Étiquette : Tirages Fresson

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. La question du choix de l’image de la couverture de cet album « Tirages Fresson »

    Et encore avant de me plonger dans la contemplation, une par une, des 13 images auxquelles va ma prédilection en ce sublime « Tirages Fresson » de l’ami Bernard Plossu,

    …

    un tout dernier questionnement-réflexion préalable :

    celui à propos du choix de l’image de la couverture de cet album de 2020, aux Éditions Textuel,

    …

    qui est aussi l’image inaugurale de l’album, page 13,

    légendée « Ardèche, France, 2012 » :

    …

    …

    Bernard Plossu : tirages Fresson

    …

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    …

    …

    …

    …

    Soit une image qui ne fait partie,

    ni de ma sélection des 13 images préférées,

    ni même de la liste des 22 autres que j’aime aussi beaucoup…

    …

    …

    À flanc de montagne, sur le bord de ce qui pourrait être un vague sentier, mal tracé _ probablement parce que guère fréquenté, en ces contrées cévenoles de montagne, à plus de 1700 mètres d’altitude… _, sur lequel est en train de cheminer le photographe,

    et juste avant la pente vertigineuse qui sépare cette montagne d’une autre,

    recouverte, elle, d’un touffu manteau vert sombre, presque noir, d’une très étendue forêt uniforme, sur laquelle s’étend, surplombante et plutôt menaçante, une épaisse nuée grise lourde d’orages à venir,

    parmi des herbes d’un vert déjà jaunissant, dressées _ vent aidant, sur ces sommets _ vers le ciel, et magnifiquement éclairées, elles _ en un premier plan qui occupe la moitié de l’image, du coin à gauche en bas, jusqu’au coin en haut à droite _ par quelque rayon d’un soleil peut-être automnal,

    la touffe, large, drue et bien ronde, à peu près au centre de l’image, d’un buisson, lui, bien vert _ et d’un vert bien foncé, pas du tout jaunissant…

    …

    …

    Je dois dire que ni par ses couleurs, ni par ses formes, cette image ne retient mon attention…

    …

    …

    Alors pourquoi cette image a-t-elle été choisie comme emblématique de cet album _ très (et très heureusement !) divers, comme toujours chez Plossu… _,

    plutôt que d’autres mille fois plus poétiques, du moins à mon regard de spectateur, moi qui ne suis pas un marcheur-randonneur de sentiers de montagnes ?

    …

    …

    J’ai _ par courriel _ posé la question à l’ami Plossu ;

    dont voici la _ très courte _ réponse avant-hier, à 10h 42 :

    …

    « on a eu bien du mal à choisir, avec les gens de textuel, la bonne couv  !« …

    …

    …

    Peut-être, me dis-je, l’intérêt éditorial d’une thématique vaguement écologique…

    …

    À moins qu’il ne s’agisse d’un très bon souvenir personnel _ de l’auteur de l’image photographique _ de randonnée en Ardèche ;

    une randonnée de montagne cévenole peut-être à partir de la maison des amis Bernard et Annie Mirabel, de Bernard Plossu, au Pont d’Aleyrac…

    …

    …

    Et il se trouve que mon intuition est assez bonne !!! :

    …

    cette même image en couleur _ et associée à la même, mais cette fois en noir et blanc, à la page 129 _,

    et cette fois légendée « Aux environs du mont Mézenc« ,

    se trouve en effet à la page 128 de l’extraordinairement merveilleux « Le Pays des petites routes _ en Ardèche« ,

    paru en 2011, en co-édition :

    aux Éditions Yellow now (de l’excellent Guy Jungblut)

    et La Fabrique du Pont d’Aleyrac (de Bernard et Annie Mirabel)…

    …

    …

    Le pays des petites routes en Ardèche

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    …

    …

    Et à ce propos,

    fait, elle, bien partie de mon choix des 13 images préférées ici, 

    la fabuleusement puissante image _ d’un tout simple escalier noir, en bois, à l’intérieur d’une maison (probablement située, elle, au Pont d’Aleyrac, en Ardèche : environ à mi-chemin entre le Mont Mézenc et La Voulte-Sur-Rhône) _, page 43,

    légendée « Chez les Mirabel, Ardèche, France, 2012 » :

    …

    quelle étonnante force d’emprise cette image a sur nous !..

    …

    …

    image

    …

    …

    je la commenterai bien sûr un peu plus tard…

    …

    …

    Alors que j’adore, que dis-je, je vénère, j’idolâtre,

    les images _ du sublimissime « sofa rouge de Carlos Serrano, à Madrid, 1975« , qui se trouve à la page 95 de l’album de 2007 ; et des plus que fascinantes, magiques !, « clés de Zanot, Milan, Italie, 2009« , à la page 93 de l’album de 2013… _ choisies idéalement (!) pour les couvertures

    du « Plossu Couleurs Fresson« , de 2007, pour l’exposition, à Nice, au Théâtre de la Photographie et de l’Image

    …

    …

    Plossu couleur Fresson : exposition, Nice, Théâtre de la photographie et de l'image, 21 déc. 2007-16 mars 2008

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    et du « Couleurs Fresson« , de 2013, aux Éditions Hazan

    …

    …

    Couleurs Plossu : séquences photographiques 1956-2013

    …

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    …

    …

    …

    …

    Deux merveilleux fabuleux albums

    de précédents recueils de ces si extraordinairement poétiques « tirages Fresson » en couleurs…

    …

    …

    Bien sûr, à suivre…

    Cela n’était qu’un énième hors d’œuvre…

    …

    …

    Ce samedi 7 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quels sont les récents « Tirages Fresson » de Bernard Plossu que je préfère ?.. Un choix de 13 images de ma prédilection

    Et encore,

    avant de procéder à un commentaire un peu détaillé de mes préférences

    parmi les 13 images,

    issues du splendide « Tirages Fresson«  qui vient de paraître aux Éditions Textuel,

    …

    Bernard Plossu : tirages Fresson

    …

    que _ non sans mal _ j‘ai choisies, parmi les 80 de cette collection,

    …

    je vais d’abord en faire la liste, forcément subjective _ mais ensuite, je m’en expliquerai… _,

    et dans l’ordre, pour le moment, de la pagination :

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    1) page 17 : « Giverny, France, 2011« 

    2) page 18 : « Palerme, Italie, 2008« 

    3) page 26 : « Milan, Italie, 2009« 

    4) page 27 : « Livourne, Italie, 2014« 

    5) pages 30-31 : « Cantal, France, 2014 » 

    6)  page 43 : « Chez les Mirabel, Ardèche, France, 2012« 

    7) page 53 : « Port-Cros, France, 2011« 

    8) page 64-65 : « Jumièges, France, 2017« 

    9) page 68 : « Purroy, Aragon, Espagne, 2018« 

    10) page 73 : « Nice, France, 2008« 

    11) page 81 : « Bourgogne, France, 2010« 

    12) pages 90-91 : « Île de Capraia, Italie, 2014« 

    et 13) page 98 : « Île de Ventotene, Italie, 2010« .

    …

    …

    Ce sont elles que j’essaierai de commenter.

    …

    …

    J’aurais pu étoffer cette liste de 13 images préférées en l’augmentant de 22 autres _ qui me plaisent aussi beaucoup ! _,

    pour la porter au nombre de 35 _ ce qui est tout de même un peu beaucoup _ ;

    et j’ai donc préféré me limiter à 13 :

    …

    choisir et préférer, c’est aussi écarter, laisser…

    …

    …

    Voici donc ces 22 autres images de ce merveilleux Tirages Fresson de 2020,

    que je m’abstiendrai, pourtant _ du moins pour certaines d’entre elles (et magnifiques ! mais probablement déjà bien connues !) ; cependant, pas mal de ces 22 images finiront par échapper au bourreau : celles (et ici j’anticipe rétrospectivement) des pages 19, 42, 44, 45, 46, 57, 69 : soit 7 sur les 22… _, de commenter ici :

    …

    …

    1° page 19 : « Livourne, Italie, 2014« 

    2° page 21 : « Milan, Italie, 2008« 

    3° page 22 : « La Ciotat, France, 2011« 

    4° page 29 : « Californie, États-Unis, 1977« 

    5° page 37 : « Côte belge, 1977« 

    6° pages 40-41 : « Taos, Nouveau-Mexique, États-Unis, 1977« 

    7° page 42 : « Ligurie, Italie, 2008« 

    8° page 44 : « Dans le train, Italie, 2008« 

    9° page 45 : « Barcelone, Espagne, 2019« 

    10° page 46 : « Mexico, Mexique, 1966« 

    11° page 47 : « Françoise, Paris, France, 1986« 

    12° page 57 : « Milan, Italie, 2008« 

    13° page 60 : «  Grenoble, France, 1974« 

    14° page 61 : « Madrid, Espagne, 1975« 

    15° page 67 : « Ranchos de Taos, Nouveau-Mexique, États-Unis, 1977« 

    16° page 69 : « Nouveau-Mexique, États-Unis, 1980« 

    17° page 74 : « Île de Molène, France, 2008« 

    18° page 76 : « Mexique, 1966« 

    19° page 80 : « Giverny, France, 2010« 

    20° page 93 : « Obón, Espagne, 2016« 

    21° page 95 : « Mexico, Mexique, 1966« 

    et 22° page 96 : « Californie du Sud, États-Unis, 1974« 

    …

    …

    Sur la question des « listes »,

    je renvoie à mon article du 4 avril 2010 : , à propos du livre passionnant de mon ami Bernard Sève : De haut en bas, philosophie des listes, paru aux Éditions du Seuil en mars 2010 ; il creuse excellemment la question…

    …

    …

    Demain, je commenterai donc mon choix de ces 13 images

    de ma prédilection…

    …

    …

    Ce jeudi 5 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?..

    Pour commencer,

    et avant de répondre précisément à la question savoureuse _ et délicate _ de mon titre annoncé,

    …

    voici, en ouverture de mon « propos« ,

    …

    une sorte d’Avant-propos,

    …

    afin de situer un peu ce nouvel opus plossuien, de 2020, consacré à ses si fascinants « tirages Fresson« ,

    en une série

    comportant déjà, au moins

    _ d’autres m’échappant possiblement, voire probablement !.. _

    deux autres albums qui m’avaient, en 2008 et 2013,

    ébloui,

    fasciné,

    enthousiasmé,

    enchanté ;

    …

    et dont les exemplaires comportent chacun, de la main de Bernard, une dédicace personnelle :

    …

    « Pour mon ami Francis,

    ces 41 années en couleur » ;

    …

    et « Pour Francis et sa famille,

    with love et en couleur« …

    …

    …

    Le voici donc, ce petit Avant-propos : 

    …

    …

    En regardant bien soigneusement les 80 images du merveilleux « Tirages Fresson » de Bernard Plossu,

    qui vient tout juste de paraître aux Éditions Textuel, ce mois de septembre 2020,

    …

    j’ai à la fois repris

    le splendide « Plossu Couleurs Fresson » (catalogue d’exposition, à Nice, au Théâtre de la Photographie et de l’Image, en décembre 2007)

    et le magnifique « Couleurs Plossu _ séquences photographiques 1956 – 2013 » (aux Éditions Hazan, en juillet 2013),

    à des fins, déjà, de confrontation des images ;

    …

    et, surtout, je me suis demandé lesquelles de ces images,

    et pour quelles raisons,

    je préférais,

    entre toutes, en ce nouveau somptueux opus-Plossu…

    …

    …

    Bernard Plossu lui-même se méfie pas mal des critères d’appréciation des images _ et des siennes, aussi, forcément… _,

    rejetant le critère _ bien trop esthétisant (à la Sebastiaõ Salgado…) _ des « belles images« ,

    au profit des « bonnes images » ;

    qu’il prend soin, d’ailleurs, aussi, et tout aussitôt, de relativiser _ il me semble l’entendre le dire ! _ :

    …

    car de « mauvaises images« 

    peuvent bien s’avérer mille fois plus intéressantes,

    saisissantes,

    que les « bonnes« , et a fortiori _ bien trop _ « belles« …

    …

    Car c’est la vertu de vérité poétique _ invisible, pudique, cachée, et donc inaperçue jusqu’alors _ du réel _ le plus prosaïque ou quotidien, pas du tout spectaculaire… _ qu’il s’agit,

    et presque par hasard, et même par _ génial _ ratage,

    qu’il s’agit d’aider à _ lui-même, ce réel ; et paradoxalement sans soi (= sans narcissisme, ou exhibitionnisme aucun, de la part du photographe) _ se manifester,

    par la médiation la plus fine et légère possible,

    et instantanée _ l’espace d’un éclair ! _,

    de la capacité d’acuité du regard du photographe qui vient la « prendre« , la « capter« ,

    la « cueillir« , « accueillir » et « recueillir« , sur la pellicule elle-même très fine de son appareil-photo, 

    avec la plus grande douceur, pour ne pas la briser _ la heurter, lui faire violence… _,

    cette « vérité poétique » de l’image réelle approchée et ainsi entr’aperçue, 

    en son mystère secret,

    à la volée _ dansante _ miraculeuse de son fulgurant geste photographique…

    …

    Il y faut beaucoup d’attention-concentration,

    et sérénité…

    …

    …

    D’où la puissance d’émotion _ poétique, elle-même aussi, à son tour : venant partager un petit quelque chose de ce que vient proposer de follement délicat et ténu, mais incroyablement puissant, pour qui s’y penche, l’image contemplée… _ du regardeur

    _ là, sur la page du livre ou sur la cimaise d’exposition, s’offrant, en un présent intense, à son regard de regardeur de ces images disposées là et offertes _,

    de cette improbable, et modeste, nécessairement humble _ et dénuée de brusquerie : j’ai déjà parlé de la « douceur Plossu« … _, image :

    qui nous saisit, nous, regardeurs de ces images,

    d’étrange heureuse admiration…

    …

    …

    Ce mardi 3 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’enchantement du réalisme légèrement décalé des merveilleux « Tirages Fresson » en couleur de Bernard Plossu ; ou le miracle de saisir l’aura la plus vraiment poétique du réel d’apparence le plus prosaïque

    Ce midi, le facteur sonne et me donne un paquet :

    il s’agit d’un livre de dimension 23,5 x 31, 6.

    …

    Je l’ouvre : il s’agit du « Tirages Plossu« , aux Éditions Textuel,

    dont j’avais annoncé la parution le 22 octobre dernier :

    …

    …

    …

    J’en parcours une première fois les 100 pages et 80 images,

    sans commencer par lire les deux textes de présentation :

    …

    « Sentir le vent et la pluie qui circule« , par Bernard Perrine ;

    et « Du noir et blanc en couleur« , par Jeanne Fouchet-Nahas ;

    que je viens juste maintenant de regarder : ils sont parfaitement justes !..

    …

    Parce qu’immédiatement je rédige un fervent courriel d’admiration

    à l’ami Bernard Plossu , que je lui adresse à 12h 50.

    …

    Je l’intitule (a posteriori, et en m’étant relu) :

    « le réalisme légèrement décalé de tes « Tirages Fresson » : un pur enchantement, de la part d’un Plossu un tout petit peu différent…« 

    …

    Le voici tel quel :

    …

    …

    Pour moi, tes « Fresson » sont un pur enchantement !

     
    …

     
    Je peux comprendre ce que je ressens parfois, à écouter ou lire ce qu’il t’arrive d’en laisser échapper (à la volée), comme une sorte de très légère réticence , de ta part, à leur égard ;
    ou du moins un souci de les considérer _ et plus encore faire considérer _ comme tout de même un peu « en marge » de ton travail principal…
    Comme une sorte de « fantaisie » que tu t’accorderais…
     
    Cela, d’ailleurs, au moins de la part de ceux qui les critiquent, me rend ces « tirages Fresson » encore plus chers ;
    car une « aura » de très intense et surtout formidablement délicate vraie « poésie » vient les nimber à mes yeux…
     
    Nous sommes alors certes assez loin du « réalisme » photographique le plus courant.
    Alors que c’est pourtant une autre vraie réalité (dans les couleurs plutôt estompées qui sourdent de ces « tirages ») qui se révèle vraiment à nous qui les regardons, ici…
     
    Il n’y a là absolument rien du tout d’artificiel, de fabriqué, ou de truqué…
    Et tu me sembles alors, en ton regard photographique, assez proche du regard (tout à fait « réaliste » ! et pas du tout « surréaliste »…) de peintres si attentivement regardeurs tels que Monet, ou Corot…
    Regardeurs si fidèles au réel qui leur fait face
    qu’ils font sourdre de leurs regards, via le medium de leurs pinceaux, le pur merveilleux du réel le plus prosaïque _ à mille lieues du rêve et de l’imaginaire, que je n’apprécie pas.
     
    Bravo !!!
    Et merci !
     
    Francis
     
    P. s. :
    il me semble que le moment (de cette terrible pandémie tueuse, qui nous confine entre nos murs)
    devrait pouvoir aider à faire trouver à ces « Tirages Fresson » un accueil favorable et même enthousiaste
    de la part du public qui pourra, via le livre (ou via quelques expos autorisées), y accéder…

    …

    …

    Voilà.

    …

    …

    Ce nouvel opus de l’œuvre Plossu

    est tout simplement un cadeau magnifique que nous fait

    ce passionnément attentif au réel qu’il arpente, qu’est Bernard Plossu.

    …

    …

    Ce vendredi 30 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa