Étiquette : Trévise

  • Du fétichisme des nombres chez Giuliano Carmignola (et Antonio Vivaldi…) dans le CD « 13 Violin Concertos – Vivaldi 100 », pour passer de 87 à 100… Pour une jouissance presque sans fin de la frénésie profuse d’inspiration renouvelée à l’infini d’Antonio Vivaldi…

    C’est un fétichisme des nombres présent à la fois chez le violoniste trévisan Giuliano Carmignola (né le 7 juillet 1951 à Trévise) et le compositeur Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741) – ainsi que nous le confie le presque vénitien désormais Olivier Fourès aux pages 7 à 10 du livret (« Vivaldi aime bien les chiffres. Les chiffres précis et d’envergure. (…) Il considère la profusion, le défi, la performance comme des qualités, des sources d’inspiration. (…) Ce programme rend hommage à la « frénésie » (Quantz) du musicien vénitien, à son enthousiasme créatif et interprétatif. Certains grincheux ont dit que Vivaldi avait « composé 500 fois le même concerto », tant pis pour eux : 500 tesselles qui témoignent d’une exploration continue, d’une volonté à aller de l’avant, à transcender les limites, à jouir du déséquilibre et de l’inconnu, dans un monde sans fin« …), et comme le sur-indique, évidemment, le titre choisi pour ce double album Arcana A 594 – qui nous vaut le présent double CD Arcana A 594 « 13 Violin Concertos – Vivaldi 100 » – enregistré à Caporciano du 17 au 20 juin, et du 21 au 24 juillet 2025  – ,

    qui permet, ce présent double album, à Giuliano Carmignola, avec la double complicité de Daniele Orlando, second violon ici dans 4 Concertos pour 2 violons (les RV 506, 512, 517 et 525), et l’orchestre des Solisti Aquilani, de passer de 87 à 100 Concertos pour violon de Vivaldi enregistrés par lui, le brillantissime virtuose trévisan, au disque : en cette occurrence-ci les 13 Concertos RV 233, 241, 282, 307, 350, 365, 369, 372, 506, 512, 517, 525, et 761, qui manquaient jusqu’ici à son catalogue discographique vivaldien…

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    Un apport à tout le moins intéressant (de 130′)…

    Ensuite, à chacun de faire son choix parmi ces 13 nouveaux Concertos pour violon de Vivaldi sous l’archet de Giuliano Carmignola écoutables ici…

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    Ce samedi 9 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Aimer beaucoup le Bach à l’italienne de Mario Brunello : un Bach qui chante et danse merveilleusement…

    J’ai assez souvent remarqué que je goûtais pas mal du tout le Bach interprété à l’italienne _ de même aussi que celui interprété dans le goût français…

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    Ainsi est-ce totalement par hasard que je me suis trouvé _ ou plutôt mon oreille… _ interpellé et vraiment séduit, là sur-le-champ, instantanément, par un Bach défilant dansant et chantant doucement, au moment même où je pénétrais dans le réduit du rayon de musique de mon disquaire préféré, sur la platine :

    un Bach un peu étrange, d’un concerto où dominait le chant un peu grave et si humain du violoncelle.

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    Qu’était-ce donc là ?

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    En fait,

    un merveilleux CD « Bach transcriptions«  _ le CD Arcana A 535 _ de Mario Brunello et l’Accademia dell’Annunciata dirigée par Riccardo Doni,

     

    constitué de six transcriptions _ en Concertos pour violoncelle piccolo, cordes et continuo _ de divers Concertos _ pour clavecin, violon, haubois d’amour _ de Johann-Sebastian Bach,

    en l’occurrence les Concertos BWV 1954, 1055, 1056, 972, 974, ainsi que le Concerto Italien BWV 971.

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    Le résultat étant si satisfaisant à l’écoute tranquille, chez moi, sur ma platine,

    que j’ai désiré me procurer le reste des CDs Arcana _ les CDs A 469, 472 et 490… _ interprétés par le même violoncelliste _ vénitien _, et sur violoncelle piccolo, Mario Brunello…

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    Des CDs sur lesquels n’étaient bizarrement jamais parvenus jusqu’à moi _ un peu étonnant, tout de même… _ le moindre commentaire critique…

    Pourquoi donc ?..

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    C’est donc seulement la perception immédiatement enchantée de mon oreille qui m’a fait rencontrer, par un complet hasard, ce superbe instrumentiste _ et instrument aussi : son violoncelle piccolo à quatre cordes du luthier Filippo Fasser, de Brescia (en 2017), d’après Girolamo Amati, de Crémone (vers 1600-1610) … _ le violoncelliste vénitien Mario Brunello (né à Castelfranco Veneto, en 1960) _ et grand ami du merveilleux, et bien connu, lui, violoniste, et vénitien lui aussi, Giuliano Carmignola (né le 7 juillet 1951, à Trévise).

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    Un Bach qui chante et danse merveilleusement, oui…

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    Ce jeudi 16 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Disparition d’un autre frioulan hyper cultivé, et surtout poète : Nico Naldini, le cher cousin de Pier Paolo Pasolini

    D’abord, voici le courriel que je viens d’adresser à René de Ceccaty,

    qui fut ami, ainsi que traducteur, de Nico Naldini

    (Casarsa della Delizia, 1er mars 1929 – Trévise, 9 septembre 2020),

    cousin et biographe _ à deux reprises : en 1989 (Pasolini, una vita) ; puis en 2009 (Breve vita di Pasolini) ; cette seconde biographie, suite aux révisions des thèses, et polémiques, sur l’assassinat de Pier-Paolo Pasolini… _ de Pier Paolo Pasolini :

    …

    …

    En accomplissant ma prière laïque (de lecture matinale des journaux),

    j’apprends, dans le Corriere della Sera, le décès de ton ami Nico Naldini, chez lui, à Trévise, à l’âge de 91 ans.
     
    Cf aussi cet article de La Repubblica du 10 septembre, qui m’avait échappé :
     
    Bien sûr tu as traduit sa biographie _ Pier-Paolo Pasolini _ une vie, parue, dans une traduction de René de Ceccatty, chez Gallimard, en 1991 … _  de son cousin Pier Paolo _ Bologne, 5 mars 1922 – Ostie, 2 novembre 1975 _,
    mais aussi tu l’as rencontré à diverses reprises, notamment en Tunisie _ où Nico Naldini séjournait fréquemment, à Sidi Bou Saïd _,
    comme tu l’a raconté dans Enfance, dernier chapitre.
     
    Nico Naldini était peut-être d’abord poète _ René de Ceccatty a traduit aussi son recueil de poèmes frioulans Je reviens des champs d’azur, paru, aux Éditions du Scorff, en janvier 2000 _, avant d’avoir à son actif une œuvre polyforme _ poésies, narrations, essais, biographies (de Giovanni Comisso, Goffredo Parise, Filippo De Pisis, Giacomo Leopardi), et même un film-documentaire, Fascista, en 1974…
     
    Dès que j’ai appris cette nouvelle de son décès,
    c’est d’abord de ce que tu évoques de lui dans Enfance, que je me suis immédiatement souvenu.
    La mémoire nous parle, même si c’est un peu capricieusement.
     
    Nico Naldini : encore un frioulan hyper-cultivé… _ ici c’est au triestin Magris que je pense.
     
    Et c’est à lui que je vais consacrer mon article d’aujourd’hui…
     
    Bien à toi, cher René,
     
    Francis

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    Pour le reste,

    on se reportera à l’œuvre polyforme que nous laisse Nico Naldini…

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    Ce samedi 12 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa