Étiquette : Un Portrait musical de Jean de La Fontaine

  • La touchantissime tendresse de pureté de trois sublimes « Répons de ténèbres » (H. 114 à 116) de Marc-Antoine Charpentier, idéalement réalisée dans le très beau CD « Couperin – Leçons de Ténèbres – Lalande – Miserere » du Concert Spirituel d’Hervé Niquet, qui nous va droit au cœur d’amoureux de la musique de Charpentier…

    C’est sur la touchantissime tendresse de trois sublimes « Répons de ténèbres » (catalogués Hitchcock 114 à 116) du merveilleux Marc-Antoine Charpentier (1643 – Paris, 24 février 1704), dans le très beau, très réussi, CD Alpha 1210 « Couperin – Leçons de Ténèbres – Lalande – Miserere » du Concert Spirituel d’Hervé Niquet – un CD enregistré à Charenton-le-Pont au mois d’octobre 2024 – , qui vont droit au cœur d’amoureux de la musique de Charpentier que je suis – depuis, tout particulièrement, mon travail de recherche (et de découvertes!), en 1995, pour le CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« , le CD Virgin 7243 5 45229 2 5 (paru au mois de mars 1996) de la Simphonie du Marais, dont j’étais, ces années 90-là, le « conseiller artistique«  ; cf, par exemple mon article « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659« , en date du 3 juillet 2020 : Marc-Antoine Charpentier et Jean de La Fontaine, amis, ont travaillé ensemble… – ,

    que j’ai grand plaisir à mettre aujourd’hui ici l’accent…

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    Ainsi, écoutez ici ces trois merveilles que sont les Répons de Ténèbres

    H. 114 « Unus ex discipulis meis » (2′ 13),

    H. 115 « Eram quasi agnus » (2 ‘ 20),

    et H. 116 « Una hora non potuistis vigilare mecum » (3′ 17)…

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    La magie de pureté, toute de douceur et délicatesse simplissime – si difficile à atteindre –, de Marc-Antoine Charpentier, est bien présente au rendez-vous de ce très beau CD, chanté à sept – Marie-Pierre Wattiez, Aude Fenoy, Alice Glaie, Agathe Boudet, Gwenaëlle Clemino, Marie Griffet et Laurence Pouderoux… – , du Concert Spirituel, en un programme donné en concert depuis plus de dix ans, nous informe Hervé Niquet en une brève présentation à la page 6 du CD…

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    Un grand bravo aux interprètes…

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    Il nous faudrait maintenant un CD entier des 19 « Répons de Ténèbres » de Marc-Antoine Charpentier, tels qu’ils sont parvenus jusqu’à nous :

    soient les « Répons » H. 111 à 119, 126 à 134, et 144, bien trop peu enregistrés au disque jusqu’ici…

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    L’œuvre si riche de Marc-Antoine Charpentier demeure ainsi aujourd’hui toujours à explorer et découvrir-redécouvrir,

    pour notre enchantement de ce génie assurément singulier du Baroque français, qui fut élève, à Rome, de Giacomo Carissimi (1605 – 1674)…

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    Ce lundi 30 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ce que l’Air du Froid du « King Arthur » (en 1691) de Henry Purcell (et John Dryden) doit à l’Air des Trembleurs de l’ »Isis » (en 1677) de Jean-Baptiste Lully (et Philippe Quinault)…

    Un échange de courriel avec une amie m’a permis, ce mercredi 10 mai, de faire un point sur ce que le célèbre Air du Froid du « King Arthur » (en 1691) _ air popularisé il y a quelques années par une interprétation-adaptation de Klaus Nomi (1944 – 1983), et disponible dans le magnifique enregistrement de John-Eliot Gardiner, avec Stephen Varcoe, en 1985 _ de Henry Purcell (1659 – 1695), sur un livret de John Dryden (1631 – 1700),

    doit à l’Air des Trembleurs de l’ »Isis » (en 1677) de Jean-Baptiste Lully (1632 – 1687), sur un livret de Philippe Quinault (1635 – 1688).

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    En 1995, alors que j’étais « conseiller artisitique de Hugo Reyne et La Simphonie du Marais », 
    j’ai été l’auteur à 90% du programme du CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » (CD EMI – Virgin, de La Simphonie du Marais) préparé pour les commémorations _ plusieurs concerts et un disque _ du tricentenaire du décès de La Fontaine en 1695.
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    Et il se trouve que j’avais personnellement tenu à inclure en ce programme autour de la carri§re poétique et musicale de La Fontaine, l’air des Trembleurs de l’ » Isis » de Lully et Quinault, en 1677,
    pour illustrer d’une part les péripéties des querelles musico-poétiques entre La Fontaine et Lully,
    et surtout afin situer, dans le temps, le « petit opéra », donné à Paris, en 1678 _ et quasi inconnu, non seulement des mélomanes, mais aussi de la plupart des chercheurs _, « Les Amours d’Acis et de Galatée » de Marc-Antoine Charpentier et Jean de La Fontaine,
    que j’avais retrouvé et pu reconstituer en partie lors de mes recherches de toute une année pour constituer ce programme de concert et de CD en l’honneur de La Fontaine…
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    En effet, c’est de cet air des Trembleurs de l’ « Isis » de Lully, en 1677, que le merveilleux Henry Purcell s’est inspiré pour l’air célèbre du Froid de son « King Arthur » en 1691…
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    Purcell, en effet, formé auprès des compositeurs  Pelham Humphrey et John Blow, était très connnaisseur de la musique française de son époque, à la cour des rois Charles II et Jacques II Stuart, qui avaient longtemps longtemps présents à Saint-Germain-en-Laye, au moment du règne de Cromwell…
    Et leur sœur étant l’épouse de «  Monsieur », Philippe d’Orléans, le frère du roi, Louis XIV…

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    Voici donc ici un podcast (de 1’ 48) de cet air extrait de notre CD, enregistré pour EMI en 1995, par La Simphonie du Marais dirigée par Hugo Reyne, intitulé « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine »
    – les chanteurs en sont Isabelle Desrochers et Bernard Deletré. 
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    J’étais présent (et vigilant !) aux séances d’enregistrement (par l’excellent Hugues Deschaux), supervisées par l’excellent Nicolas Bartholomée, à l’abbaye Saint-Michel-en-Thiérache, au mois d’août 1995,
    dont je garde un souvenir enchanté…
    Et le CD est paru, brillamment récompensé, en mars 1996 sous le label Virgin : 7243 5 45229 2 5. 
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    De ce bel air des Trembleurs d’ » Isis », de Quinault et Lully,
    voici les podcasts de deux autres interprétations,
    l’une tirée de l’ » Isis » de Lully dirigée par Christophe Rousset à la tête de ses Talens lyriques, en 2019 ;
    et l’autre du CD « Lully – Les Divertissements de Versailles », par les Arts Florissants dirigée par William Christie, en 2002.
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    La confrontation de ces trois interprétations est plus qu’intéressante.
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    dans lequel j’évoque les circonstances des recherches (et découvertes) liées à ce CD de 1995-96…
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    Voilà.
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    Ce mercredi 10 mai 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Maxim Emelyanychev et il pomo d’oro en extraordinaire état de grâce dans les Symphonies n°1 (« the beginning ») et n°41 (« the end ») de Mozart : un sublimissime (de vie !) CD Aparté AP 307 ; ou la pressante question de l’énigme de l’idiosyncrasie du style…

    Ce que j’ai, bien à tort _ et gravement, j’en demande pardon ! _, négligé de dire dans mon article d’hier « « ,

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    c’est que Maxim Emelyanychev, non seulement est absolument magnifique en la grâce ultra-vivante et justissime de son jeu si fin, si vif et si pleinement « mozartien » au pianoforte _ cf la vidéo (de 6′ 39) du sublime adagio du 23e Concerto en la majeur K. 488, achevé de composer le 2 mars 1786 ; interprétation à comparer avec celle de cette vidéo du même adagio par Andreas Staier et Le Concert de la Loge dirigé par Julien Chauvin : l’adagio tendrissime de Maxim Emelyanychev est sans la moindre complaisance pré-romanticissante, encadré qu’il est par deux sublimes (eux aussi) jubilatoires allegros ; quelle merveille !.. _, mais qu’il est peut-être plus encore absolument transcendant et magistral dans la conduite si merveilleusement « naturelle » de jubilatoire _ enthousiasmante ! _ évidence de son superbe orchestre d’instruments anciens _ quelle saveur extraordinaire révèle ici chacun des instruments ainsi joués par de tels si magnifiques et parfaits instrumentistes ! _ qu’est ce magique il pomo d’oro…

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    Ces deux premières symphonies de Mozart données-enregistrées ici, soient la première K. 16, en mi bémol majeur, de 1764, et la quarantième et ultime K. 551, en ut majeur, « Jupiter« , de l’été (août) 1788, n’ont probablement jamais connu jusqu’ici de pareille si juste, vivante et profondément marquante incarnation au disque, en ce magique _ oui ! _ CD Aparté AP 307.

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    Et ne pas mettre l’accent là-dessus serait la plus terrible injustice à l’égard de ce génial chef si parfaitement musicien qu’est Maxim Emelyanychev ;

    ainsi qu’à l’égard aussi, bien entendu, de chacun des membres présents ici de ce formidable ensemble qu’est décidément, CD après CD, cet extraordinaire il pomo d’oro…

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    Le principal et fécondissime apport de ce début de réalisation de ce projet d’exploration symphonique mozartien de Maxim Emelyanychev, est de si bien ici s’approcher, et nous donner à ressentir, bel et bien, en cette recherche interprétative effective _ les enregistrements de ce CD Aparté ont été réalisés sous la direction artistique de Nicolas Bartholomée à Paris, en l’église Notre-Dame du Liban, du 28 au 30 juin 2022 : c’est l’excellent Nicolas Bartholomée qui avait été le directeur artistique de l’enregistrement, à Saint-Michel-en-Thiérache, du CD de la Simphonie du Marais « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« , l’été 1995 : j’étais présent tout au long des séances d’enregistrement ; et cela m’avait, bien entendu passionné ! _, ce qui constitue la génialissime idiosyncrasie mozartienne,

    de son départ _ tout du moins pour ce qui concerne ici le volet de l’œuvre symphonique, qui va du K. 16, noté en 1764, au K. 488, noté en 1788… _, à son apogée,

    tout du moins pour ce qui concerne le volet symphonique de l’œuvre de Mozart…

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    C’est-à-dire plus précisément en s’interrogeant, au plus près de la musique symphonique ainsi notée au vol de la composition par Mozart, sur ce qui, en le K. 16 de 1764, anticipe en quelque sorte déjà tout le reste _ symphonique, donc, mozartien _ qui suivra, année après année ;

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    et, de même, sur ce qui est venu nourrir, infinitésimalement, au fil de la succession des œuvres réalisées, au fil des ans, cet absolu chef d’œuvre symphonique étourdissant-éblouissant qu’est cette radieuse Symphonie « Jupiter » K. 551 d’août 1788…

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    Ou encore,

    puisque, selon l’intuition justissime de ce contemporain de Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 – 5 décembre 1791) qu’a été Buffon (7 septembre 1707 – 16 avril 1788) _ son magnifique « Discours sur le style » a été prononcé à l’Académie française le jour de sa réception, le 25 août 1753 _, « le style, c’est l’homme même« ,

    qu’est ce donc qui constitue et crée l’essence la plus fondamentale et si reconnaissable _ quasi instantanément à l’écoute ! _ de ce miraculeux rayonnant _ mais pas jusqu’à l’insolence… _ style mozartien _ tel qu’a pu en baver de jalousie le moins génial, plus laborieux, Antonio Salieri, comme est venu le figurer l‘ »Amadeus » de Milos Forman, en 1984… 

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    Nul doute, déjà, que Maxim Emelyanychev, dans Mozart, ici, comme en d’autres de ses explorations du champ musical, nous réserve encore maintes merveilleuses découvertes et surprises de révélations _ mais oui, à ce point ! _ des œuvres, par sa si vivante et jubilatoire interprétation…

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    Mais, déjà, et pour aujourd’hui :

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    « Chapeau, Messieurs, bien bas, à vous tous, superbes interprètes » de ce grand « PETIT DISQUE ROUGE » d’Aparté…

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    Ce samedi 4 février 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un passionnant « François Couperin – La Sphère de l’intimité » par Christophe Rousset, Cyrille Dubois et Les Talens lyriques, pour Aparté : à découvrir vraiment…

    Le CD Aparté AP 281 n’a guère été relevé jusqu’ici, et bien à tort, par les critiques de disques.

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    Or ce CD, intitulé « François Couperin – The Spere of Intimacy« , par Christophe Rousset et ses Talens lyriques, et le ténor Cyrille Dubois, mérite incontestablement, et à plus d’un titre, le détour ;

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    ainsi, aussi, que la très pertinente notice, excellemment documentée, de Denis Herlin, intitulée, elle, « Des premières sonates aux airs sérieux et à boire  : portrait d’un Couperin méconnu« , qui l’accompagne _ François Couperin (1668 – 1733).

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    Un travail d’exploration et de découverte qui vient, personnellement, me rappeler, au moins pour partie, le CD pour lequel j’avais effectué de passionnantes recherches, en 1995, pour Hugo Reyne et La Simphonie du Marais, aboutissant au beau CD « Un Portait musical de Jean de La Fontaine« ,

    et qui comprenait quelques pièces bien intéressantes de François Couperin…

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    Un passionnant et superbe travail musical,

    pas assez remarqué jusqu’ici.

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    À découvrir vraiment, donc…

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    Ce samedi 14 janvier 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa