mougeot à la page 4 du livret de ce CD… ; on mesure par là l’intérêt du couplage de ce CD, avec le meilleur des trois concertos pour violon de Joseph Joachim ! _  ;

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    dans lequel je retrouve le talent à son meilleur du magnifique Christian Tetzlaff, qu’accompagne non moins parfaitement et avec enthousiasme le Danish National Symphony Orchestra, sous la direction flamboyante de l’excellent Thomas Dausgaard : le CD Virgin-Classics 50999 502109 2 3 !

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    et d’autre part, sur le conseil (depuis Bordeaux) de Sébastien, mon gendre aussi avisé en Arts plastiques qu’il l’est en musique et en littérature,

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    http://yalepress.yale.edu/yupbooks/images/full13/9781857094220.jpg

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    le catalogue _ somptueux et passionnant ! par les confrontations qu’il propose entre peintures et sculptures : ces dernières, d’Alonso Cano, Gregorio Fernández, Francisco Antonio Gijón, Juan Martínez Montañes _ le plus grand de tous, peut-être ! _ Pedro de Mena, Jose de Mora, sont stupéfiantes de beauté, grandeur, intensité ! _ de l’exposition d’art sacré espagnol « The Sacred made real _ Spanish painting and sculpture 1600-1700« , splendidement organisée par le curator Xavier Bray (aidé par Alfonso Rodriguez G. de Ceballos, et Daphne Barbour & Judy Ozone, actuellement (24 octobre 2009 – 24 janvier 2010) présentée à la National Gallery de Londres, avant de resplendir à la National Gallery of Art de Washington (28 février – 31 mai 2010)…

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    http://static.visitlondon.com/assets/events/arts/sacred_made_real_3_500.png

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    The Sacred Made Real

    Spanish Painting and Sculpture 1600-1700

    • Xavier Bray, Alfonso Rodriguez G. de Ceballos, Daphne Barbour, and Judy
      Ozone; With contributions by Eleanora Luciano, Marjorie Trusted, Rocio
      Izquierdo Moreno, Maria Fernanda Morón de Castro, Maria del Valme Muñoz
      Rubio, and Ignacio Hermoso Romero
    • …

    In
    16th- and 17th-century Spain, sculptors and painters combined _ voilà ! _ their
    skills to depict, with astonishing realism _ oui ! _, the great religious themes.
    Wooden sculptures of the saints, the Immaculate Conception, or the
    Passion of Christ were painstakingly carved, gessoed, and intricately
    painted, even embellished with glass eyes and tears and ivory teeth.
    Some were shockingly graphic _ certes _ in their depiction of Christ’s sufferings ;
    others, beautifully clothed, appeared to bring saints to glorious life.
    These were objects of divine inspiration _ en effet _ to the faithful, whether
    displayed on altars or processed through the streets on holy days.

    …

    Featuring
    new photography, this book reappraises the unique form of Spanish
    painted wooden sculpture. In addition to examining the sculptures’
    religious roles, it also explores the unique creative relationship of
    sculptor and painter : Velazquez’s teacher and father-in-law Francisco
    Pacheco, for example, often painted the flesh and drapery of wood
    carvings by the celebrated sculptor Juan Martinez Montañès, and taught
    a generation of students. The skill of painting these hyper-realistic _ certes ! _
    sculptures was an integral part of an artist’s training, enhancing his
    sensitivity to visual impact _ oui _ and physical presence _ evident in paintings
    of the period _ absolument !.. la « présence«  des sacrés mystères catholiques…

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    Xavier
    Bray is Assistant Curator of Seventeenth and Eighteenth-Century
    Painting at the National Gallery, London. Alfonso Rodriguez G. de
    Ceballos was formerly Professor at the Universidad Autonoma, Madrid.
    Daphne Barbour is a Senior Objects Conservator ; Eleonora Luciano is
    Associate Curator of Sculpture ; and Judy Ozone is a Senior Objects
    Conservator, all at the National Gallery of Art, Washington D.C. Rocio
    Izquierdo Moreno is a curator ; Maria del Valme Munoz Rubio is Chief
    Curator ; and Ignacio Hermoso Romero is a curator, all at the Museo de
    Bellas Artes, Seville. Maria Fernanda Moron de Castro is Curator of
    Collections, University of Seville. Margorie Trusted is Senior Curator
    of Sculpture at the Victoria and Albert Museum, London.

    …

    …

    J’y ajouterai un autre merveilleux CD de 3 concertos de violon « magiques« , cette fois avec l’archet profond et virtuose, lui aussi, de Frank Peter Zimmermann :

    il s’agit des deux concertos de Karol Szymanowski _ un compositeur que je vénère pour la richesse et la volupté de sa sensualité ! _, le concerto pour violon n° 1, opus 35 et le concerto pour violon n° 2, opus 61 ; et du concerto pour violon, en ré mineur, de Benjamin Britten ; pour Szymanowki, c’est l’Orchestre Philharmonique de Varsovie, sous la direction idoine d’Antoni Wit, qui l’accompagne ; et pour le concerto de Britten, l’Orchestre Symphonique de la radio suédoise, que dirige Manfred Honeck. Il s’agit d’un flamboyant autant que très fin CD Sony : 88697439992… Un enchantement lui aussi.

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    Et pour faire bonne mesure, j’ajoute un autre concerto de violon, celui de Brahms, à nouveau, mais par Vadim Repim et l’Orchestre du Gewanhaus de Leipzig, dirigé par Ricardo Chailly, cette fois ; CD auquel j’aurai dû  consacrer un article l’an passé : autre splendeur de vie et de musicalité !

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    Qu’accompagne, sur le CD Deutsche Grammophon 477 7470, le double concerto de Brahms pour violon, violoncelle et orchestre, en la mineur _ avec la participation du violoncelliste Truls Mørk…

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    Excellente année artistique ! riche d’ »actes esthétiques » profondément joyeux ! expansifs !

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    Titus Curiosus, ce 1er janvier 2010