Étiquette : Ukraine

  • Un magique bijou bartokien ! : le CD « Béla Bartók – 44 Duos – including Bartók’s original field recordings » d’Alexandra Preucil, violon, et Antoine Tamestit, alto : une miraculeuse merveille de musique !!!

    Qui aime, ou idolâtre, Béla Bartók, ne va pas pouvoir se passer du magistral magique CD Harmonia Mundi HMM 902773 « Béla Bartok – 44 Duos – including Bartok’s original field recordings » d’Alexandra Preucil, violon – fille des violonistes William Preucil et Gwenn Starker, elle-même fille du grand János Starker (Budapest, 5 juillet 1924 – Bloomington, 28 avril 2013)… – , et Antoine Tamestit – né à Paris le 11 juillet 1979 – , alto,

    qui vient tout juste de paraître – enregistré à Ebersol, en  Suisse, au mois de mai 2025, et incluant 11 prises par Béla Bartók sur le terrain de ses prospections de musiques populaires, entre 1907 et 1916 : en les actuelles Ukraine (1), Hongrie (1), Slovaquie (3), Roumanie (5), et même un en Algérie… – et constitue, voilà !, un phénoménal événement musical et discographique, par sa fulgurante transcendante réussite !

     

    Les 44 Duos pour deux violons Sz. 98 de Bartók – qui constituent un recueil de quarante-quatre pièces instrumentales de Béla Bartók publié en 1931 à destination des élèves pour, selon les paroles du compositeur, «qu’ils puissent, dès leurs premières années d’études, jouer des œuvres dans lesquelles se trouve[nt] la simplicité naturelle du peuple et aussi ses particularités mélodiques et rythmiques » ; et c’est là, pour le violon, le deuxième de ses trois grands ensembles pédagogiques, après Pour les enfants (1908-1910) et avant Mikrokosmos (1926-1939), qui sont, les deux, pour le piano… – dépassent largement le cadre de leur destination première : une simple méthode instrumentale. Très sensibles – eux aussi, bien sûr ! – à l’origine populaire de ces pages issues des folklores – de l’Europe centrale jusqu’à l’Algérie –, Antoine Tamestit et Alexandra Preucil en proposent au violon et à l’alto une lecture d’une liberté et d’une fraîcheur saisissantes – absolument ! Ils n’ont pas hésité à intégrer des enregistrements captés par Bartók lui-même lors de ses collectes sur le terrain – de musiques populaires singulières, menacées de disparition si rien ne les conservait en leur formidable singularité… – en préludes – et intégrés, avec un très grand naturel, mais oui, malgré quelques occasionnels gratouillis, au programme magnifiquement re-composé par eux de ce CD musicalement exceptionnel… – à leur performance.

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    Voici, en guise de trop bref échantillon à écouter et regarder, cette très courte vidéo (de 0′ 51 secondes)…

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    C’est aussi magique que magistral !

    Tant de la part de Bartók, toujours aussi génial en sa confondante irradiante singularité, à partir de musiques populaires traditionnelles, qui nous emporte et nous sidère, que de la part ces deux interprètes de classe très supérieure, Alexandra Preucil et Antoine Tamestit, qui transcendent musicalement si merveilleusement la portée au départ simplement pédagogique de ces 44 brèves pièces !

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    Avec, à l’arrivée de leur bouleversante réalisation discographique, ce jubilatoire transcendant bijou musical…

    Faisant désormais, aussi grâce à eux, date dans l’empyrée de la musique !

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    Un immense bonheur !

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    Ce mardi 11 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Superbe et très émouvant et très riche discours de réception à l’Académie de Bordeaux en tant que membre d’honneur du général d’armée François Lecointre, Grand chancelier de la Légion d’honneur : hauteur d’esprit et grandeur d’âme, ainsi que de cœur… Admiration !

    Hier jeudi 13 mars à 15 heures,

    à l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux,

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    superbe et très émouvant – et très riche, philosophiquement aussi : quelle hauteur d’esprit ! quelle grandeur d’âme ! C’est assez peu fréquent… – discours de réception, en tant que membre d’honneur, du général d’armée François Lecointre,
    Grand chancelier de la Légion d’honneur.
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    Un homme qui, par son intelligence de penser lumineuse – et très hautement cultivée, il faut y insister aussi : Dumézil, Lévinas, Paulhan, a-t-il très judicieusement cités (cf aussi ce que Platon dit de l’ordre juste, dans la cité comme dans la personne : « La République« , « Les Lois« )… ; François Lecointre vient aussi de publier un profond (à propos de l’office de soldat et du corps uni et fraternel que constitue ce corps qu’est aussi et d’abord , au premier chef, une armée…) « Entre guerres« , aux Editions Gallimard… – autant que par son courage héroïque au combat – au pont de Vrbanja, en Bosnie, et sur bien d’autres fronts : Guerre du Golfe, Somalie, Rwanda, Bosnie, Côte d’Ivoire… – , fait mieux qu’honneur aux très hauts postes successifs qui lui ont été confiés aux armées, ainsi qu’aux postes de conseils – remarquablement lucides et avisés – auprès des plus hautes instances de l’Etat…
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    Et qui ne manque ni d’élégance d’esprit, ni d’humour – François Lecointre a aussi des attaches béarnaises…
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    Une réception particulièrement intense et marquante – d’autant plus marquante en raison du contexte et conjoncture intensément tendus, tragiques, de la présente situation, jour par jour si peu prévisible (Trump…), des menaces (Poutine…) pour nous aussi (et pas seulement Zelinsky et les Ukrainiens), par nos hélas durables imprévisions militaires (à commencer par celles des stocks d’armes et munitions, ainsi que les formations de soldats : « Si vis pacem, para bellum« …), tant en Europe qu’en France même, de la si présente, donc, pour nous aussi, Européens et Français, guerre d’Ukraine –,
    à laquelle a aussi brillamment contribué par sa présentation excellemment détaillée le général Gilles Robert, membre résidant de l’Académie…
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    Un moment assurément mémorable, par conséquent, aussi, pour chacun d’entre nous qui écoutions,
    et admirions – et cela aussi est assez peu fréquent ; et « tout ce qui est beau est difficile autant que rare« , ainsi que clôt son « Ethique » le grand Spinoza…
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    Ce vendredi 14 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Revoir avec infiniment de plaisir le superbissime film de Steven Spielberg « The Fabelmans », et, dans la foulée, retrouver et relire l’article du 10 juillet 2023 à ce film consacré, avec ses bien intéressantes précisions sur le parcours de vie, de Cincinnati à Hollywood, de Steven Spielberg…

    Avant-hier soir, tout à fait par hasard, en zappant, j’ai revu avec infiniment de plaisir, à la télévision, le superbissime film de Steven Spielberg « The Fabelmans » ;
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    et après une très rapide recherche sur les bien commodes archives de mon blog, j’ai retrouvé, non sans plaisir non plus, mon article en date du 10 juillet 2023, comportant de bien intéressantes précisions et à divers égards, à propos et à partir de ce merveilleux film sorti en France le 18 octobre 2022 :  »…
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    Certains des ancêtres de Steven Spielberg , né, lui, à Cincinnati le 18 décembre 1946, viennent en effet de Kameniets-Podolsky, une ville de Podolie,
    située pas très loin du Stanislawow – Stanislaus, au pied des Carpathes, où mon père, le Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006), a vu le jour le 11 mars 1914, en Galicie alors autrichienne,
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    et non loin non plus de Lviv – Lvov – Lwow – Lemberg, la grande ville de Galicie de la grand mère maternelle de mon père : Sarah Sprecher (1860 – 1937)
    _ toutes ces villes se trouvant aujourd’hui dans la partie la plus occidentale de l’Ukraine _ ;
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    Sarah Sprecher dont le mari, Samuel Kahan (1860 – 1892), mon arrière-grand-père paternel donc, est décédé, lui, à New-York le 29 avril 1892 ;
    New-York où celui-ci avait le projet de venir installer sa famille demeurée à Lemberg…
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    Sur cette partie (paternelle) de mes ascendances familiales _ le côté maternel est celui des Bioy d’Oloron, ainsi que d’Argentine (cf Adolfo Bioy Casares…) _,
    j’ai retrouvé aussi et relu avec bien du plaisir à nouveau mon passionnant, au moins pour moi, article en date du 25 mai 2023, que voici à lire (ou relire) :
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    et surtout son final :
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    « je me sens personnellement pas mal d’accointances et affinités, déjà, avec ce que François Noudelmann dit ici de sa formation-construction de lui-même _ philosophique, littéraire, musicale, etc. _ et de ses cheminements……Même si je n’ai, pour ce qui me concerne, nulle attraction new-yorkaise _ non plus qu’américaine… _ :

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    New-York, où le 29 avril 1892, à l’âge de 32 ans (il était né en 1860 à Entradam, alors en Hongrie, mais actuellement en Roumanie), est décédé Samuel Kahan, le grand-père maternel de mon pére, né lui en 1914 _ et c’est un vieux et très émouvant film muet (en yiddish), « Hester Street«  (de Joan Micklin Silver, d’après « Yekl«  d’Abraham Cahan, paru en 1896; cf ici la bande-annonce de ce film), vu, par hasard, au Festival du Film d’Histoire de Pessac, qui m’a permis de comprendre comment certains pères de famille juifs faisaient le voyage de l’Amérique, New-York et Ellis Island, afin d’y préparer la venue de leur épouse et enfants… Samuel Kahan est décédé assez vite après son arrivée. Son épouse et ses trois enfants, Fryderyka, Rose et Nison (né à Lemberg le 25 octobre 1883, et décédé à Haifa en 1949), sont ainsi demeurés alors en Galicie, à Lemberg ; et n’ont pas gagné New-York… Mais lui, Samuel Kahan, est inhumé à New-York. Et je descends de lui, je suis son arrière-petit-fils (né le 12 décembre 1947), via sa fille Fryderyka, ma grand-mère paternelle, et son petit-fils Benedykt Lippa, mon père… Et c’est par la cousine germaine Eva de mon père, fille du frère Nison de Fryderyka, Eva Kahan, épouse Speter (Budapest, 15 mars 1915 – Tel-Aviv, 2007 ; Eva a survécu à un passage à Auschwitz, en 1944 ; et en a laissé des témoignages !..) qu’un soir de juillet 1986, j’ai pris connaissance, au restaurant où elle dînait, de cet arbre généalogique familial galicien… De bref  passage à Bordeaux, et sachant que son cousin Benedykt avait fait ses études de médecine à Bordeaux, Eva Speter, de passage à Bordeaux, était tombée sur le nom de « Lippa » dans l’annuaire téléphonique de Bordeaux qu’elle avait voulu consulter ; et c’est ainsi qu’elle m’avait joint au téléphone : « _ Êtes-vous parent avec le Docteur Benedykt Lippa ? _ Oui, c’est mon père« , avais-je bien sûr répondu… De fait, mon père, lui même très sportif (il a pratiqué très longtemps le tennis ; et avait fait de la boxe en sa prime jeunesse ; il avait aussi appris le violon !), avait raconté plusieurs fois, non sans fierté, qu’il avait une cousine Eva qui, en sa jeunesse, avait été championne de natation, à Budapest : je connaissais donc l’existence de cette cousine Eva ; et c’est probablement une des raisons qui m’avait suggéré, en 1981, de donner le prénom d’Eve à notre seconde fille, née le 10 octobre 1981…Et plus tard, Eva, ainsi que son frère Andrew Samuel Kahan (né à Budapest le 28 février 1921), sont chacun d’eux venus d’Israël rendre visite à mes parents…

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    L’épouse de Samuel Kahan, Sara Sprecher (Lemberg, 1860 – Lviv, 1937) _ les Sprecher, très aisés, possédaient plusieurs immeubles à Lemberg – Lwow… _, mon arrière-grand-mère paternelle, la mère de la mère, Fryderyka Kahan, de mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus – Stanislawow – Ivano-Frankivsk, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), était donc native de la même ville (Lemberg -Lwow – Lvov – Lviv) que Marie Schlimper (Lemberg, 1881 – ?, ?), la mère d’Albert Noudelmann (Paris, 24 juin 1916 – Limoges, 16 juillet 1998), et grand-mère paternelle de François Noudelmann (Paris, 20 décembre 1958)

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    Pour ma part, je me sens _ culturellement, philosophiquement et humainement_ proche d’un Montaigne, et de sa lumineuse et si féconde tour, où je pouvais, enfant et adolescent, me rendre à pied dans la journée depuis le domicile familial de Castillon-la-Bataille ;

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    cette tour dans laquelle très sereinement, et très activement, par l’exercice inventif  de son très alerte penser _ ce que je nomme, en dialogue avec l’amie Marie-José Mondzain, son « imageance«  _, et surtout à l’écritoire de ses « Essais« , Montaigne (Saint-Michel-de-Montaigne, 28 février 1533 – Saint-Michel-de-Montaigne, 13 septembre 1592) _ une fois la si riche conversation effective de l’ami La Boétie interrompue : La Boétie (né à Sarlat le 1er novembre 1530) est décédé à Germignan, près de Bordeaux, le 18 août 1563… _ entretenait un dialogue quasi permanent et archi-vivant _ « tant qu’il y aurait de l’encre et du papier«  ! Et du souffle de vie en lui… _ avec les auteurs _ vivant à jamais dans l’éternité de leur plus vif penser _des livres de sa bibliothèque, et des inscriptions de citations peintes par lui sur les poutres de sa « librairie », au second étage de la tour ; cf d’Alain Legros le passionnant « Essais sur poutres« .

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    Je suis donc _ en toute modestie, bien sûr : je ne me prends pas pour Montaigne !.. _attaché à ma propre tour bordelaise _ avec ses rangées et piles de livres et disques ; mais dénuée de poutres… _, ainsi qu’à la librairie Mollat, et aux dialogues avec les auteurs (d’œuvres) avec lesquels j’ai la passion et la chance insigne de m’entretenir _  voilà ! _ très effectivement _ et pas seulement par la lecture et l’écoute active de leurs œuvres ; j’aime rechercher et découvrir de leur bouche même, en notre échange sur le vif, quels ont été et sont, selon eux, les « sentiers » même les plus secrets de leur création… _;

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    cf ce catalogue-ci récapitulatif de podcasts et vidéos de mes entretiens : « Réactualisation, à la date du 16 décembre 2022, de la bibliothèque de podcasts et vidéos d’Entretiens de Francis Lippa, à Bordeaux, de 2009 à 2022, avec les plus excellents auteurs, et parfois amis…« …

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    Et je me sens aussi pas mal d’accointances et affinités _ déjà philosophiques de fond, mais aussi littéraires : François Noudelmann adore et Montaigne et Marivaux ; si chers à moi aussi ; et musicales : François Noudelmann vénère Fauré, Debussy, Ravel, et Poulenc : moi de même !.. Pour ne rien dire de ses positions culturelles et civilisationnelles ; je les partage absolument aussi… _ avec François Noudelmann,

    ne serait que par notre passionnée mélomanie, et notre attention singulière à l’écoute…

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    Ainsi que nos regards transversaux, à tous deux, sur le réel…

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    Et ici je renvoie à mon article programmatique qui a précédé, le 3 juillet 2008, l’ouverture de mon blog « En cherchant bien _ carnets d’un curieux« , le 4 juillet 2008 ;

    avec un article intitulé, emblématiquement, et je n’y ai pas dérogé depuis, « le Carnet d’un curieux » : exemples détaillés à l’appui, il est très explicite ; le consulter ici…

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    Et j’avais choisi d’en baptiser le signataire _ je désirais un nom d’auteur _ « Titus Curiosus« , soit quelque chose, en mon esprit, comme « petit curieux« ,

    sans autre ambition que de m’essayer, en pleine liberté, à bien chercher à découvrir vraiment… ; et partager ainsi, par le blog, modestement, sans tapage ni compromission de quelque sorte, ces efforts d’un peu mieux penser, un peu mieux regarder, un peux mieux écouter, un peu mieux sentir et ressentir, les altérités _ en leur  plus authentique singularité et idiosyncrasie : distinctes, donc, et indépendantes de moi-même… Les approcher, simplement, d’un tout petit peu plus près : comme quand on aime vraiment.

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    « Former son jugement« , disait le cher Montaigne _ en le frottant et osant le confronter, sans timidité ni crainte, à ceux d’autres qu’on estime ou admire : en un dialogue poursuivi, via des œuvres que ces autres ont données et laissées, en une vivante libre interlocution éruptive et féconde, tenue et entretenue (et constamment revue) au présent, avec eux, dans la distance actuelle et exigeante de l’éloignement géographique ou/et historique, en une dimension de quelque chose qui s’apparente, et cela forcément en toute modestie (et avec un brin d’humour, et surtout sans présomption), à comme de l’éternité, dont le signe annonciateur ressenti est la joie… Ce que l’amie Baldine Saint-Girons caractérise superbement comme un « acte esthétique« , en son justissime et si beau « L’Acte esthétique« , pour déclencher et entretenir cette joie du plus vif et actif penser en soi-même : être vraiment vivant, au contact parlant de ces altérités chantantes, à recevoir, et auxquelles répondre, et avec lesquelles, oui, dialoguer vraiment. Et de fait cela advient, vraiment… Vraiment. »…

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    Ce mardi 7 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Et « Armageddon Time » de James Gray : un très prenant univers dramatique bien plus sombre ou plus noir…

    Retour ce mardi à l’ »Armaggedon Time« de James Gray_ né le 14 avril 1969, à New-York _, son plus récent film _ un film sombre… _,

    et que j’ai découvert il y a peu de mois seulement, en DVD…

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    James Gray,

    un cinéaste que j’apprécie énormément, et cela dès ses tous premiers films…

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    Un entretien avec le journaliste Terry Gross, en date du 28 novembre 2022, et intitulé « ‘Armageddon Time’ explores how the world is ruined by ‘well-meaning people’« , m’apporte quelques précieuses indications _ éparses et elliptiques _ concernant les racines familiales _ en Ukraine, comme à New-York _ du réalisateur James Gray…

    Ainsi que leur retentissement dramatique sur son art splendide de filmer.

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    James Gray, né à New-York le 14 avril 1969, est le fils d’Irwin Gray, né à New-York en 1936 _ et plombier de son métier _, et de son épouse Hester.

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    Lors de leur enregistrement à leur arrivée, en 1923, sur le sol américain, au sas implacable d’Ellis Island _ cf l’image que donne de ce lieu le film de James Gray « The Immigrant« … _,

    ses grands-parents paternels ont troqué leur patronyme de Greyerstein, ou Grayevsky, quand ils résidaient en Ukraine, à Ostropol _ une ville de Volhynie située à mi-chemin entre Lviv et Kiev _, contre celui de Gray ; ainsi que pris leurs nouveaux prénoms américains, de Jack (il est né en 1902), et de Clara (elle est née en 1906).

     

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    En 1931, Jack et Clara Gray ont eu un premier fils, auquel ils ont donné le prénom de Seymour ;

    et en 1936, ils ont eu un second fils, qu’ils ont prénommé Irwin : c’est lui, Irwin Gray, qui, en 1969, sera le père du réalisateur James Gray ; dont la mère, épouse d’Irwin, se prénomme Hester.

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    Hester, la mère de James Gray, avait pour un de ses deux grands-pères un nommé Hurwitz ; l’autre se nommant, lui, Rabinowitz _ cf ce compte-rendu-ci détaillé du film « Armageddon Time , par Jean-Louis Requena, qui donne précisément le nom d’Aaron Rabinowitz au père d’Hester, la mère du jeune héros du film… _ ;

    et une de ses ancêtres venue d’Ostropol a raconté avoir assisté à la décapitation par les Cosaques de ses deux parents (« beheaded« )…

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    Et du côté Hurwitz,

    un oncle Hurwitz était lié par ses activités à Ralph Capone, le frère d’Al Capone…

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    Mes recherches généalogiques sont, au moins pour le moment, un peu plus complexes à réaliser dans le cas du new-yorkais James Gray, que dans celui du natif de Cincinatti, Steven Spielberg…

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    Le parcours américain de la famille de la famille de James Gray,

    qui transparaît, transposé, dans ces somptueux chefs d’œuvre _ tous admirables !!! _ que sont « Little Odessa » (1994), « The Yards » (2000), « We own the night » (2007), « Two lovers » (2008), « The Immigrant » (2013), « Armageddon Time » (2022),

    est bien plus sombre, en effet _ et moins traversé de bouffées de tendresse et de sourires… _, que celui qui apparaît dans la transposition de l’auto-biographique « The Fabelmans » (2022) de Steven Spielberg…

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    À suivre…

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    Ce mardi 11 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa