Étiquette : Variations Goldberg

  • Joël Dehais, rhumatologue et musicien, dressant un superbe portrait hyper-réaliste des pathologies physiologiques et névrotiques de Glenn Gould à son Steinway, à l’Académie de Bordeaux…

    Hier soir, jeudi 16 janvier, invité par mon ami le Pr Joël Dehais – rhumatologue émérite, disciple du magnifique Professeur Raoul Tubiana, éminentissime spécialiste du traitement des pathologies des musiciens instrumentistes ; cf mon article «  » du 28 décembre 2011… – à venir l’écouter, à l’Académie de Bordeaux – en ouverture de sa très prometteuse présidence de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour l’année 2025 – , parler – superbement et en idéale justesse ! un modèle du genre… – du cas – pathologique à divers égards, pas seulement physiologiques, névrotiques aussi… – du célébrissime pianiste Glenn Gould,
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    j’ai été un peu étonné – dois-je avouer ici – , au moment des interventions et questions qui ont suivi la conférence, d’une ou deux appréciations musicales émanant de l’assistance, quand la lumineuse démonstration de Joël Dehais venait de mettre en évidence parfaite tout ce que les performances musicales de Glenn Gould tenaient directement – hélas ! trois fois hélas ! – de ses pathologies, tant physiologiques – excellentes probantissimes images et vidéos à l’appui : le contraste saisissant ô combien ! des positions des mains sur le clavier du piano de Daniel Barenboïm et de Glenn Gould, parlait ainsi de lui-même… – que mentales.
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    La question – semblait-il au plutôt baroqueux de goût que je suis, mais je vénère aussi le merveilleux Bela Bartok ! – à poser, mais annexe, certes – et donc hors du sujet de Joël… – , étant plutôt celle du très large et toujours durable succès – essentiellement discographique… – de Glenn Gould auprès d’un très large public – ébaubi : à jamais ?.. – de par le vaste monde encore aujourd’hui – ce qui n’est pas sans m’étonner (et m’inquiéter aussi) pour le destin de l’écoute véritablement musicale…
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    Mais tel n’était pas du tout, bien sûr, le propos _ exclusivement médical et scientifique, lui : pas musical, il faut le souligner… _ du Pr. Dehais… Car Joël Dehais – très éminent médecin ainsi que musicien violiste et hautboïste d’expérience… – a pris grand soin et merveilleuse élégance de ne – surtout ! – rien dire – du tout : ni apprécier, surtout pas ! – de la qualité du jeu de Glenn Gould – dans les magiques « Goldberg« , par exemple… – ; il s’est scrupuleusement contenté, avec son exquise délicatesse – une de ses plus magnifiques très grandes qualités : de personne humaine très rare, ici ! quelle supérieure élégance et attention à autrui… – , de montrer l’étiologie imparable des postures pathologiques de l’instrumentiste à son  piano ; et de modérément regretter que Glenn Gould ne se soit pas plutôt mis au clavecin – instrument davantage percussif – , qu’au piano...
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    Et puis, des goûts et des couleurs…
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    Et de toutes les façons, le terrain – d’authentique et parfaite expertise scientifique médicale : un bijou de ciselure de scalpel délicatissime d’analyse : sans le moindre débord... – du parfait exposé – d’ouverture de sa présidence de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour l’année 2025 – de Joël Dehais, était bien celui, et exclusivement, de la pathologie, particulièrement celle des maladies professionnelles des instrumentistes, que Joël a très concrètement contribué – en thérapeute efficient – , dans le sillage du magnifique Raoul Tubiana – je pense aussi à l’épouse de celui-ci, la très fine et exquise et discrète Claude Delay – , à soigner… 
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    Ce vendredi 17 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Et la merveille des Goldberg par le piano magique de l’enchanteur Pavel Kolesnikov…

    J’avais _ assez étrangement… _ laissé passer à sa sortie, en octobre 2020, le CD _ Hyperion CDA 68338 _ des Goldberg BWV988 du prodigieux Pavel Kolesnikov.

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    Cf mon article enthousiaste du 2 juillet dernier : « « …

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    Et c’est le détail précis de la notice de son tout nouveau CD Reynaldo Hahn _ Hyperion CDA 68383 _, qui vient de paraître ce mois de juin 2022, qui m’a fait rechercher illico presto ce CD Goldberg de Kolesnikov au piano…

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    Un nouvel enchantement !

    Et de toute autre nature, bien sûr, que celui du Hahn…

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    Quel merveilleux interprète,

    qui sait aller au cœur battant de l’idiosyncrasie des œuvres qu’il vient servir…

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    Ce mercredi 6 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : et de Bach, quoi choisir ? Les Goldberg ! et par le Trio Zimmermann, par exemple…

    Et du grand Bach lui-même

    (Eisenach, 21 mars 1685 – Leipzig, 28 juillet 1750)

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    quoi choisir

    pour ces Musiques de joie ?

    _ même si, et bien sûr il faudra y méditer, la joie-Bach diffère de la joie-Monteverdi, et de la joie-Mozart, et de la joie-Zelenka, etc.

    Les joies des plus grands sont idiosyncrasiques ! Et « le style, c’est (alors, et alors seulement…) l’homme même« , pour reprendre le mot de Buffon en son petit Traité du style ;

    là-dessus, cf mon article du 26 octobre 2016 : …

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    Et si j’opte _ pour ce qui me concerne _ pour la joie _ tellement radieuse ! _ des _ profanes, et non sacrées _ Variations Goldberg,

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    quelle interprétation choisir,

    qui soit quelque chose comme un summum de la jubilation _ en l’occurrence bachienne _, en CD ?

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    C’est bien difficile…

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    Je pense par exemple aux 2 merveilleuses versions qu’en a données jusqu’ici Pierre Hantaï

    _ en 1993, chez Opus 111 (CD OPS 30-84), et en 2003, chez Mirare (CD MIR 9945)…

    …

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    Mais pourquoi pas aussi

    la jubilatoire transcription pour 3 instruments _ un violon, un alto et un violoncelle _ du Trio Zimmermann

    _ Frank Peter Zimmermann, Antoine Tamestit et Christian Poltéra _

    du CD Bis 2347 SACD, en 2019

    _ cf mes articles des 10 mai et 4 juillet 2019 :  et …

    …

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    Dans tous les cas,

    l’œuvre même _ ces Goldberg… _

    est un sommet _ et inépuisable _ de la jubilation !

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    Ce mercredi 25 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Epatante Angela Hewitt, cette fois dans les 6 Partitas de Bach (BWV 825 à 830)

    Longtemps,

    un imbécile préjugé _ de je ne sais quelle provenance _

    m’a fait vilainement considérer Angela Hewitt, pianiste canadienne _ née à Ottawa le 26 juillet 1958 _,

    comme une sorte de sous-disciple du pianiste, canadien lui aussi, Glenn Gould _ Toronto, 25 septembre 1932 – Toronto , 4 octobre 1982.

    …

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    Jusqu’au jour où j’ai véritablement écouté un de ses CDs,

    probablement une interprétation de Bach,

    peut-être même les Variations Goldberg.

    …

    Une interprétation tout à fait jouissive

    _ alors que j’exècre Glenn Gould !!! L’imposture incarnée…

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    Même si je continue de préférer Bach au clavecin,

    et probablement d’abord par l’ami Pierre Hantaï…

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    Mais Hewitt procure un très grand plaisir d’écoute,

    sans maniérisme, ni affèterie aucune ;

    mais beaucoup d’élan vital.

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    Elle est dans la jubilation.

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    Nouveau déclic : ses deux CDs Domenico Scarlatti _ un de mes compositeurs fétiches.

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    Et à nouveau, très grands plaisirs de la suivre l’écouter jouer :

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    de nouveau les mêmes qualités motoriques,

    et de souplesse jubilatoire.

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    Et là encore même si je place ici encore au pinacle les CDs Scarlatti/Pierre Hantaï au clavecin :

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    tout simplement _ superlativement _ géniaux.

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    Et aujourd’hui, voici le double CD Hyperion _ Hyperion CDA 68271/2 _ des 6 Partitas de Bach BWV 825 à 830.

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    Et Angela est de nouveau au rendez-vous parfait de la jubilation

    confortable _ et surtout ne rien y voir de péjoratif ! _

    pour ce nouveau grand volume Bach au piano.

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    Nous sommes dans de l’apollinien _ et pas du dionysiaque…

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    A conseiller pour l’auto-radio d’un un peu long parcours en voiture :

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    vous aurez l’impression d’un parfait accompagnement de jubilation,

    comme si votre véhicule vous transportait, sinon au paradis sur un tapis volant,

    du moins vers un lieu de vacances parfaitement ensoleillé et joyeux :

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    heureux.

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    Sans trop vous poser de questions.

    Telle une évidence tranquillement dynamique

    et dynamisante.

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    Angela Hewitt, ou une amie de la meilleure compagnie musicale qui soit.

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    Très hautement recommandable, donc,

    pour le moins.
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    Ce dimanche 15 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa